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Conseil du WFM - Buenos Aires - Octobre 2010 Déclaration politique sur le G20

31 juillet 2011

Attendu que :

  • le WFM soutient une gouvernance globale plus representative, juste et démocratiquement responsable ;
  • le WFM soutient une gouvernance globale qui promeuve un ordre mondial économique plus équitable, l’élimination de la pauvreté dans le monde et la réalisation des MDG’s. (Millenium Development Goals des Nations unies, adoptés dans le cadre du programme « We can end poverty 2015 », Ndt.).

Notant que :

  • Le G 20 se décrit comme « le permier forum pour la coopération économique internationale » ;

Et reconnaissant que :

  • le G 20 est un forum plus représentatif que son prédécesseur le G 8 ;
  • le G 20 a récemment coordonné et mobilisé l’action internationale pour amortir les effets de la crise financière et encouragé de nouvelles réformes de la gouvernance financière internationale ;
  • la formation et la poursuite du G 20 représentent l’avènement d’un ordre mondial multipolaire.

Conscient, cependant que :

  • la préférence pour des forums délibératifs ad hoc comme le G 20 sape l’autorité d’organisations basées sur des traités, y compris celles des Nations unies ;
  • en tant que forum pour promouvoir la coopération internationale, le G 20 présente de nombreuses insuffisances, en particulier :
    • 1) absence de responsabilisation démocratique :
      • des milliards de citoyens du monde, en majorité des personnes démunies, ne sont même pas directement représentées au travers de la participation de leurs gouvernements ;
      • le G 20 a, jusqu’à ce jour, mis en place beaucoup moins de mécanismes de processus de consultation auprès des citoyens que n’en utilisent d’autres organisations internationales ;
    • 2 ) légitimité et légalité douteuses et discutables :
      • absence d’un traité pour étayer le travail du G 20 ; absence d’un consensus global codifié pour soutenir ses membres, ses objectifs, ses fonctions et ses décisions ;
      • en matière de transparence, l’information insuffisante sur le travail du G 20 (aussi bien en son sein que vis-à-vis du public global plus large) illlustre des arrangements opaques et inacceptables ;
      • en conséquence, absence d un niveau correct de responsabilité.
    • 3 / Insuffisances structurelles :
      • membres et constitution. Absence de consensus sur le nombre correct des membres, leur sélection et les critères de leur choix ;
      • absence d’un secrétariat du G 20. Vu le manque de bureau permanent, le travail nécessaire au G 20 est effectué par des « groupes de travail » de fonctionnaires nationaux, des think tanks et des organisations internationales sélectionnaés.
    • 4 ) Questions relatives au mandat et à l’agenda :
      • son statut de forum ad hoc, auto-désigné, de gouvernements puissants et riches contribue à créer des doutes sur le fait que l’agenda du G 20 soit dominé par les nantis (« haves ») qui décideraient une politique aux dépens des démunis (« have not ») ;
  • le G 20 a besoin de mécanismes qui assurent que les besoins et les priorités de la majorité de l’humanité soient prises en compte.

En conséquence, le World Federalisl Movement, demande en priorité :

  • 1 / une action des gouvernements et des autres responsables internationaux pour s’attaquer au besoin urgent de l’amélioration des fondations institutionnelles et juridiques de la gouvernance économique du monde.
  • 2 / La mise au point d’une gouvernance : juridique et institutionnelle réformée dans le cadre du système des Nations unies. Elle pourrait être réalisée par une réforme et un nouveau mandat de l’ECOSOC (Conseil économique et social de l’ONU) ou par un nouvel organe régional représentatif tel que le Conseil de coordination économique demandé par la Commission Stiglitz.
  • 3 / Et, que, à court terme, le G 20 mette en route des procédures régularisées et transparentes en vue de consulter les organisations de la société civile.