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Focus : Les fédéralistes et le mouvement / l’esprit de Mai 68

8 juillet 2008

Fédéchoses a décidé, dans ce numéro de la revue, et sur le site de presse fédéraliste, www.pressefederaliste.eu, de « déterrer Mai 1968 ».

C’est pourquoi nous publions, en jouant sur la nouvelle complicité entre la revue et le site de son association éditoriale, tout à la fois : dans ce numéro un rappel historique sur le Mai français, de (courts) témoignages de militants fédéralistes ayant vécu les événements de Mai 1968, dans divers pays européens et souvent de façon supranationale, ou ayant mené par la suite des actions s’en inspirant dans les années qui suivirent, de brefs textes « d’époque » ; et sur notre site, deux textes, beaucoup plus longs, illustrant certains aspects des réflexions fédéralistes de l’époque ; ils pourront être suivis par d’autres dans les prochaines semaines. Nous publions aussi sur le site l’ensemble des résolutions du Congrès de Trieste du MFE, d’avril 1969, dont une seule est publiée ci-après.

Les textes publiés sur le site peuvent être trouvés directement aux adresses suivantes : « Manifeste fédéraliste du Comité de liaison et d’action fédéraliste (CLAF) » « Lorsque l’ordre n’est plus dans l’ordre, il est dans la révolution6 ». Ce texte avait été publié dans le N° 120, en mars 1970, de la revue du CIFE, L’Europe en formation.

« Le mouvement étudiant » [1] Ce texte d’Alberto Cavalli (professeur de sociologie à l’Université de Pavie à l’époque, fondateur de la revue Lotta di classe e integrazione europea. Aujourd’hui encore enseignant à Pavie et militant du MFE) et Lucio Levi (toujours professeur d’institutions politiques comparées à l’Université de Turin et membre de l’Executive Board du WFM et du Comité fédéral de l’U.E.F. Directeur du Federalist Debate).

Documents du Congrès de Trieste du MFE supranational, avril 1969

Parmi les militants ici cités, certains, comme Gérard Fuchs, ne sont plus depuis longtemps engagés dans le combat fédéraliste ; d’autres, comme Marc Heim, ont abandonné pendant des décennies le « fédéralisme militant » en favorisant un engagement théorique et culturel au sein du CIFE ; d’autres, comme Bernard Barthalay, premier Directeur de la Collection Textes fédéralistes de Fédérop, ou Bernard Lesfargues, fondateur de la Librarie puis des Editions Fédérop, ont continué à miiliter activement durant de nombreuses années, même si, bien qu’ils demeurent des fédéralistes convaincus, leur activité quotidienne au sein du mouvement se soit relâchée depuis lors.

Certains membres de notre rédaction, quant à eux, se sont engagés fortement dans les mois et années qui ont suivi les évènements, comme jean-Luc Prevel et Jean-Francis Billion, et ont été parmi les animateurs importants de la JEF France des années 1970 engagée, au-delà de l’« Action cadre » pour l’élection directe du Parlement européen, dans des combats issus de l’esprit de Mai 1968 (soutien aux milieux autonomistes, lutte contre le service militaire obligatoire et pour le droit aux syndicats de soldats, antifacisme, revendication du droit de vote pour les travailleurs immigrés, sans tenir compte de leurs pays d’origine, revendication d’un socialisme autogestionnaire -sans pour autant se reconnaître dans l’école du Fédéralisme intégral, contrairement aux animateurs du CLAF).

Enfin, David Soldini, qui vient, parmi d’autres, de rejoindre notre Comité de rédaction est d’une autre génération et tente une synthèse entre Altiero Spinelli et Alexandre Marc.

Fédéchoses


[1Cet essai, écrit à la suite d’un débat qui s’est déroulé entre les représentants des Centres d’études fédéralistes de Milan, Turin, Gênes et Pavie, a été présenté à titre de document introductif à la rencontre qui a eu lieu à Turin les 27 et 28 septembre 1969 sur le thème suivant : « Le problème de la démocratie à l’école et la contestation des étudiants.