La crise au sein de l’Union monétaire est à un tournant crucial. Le 9 mai, les gouvernements de l’Union européenne (UE) ont créé un mécanisme de stabilisation de 750 milliards d’euros, dans une tentative pour éviter une faillite financière à des Etats membres lourdement endettés, mais comme la France et l’Allemagne ne sont pas d’accord sur la nature du gouvernement (...)
Les fédéralistes ont toujours affirmé que l’union monétaire européenne demeurerait fragile tant qu’elle ne prendrait pas appui sur une union politique. La crise actuelle en apporte une éclatante démonstration. Pour être durables, les solutions à la crise doivent marquer un renforcement concomitant de la discipline et de la solidarité au sein d’une union renforcée. (...)
1) Le premier faible signe de reprise apparu en Europe après le tsunami financier qui a failli désorganiser l’économie mondiale, ne peut cacher le fait que la croissance prévue pour 2010 est encore assez modeste et qu’il faudra des années pour que les gens retrouvent les niveaux de revenus d’avant la crise. D’autre part, l’impact négatif de la baisse de revenu (...)
L’euro n’est pas une affaire étrangère, mais c’est déjà une affaire fédérale, ouverte aux 27 etc. moins les 17 sur la base de critères connus, voire sur la base du volontariat. On peut imaginer, avec le ministre fédéral des finances d’Allemagne Wolfgang Schäuble, un scénario où la fédération budgétaire selon Trichet s’ajouterait à la fédération monétaire sur une base (...)
Evitons d’abord les termes « abyme », « fin de la zone euro », « coupables » et consorts. Cherchons plutôt un diagnostic clair : nous traversons actuellement une période difficile pour l’Union monétaire européenne. Mais un certain nombre de solutions sont déjà entre nos mains. Proposées depuis longtemps par les fédéralistes, elles ont été rejetées par des pays soumis (...)