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Declaración de paz (Déclaration de paix)

septembre 2010

Le Président de la République (française) a déclaré la guerre aux gens du voyage et aux Roms. Les Tziganes lui répondent par une déclaration de paix pour éviter une explosion sociale.

L’organisation le 28 juillet d’une réunion à l’Elysée sur les « problèmes » posés par les Tziganes est une première depuis la Libération.

Malheureusement, comme trop souvent dans leur histoire, les Tziganes sont une fois encore les boucs-émissaires privilégiés d’une classe dirigeante enlisée dans des scandales politico-financiers. Si Nicolas Sarkozy décidait de réitérer sa déclaration de guerre, le Collectif des Associations Tziganes se verrait contraint de diligenter des actions judiciaires pour provocation à la haine raciale et de demander aux parlementaires d’envisager de réunir la Haute Cour. Le racisme anti-tzigane dans la société française atteint un tel niveau que la confirmation le 1er juillet 2010 par la Cour d’appel de Paris de la condamnation de France Télévisions pour provocation à la haine raciale pour le contenu d’une émission de C dans l’air intitulée : «  Délinquance : la route des Roms » est passée totalement inaperçue.

Alors que la France a été condamnée à maintes reprises par les instances européennes au risque de se voir marginalisée par l’Europe, il n’y a eu aucun effort de la part des pouvoirs publics pour lutter contre la multiplication des actes et des propos racistes à l’encontre des Tziganes.

Le 18 juillet 2010, la France a officiellement reconnu le drame de l’internement et de la déportation des Tziganes de 1940 à 1946 par le biais d’un discours prononcé par le Secrétaire d’État aux Anciens Combattants.

Dix jours plus tard, Nicolas Sarkozy a pris l’initiative d’une politique à caractère racial qui, si elle se concrétisait, consisterait en une nouvelle page noire de l’histoire de France étant donné que Les Tziganes, au delà des profondes différences qui existent entre les Roms et les gens du voyage, sont victimes en France d’un véritable régime d’apartheid du fait d’une législation d’exception indigne d’un pays démocratique.

  • Le Collectif des Associations Tziganes demande à être reçu par le Chef de l’État afin d’évoquer les problèmes que posent les propos racistes de certains des ministres et des parlementaires de l’UMP.
  • Le Collectif des Associations Tziganes demande l’abrogation de toutes les lois discriminatoires et une action résolue au plus haut niveau de l’État pour lutter contre le racisme anti-tzigane.

Pour la sauvegarde des valeurs universelles qui ont fait la grandeur de la France, le Collectif des Associations Tziganes lance un appel en reprenant les mots exacts utilisés il y a vingt-cinq ans par Georges Guingouin, premier maquisard de France, libérateur de Limoges, dans son appel lancé à l’occasion du 41e anniversaire de la bataille du Mont Gargan : « En 1985, j’en appelle aux hommes et aux femmes à l’âme généreuse pour que dans un sursaut moral, une nouvelle Résistance commence afin que la France reste le pays des Droits de l’Homme. La flamme de la Liberté ne doit pas s’éteindre ! ».

Contacts :

  • Alain DAUMAS, Président de l’UFAT (Union Française des Associations Tziganes) - 33 / 06 62 37 74 57
  • Saimir MILE, Président de La Voix des Roms - 33 / 06 68 10 72 27
  • Henri BRAUN, avocat - 33 / 06 63 71 38 10

Traduit de l’espagnol par Agnès SAMPERE VOLTA - Lyon