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Position du groupe construction « europunienne » d’ATTAC - Rhône

décembre 2010

Nous souhaitons une Europe fédérale :

Humaniste :

  • dont la Constitution prévoie les droits et les devoirs de ses citoyens, entre autres l’égalité des hommes et des femmes, la liberté philosophique et de croyance, la protection des citoyens, quelle que soit leur orientation sexuelle, la propriété privée (qui pourra être remise en cause si l’intérêt général l’exige, en échange d’un dédommagement raisonnable), la solidarité et la coopération comme valeurs essentielles ;

Démocratique, qui :

  • ait des institutions démocratiquement élues, par les citoyens « europuniens », et qui leur rendent des comptes ;
  • accepte le référendum d’initiative populaire, sur la base d’un nombre raisonnable de signatures, représentant un certain nombre de pays membres ;
  • mette en place une langue commune à tous les citoyens de l’UE, qui ne soit pas la langue d’un des pays membres. Cette langue coexistera avec les langues nationales et régionales ;
  • finance un système « europunien » d’information, catalyseur d’une opinion publique « europunienne », dont le cahier des charges imposera, entre autres, de suivre l’activité des institutions de l’UE, et dont l’indépendance sera garantie par une commission idoine.

Protectrice de ses citoyens et qui :

  • développe des services publics « europuniens », dont l’objectif ne serait pas de faire du profit mais d’apporter, dans le cadre d’une bonne gestion, les mêmes services à tous ses citoyens, quels que soient leurs revenus ;
  • s’occupe de la santé, de l’éducation, des transports, de la production et de la distribution de l’énergie (électricité, gaz et pétrole), de la distribution du courrier, des Affaires étrangères, de la défense ;
  • représente ses citoyens dans toutes les instances de l’ONU.

Structurée, qui :

  • dispose d’un budget à la dimension des enjeux ;
  • mette en place un statut de société « europunienne », dont la fiscalité sera au profit de l’UE ;
  • centralise à un coût raisonnable pour les « inventeurs », l’enregistrement des brevets, pour l’ensemble des pays membres de l’UE ;
  • comme l’annonçait le traité de Rome, harmonise la fiscalité et la protection sociale (vers le haut) de tous les citoyens de l’UE ;
  • contrôle et réglemente les entreprises « europuniennes » et, plus spécialement, les institutions financières.

Nous pensons que si les prélèvements des Etats, sur l’activité économique, ont un effet redistributeur bénéfique, ceux des institutions financières, par contre, ont un effet inverse très négatif.