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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste est une association dont la vocation est la diffusion de publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>F&#233;d&#233;ralisme et d&#233;colonisation en Afrique noire et aux Antilles</title>
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		<dc:date>2010-05-13T07:06:01Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Francis Billion</dc:creator>



		<description>Une introduction commune &#224; l'Afrique noire et aux territoires britanniques et fran&#231;ais de l'Am&#233;rique latine et des Antilles se justifie ; en effet, probl&#233;matiques et acteurs s'y recoupent au cours des ann&#233;es ayant pr&#233;c&#233;d&#233; ou suivi la seconde guerre mondiale. Afrique noire C'est &#224; partir des ann&#233;es 1930, qu'un certain nombre d'intellectuels noirs se pose le probl&#232;me de la balkanisation de l'Afrique qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, aspire de plus en plus fortement &#224; retrouver son ind&#233;pendance ; (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une introduction commune &#224; l'Afrique noire et aux territoires britanniques et fran&#231;ais de l'Am&#233;rique latine et des Antilles se justifie ; en effet, probl&#233;matiques et acteurs s'y recoupent au cours des ann&#233;es ayant pr&#233;c&#233;d&#233; ou suivi la seconde guerre mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3&gt;Afrique noire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir des ann&#233;es 1930, qu'un certain nombre d'intellectuels noirs se pose le probl&#232;me de la balkanisation de l'Afrique qui, au sortir de la seconde guerre mondiale, aspire de plus en plus fortement &#224; retrouver son ind&#233;pendance ; nombre d'entre eux se posent alors la question de l'unit&#233; africaine, comme condition de l'ind&#233;pendance et du devenir de l'Afrique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, seuls les futurs chefs d'Etat Kwame N'Krumah [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. chap. 21, &#171; Continental Government for Africa &#187;, dans, Africa must unite, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;] ou Julius K. Nyerere [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. chap. 21, &#171; Continental Government for Africa &#187;, dans, Africa must unite, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] et l'universitaire Cheikh Anta Diop [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. &#171; Unit&#233; politique et f&#233;d&#233;ralisme &#187;, chap. 3, pp. 30-34, dans, Les fondements (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;], posent r&#233;ellement la question d'un Etat africain f&#233;d&#233;ral. Il convient &#233;galement de noter ici les divergences et les incompr&#233;hensions, entre les anglophones, panafricanistes (afro-am&#233;ricains, antillais ou africains comme N'Krumah) et les francophones (comme Senghor ou Aim&#233; C&#233;saire) qui d&#233;veloppent le mouvement de la n&#233;gritude affirmant les valeurs propres &#224; l'homme noir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'apr&#232;s notre ami, f&#233;d&#233;raliste et Citoyen du monde s&#233;n&#233;galais, Fall Cheikh Bamba, trop t&#244;t d&#233;c&#233;d&#233; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. F. C. B., &#171; Le F&#233;d&#233;ralisme africain &#187;, dans, Le F&#233;d&#233;raliste, Pavie, Vol. (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;], c'est dans une grande confusion id&#233;ologique que les leaders africains m&#232;nent la lutte anticoloniale. Ils souhaitent fr&#233;quemment l'unit&#233; en m&#234;me temps, ou avant, l'ind&#233;pendance, mais aucun ne se pose la question de la n&#233;cessit&#233; d'un mouvement f&#233;d&#233;raliste continental, sp&#233;cifiquement africain et autonome des classes politiques europ&#233;ennes, comme vecteur indispensable de l'unit&#233; africaine. Les tentatives &#233;bauch&#233;es au V&#176; Congr&#232;s panafricain &#224; Manchester en novembre 1945, la derni&#232;re manifestation du Pan African Federation en 1944, ne parviennent pas &#224; cr&#233;er une solide organisation. [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Signalons le r&#244;le jou&#233; &#224; Londres par un certain nombre d'Antillais d&#232;s les (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] De m&#234;me le voyage de N'Krumah &#224; Paris en 1947 pour rencontrer Senghor et des intellectuels noirs francophones ne d&#233;bouche-t'il sur rien. Plus tardive, la tentative de Senghor de cr&#233;er le Parti f&#233;d&#233;raliste africain, concernant le S&#233;n&#233;gal et certains de ses voisins, s'ach&#232;ve elle aussi par un &#233;chec. En l'absence d'un programme africain unique et coordonn&#233;, les revendications sont pos&#233;es dans la d&#233;sunion et restent confin&#233;es dans les limites territoriales (souvent, les Etats africains actuels) impos&#233;es par le colonialisme lors des d&#233;coupages arbitraires du Congr&#232;s de Berlin &#224; la fin du 19&#176; si&#232;cle. Cette victoire posthume du colonialisme va &#234;tre catastrophique pour l'Afrique. D'autre part, dans un contexte d'exaltation nationaliste, les projets de f&#233;d&#233;rations eurafricaines entre certaines anciennes puissances coloniales et leurs colonies sont souvent consid&#233;r&#233;s comme d'ultimes tentatives des Etats europ&#233;ens de maintenir leur domination. L'&#233;chec de la f&#233;d&#233;ration projet&#233;e par Senghor en 1958 (S&#233;n&#233;gal, Soudan, Haute Volta et Dahomey), puis celui de sa tentative plus limit&#233;e de F&#233;d&#233;ration du Mali, ou l'absence de suite aux efforts de N'krumah apr&#232;s la convocation de la Conf&#233;rence panafricaine d'Accra en 1958 : tout est, selon Bamba, encore imputable au vide organisationnel qui a pr&#233;valu pendant toute la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dant les ind&#233;pendances africaines. Seule l'union du Tanganika et de Zanzibar, l'actuelle Tanzanie, a un temps r&#233;ussi gr&#226;ce &#224; l'action de Nyerere.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Senghor, lui, n'a pas limit&#233; son f&#233;d&#233;ralisme &#224; l'Afrique. Il a &#233;troitement collabor&#233;, avant l'ind&#233;pendance, avec les f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens, en particulier en tant que Vice-pr&#233;sident de l'Intergroupe f&#233;d&#233;raliste au Parlement fran&#231;ais au moment des d&#233;bats pour la Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense (CED, 1954), puis au Conseil de l'Europe. Il &#233;tait &#233;galement en contact avec les f&#233;d&#233;ralistes mondiaux et est demeur&#233; jusqu'&#224; sa mort Vice-pr&#233;sident du World Mouvement for World Federalist Governement [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. J.-F. B., &#171; Senghor, f&#233;d&#233;raliste, de la n&#233;gritude &#224; la civilisation de (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] auquel il &#233;tait li&#233; par son conseiller &#224; la Pr&#233;sidence du S&#233;n&#233;gal, Jean Rous [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf., J.-F. B., Jean-Luc Prevel, &#171; Jean Rous et le f&#233;d&#233;ralisme &#187;, dans, Le (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;], ancien Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Congr&#232;s des peuples contre l'imp&#233;rialisme fond&#233;, avec l'aval de Gandhi, par lui et le britannique Ronald G. MacKay, l'un des fondateurs de la Federal Union britannique &#224; la fin des ann&#233;es 1930. [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf., J.-F. B., Mondialisme, f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et d&#233;mocratie internationale, (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1963, &#224; Addis-Abeba, malgr&#233; les efforts d&#233;sesp&#233;r&#233;s de N'Krumah, les chefs d'Etats africains adoptent la Charte de l'Organisation de l'unit&#233; africaine (OUA) qui va d&#233;finir pour des d&#233;cennies les principes politiques et les r&#232;gles juridiques de l'&#171; unit&#233; &#187; africaine. Elle proclame comme base de la nouvelle Afrique les principes du &#171; respect de la souverainet&#233; et de l'int&#233;grit&#233; territoriale de l'Etat &#187; et de &#171; l'intangibilit&#233; des fronti&#232;res africaines h&#233;rit&#233;es du colonialisme &#187;. La constitution de l'OUA scelle ainsi une &#233;tape importante dans l'histoire de l'Afrique en signifiant l'affirmation des nouvelles entit&#233;s &#233;tatiques africaines b&#226;ties suivant le mod&#232;le europ&#233;en de l'Etat-nation et de la souverainet&#233; nationale absolue. Comme l'a &#233;crit Bamba, l'OUA a ainsi ouvert &#171; une p&#233;riode toute nouvelle dans le combat des f&#233;d&#233;ralistes africains. Le &#8216;nationalisme &#233;tatique' qui s&#233;vit en Afrique depuis lors remet r&#233;guli&#232;rement &#224; l'ordre du jour avec une particuli&#232;re acuit&#233; la question du f&#233;d&#233;ralisme &#187;. [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf., note 4.' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Les Antilles et les &#238;les du Golfe du Mexique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les colonies espagnoles ont acquis leur ind&#233;pendance longtemps avant le 20&#232;me si&#232;cle et nous ne les abordons pas, m&#234;me si elles ont &#233;t&#233; le cadre de nombreux appels &#224; l'unit&#233; continentale. Par contre une r&#233;flexion de Victor Sch&#339;lcher, &#224; l'occasion de son combat contre l'esclavage au 19&#176; si&#232;cle aux Antilles fran&#231;aises, m&#233;rite d'&#234;tre rappel&#233;e : &#171; En examinant la position des Antilles au milieu de l'Oc&#233;an, en regardant sur la carte o&#249; on les voit presque se toucher, on est pris de la pens&#233;e qu'elles pourraient bien, un jour, constituer ensemble un corps social &#224; part dans le monde moderne&#8230; Elles seraient unies conf&#233;d&#233;rativement par un int&#233;r&#234;t commun&#8230; Cela ne se fera peut-&#234;tre pas dans un, dans deux, dans trois si&#232;cles, mais cela se fera parce que cela est naturel &#187;. [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='V. Sch&#339;lcher, Les colonies fran&#231;aises, Paris, 1852, cit&#233; dans, Daniel Gu&#233;rin, (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un si&#232;cle plus tard, les d&#233;bats sur la constitution de la IV&#176; R&#233;publique et sur la transformation de l'Empire en un &#171; Commonwealth &#224; la fran&#231;aise &#187;, se focalisent autour de l'id&#233;e de d&#233;partementalisation et du niveau d'autonomie acceptable. C&#233;saire, &#233;lu d&#233;put&#233; communiste en 1951 &#224; la Martinique, en est l'un des acteurs. En 1956, suite aux &#233;v&#232;nements de Budapest, il quitte le Parti communiste, s'inscrit au groupe parlementaire du Rassemblement africain et des f&#233;d&#233;ralistes et fonde le Parti progressiste martiniquais (PPM). [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Ernest Montoussamy, Aim&#233; C&#233;saire - D&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale - (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;] Dans son rapport &#224; son Congr&#232;s constitutif il revient sur la d&#233;partementalisation de 1945 qui n'a pas apport&#233; les r&#233;sultats esp&#233;r&#233;s. [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. A. C., Pour la transformation de la Martinique en &#8216;r&#233;gion' dans le cadre (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;] Seules deux th&#232;ses s'opposent : la d&#233;partementalisation (assimilation) et l'autonomie. Apr&#232;s avoir examin&#233; leurs &#171; contrari&#233;t&#233;s &#187;, il constate &#171; qu'une autonomie omnilat&#233;rale, &#8230;, serait, dans l'&#233;tat actuel des choses, une autonomie de la mis&#232;re &#187;, mais aussi que dix ann&#233;es de pratique assimilationniste ont montr&#233; ses limites. &#171; Pour notre pays sous-d&#233;velopp&#233;, l'industrialisation est une question de vie ou de mort. Or, r&#233;fl&#233;chissons : que faut-il pour industrialiser ? D'abord, une bonne barri&#232;re douani&#232;re&#8230; Mais l'&#233;tablissement d'une barri&#232;re douani&#232;re pour la d&#233;fense des industries locales est incompatible avec le statut d&#233;partemental&#8230; Prenons un autre exemple, celui du March&#233; commun. On sait l'importance capitale que rev&#234;t cette institution pour l'&#233;conomie de ce pays. Or la France n'a pas jug&#233; bon, avant d'y engager la Martinique, de consulter notre Conseil g&#233;n&#233;ral. Et si, formellement et juridiquement, le Gouvernement est dans son droit, &#233;tant donn&#233; qu'on ne consulte pas un d&#233;partement avant de faire un trait&#233; international, il n'en reste pas moins que dans la r&#233;alit&#233;, et &#233;tant donn&#233; le caract&#232;re tr&#232;s particulier de notre &#233;conomie, le Gouvernement a tort. C'est-&#224;-dire que, l&#224; encore, le statut de d&#233;partement est pour nous un handicap &#187;. Il ass&#232;ne : &#171; en somme, il est vrai de dire que la d&#233;partementalisation a &#233;loign&#233; le pouvoir du pays, a &#233;loign&#233; l'administration de l'administr&#233;, et a accru la centralisation. Or, quand trop de choses sont d&#233;cid&#233;es &#224; Paris, cela revient &#224; dire le plus souvent que trop de choses sont impos&#233;es par Paris. C'est-&#224;-dire que le syst&#232;me comporte un risque de tyrannie &#187;. Il cite Le principe f&#233;d&#233;ratif de Proudhon et consid&#232;re que &#171; l'assimilation a confirm&#233; et aggrave un processus de d&#233;personnalisation &#187;. Il ne veut pas qu'on le croie &#171; converti au proudhonisme int&#233;gral &#187;, mais affirme que seule l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale permettrait une vraie synth&#232;se entre assimilation et autonomie. &#171; Je dis que l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale est non pas un compromis b&#226;tard, entre assimilation et autonomie, mais ce troisi&#232;me terme qui, dans la dialectique, permet de surmonter l'antinomie de la th&#232;se et de l'antith&#232;se et je dis encore que l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale&#8230; permet seule de r&#233;soudre correctement le probl&#232;me antillais &#187;. Il envisage qu'un jour, &#171; Martinique, Guadeloupe et Guyane r&#233;unies formeront un Etat dans une R&#233;publique f&#233;d&#233;rale fran&#231;aise &#187;, et, pour l'imm&#233;diat, se r&#233;f&#232;re &#224; la Constitution italienne et au r&#244;le des r&#233;gions, regrettant que ce mot et cette notion ne figurent pas dans la Constitution fran&#231;aise. &#171; Dans une R&#233;publique f&#233;d&#233;rale, entre l'Etat f&#233;d&#233;rateur et les autres grands ensembles que seraient des R&#233;publiques f&#233;d&#233;r&#233;es&#8230; il pourrait y avoir place sous le nom de &#8216;r&#233;gion' pour des ensembles plus petits et &#224; vocation moins &#233;vidente&#8230; Je vois que m&#234;me dans une Constitution unitaire comme celle de l'Italie, la Constitution de 1948, cette notion a acquis droit de cit&#233;. La R&#233;publique italienne est &#8216;una e indivisibile' affirme le texte. Mais, et c'est l&#224; la diff&#233;rence profonde qu'il y a entre cette R&#233;publique &#8216;une et indivisible' que constitue la R&#233;publique italienne et cette autre R&#233;publique &#8216;une et indivisible' que constitue la France, la R&#233;publique italienne est diversifi&#233;e et d&#233;centralis&#233;e&#8230; Seul le syst&#232;me f&#233;d&#233;ral apporte une solution raisonnable aux difficult&#233;s constitutionnelles qui nous assaillent &#187;. Il remarque enfin que la d&#233;partementalisation a &#233;tabli une coupure entre le PPM et les hommes de progr&#232;s d'Afrique, mais que &#171; l'adh&#233;sion &#224; l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale nous donnera plus de force en nous installant sur le m&#234;me terrain de revendication et de combat que nos fr&#232;res d'Afrique et que les hommes de progr&#232;s de France &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contrairement &#224; Senghor, C&#233;saire n'a pas de contacts avec les f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens ou mondiaux. [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Il semble par contre sensible aux th&#232;ses de Cheikh Anta Diop ; Cf. pr&#233;face de (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;] Encore au PC, il a vot&#233; contre le trait&#233; de la CECA en 1951, et pour la question pr&#233;alable qui aboutit &#224; l'&#233;chec de la CED. Puis, en 1957, il refuse les trait&#233;s instituant le March&#233; commun et l'Euratom, mais, cette fois, car il craint que les Antilles perdent des parts du march&#233; m&#233;tropolitain tout en subissant un surcro&#238;t d'importations europ&#233;ennes. La position de C&#233;saire sur l'Europe &#233;volue consid&#233;rablement par la suite, et il vote, comme le PPM, pour le Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en en 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le d&#233;bat f&#233;d&#233;raliste aux colonies britanniques est ant&#233;rieur et plus ambitieux. D&#232;s 1932 la Grande-Bretagne organise une conf&#233;rence &#224; La Dominique sur ce th&#232;me. En 1938, un Labour Congress au Guyana r&#233;dige un sch&#233;ma f&#233;d&#233;ral &#233;manant de la soci&#233;t&#233; civile. En 1942 est cr&#233;&#233;e une Commission anglo-am&#233;ricaine pour les Cara&#239;bes, &#233;largie apr&#232;s la guerre aux territoires fran&#231;ais et hollandais. Elle est consultative et a des pouvoirs limit&#233;s, mais s'y ajoute une Conf&#233;rence des Indes occidentales constitu&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s non gouvernementaux. A la Barbade, &#224; la Jama&#239;que ou &#224; Trinidad et Tobago&#8230;, nombre d'hommes politiques, d'intellectuels, de leaders syndicaux prennent position. Eric Eustace Williams, Premier ministre travailliste de Trinidad et ancien compagnon de Padmore &#224; Londres, l'envisage dans une perspective mondialiste. [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Si l'on objecte que la f&#233;d&#233;ration envisag&#233;e soit impraticable, il peut &#234;tre (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;] A la Conf&#233;rence de Saint-Thomas aux Iles vierges am&#233;ricaines en 1946, l'un des repr&#233;sentants de la France, le guadeloup&#233;en R&#233;my Nainsouta, &#171; communiste ind&#233;pendant &#187;, appelle de ses v&#339;ux la naissance future d'une &#171; Communaut&#233; antillaise &#187; multinationale sans craindre qu'elle puisse aller jusqu'&#224; la f&#233;d&#233;ration ; il sera accus&#233; de s&#233;paratisme. [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Un grand espoir est n&#233; d&#233;sormais. Incapables de vivre isol&#233;ment, d'une (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;] En 1947, le deuxi&#232;me Labour Congress r&#233;uni &#224; Kingston, r&#233;clame une f&#233;d&#233;ration de toutes les Antilles sans distinction de nationalit&#233;. En septembre 1947 &#224; la Conf&#233;rence de Montego Bay, toujours en Jama&#239;que, des d&#233;l&#233;gu&#233;s de sept colonies britanniques r&#233;unis &#224; l'initiative de la Grande-Bretagne votent deux r&#233;solutions, approuvant les principes d'une f&#233;d&#233;ration parall&#232;lement &#224; une autonomie accrue des divers territoires. Les partisans de la f&#233;d&#233;ration ne sont pas unanimes. Norman Washington Manley et Eric Williams, Premiers ministres de la Jama&#239;que et de Trinidad et Tobago, refusent une constitution f&#233;d&#233;rale moins avanc&#233;e que celles de leurs territoires. Le d&#233;bat s'&#233;tend aux Etats-Unis et au Canada. Richard Benjamin Moore, barbadien arriv&#233; en 1919 milite au parti socialiste puis au Workers Party communiste dont il est exclu au d&#233;but des ann&#233;es 1940 pour &#171; nationalisme bourgeois &#187;. [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Richard B. Moore, Caribbean Militant in Harlem - Collected Writtings (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;] Des ann&#233;es 20 au d&#233;but des ann&#233;es 60, Moore d&#233;fend ses th&#232;ses devant de nombreux forums, Congr&#232;s de Bruxelles de 1927 contre l'imp&#233;rialisme, Congr&#232;s pan-africanistes&#8230; Il interpelle la Conf&#233;rence de La Havane de 1940 ou celle de San Francisco de 1945 o&#249; voient le jour les Nations unies. Il anime diverses associations comme le West Indian National Emergency Committee, en 1940, ou l'American Committee for West Indian Federation qui adresse un Memorandum au Labour Congress de 1947. Une autre conf&#233;rence se tient en 1955, &#224; Trinidad, sous la pr&#233;sidence des autorit&#233;s britanniques. Gu&#233;rin, alors pr&#233;sent &#224; Port of Spain, t&#233;moigne dans son livre de l'enthousiasme populaire pour le projet de f&#233;d&#233;ration qui b&#233;n&#233;ficie alors du soutien des gouvernements travaillistes locaux et des centrales syndicales tandis que certains milieux &#233;conomiques s'y opposent. [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='D. G., Les Antilles&#8230;, op. cit., &#171; Vers une conf&#233;d&#233;ration antillaise &#187;, pp. (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;] La cr&#233;ation de la West Indies Federation est proclam&#233;e &#224; Londres par le Royaume uni le 23 f&#233;vrier 1956. Norman Manley, Premier ministre de la Jama&#239;que voit d&#233;j&#224; se dessiner une conf&#233;d&#233;ration de toutes les Antilles. C&#233;saire, lui reste tr&#232;s dubitatif quant &#224; un tel projet m&#234;me s'il ne va pas jusqu'&#224; exclure, dans un avenir ind&#233;fini et lointain, une communaut&#233; antillaise conf&#233;d&#233;rale. [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; S'il est vrai de dire que la prise de conscience nationale dans chacune des (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;] La West Indian Federation, fond&#233;e en 1958, entre dix territoires insulaires (Barbade, Jama&#239;que, Trinidad et Tobago, &#238;les Leewards [Antigua, Montserrat, et St. Kits-Nevis-Anguilla], &#238;les Windwards [Dominique, Grenade, Ste. Lucie et St. Vincent]) &#233;clate en 1961, apr&#232;s le retrait de la Jama&#239;que suite &#224; un r&#233;f&#233;rendum perdu par Manley contre son adversaire politique Alexandre Bustamante. Elle paye aussi son caract&#232;re h&#233;t&#233;rog&#232;ne, les oppositions entre la Barbade et la Jama&#239;que, ou entre les grands et les petits territoires la composant. La F&#233;d&#233;ration n'avait pas non plus &#233;t&#233; en mesure de r&#233;unir les territoires britanniques insulaires avec ceux situ&#233;s sur le continent am&#233;ricain (Guyana et B&#233;lize) malgr&#233; les efforts dont t&#233;moigne une conf&#233;rence tenue &#224; Georgetown en 1959, au Guyana, par C. L. R. James, en tant que Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du plus important parti politique de la F&#233;d&#233;ration, le West Indian Federal Labour Party [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. C. L. R. J., At the&#8230;, op. cit., &#171; On Federation (1958-1959) &#187;, pp. (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;], dont &#233;taient aussi membres, Manley ou Williams et de nombreux hommes politiques sinc&#232;rement attach&#233;s &#224; la cause f&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Padmore, et James, natifs de Trinidad &#233;migr&#233;s aux Etats-Unis au d&#233;but des ann&#233;es 20, militants de la cause noire engag&#233;s le premier dans l'Internationale communiste et le second aupr&#232;s de Trotsky, mais malgr&#233; tout toujours rest&#233;s proches [&lt;a href='#nb20' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf., C. L. R. J., &#171; George Padmore : Black Marxist Revolutionnary - A Memoir (...)' id='nh20'&gt;20&lt;/a&gt;], vont poursuivre leur action panafricaniste en Afrique aupr&#232;s de N'krumah que James avait d&#233;couvert &#224; New York et mis en contact avec Padmore qui avait assur&#233; sa formation politique &#224; Londres. Un autre compagnon de N'krumah, Komla Agbeli Gbedemah, Ministre ghan&#233;en des finances pr&#233;side &#224; l'&#233;poque et durant quatre ans le WMWFG. [&lt;a href='#nb21' class='spip_note' rel='footnote' title='R&#233;&#233;lu &#224; ce poste pour un deuxi&#232;me mandat au 10&#232;me congr&#232;s du WMWFG &#224; Londres en (...)' id='nh21'&gt;21&lt;/a&gt;] Pour sa part Senghor, alors proche de Rous, concluait ainsi son message au Congr&#232;s de Vienne de 1961 du WMWFG : &#171; Nous vous proposons apr&#232;s votre congr&#232;s, de cr&#233;er &#224; Dakar une section du Mouvement universel pour une f&#233;d&#233;ration mondiale &#187;&#8230; [&lt;a href='#nb22' class='spip_note' rel='footnote' title='&#171; Selon nous le f&#233;d&#233;ralisme doit &#234;tre, &#224; la fois, interne et international. Il (...)' id='nh22'&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Cf. chap. 21, &#171; Continental Government for Africa &#187;, dans, Africa must unite, &#233;d. International Publishers Co. Inc., New-York, 1970 ; tr. fr., L'Afrique doit s'unir, &#233;d. Payot, Paris ; republi&#233;, dans, Guido Montani, Le tiers-monde et l'unit&#233; europ&#233;enne, coll. Textes f&#233;d&#233;ralistes, &#233;d. F&#233;d&#233;rop, Gardonne 24680, 1982, pp. 108-114.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Cf. chap. 21, &#171; Continental Government for Africa &#187;, dans, Africa must unite, &#233;d. International Publishers Co. Inc., New-York, 1970 ; tr. fr., L'Afrique doit s'unir, &#233;d. Payot, Paris ; republi&#233;, dans, Guido Montani, Le tiers-monde et l'unit&#233; europ&#233;enne, coll. Textes f&#233;d&#233;ralistes, &#233;d. F&#233;d&#233;rop, Gardonne 24680, 1982, pp. 108-114.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Cf. &#171; Unit&#233; politique et f&#233;d&#233;ralisme &#187;, chap. 3, pp. 30-34, dans, Les fondements &#233;conomiques et sociaux d'un Etat f&#233;d&#233;ral d'Afrique noire, &#233;d. Pr&#233;sence africaine, Paris, 1974, pp. 124 ; et &#171; pr&#233;face &#187; (1954), pp. 13-23, Nations n&#232;gres et culture, tome 1, r&#233;&#233;d. 1979, &#233;d. Pr&#233;sence africaine, Paris, pp. 335.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Cf. F. C. B., &#171; Le F&#233;d&#233;ralisme africain &#187;, dans, Le F&#233;d&#233;raliste, Pavie, Vol. XXIX, n&#176; 2, 1987, pp. 171-190 ; J.-F. Billion, &#171; Disparition de Cheikh Ahmadou Bamba Fall ; promoteur du Mouvement f&#233;d&#233;raliste africain &#187;, dans F&#233;d&#233;choses, n&#176; 92, 2&#176; trimestre 1996.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Signalons le r&#244;le jou&#233; &#224; Londres par un certain nombre d'Antillais d&#232;s les ann&#233;es 30 ; en particulier, George Padmore, communiste aux Etats-Unis puis responsable du Comintern &#224; Moscou de 1929 jusqu'&#224; sa rupture en 1935. Il fonde alors &#224; Londres le groupe International African Service Bureau et sera, avec William Edward Burghardt Du Bois, consid&#233;r&#233; comme l'un des p&#232;res du panafricanisme. Cf., en part., G. P. Panafricanism or Communism - The Comming Struggle for Africa, 1956 ; trad. fr., Panafricanisme ou Communisme - La lutte &#224; venir pour l'Afrique, &#233;d. Pr&#233;sence africaine, Paris, 1956, en part., &#171; 3&#176; partie &#187;, pp. 117-196.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Cf. J.-F. B., &#171; Senghor, f&#233;d&#233;raliste, de la n&#233;gritude &#224; la civilisation de l'universel &#187;, dans, F&#233;d&#233;choses, n&#176; 115, 1&#176; trimestre 2002.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Cf., J.-F. B., Jean-Luc Prevel, &#171; Jean Rous et le f&#233;d&#233;ralisme &#187;, dans, Le F&#233;d&#233;raliste, Pavie, Vol. XXVIII, N&#176; 2-3, 1986, Pavie, pp. 122-133.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Cf., J.-F. B., Mondialisme, f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et d&#233;mocratie internationale, coll. &#171; Textes f&#233;d&#233;ralistes &#187;, &#233;d. F&#233;d&#233;rop, Gardonne 24680, et, Institut Altiero Spinelli d'&#233;tudes f&#233;d&#233;ralistes, Ventotene, 1997, pp. 218, en particulier, chap. 2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Cf., note 4.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] V. Sch&#339;lcher, Les colonies fran&#231;aises, Paris, 1852, cit&#233; dans, Daniel Gu&#233;rin, Les Antilles d&#233;colonis&#233;es, introduction A. C., &#233;d. Pr&#233;sence africaine, Paris, 1956, pp. 188, p. 179.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Cf. Ernest Montoussamy, Aim&#233; C&#233;saire - D&#233;put&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale - 1945-1993, &#233;d. L'Harmattan, Paris, 1993, p. 68 ; D. G., op. cit., 2&#176; partie, chap. 4, &#171; Autonomie ou assimilation &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Cf. A. C., Pour la transformation de la Martinique en &#8216;r&#233;gion' dans le cadre d'une Union Fran&#231;aise F&#233;d&#233;r&#233;e, &#233;d. PPM, Fort-de-France, 1958, pp. 15 ; les citations depuis la note n&#176; 11 en sont tir&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Il semble par contre sensible aux th&#232;ses de Cheikh Anta Diop ; Cf. pr&#233;face de Cheikh Anta Diop &#224; l'&#233;dition de 1979 de Nations&#8230;, op. cit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] &#171; Si l'on objecte que la f&#233;d&#233;ration envisag&#233;e soit impraticable, il peut &#234;tre r&#233;pondu que la Cara&#239;be, comme le reste du monde, se f&#233;d&#233;rera ou dispara&#238;tra &#187;, dans, The Negro in the Caribbean, &#233;d. Panaf Service Ltd., Londres, 1945, pp. 71, p. 64 ; 1&#176; &#233;d. NY, 1941 ; cf. chap. IIX, &#171; The Political Problem &#187;, pp. 52-61, et, chap. IX, &#171; The Future of the Caribbean &#187;, pp. 61-67 ; E. E. W., Federation. Two Public Lectures, &#233;d. People's National Movement, Port of Spain, 1956, pp. 60, et, Eric E. Williams Speaks - Essays on Colonialism and Independence, introd. Selwyn R. Cudjoe, &#233;d. Calaloux Publications, Welesley (Mass.), 1993, pp. 436.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] &#171; Un grand espoir est n&#233; d&#233;sormais. Incapables de vivre isol&#233;ment, d'une &#233;conomie propre, ou de recevoir l'indispensable aliment mat&#233;riel, intellectuel, social, par le cordon ombilical long et pr&#233;caire qui les relie &#224; leurs lointaines m&#233;tropoles&#8230; les &#8216;Isles' vont entrer, on le souhaite, dans la voie de la coop&#233;ration et des &#233;changes&#8230; Quels sordides int&#233;r&#234;ts mercantiles oseraient contrarier la r&#233;alisation d'un tel progr&#232;s&#8230; Quels politiques &#224; courte vue pr&#233;f&#233;reront nous priver de semblables chances de lib&#233;ration &#233;conomique, les seules conformes &#224; la nature des choses ? Oui, mais pourra-t'on s'en tenir l&#224;, demanderont quelques esprits timor&#233;s ? Cet engrenage ne nous entra&#238;nera-t-il pas, &#224; plus ou moins longue &#233;ch&#233;ance, vers la F&#233;d&#233;ration ? &#187;, dans, &#171; La Conf&#233;rence des Indes occidentales &#187;, pp. 167-170, dans, R. Nainsouta, Ecrits cr&#233;oles (1941-1948), pr&#233;s. Dominique Chanc&#233;, &#233;d. Karthala, coll. Monde carib&#233;en, Paris, 2004, pp. 300 ; cf., D. G., op. cit., p. 188. Nainsouta a aussi eu une position originale lors des d&#233;bats sur la d&#233;partementalisation, cf. D. G., op. cit., p. 152 ; &#171; Presque seul, R&#233;my Nainsouta&#8230; s'est refus&#233; &#224; suivre les assimilationnalistes et leur a oppos&#233;, sous l'&#233;tiquette de &#8216;communiste ind&#233;pendant', l'id&#233;e d'une &#8216;Communaut&#233; antillaise' &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh16' id='nb16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;] Cf. Richard B. Moore, Caribbean Militant in Harlem - Collected Writtings 1920-1972, compil&#233; et pr&#233;sent&#233; par W. Burghardt Turner et Joyce Moore Turner, &#233;d. Indiana University Press, Bloomington et Indianapolis, et Pluto Press, Londres, coll. Blacks in the Diaspora, 1988, pp. 324 ; &#171; Introduction &#187;, pp. 1-15 ; &#171; II &#8211; Radical Politics &#187;, pp. 45-68 ; &#171; III - The Pan-Caribbean Movement &#187;, pp. 69-91, et, anthologie, &#171; IX - The Pan-Caribbean Movement in Harlem &#187;, pp. 262-290.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh17' id='nb17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;] D. G., Les Antilles&#8230;, op. cit., &#171; Vers une conf&#233;d&#233;ration antillaise &#187;, pp. 167-179.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh18' id='nb18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='footnote'&gt;18&lt;/a&gt;] &#171; S'il est vrai de dire que la prise de conscience nationale dans chacune des Antilles Fran&#231;aises rend d&#233;j&#224; vermoulu l'&#233;difice d&#233;partemental vieux seulement de dix ans, cette m&#234;me prise de conscience ne rend-elle pas plus difficile dans l'imm&#233;diat un regroupement des Antilles ?... De toutes les erreurs, la pire&#8230; serait de croire que l'histoire marche &#224; une f&#233;d&#233;ration des Antilles dont l'amorce d&#232;s maintenant serait la &#8216;F&#233;d&#233;ration des Antilles britanniques' qu'il ne conviendrait que d'&#233;largir&#8230; Nous ne refusons pas de croire qu'un jour, dans un avenir qu'il est impossible de d&#233;terminer, les pays antillais arriv&#233;s chacun par les voies qui lui sont propres &#224; la pleine maturit&#233; nationale, d&#233;cideront librement de s'unir pour mieux se maintenir. (Dans ce cas, il ne s'agira pas d'une F&#233;d&#233;ration antillaise, mais d'une conf&#233;d&#233;ration d'Etats antillais, comme Gu&#233;rin en convient lui-m&#234;me). &#187; A. C., &#171; Introduction &#187;, &#224; D. G., op. cit., pp. 16-17.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh19' id='nb19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='footnote'&gt;19&lt;/a&gt;] Cf. C. L. R. J., At the&#8230;, op. cit., &#171; On Federation (1958-1959) &#187;, pp. 85-128).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh20' id='nb20' class='spip_note' title='Notes 20' rev='footnote'&gt;20&lt;/a&gt;] Cf., C. L. R. J., &#171; George Padmore : Black Marxist Revolutionnary - A Memoir &#187;, 1976, pp. 251-263, dans, At the Rendez-vous of Victory - Selected Writtings, &#233;d. Allison &amp; Busby, Londres, 1984, pp. 320.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh21' id='nb21' class='spip_note' title='Notes 21' rev='footnote'&gt;21&lt;/a&gt;] R&#233;&#233;lu &#224; ce poste pour un deuxi&#232;me mandat au 10&#232;me congr&#232;s du WMWFG &#224; Londres en ao&#251;t 1959, il s'oppose par ailleurs &#224; N'Krumah au d&#233;but des ann&#233;es 60 et doit s'exiler.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh22' id='nb22' class='spip_note' title='Notes 22' rev='footnote'&gt;22&lt;/a&gt;] &#171; Selon nous le f&#233;d&#233;ralisme doit &#234;tre, &#224; la fois, interne et international. Il est essentiellement la recherche de l'unit&#233; dans la diversit&#233;&#8230; Faute d'avoir pu constituer d'embl&#233;e en Afrique de v&#233;ritables Etats f&#233;d&#233;raux, nous avons r&#233;alis&#233;, avec l'Union africaine et malgache des unions de caract&#232;re conf&#233;d&#233;ral. Ce n'est que sur la base de cette premi&#232;re forme d'union que nous pourrons faire un pas de plus dans la voie de l'Etat f&#233;d&#233;ral. Vous avez &#224; votre ordre du jour le probl&#232;me de la r&#233;forme des Nations unies&#8230; J'ai toujours approuv&#233; les r&#233;formes constructives propos&#233;es par votre mouvement&#8230; il serait tout particuli&#232;rement n&#233;cessaire de la compl&#233;ter par une Assembl&#233;e des peuples&#8230; Je n'oublie pas non plus que, depuis 1953, les f&#233;d&#233;ralistes mondiaux ont apport&#233; leur pierre &#224; l'&#233;difice de ce que l'on appelle aujourd'hui l'action contre le sous-d&#233;veloppement&#8230; En ce qui nous concerne, nous sommes engag&#233;s sur la terre africaine dans l'action pour vaincre le sous-d&#233;veloppement&#8230; des mesures de socialisation et de planification qui tiennent compte des libert&#233;s de l'homme et de l'existence des vivantes communaut&#233;s sont de nature &#224; permettre l'&#233;quilibre et une croissance continuelle du progr&#232;s &#233;conomique et social. Notre &#233;volution est bas&#233;e sur l'id&#233;e coop&#233;rative et communautaire. Nous essayons selon les principes f&#233;d&#233;ralistes de combiner la centralisation et la d&#233;centralisation tout en respectant les identit&#233;s r&#233;gionales&#8230; &#187;. Cf. Monde uni, n&#176; 54, ao&#251;t 1961.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Une Guyane souveraine dans une Am&#233;rique latine f&#233;d&#233;rale &#187;</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article222</link>
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		<dc:date>2010-05-13T06:47:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Victor CASTOR</dc:creator>



		<description>&#171; La similitude entre la Corse et la Guyane, c'est que nous sommes deux peuples sous domination fran&#231;aise. Nous sommes d'accord pour un processus par &#233;tapes, mais notre finalit&#233; c'est notre ind&#233;pendance. Pour cela le transfert de comp&#233;tences est essentiel. La Corse demande une Corse souveraine dans une Europe f&#233;d&#233;rale. Nous voulons une Guyane souveraine dans une Am&#233;rique latine f&#233;d&#233;rale (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La similitude entre la Corse et la Guyane, c'est que nous sommes deux peuples sous domination fran&#231;aise. Nous sommes d'accord pour un processus par &#233;tapes, mais notre finalit&#233; c'est notre ind&#233;pendance. Pour cela le transfert de comp&#233;tences est essentiel. La Corse demande une Corse souveraine dans une Europe f&#233;d&#233;rale. Nous voulons une Guyane souveraine dans une Am&#233;rique latine f&#233;d&#233;rale &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Victor CASTOR
&lt;br /&gt;Responsable du Mouvement pour la d&#233;colonisation et l'&#233;mancipation sociale &#8211; Cayenne. Repris dans F&#233;d&#233;choses, n&#176; 109, 3&#176; trimestre 2000. Information parue initialement dans Le Monde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Message du Pr&#233;sident italien Giorgio NAPOLITANO</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article221</link>
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		<dc:date>2010-05-13T06:44:47Z</dc:date>
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		<description>Premier Symposium sur Altiero Spinelli &#224; Buenos Aires Je d&#233;sire transmettre mes salutations les plus cordiales aux participants du Premier Symposium sur Altiero Spinelli &#224; Buenos Aires. Cette initiative constitue une importante occasion pour r&#233;fl&#233;chir sur le legs politique de Spinelli comme promoteur infatigable de l'unification europ&#233;enne et des id&#233;aux &#233;lev&#233;s de libert&#233; et de cohabitation entre les peuples. L'engagement de Spinelli, pour d&#233;passer toute fermeture nationaliste par des institutions (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Premier Symposium sur Altiero Spinelli &#224; Buenos Aires&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je d&#233;sire transmettre mes salutations les plus cordiales aux participants du Premier Symposium sur Altiero Spinelli &#224; Buenos Aires. Cette initiative constitue une importante occasion pour r&#233;fl&#233;chir sur le legs politique de Spinelli comme promoteur infatigable de l'unification europ&#233;enne et des id&#233;aux &#233;lev&#233;s de libert&#233; et de cohabitation entre les peuples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'engagement de Spinelli, pour d&#233;passer toute fermeture nationaliste par des institutions communes oeuvrant au niveau supranational constitue une le&#231;on de tr&#232;s forte actualit&#233;, y compris au-del&#224; des fronti&#232;res de l'Europe elle-m&#234;me. Spinelli, a vu, avec une grande vision &#224; long terme , dans l'unit&#233; de l'Europe, la voie pour d&#233;passer pacfiquement et durablement les crises, les autoritarismes et les guerres du 19&#176; si&#232;cle. Aujourd'hui, comme alors, nous devons avoir la conscience qu'aucun pays, aussi grand et puissant soit-il, ne peut affronter seul et avec succ&#232;s les nouveaux d&#233;fis d'un monde en transformation perp&#233;tuelle et toujours plus interd&#233;pendant. L'exp&#233;rience europ&#233;enne sugg&#232;re la voie de processus efficaces d'int&#233;gration r&#233;gionale au plan continental ou sous-continental.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cet esprit, dans le souvenir de l'engagement politique et moral antifasciste et de l'exemplaire t&#233;nacit&#233; d'Altiero Spinelli, je vous renouvelle &#224; tous mes meilleurs voeux de bon travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un mouvement f&#233;d&#233;raliste rena&#238;t en Am&#233;rique latine</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article218</link>
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		<dc:date>2010-05-13T06:44:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mercedes Carluccio</dc:creator>


		<dc:subject>WFM</dc:subject>

		<description>Les 3 et 4 d&#233;cembre s'est tenu &#224; Buenos Aires le premier Symposium sur Altiero Spinelli avec l'objectif de mettre en &#233;vidence l'actualit&#233; de la pens&#233;e du fondateur du Mouvement pour l'unit&#233; europ&#233;enne dans d'autres continents et dans le monde entier. La r&#233;union a &#233;t&#233; promue par Democracia Global (DG), le Mouvement pour l'unit&#233; latino-am&#233;ricaine et le Parlement mondial, section argentine du WFM, avec le soutien de la Soci&#233;t&#233; argentine d'analyse politique et de l'Institut italien de culture. Le processus (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;WFM&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 3 et 4 d&#233;cembre s'est tenu &#224; Buenos Aires le premier Symposium sur Altiero Spinelli avec l'objectif de mettre en &#233;vidence l'actualit&#233; de la pens&#233;e du fondateur du Mouvement pour l'unit&#233; europ&#233;enne dans d'autres continents et dans le monde entier. La r&#233;union a &#233;t&#233; promue par Democracia Global (DG), le Mouvement pour l'unit&#233; latino-am&#233;ricaine et le Parlement mondial, section argentine du WFM, avec le soutien de la Soci&#233;t&#233; argentine d'analyse politique et de l'Institut italien de culture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le processus d'int&#233;gration en Am&#233;rique du sud est reparti en 1991, apr&#232;s la chute des r&#233;gimes fascistes avec la cr&#233;ation du Mercosur qui, &#224; partir de quatre pays du c&#244;ne sud -Argentine, Br&#233;sil, Paraguay et Uruguay- a montr&#233; une tendance &#224; s'&#233;tendre au reste de l'Am&#233;rique latine. Au-del&#224; de la promotion de l'int&#233;gration &#233;conomique, le Mercosur partage avec l'Union europ&#233;enne l'objectif de consolider la d&#233;mocratie au sein des Etats membres et de l'&#233;tendre au plan r&#233;gional par l'&#233;lection au suffrage universel direct de son Assembl&#233;e parlementaire, pr&#233;vue prochainement. C'est dans ce contexte que s'explique la naissance d'un mouvement f&#233;d&#233;raliste en Argentine et le choix de la personne d'Altiero Spinelli comme point de r&#233;f&#233;rence pour une initiative politique f&#233;d&#233;raliste pour l'unification du continent sud-am&#233;ricain dans la perspective f&#233;d&#233;ralistemondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ouverture de la journ&#233;e consacr&#233;e &#224; Spinelli s'est d&#233;roul&#233;e dans l'auditorium du S&#233;nat de la R&#233;publique avec l'introduction de Fernando Iglesias, d&#233;put&#233; national et fondateur de DG, qui a illustr&#233; la signification et les objectifs de l'initiative. Ont suivi les interventions du repr&#233;sentant de l'Ambassade italienne, qui a lu un message du Pr&#233;sident italien Giorgio Napolitano, des ambassadeurs d'Espagne et de l'Union europ&#233;enne en Argentine, des Pr&#233;sidents du MFE italien, Lucio Levi, et de DG, Fernando Pedrosa.
Les travaux de la seconde journ&#233;e se sont, eux, d&#233;roul&#233;s dans les locaux du Conseil argentin pour les relations internationales et ont &#233;t&#233; ouverts par une conf&#233;rence de Lucio Levi sur la personne d'Altiero Spinalli suivie de deux tables rondes. A la premi&#232;re sur, &#171; Bilan, d&#233;fis et opportunit&#233;s de l'Union europ&#233;enne &#187;, ont particip&#233; le chef de la D&#233;l&#233;gation de l'UE en Argentine, l'ambassadeur Gustavo Martin Prada, le professeur Alberto Cimadamore, Secr&#233;taire du Conseil latino-am&#233;ricain des sciences sociales, Lucio Levi et Fernando Iglesias. A la seconde, sur &#171; L'int&#233;gration de l'Am&#233;rique du sud : probl&#232;mes et opportunit&#233; &#187;, ont particip&#233; le s&#233;nateur chilien Ricardo Nu&#241;ez, la s&#233;natrice argentine Eugenia Estenssoro, la professeure Mariana Luna Pont, coodinatrice du Master sur l'int&#233;gration latino-am&#233;ricaine de l'Universit&#233; Tres Febbraio de Buenos Aires er Fernando Pedrosa.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux journ&#233;es se sont conclues par une rencontre avec les mouvements de la soci&#233;t&#233; civile, qui a montr&#233; comment a &#233;t&#233; tr&#232;s appr&#233;ci&#233;e l'initiative des f&#233;d&#233;ralistes visant &#224; cr&#233;er une coalition de mouvements avec l'objectif d'affimer et d'&#233;tendre la d&#233;mocratie internationale tant au plan continental qu'au niveau mondial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mercedes CARLUCCIO
Porte parole de Democracia Global - Buenos Aires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduit de l'espagnol par Jean-Francis BILLION - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;tat de l'Union des nations sud-am&#233;ricaines (UNASUR)</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article211</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article211</guid>
		<dc:date>2010-05-13T06:27:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fernando Iglesias</dc:creator>



		<description>La v&#233;ritable histoire de l'UNASUR a commenc&#233; au 3e Sommet des Pr&#233;sidents sud-am&#233;ricains tenu dans la ville p&#233;ruvienne de Cusco en d&#233;cembre 2004, o&#249; l'UNASUR a &#233;t&#233; fond&#233;e par un accord entre les Pr&#233;sidents des principaux pays. Un an plus tard, en septembre 2005, &#224; Brasilia, les responsables de la Communaut&#233; des nations d'Am&#233;rique latine d&#233;finissent quelques objectifs prioritaires sur l'agenda, parmi lesquels la compr&#233;hension politique entre les peuples latino-am&#233;ricains et l'int&#233;gration &#233;conomique de la (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La v&#233;ritable histoire de l'UNASUR a commenc&#233; au 3e Sommet des Pr&#233;sidents sud-am&#233;ricains tenu dans la ville p&#233;ruvienne de Cusco en d&#233;cembre 2004, o&#249; l'UNASUR a &#233;t&#233; fond&#233;e par un accord entre les Pr&#233;sidents des principaux pays. Un an plus tard, en septembre 2005, &#224; Brasilia, les responsables de la Communaut&#233; des nations d'Am&#233;rique latine d&#233;finissent quelques objectifs prioritaires sur l'agenda, parmi lesquels la compr&#233;hension politique entre les peuples latino-am&#233;ricains et l'int&#233;gration &#233;conomique de la r&#233;gion, l'association des Etats membres du Mercosur et de la Communaut&#233; andine des nations (CAN) et la n&#233;cessit&#233; d'int&#233;grer le Surinam, le Guyana et le Chili afin de garantir l'union int&#233;grale des peuples d'Am&#233;rique du sud. Le second Sommet de l'UNASUR qui s'est d&#233;roul&#233; le 9 d&#233;cembre 2006 a marqu&#233; le pas fondamental vers la fondation de l'UNASUR, fond&#233;e durant le premier Sommet latinoam&#233;ricain de l'&#233;nergie sur l'&#238;le de Margarita.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'UNASUR a &#233;t&#233; con&#231;ue, comme sp&#233;cifi&#233; dans l'article 3 de son Trait&#233; constitutif, pour construire &#171; &#8230;selon une m&#233;thode participative et de consentement, un espace d'int&#233;gratiuon et d'union dans les domaines culturel, social, &#233;conomique et politique parmi les peuples, donnant la priorit&#233; au dialogue politique, aux politiques sociales, &#224; l'&#233;ducation, &#224; l'&#233;nergie, aux infrastructures et &#224; l'environnement, parmi d'autres, dans le but d'&#233;liminer l'in&#233;galit&#233; socio-&#233;conomique, l'int&#233;gration sociale et la participation des citoyens, le renforcement de la d&#233;mocratie et la r&#233;duction des asym&#233;tries, le renforcement de la souverainet&#233; er de l'ind&#233;pendance de ses Etats membres &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour comprendre l'&#233;tat reel du processus d'int&#233;gration r&#233;gionale en Am&#233;rique du sud, nous pouvons la comparer avec l'histoire de la fondation de la premi&#232;re union r&#233;gionale dans le monde, et de celle la plus avanc&#233;e, l'Union europ&#233;enne. En fait, de m&#234;me que le MERCOSUR (Argentine, Br&#233;sil, Paraguy et Uruguay) rappelle la g&#233;n&#232;se de la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA), constitu&#233;e par six pays au Trait&#233; de Paris de 1951, la cr&#233;ation de l'UNASUR, qui comprend toutes les nations sud-am&#233;ricaines, rappelle -par sa dimension et ses objectifs- la cr&#233;ation de l'Union europ&#233;enne. En outre, si l'on consid&#232;re ses dimensions, ses fonctions de contr&#244;le de l'environnement, de d&#233;fense des droits humains, de pr&#233;vention des conflits et de promotion g&#233;n&#233;rale des diff&#233;rents processus multidimensionnels d'unit&#233; r&#233;gionale de l'Am&#233;rique latine, le Parlement latino-am&#233;ricain, qui comprend aussi le Mexique et les pays de l'Am&#233;rique centrale, pourrait &#234;tre assimil&#233; &#224; l'Assembl&#233;e parlementaire du Conseil de l'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, l'Am&#233;rique du sud montre une superposition de divers niveaux d'int&#233;gration qui est -dans une certaine mesure- similaire &#224; celui existant en Europe mais, qui, en m&#234;me temps, est plus complexe car aucune de ces initiatives n'a atteint un d&#233;veloppement complet. Le MERCOSUR, et son &#233;quivalent andin, la CAN, n'ont encore r&#233;alis&#233; ni une r&#233;elle union douani&#232;re ni un march&#233; de libre circulation commerciale. Leurs parlements n'ont pas encore d&#233;pass&#233; le statut d'assembl&#233;e parlementaire consultative et leurs cours d'arbitrage n'ont pas de pouvoirs effectifs. Le long conflit entre l'Argentine et l'Uruguay sur l'installation d'usines de p&#226;te de cellulose sur la rive orientale du fleuve Uruguay a montr&#233; l'incapacit&#233; du Parlement du MERCOSUR &#224; &#233;tablir une l&#233;gislation commune de l'environnement. De plus, le fait que ce conflit soit dor&#233;navant de la comp&#233;tence de la Cour internationale de La Haye, montre l'inexistence de tribunaux r&#233;gionaux ad&#233;quats et fiables. Bien sur, ce n'est l&#224; qu'un exemple parmi tant d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Simultan&#233;ment, l'irruption de l'UNASUR met en sc&#232;ne un sc&#233;nario complexe. Pour vous le figurer, vous devez imaginer que la CECA et l'Union europ&#233;enne coexistent temporairement. La dimension selon laquelle l'UNASUR a &#233;t&#233; d&#233;finie, qui est difficilement encleinte aux d&#233;veloppements institutionnels et trop centr&#233;e sur les aspects financiers, d'infrastructure et de d&#233;fense, am&#232;ne de nouveaux doutes sur l'avenir de l'int&#233;gration r&#233;gionale. Ce n'est pas un accident. Dans tout un chacun des projets (je veux dire le MERCOSUR, la CAN, l'UNASUR, et le Parlement latinoam&#233;ricain -Parlatino), les gouvernements sudam&#233;ricains ont d&#233;montr&#233; &#234;tre tr&#232;s friands de la rh&#233;torique de l'unit&#233;, mais peu dispos&#233;s &#224; la rendre r&#233;elle. Il n'y a pas, &#224; cet instant, une d&#233;cision forte et commune de la mener &#224; terme en payant les co&#251;ts in&#233;vitables dans ces questions, en particulier, l'abandon de l'illusion de la souvenainet&#233; nationale absolue. Le r&#233;sultat de ce balancement entre les proclamations enflamm&#233;es pour l'unit&#233; et l'int&#233;gration te les r&#233;solutions politiques minimales pour les rendre r&#233;elles, a &#233;t&#233; tout &#224; la fois la capacit&#233; de lancer de nombreuses initiatives mais aussi l'incapacit&#233; &#233;vidente d'en mener une seule &#224; son terme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Fernando IGLESIAS
&lt;br /&gt;Universitaire et d&#233;put&#233; au Parlement argentin et au Parlement latinoam&#233;ricain. Fondateur de Democracia Global, Movimiento pro la Uni&#242;n Latinoamericana y el Parlamento Mundial. Conseil mondial du WFM. Buenos Aires - Publi&#233; en commun avec The Federalist Debate - Turin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Jean-Francis BILLION - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;d&#233;ralisme dans le monde et int&#233;grations r&#233;gionales</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article216</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article216</guid>
		<dc:date>2010-05-13T05:45:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Hazem H. Hanafi</dc:creator>


		<dc:subject>Isra&#235;l</dc:subject>

		<description>Le f&#233;d&#233;ralisme comme r&#233;ponse au d&#233;fi du conflit isra&#233;lo-arabe Comment le f&#233;d&#233;ralisme pourrait-il r&#233;pondre &#224; certains des d&#233;fis actuels auxquels le monde arabe est confront&#233; ? R&#233;ussirait-il mieux &#224; g&#233;rer, temp&#233;rer ou r&#233;soudre les conflits qui hantent encore cette r&#233;gion ? J'examinerai le d&#233;fi le plus aigu : le conflit isra&#233;lo-arabe. La complexit&#233; de ce conflit particulier avec ses aspects historique, religieux, politique, l&#233;gal, culturel et socio-&#233;conomique n'a pas besoin d'&#234;tre soulign&#233;e. Au coeur du (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?mot26" rel="tag"&gt;Isra&#235;l&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme comme r&#233;ponse
au d&#233;fi du conflit isra&#233;lo-arabe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment le f&#233;d&#233;ralisme pourrait-il r&#233;pondre &#224; certains des d&#233;fis actuels auxquels le monde arabe est confront&#233; ? R&#233;ussirait-il mieux &#224; g&#233;rer, temp&#233;rer ou r&#233;soudre les conflits qui hantent encore cette r&#233;gion ? J'examinerai le d&#233;fi le plus aigu : le conflit isra&#233;lo-arabe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La complexit&#233; de ce conflit particulier avec ses aspects historique, religieux, politique, l&#233;gal, culturel et socio-&#233;conomique n'a pas besoin d'&#234;tre soulign&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au coeur du probl&#232;me il y a deux versions contradictoires sur le &#171; nous &#187; et &#171; les autres &#187;. Pour les Arabes, Isra&#235;l repr&#233;sente un projet d'installation coloniale auquel il faut r&#233;sister. Pour les Juifs, il s'agit du projet de construction d'une nation qu'il faut prot&#233;ger. Il n'est pas facile d'aller vers un compromis et le dilemme entre r&#233;sistance et coexistence continue &#224; hanter les diff&#233;rentes solutions &#224; ce conflit irr&#233;ductible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La pierre d'achoppement r&#233;side dans la dispute concernant un territoire g&#233;ographique sp&#233;cifique. L'histoire, la religion et le droit ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par chacune des parties pour justifier les revendications et les contre-revendications [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Pour une perspective palestinienne : Rashid Khalidi, Palestinian identity : (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], la plus s&#233;rieuse &#233;tant que l'autre est juste une &#171; communaut&#233; imaginaire &#187; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='J'utilise le terme forg&#233; par Benedict Anderson en 1983 pour expliquer la (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]. Les solutions ont vari&#233; entre partager le pays sous la forme d'un Etat [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Les Palestiniens offrirent, dans les ann&#233;es 30 et 70, la solution d'un Etat (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] ou d'une organisation f&#233;d&#233;rale [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='David Elazar, Self Rule/Shared Rule : Federal Solutions to the Middle East (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;] ou en divisant le pays en deux Etats s&#233;par&#233;s [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='Ce fut l'approche dominante depuis le Projet de partition de l'ONU de 1947, (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;] ou encore &#224; travers des institutions f&#233;d&#233;rales et/ou conf&#233;d&#233;rales. [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='Cela a vari&#233; entre une relative &#171; autonomie &#187; palestinienne dans certaines (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;] Des solutions f&#233;d&#233;rales sont communes &#224; ces deux approches qui seront au centre de ce texte. Il est important de revisiter la liste de David Elazar des onze options f&#233;d&#233;rales, publi&#233;e il y a deux d&#233;cennies et de prendre en compte les d&#233;veloppements qui ont renforc&#233; la viabilit&#233; de sa premi&#232;re option, une f&#233;d&#233;ration isra&#233;lo-palestinienne, et disqualifi&#233; les autres. [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='Les dix autres sont : une conf&#233;d&#233;ration Isra&#235;l-Palestine, une f&#233;d&#233;ration de (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;] Ses options allaient depuis une organisation isra&#233;lo-palestinienne exclusive (1-4), une organisation entre Isra&#235;l et la Jordanie incluant les Palestiniens (5-6), l'absorption par Isra&#235;l des territoires occup&#233;s (7-8) et une organisation multilat&#233;rale avec des partenaires de la r&#233;gion sur une base limit&#233;e (9-11). Avec l'affirmation r&#233;cente de l'identit&#233; nationale palestinienne &#224; travers l'Intifada (le soul&#232;vement palestinien) de 1987 &#224; 1991 et de 2000 jusqu'&#224; aujourd'hui, la s&#233;paration du lien entre la Jordanie et la Cisjordanie en 1988, le processus de paix isra&#233;lo-palestinien qui conduisit &#224; la cr&#233;ation de l'Autorit&#233; palestinienne, le Conseil l&#233;gislatif national et la r&#233;alisation d'&#233;lections parlementaires et l&#233;gislatives disput&#233;es en 1996 et 2006, il est aujourd'hui inconcevable de ne pas consid&#233;rer les Palestiniens comme un partenaire national &#224; &#233;galit&#233;. [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='Isra&#235;l consid&#232;re les Palestiniens comme une minorit&#233; culturelle arabe mais pas (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;] Cela invalide les autres options incluant les Palestiniens dans un plan de paix g&#233;n&#233;ral isra&#233;lo-jordanien, affirmant un contr&#244;le isra&#233;lien sur les territoires occup&#233;s ou concluant des accords multilat&#233;raux r&#233;gionaux limit&#233;s. La remarquable identit&#233; politique palestinienne a d&#233;montr&#233; qu'elle &#233;tait tr&#232;s d&#233;termin&#233;e et &#233;nergique. Ces m&#234;mes d&#233;veloppements apportent un soutien suppl&#233;mentaire &#224; l'option d'une f&#233;d&#233;ration isra&#233;lo-palestinienne bi-nationale, bilingue, bi-communautaire et bi-&#233;tatique, avec J&#233;rusalem comme si&#232;ge du gouvernement f&#233;d&#233;ral. Une conf&#233;d&#233;ration entre les deux laisserait les deux parties avec de s&#233;rieuses pr&#233;occupations s&#233;curitaires et une tension continuelle lorsque chaque communaut&#233;, insatisfaite de la &#171; moiti&#233; &#187; qu'elle aurait obtenu, regardera la &#171; moiti&#233; &#187; qu'elle a perdu. Une solution f&#233;d&#233;rale utilisant des &#233;l&#233;ments &#224; la fois de &#171; gouvernement s&#233;par&#233; &#187; et d' &#171; auto-gouvernement &#187; est l'option la plus viable. Elle donnerait &#224; chaque partie un sentiment d'identit&#233; territoriale avec des droits garantis par une constitution qui ne serait pas amend&#233;e par un groupe qui obtiendrait la majorit&#233; dans un Etat unitaire. En ayant une union f&#233;d&#233;rale g&#233;rant les deux pays d'Isra&#235;l et de Palestine, cela permettrait &#224; chacun des membres de cette union de revendiquer le pays dans son ensemble comme &#233;tant le leur et dans le m&#234;me temps cela garantirait &#224; chaque communaut&#233; un Etat territorial s&#233;par&#233; avec ses propres lois qui s'appliqueraient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une telle solution supposerait que chaque partie reconnaisse l'autre comme une nation &#233;gale. Les relations communautaires qui existaient durant les si&#232;cles de domination ottomane [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Avigdor Levy (compilateur), The Jews of the Ottoman Empire (&#233;d. Darwin (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;] et durant une bonne partie du 20&#176; si&#232;cle [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Shmuel Sandler, &#171; Isra&#235;l and the West Bank Palestinians &#187;, dans, Publius, Vol. (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;] pourraient servir en tant qu'exp&#233;rience historique commune sur laquelle construire, comme la &#171; disqualification de l'int&#233;gration nationale, la partition, la double autorit&#233; et le contr&#244;le comme m&#233;canismes pour la r&#233;solution des conflits, nous am&#232;nent &#224; examiner diff&#233;rentes organisations de gouvernement partag&#233; comme une base viable pour la stabilit&#233; politique. [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Sandler, op. cit., p. 59.' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le leadership isra&#233;lien et l'opinion publique se r&#233;f&#232;rent au probl&#232;me du soul&#232;vement palestinien en tant que violence inter-communautaire alors que cela masque la n&#233;gation d'un nationalisme palestinien et ils sont en faveur de solutions f&#233;d&#233;rales, mais dans le contexte d'une &#171; autonomie &#187; sous contr&#244;le isra&#233;lien ou d'une &#171; entit&#233; &#187; palestnienne incorpor&#233;e &#224; la Jordanie. [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Gad Barzilai, Giora Goldberg, Efraim Inbar, &#171; Israeli Leadership and Public (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;] Certains, par ailleurs, ne sont pas d'accord que le f&#233;d&#233;ralisme puisse op&#233;rer en tant que solution au conflit isra&#233;lo-arabe et croient que &#171; des avanc&#233;es &#224; petits pas &#187; sont plus s&#251;res et plus r&#233;alisables. [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Jonathan Frankel, &#171; Federalism and the Arab Israeli Dispute &#187;, dans, Beyond (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La f&#233;d&#233;ration pourrait &#234;tre parlementaire et agglom&#233;rer les syst&#232;mes parlementaires actuels d'Isra&#235;l et de l'Autorit&#233; palestinienne. Une union d'Isra&#235;l et de la Palestine bas&#233;e sur l'exp&#233;rience du Royaume uni pourrait &#233;viter les probl&#232;mes li&#233;s &#224; la classification de la f&#233;d&#233;ration soit comme juive, soit comme arabe, tout en pr&#233;servant cette identit&#233; au niveau de l'Etat. Une identit&#233; politique l&#233;g&#232;re associ&#233;e &#224; la f&#233;d&#233;ration permettrait &#224; la fois aux Juifs et aux Arabes de conserver leurs propres symboles nationaux &#224; travers lesquels chacun est associ&#233; et l'autre exclu. [&lt;a href='#nb14' class='spip_note' rel='footnote' title='Elia Zureik, The Palestinians in Isra&#235;l : A Study in Internal Colonialism (...)' id='nh14'&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une constitution f&#233;d&#233;rale d&#233;finirait la distribution des pouvoirs et des fonctions et, comme il s'agirait d'une f&#233;d&#233;ration bi-communautaire compos&#233;e de deux communaut&#233;s nettement diff&#233;rentes, il faudrait maintenir un &#233;quilibre entre asym&#233;trie et &#233;galit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est similaire au d&#233;bat qui se d&#233;roule au Canada sur le Qu&#233;bec et on b&#233;n&#233;ficierait de la notion de la concurrence et de la pr&#233;dominance provinciale, avec une distribution sym&#233;trique mais une application asym&#233;trique. [&lt;a href='#nb15' class='spip_note' rel='footnote' title='David Milne, &#171; Equality or Asymmetry : Why Choose ? &#187;, dans, Ronald Watts et (...)' id='nh15'&gt;15&lt;/a&gt;] Chacun disposerait de la souverainet&#233; dans ses territoires dans des domaines sp&#233;cifiques tels que l'&#233;ducation, la culture, le droit, la sant&#233;, la police, tandis que les autres seraient laiss&#233;s au gouvernement f&#233;d&#233;ral. La libert&#233; de mouvement et d'installation serait garantie et il serait possible d'autoriser des restrictions pour un temps limit&#233; dans un but particulier. La n&#233;cessit&#233; d'une application asym&#233;trique est essentielle pour prendre en compte la structure asym&#233;trique du pouvoir et de la relation entre les deux communaut&#233;s ainsi que leurs rapports avec leurs &#171; diasporas &#187; respectives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Belgique apporte un autre outil original pour une f&#233;d&#233;ration non territoriale. [&lt;a href='#nb16' class='spip_note' rel='footnote' title='John Fitzmaurice, The Politics of Belgium : A Unique Federalism (&#233;d. Hurst (...)' id='nh16'&gt;16&lt;/a&gt;]. Les Juifs comme les Palestiniens pourraient avoir leurs droits qui les suivraient o&#249; qu'ils soient. Cela pourrait r&#233;soudre le probl&#232;me de la minorit&#233; juive restant dans l'Etat palestinien mais qui refuserait d'&#234;tre soumise aux lois palestiniennes. De la m&#234;me mani&#232;re, cela pourrait r&#233;soudre le probl&#232;me des Palestiniens r&#233;sidant en Isra&#235;l et qui pr&#233;f&#232;raient ob&#233;ir aux lois palestiniennes. D'un point de vue isra&#233;lien, une f&#233;d&#233;ration non-territoriale serait moins mena&#231;ante pour la s&#233;curit&#233; de l'Etat car elle &#233;viterait les revendications territoriales de la population arabe qui, dans cette perspective, serait partag&#233;e et ne constituerait pas un corps coh&#233;rent. [&lt;a href='#nb17' class='spip_note' rel='footnote' title='Claude Klein, Isra&#235;l as a Nation-State and the Problem of the Arab Minority (...)' id='nh17'&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une organisation f&#233;d&#233;rale traditionnelle ne permettrait pas que les entit&#233;s constituant la f&#233;d&#233;ration aient un r&#244;le formel dans les affaires &#233;trang&#232;res et les relations internationales, mais cela est en train de changer. [&lt;a href='#nb18' class='spip_note' rel='footnote' title='L'exp&#233;rience de l'Union europ&#233;enne et la participation du Qu&#233;bec &#224; la (...)' id='nh18'&gt;18&lt;/a&gt;] L'Etat palestinien pourrait &#234;tre repr&#233;sent&#233; au sein de la Ligue arabe en tant qu'Etat arabe, discuter et voter sur des questions qui rel&#232;vent directement de sa souverainet&#233; telles que l'&#233;ducation, la culture et la sant&#233;. Seules les questions politiques seraint exclues parce que le gouvernement f&#233;d&#233;ral devrait en &#234;tre responsable. La m&#234;me chose s'appliquerait &#224; l'Etat des Isra&#233;liens. Les Etats palestinien et isra&#233;lien pourraient tous les deux avoir des bureaux commerciaux &#224; l'&#233;tranger pour s'occuper de leur commerce, promouvoir des investissements ou le d&#233;veloppement de ressources naturelles, en coop&#233;ration avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral en tant que de besoin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec une solution politique f&#233;d&#233;rale praticable, la force de chaque communaut&#233; -que l'autre a essay&#233; de saper- pourrait devenir une valeur ajout&#233;e pour une coop&#233;ration et un d&#233;veloppement partag&#233;s &#224; leur b&#233;n&#233;fice mutuel. Surtout, cela aurait un effet positif de domino sur la politique g&#233;n&#233;rale et le d&#233;veloppement &#233;conomique du Moyen-orient en supprimant un catalyseur de conflit qui contribuait &#224; emp&#234;cher le progr&#232;s, la paix et la d&#233;mocratisation. [&lt;a href='#nb19' class='spip_note' rel='footnote' title='George Abec, &#171; Beyond Oslo : A Viable Future of the Palestinian Economy &#187;, (...)' id='nh19'&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Pour une perspective palestinienne : Rashid Khalidi, Palestinian identity : The Construction of Modern National Conciousness (&#233;d. Columbia University Press, New-York, 1997), et pour une perspective juive : Joan Peters, From Time Immemorial : The Origin of the Arab-Jewish Conflict over Palestine (Harper, &#233;d. New-York, 1984).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] J'utilise le terme forg&#233; par Benedict Anderson en 1983 pour expliquer la nature du nationalisme dans : Imagined Communities : Reflections on the Origin and Spread of Nationalism (Verso, 2006). L'historiographie isra&#233;lienne a longtemps pr&#233;tendu que la Palestine &#233;tait un &#171; Pays sans peuple &#187;, et qu'il n'existe pas de &#171; Palestiniens &#187;. Les Arabes font la distinction entre les Juifs natifs de Palestine qui font partie d'une communaut&#233; locale et les Juifs immigrants qui sont des colons et ne peuvent pas revendiquer ce pays. Voir Nur Masalha, A Land Without a people : Isra&#235;l, Transfer and the Palestinians, 1949-96 (&#233;d. Faber and Faber, Londres, 1997).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Les Palestiniens offrirent, dans les ann&#233;es 30 et 70, la solution d'un Etat d&#233;mocratique et la&#239;que, voir Nabil Shaath, &#171; Democratic Solution to the Palestine issue &#187;, dans, Journal of Palestine Studies, Vol. 6, n&#176; 2 (Hiver 1977), pp. 12-18. Isra&#235;l craint que le taux de natalit&#233; &#233;lev&#233; des Arabes transforme &#233;ventuellement les Juifs en minorit&#233; et insiste sur un Etat juif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] David Elazar, Self Rule/Shared Rule : Federal Solutions to the Middle East Conflict (&#233;d. University Press of America, Lanham, MD, 1984), et, Two Peoples, One Land : Federal Solutions for Isra&#235;l, The Palestinians and Jordan (&#233;d. University Press of America, Lanham MD, 1991) ; Yehoshua Porath, &#171; The Ever-Present Panacea-Arab Federation as a Solution to the Palestine Question &#187;, dans, In Search of Arab Unity (&#233;d. Frank Cass, Londres, 1986), pp. 58-148.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] Ce fut l'approche dominante depuis le Projet de partition de l'ONU de 1947, le processus de paix isra&#233;lo-palestinien de Madrid en 1991 et d'Oslo en 1993 et actuellement le Plan de paix arabe en 2004 (qui revient au Sommet de F&#232;s de 1982) bas&#233; sur la formule &#171; La terre contre la paix &#187;. Les n&#233;gociations sur des pourcentages exacts de division du pays varient selon les plans de paix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] Cela a vari&#233; entre une relative &#171; autonomie &#187; palestinienne dans certaines r&#233;gions arabes &#224; l'int&#233;rieur d'Isra&#235;l jusqu'&#224; l'association avec la Jordanie. Pour une explication compl&#232;te voir Elazar, Two peoples, One Land, op. cit., pp. 114-126.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] Les dix autres sont : une conf&#233;d&#233;ration Isra&#235;l-Palestine, une f&#233;d&#233;ration de plusieurs cantons juifs et arabes, un Etat palestinien arabe associ&#233; avec Isra&#235;l sur le mod&#232;le de Porto Rico avec les Etats-Unis, une conf&#233;d&#233;ration Isra&#235;l-Jordanie avec les Palestiniens incorpor&#233;s en Jordanie, une conf&#233;d&#233;ration Isra&#235;l-Jordanie avec des Palestiniens f&#233;d&#233;r&#233;s avec l'un ou l'autre, une incorporation des territoires par Isra&#235;l avec une organisation consociationaliste sur une base constitutionnelle, une f&#233;d&#233;ration sur la r&#233;gion enti&#232;re totalement non territoriale, un condominium : Isra&#235;l et la Jordanie ensemble avec des Palestiniens rattach&#233;s &#224; l'un ou &#224; l'autre pour la citoyennet&#233;, une organisation partielle ou sectorielle telle qu'une union douani&#232;re ou un march&#233; commun et enfin diff&#233;rentes organisations bilat&#233;rales f&#233;d&#233;rales entre Isra&#235;l, la Cisjordanie, Gaza ou la Jordanie. Pour plus de d&#233;tails, cf. Self Rule, Shared Rule, op. cit., pp. 243-259, et, Two Peoples, One Land, op. cit., pp. 99-127.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] Isra&#235;l consid&#232;re les Palestiniens comme une minorit&#233; culturelle arabe mais pas comme un groupe national. Voir Claude Klein, Isra&#235;l as a Nation-State and the Problem of the Arab Minority, In Search of a Status (&#233;d., International Center for Peace in the Middle East, Tel Aviv, 1987), et David Kretzmer, The Legal Status of Arabs in Isra&#235;l (&#233;d. Boulder, Westview Press, 1990).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Avigdor Levy (compilateur), The Jews of the Ottoman Empire (&#233;d. Darwin Press, Princeton, 1994), pp. 1-150, et Christians, Jews and Muslims in the Ottoman Empire : Lessons for Contemporary Coexistence (&#233;d. Brandeis University, September 2000)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://www.brandeis.edu/ethics/publications/faculty_research/sec_4.pdf' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;http://www.brandeis.edu/ethics/publ...&lt;/a&gt;. Bernard Lewis et Benjamin Braude (compilateurs), Christians &amp; Jews in the Ottoman Empire : The Functioning of a Plural Society (&#233;d. Holmes et Meier, New-York, 1982).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Shmuel Sandler, &#171; Isra&#235;l and the West Bank Palestinians &#187;, dans, Publius, Vol. 18, n&#176;2 (Printemps 1988), pp. 47-62.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Sandler, op. cit., p. 59.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Gad Barzilai, Giora Goldberg, Efraim Inbar, &#171; Israeli Leadership and Public Attitudes Toward Federal Solutions for the Arab-Israeli Conflict Before and After Desert Storm &#187;, dans, Publius, Vol. 21, n&#176; 3 (Et&#233; 1991), pp. 191-209.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Jonathan Frankel, &#171; Federalism and the Arab Israeli Dispute &#187;, dans, Beyond the Middle East Conflict : A Future for Federalism ? (&#233;d. Center for Contemporary Studies and Minority Rights Group, Londres, 1985), p. 13-14.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh14' id='nb14' class='spip_note' title='Notes 14' rev='footnote'&gt;14&lt;/a&gt;] Elia Zureik, The Palestinians in Isra&#235;l : A Study in Internal Colonialism (&#233;d. Routledge, Londres, 1979), et, Nadim Rouhana et Assad Ghanem, &#171; The Crisis of Minorities in Ethnic States : The Case of Palestinian Citizens in Isra&#235;l, dans, International Journal of Middle East Studies, Vol. 30, n&#176; 3 (ao&#251;t 1998), pp. 321-346.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh15' id='nb15' class='spip_note' title='Notes 15' rev='footnote'&gt;15&lt;/a&gt;] David Milne, &#171; Equality or Asymmetry : Why Choose ? &#187;, dans, Ronald Watts et Douglas Brown (compilateurs), Options for a New Canada (&#233;d. University of Toronto Press, Toronto, 1999, p.302).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh16' id='nb16' class='spip_note' title='Notes 16' rev='footnote'&gt;16&lt;/a&gt;] John Fitzmaurice, The Politics of Belgium : A Unique Federalism (&#233;d. Hurst and Company, Londres, 1996).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh17' id='nb17' class='spip_note' title='Notes 17' rev='footnote'&gt;17&lt;/a&gt;] Claude Klein, Isra&#235;l as a Nation-State and the Problem of the Arab Minority : In Search of a Status (&#233;d. International Center for Peace in the Middle East, Tel Aviv, 1987).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh18' id='nb18' class='spip_note' title='Notes 18' rev='footnote'&gt;18&lt;/a&gt;] L'exp&#233;rience de l'Union europ&#233;enne et la participation du Qu&#233;bec &#224; la Francophonie pourraient &#234;tre particuli&#232;rement pertinents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh19' id='nb19' class='spip_note' title='Notes 19' rev='footnote'&gt;19&lt;/a&gt;] George Abec, &#171; Beyond Oslo : A Viable Future of the Palestinian Economy &#187;, pp. 29-58 ; Eli Sagi, &#171; Peace and the Isra&#235;li Economy &#187;, pp. 97-120 ; Ezra Sadan, &#171; Sourcing Alliances and Open Market Transctions : Trade in Goods between Isra&#235;l, Jordan and the Palestinian Economy &#187;, pp. 121-136, tous dans, Sara Roy (compilatrice), The Economics of Middle East Peace : A Reassessment (Resaerch in Middle East Economics Series, Elsevier, Amsterdam, 1999).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Hazem HANAFI
Chercheur &#224; la Arab Foundation for Federal Studies - MA &#224; la Kent University - Article publi&#233; en comun avec The Federalist Debate - Turin&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Jean-Luc PREVEL - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aux sources du d&#233;bat constituant europ&#233;en : projets, aspirations, &#233;checs</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article208</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article208</guid>
		<dc:date>2010-05-13T05:10:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniela Preda</dc:creator>



		<description>3&#176; Partie. Texte int&#233;gral &#224; para&#238;tre dans la Collection &#171; Les Cahiers de la constitution f&#233;d&#233;rale europ&#233;enne &#187; et sur www.pressefederaliste.eu En janvier 1986, commentant les d&#233;cisions des gouvernements devant le PE, Spinelli affirma : &#171; Chers coll&#232;gues, lorsque nous avons vot&#233; le projet de trait&#233; concernant l'Union, je vous ai rappel&#233; l'apologue Hemingwaynien du vieux p&#234;cheur qui capture le plus gros poisson de sa vie, le voit d&#233;vor&#233; par des requins et rentre au port avec la seule ar&#234;te du poisson. Nous (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;3&#176; Partie. Texte int&#233;gral &#224; para&#238;tre dans la Collection &#171; Les Cahiers de la constitution f&#233;d&#233;rale europ&#233;enne &#187; et sur &lt;a href='http://www.pressefederaliste.eu/' class='spip_out' rel='nofollow'&gt;www.pressefederaliste.eu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 1986, commentant les d&#233;cisions des gouvernements devant le PE, Spinelli affirma : &#171; Chers coll&#232;gues, lorsque nous avons vot&#233; le projet de trait&#233; concernant l'Union, je vous ai rappel&#233; l'apologue Hemingwaynien du vieux p&#234;cheur qui capture le plus gros poisson de sa vie, le voit d&#233;vor&#233; par des requins et rentre au port avec la seule ar&#234;te du poisson. Nous aussi, nous sommes d&#233;sormais arriv&#233;s au port et &#224; nous aussi il ne reste l'ar&#234;te du gros poisson. Le Parlement ne doit pas pour cette raison se r&#233;signer ni renoncer. Nous devons nous pr&#233;parer &#224; sortir une fois encore et tr&#232;s vite en haute mer, apr&#232;s avoir mis tout en &#339;uvre pour capturer le poisson et le prot&#233;ger des requins &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Derni&#232;re intervention de Spinelli au Parlement europ&#233;en, en janvier 1986 ; (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#233;&#231;u par l'issue de la Conf&#233;rence de Luxembourg, mais non r&#233;sign&#233;, Spinelli exposait, au d&#233;but du mois de f&#233;vrier 1986 [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='Derni&#232;re intervention de Spinelli au Parlement europ&#233;en, en janvier 1986 ; (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] &#224; la Commission institutionnelle, les grandes lignes d'une nouvelle strat&#233;gie permettant de r&#233;aliser l'UE, quand bien m&#234;me initialement limit&#233;e aux secteurs de l'&#233;conomie et de la monnaie, au centre de laquelle &#233;tait pos&#233;e l'exigence de reconna&#238;tre au PE le droit et le devoir de jouer le r&#244;le d'Assembl&#233;e constituante pour l'UE. Apr&#232;s d'intenses pol&#233;miques sur la m&#233;thode des conf&#233;rences intergouvernementales, totalement incapables d'effectuer le moindre progr&#232;s sur la voie de la construction europ&#233;enne, Spinelli indiquait en quatre &#233;tapes la nouvelle strat&#233;gie : le PE aurait d&#251; r&#233;diger un texte de mandat constituant et le confier au Parlement lui-m&#234;me en vue des &#233;lections de 1989 ; il l'aurait ensuite transmis aux gouvernements aux fins de le soumettre &#224; un r&#233;f&#233;rendum consultatif dans chaque pays ; si l'issue des r&#233;f&#233;rendums s'&#233;tait av&#233;r&#233;e positive, les gouvernements se seraient engag&#233;s &#224; soumettre directement la Constitution &#224; la ratification de leurs Etats ; en juin 1989 l'Assembl&#233;e constituante aurait &#233;t&#233; &#233;lue [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='Cf. Luigi V. Majocchi, La difficile costruzione dell'unit&#224; europea, &#233;d. (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La nouvelle action b&#233;n&#233;ficia de fait d'un soutien en raison de la conversion de Jacques Delors au constitutionnalisme, une conversion qui trouve pr&#233;cis&#233;ment son fondement dans l'AUE [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='footnote' title='Delors avait estim&#233; qu'il faudrait environ 350 directives pour mettre en (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]. Tommaso Padoa-Schioppa, homme de confiance de Delors, devait pr&#233;sider le Comit&#233; Delors.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec la disparition de Spinelli, en mai 1986, l'initiative constituante fut reprise, quand bien m&#234;me avec une moindre d&#233;termination, par le belge Fernand Herman. Il me semble important de souligner le fait que Herman -&#233;minent repr&#233;sentant du Parti polpulaire europ&#233;en et membre de l'Intergroupe f&#233;d&#233;raliste pour l'Union europ&#233;enne [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='footnote' title='L'Intergoupe f&#233;d&#233;raliste au Parlement europ&#233;en, successeur du Club du crocodile (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]- fut membre, entre 1981 et 1982, de la Commission pour les Institutions cr&#233;&#233;e par le Mouvement europ&#233;en aux fins de soutenir l'action de Spinelli et du Club du Crocodile [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='footnote' title='On peut en dire autant du socialiste espagnol Carlos Bru Puron, f&#233;d&#233;raliste (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]. La commission, compos&#233;e de 26 membres [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='footnote' title='En plus de Fernand Herman, les membres de la Commission du ME &#233;taient : (...)' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;], avait initi&#233; ses travaux le 30 avril 1981, sous la pr&#233;sidence de Martin Bangemann, et s'&#233;tait aussit&#244;t r&#233;v&#233;l&#233;e une pr&#233;cieuse interlocutrice pour la Commission institutionnelle du PE. Le Conseil f&#233;d&#233;ral du Mouvement europ&#233;en pr&#233;sid&#233; &#224; l'&#233;poque par Giuseppe Petrilli lui avait confi&#233; la t&#226;che de contribuer activement aux travaux institutionnels europ&#233;ens en cours. L'exp&#233;rience de la Commission institutionnelle du Mouvement europ&#233;en, avait induit Herman, devenu dans ce milieu au contact de Spinelli un fervent d&#233;fenseur des id&#233;es f&#233;d&#233;ralistes, &#224; participer &#224; la manifestation f&#233;d&#233;raliste de Milan, le 29 juin 1985, avec un groupe nombreux de ses &#233;lecteurs. Appel&#233; &#224; faire partie du Comit&#233; Dooge, Herman avait ensuite d&#233;fendu, aux c&#244;t&#233;s de M. Ferri, Maurice Faure, et de l'allemand Rifkind, le projet du PE, avec opini&#226;tret&#233; mais sans succ&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devenu rapporteur au sein de la Commission institutionnelle du PE, en remplacement de Spinelli, Herman se pronon&#231;ait, d&#233;j&#224; en mars 1986, ouvertement en faveur du plan de son pr&#233;d&#233;cesseur et illustrait la strat&#233;gie visant &#224; confier le mandat constituant &#224; l'Assembl&#233;e europ&#233;enne, sugg&#233;rant le texte d'une r&#233;solution, que le Parlement approuva lors de la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re du 14 avril, et qui devait &#234;tre soumis aux parlements nationaux pour &#234;tre adopt&#233; &#224; l'occasion de la ratification de l'AUE. La Motion Herman engageait les gouvernements &#224; prendre toutes les dispositions n&#233;cessaires aux fins de faire progresser la Communaut&#233; vers l'UE, associant le PE aux travaux de r&#233;forme des institutions [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='footnote' title='La motion &#233;tablissait pr&#233;cis&#233;ment qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de reconna&#238;tre aux (...)' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]. Au cours de la r&#233;union du 29 octobre 1986, la Commission institutionnelle du PE approuva &#224; l'unanimit&#233; un document de travail pr&#233;sent&#233; par Herman qui r&#233;sumait les points fondamentaux de la strat&#233;gie constituante d&#233;j&#224; d&#233;lin&#233;&#233;e par le Plan Spinelli. En particulier, nonobstant les r&#233;serves exprim&#233;es par certains membres de la Commission (Nord [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='footnote' title='Nord sugg&#233;ra d'attendre la v&#233;rification de l'Acte unique pour demander aux (...)' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;], Seeler [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='footnote' title='Seeler, soutenu en dehors du PE principalement par l'Europa Union allemande, (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;], Sutra), trois id&#233;es fondamentales furent &#224; nouveau propos&#233;es : le projet d'UE devait &#234;tre &#233;labor&#233; par le PE &#233;lu en 1989, devait ensuite &#234;tre soumis &#224; la ratification des autorit&#233;s nationales comp&#233;tentes, et, serait enfin entr&#233; en vigueur m&#234;me en l'absence d'une ratification unanime [&lt;a href='#nb11' class='spip_note' rel='footnote' title='Des accords provisoires auraient organis&#233; les relations avec les Etats (...)' id='nh11'&gt;11&lt;/a&gt;]. Le document occultait cependant les suggestions de Spinelli relatives &#224; l'implication directe des citoyens europ&#233;ens, &#224; travers l'organisation de r&#233;f&#233;rendums nationaux consultatifs et d'orientation. Ainsi, Herman n&#233;gligea pr&#233;cis&#233;ment les &#233;l&#233;ments nouveaux qui auraient sans doute permis de relancer le projet constituant. En pr&#233;sentant les grandes lignes du Plan Spinelli, qui avait &#233;t&#233; un &#233;chec, il semblait ne prendre aucunement en compte la d&#233;faite et &#233;tait, de ce fait, &#224; son tour vou&#233; &#224; l'&#233;chec. La nouvelle orientation fut en revanche bien accueillie en Italie, o&#249; le Mouvement f&#233;d&#233;raliste europ&#233;en demandait au S&#233;nat de ratifier l'AUE &#224; la condition de faire simultan&#233;ment un r&#233;f&#233;rendum consultatif sur l'UE. L'objectif &#233;tait, selon les directives du Plan Spinelli, de conf&#233;rer au PE &#233;lu en 1989 un mandat constituant. Le &#171; r&#233;f&#233;rendum d'orientation &#187; eut lieu en Italie concomitamment au vote europ&#233;en du 18 juin 1989 et eut le m&#233;rite, entre autre, de &#171; quantifier &#187; la diffusion de l'europ&#233;isme dans ce pays : 88 % des italiens se montr&#232;rent en effet favorables [&lt;a href='#nb12' class='spip_note' rel='footnote' title='Le r&#233;f&#233;rendum reprenait le texte d'une initiative populaire propos&#233;e par le (...)' id='nh12'&gt;12&lt;/a&gt;]. M&#234;me la Belgique, sur les sollicitations de Ludo Diericks, lan&#231;ait une initiative analogue, sans toutefois avoir le temps de la mener &#224; terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La situation, &#224; la fin des ann&#233;es quatre-vingt, &#233;tait par ailleurs fondamentalement diff&#233;rente. L'Europe &#233;tait fa&#231;onn&#233;e par des faits qui l'avaient rendue plus solide : trente ann&#233;es de March&#233; commun, une tumultueuse croissance &#233;conomique qui avaient supprim&#233; les &#233;carts sociaux, l'eurosocialisme et l'eurocommunisme, la faillite de la coop&#233;ration intergouvernementale face au choc p&#233;trolier, l'&#233;lection du PE au suffrage direct, le SME, le trait&#233; d'Union &#233;labor&#233; par le PE. La fin du bipolarisme, les grands changements engendr&#233;s par la chute du communisme dans les pays d'Europe centrale et orientale, modifi&#232;rent davantage les donn&#233;es du probl&#232;me, incitant les Europ&#233;ens &#224; trouver, face aux d&#233;fis li&#233;s &#224; l'&#233;largissement, de nouvelles formes d'union politique.
Comme le SME avait apport&#233; un rem&#232;de &#224; la fluctuation mon&#233;taire, ainsi l'AUE, nonobstant ses limites, relan&#231;ait la perspective de l'Union &#233;conomique qui n'&#233;tait, &#224; son tour, toutefois pas possible sans monnaie et sans consensus d&#233;mocratique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Delors, qui pensait que le Trait&#233; de Maastricht provoquerait la r&#233;ouverture du d&#233;bat constituant, en &#233;tait convaincu. La monnaie &#233;tait en effet un fondement de la souverainet&#233; et l'on pouvait prendre appui sur elle pour une nouvelle relance de l'int&#233;gration politique, tout comme la premi&#232;re tentative de cr&#233;ation d'un Etat europ&#233;en avait pris appui sur l'arm&#233;e dans les ann&#233;es cinquante.
Par cons&#233;quent, les conditions n&#233;cessaires pour que les deux strat&#233;gies d'atteinte de l'objectif trouvent un point de convergence et m&#232;nent une action commune, selon une m&#233;thode que nous pourrions d&#233;finir de &#171; gradualisme institutionnel &#187;, furent une nouvelle fois r&#233;unies : chaque pas effectu&#233; sur la voie de l'int&#233;gration doit &#234;tre accompagn&#233; d'actes de construction ad&#233;quats [&lt;a href='#nb13' class='spip_note' rel='footnote' title='Albertini definit &#8220;actes constructifs&#8221; ces actions innovantes destin&#233;es &#224; (...)' id='nh13'&gt;13&lt;/a&gt;], d'une extension des pouvoirs d&#233;mocratiques de contr&#244;le et, par cons&#233;quent, de la construction progressive de la statualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Derni&#232;re intervention de Spinelli au Parlement europ&#233;en, en janvier 1986 ; dans, Altiero Spinelli, Discours au Parlement europ&#233;en 1976-1986, &#233;dit&#233;s par Pier Virgilio Dastoli, &#233;d. Groupe communiste et apparent&#233;s du Parlement europ&#233;en, 1986, pp. 271. Citation, extraite de la page 260.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] Derni&#232;re intervention de Spinelli au Parlement europ&#233;en, en janvier 1986 ; dans, Altiero Spinelli, Discours au Parlement europ&#233;en 1976-1986, &#233;dit&#233;s par Pier Virgilio Dastoli, &#233;d. Groupe communiste et apparent&#233;s du Parlement europ&#233;en, 1986, pp. 271. Citation, extraite de la page 260.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] Cf. Luigi V. Majocchi, La difficile costruzione dell'unit&#224; europea, &#233;d. Edizione universitarie Jaca Book, Milan, 1996, pp. 209-222.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh4' id='nb4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='footnote'&gt;4&lt;/a&gt;] Delors avait estim&#233; qu'il faudrait environ 350 directives pour mettre en place l'AUE. Vu que tout d&#233;pendait de l'obtention d'un consensus unanime, il &#233;tait probable que l'AUE ne verrait jamais le jour sauf si les r&#233;formes institutionnelles &#233;taient introduites en temps utile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh5' id='nb5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='footnote'&gt;5&lt;/a&gt;] L'Intergoupe f&#233;d&#233;raliste au Parlement europ&#233;en, successeur du Club du crocodile cr&#233;&#233; par Spinelli &#224; Strasbourg en juillet 1980, a &#233;t&#233; fond&#233; &#8220;avec le but de renforcer et rendre permanents les liens et les engagements de tous les innovateurs au sein du Parlement europ&#233;en&#8221;. Cf. &#8220;The Declaration of intents of the Federalist Intergroup at the European Parliament&#8221;, dans, L'Unit&#224; europea, XIII (novembre 1986), No. 153.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh6' id='nb6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='footnote'&gt;6&lt;/a&gt;] On peut en dire autant du socialiste espagnol Carlos Bru Puron, f&#233;d&#233;raliste engag&#233; en Espagne durant de nombreuses ann&#233;es et qui, au d&#233;but des ann&#233;es quatre-vingt, a &#233;t&#233; membre, avec Herman, de la Commission institutionnelle du Mouvement europ&#233;en ; plus tard, tous deux furent membres de la Commission institutionnelle du PE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh7' id='nb7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='footnote'&gt;7&lt;/a&gt;] En plus de Fernand Herman, les membres de la Commission du ME &#233;taient : Pierre Bordeaux-Groult, Erwin Guldner (Conseil fran&#231;ais du ME), Etienne Boumans, Paula Degroote (Conseil belge), Carlos Bru-Puron (Conseil espagnol), Anthony Callus (Conseil maltais), I. Camunas (MLEU), J.L. Cougnon (F&#233;d&#233;ration internationale des Maisons d'Europe), Pascal Fontaine (PPE), Jean-Pierre Gouzy (Association des journalistes europ&#233;ens) ; M. Grabitz (Conseil allemand) ; Sean Healy ; Neville Keery (Conseil irlandais) ; Jos&#233; Macedo Pereira, Carlos de Pitta e Cunha (Conseil portugais ;) ; Luigi V. Majocchi et Giampiero Orsello (Conseil italien) ; H.J. Mettler et Alois Riklin (Conseil suisse) ; John Pinder et Derek Prag (Conseil britannique) ; Giancarlo Piombino (Conseil des Communes et des r&#233;gions d'Europe) ; Ivo Samkalden (Conseil hollandais) ; Wolfgang Wessels (Institut f&#252;r Europ&#228;ische Politik) ; A. Westerhof (Association europ&#233;enne des Enseignants) et l'autrichien Max Wratschgo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh8' id='nb8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='footnote'&gt;8&lt;/a&gt;] La motion &#233;tablissait pr&#233;cis&#233;ment qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de reconna&#238;tre aux institutions europ&#233;ennes le r&#244;le que leur attribuaient les principes d&#233;mocratiques, en particulier, la participation &#8220;avec tous les droits dans la pr&#233;paration et l'adoption de l'Acte constituant de l'Union europ&#233;enne.&#8221; Cf. &#8220;The Herman motion was approved by the EP on 14 April.&#8221; in L'Unit&#224; europea, XIII (1986), n&#176; 146 (April). La motion &#233;tablissait pr&#233;cis&#233;ment qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de reconna&#238;tre aux institutions europ&#233;ennes le r&#244;le que leur attribuaient les principes d&#233;mocratiques, en particulier, la participation &#8220;avec tous les droits dans la pr&#233;paration et l'adoption de l'Acte constituant de l'Union europ&#233;enne.&#8221; Cf. &#8220;The Herman motion was approved by the EP on 14 April.&#8221; in L'Unit&#224; europea, XIII (1986), n&#176; 146 (April).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh9' id='nb9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='footnote'&gt;9&lt;/a&gt;] Nord sugg&#233;ra d'attendre la v&#233;rification de l'Acte unique pour demander aux gouvernements de soutenir leurs responsabilit&#233;s et de s'engager dans de nouvelles n&#233;gociations politiques et diplomatiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh10' id='nb10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='footnote'&gt;10&lt;/a&gt;] Seeler, soutenu en dehors du PE principalement par l'Europa Union allemande, argua que le Parlement de l'&#233;poque aurait d&#251; modifier le projet de f&#233;vrier 1984 en prenant en compte les objections soulev&#233;es par les Parlements nationaux et les gouvernements, et soumettre la nouvelle version aux autorit&#233;s nationales l&#233;gitimes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh11' id='nb11' class='spip_note' title='Notes 11' rev='footnote'&gt;11&lt;/a&gt;] Des accords provisoires auraient organis&#233; les relations avec les Etats membres de la Communaut&#233; qui n'auraient pas rejoint l'Union.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh12' id='nb12' class='spip_note' title='Notes 12' rev='footnote'&gt;12&lt;/a&gt;] Le r&#233;f&#233;rendum reprenait le texte d'une initiative populaire propos&#233;e par le MFE. Le texte sur lequel les Italiens &#233;taient appel&#233;s &#224; voter &#233;tait le suivant : &#8220;Pensez- vous qu'il soit n&#233;cessaire de transformer la Communaut&#233; europ&#233;enne en une r&#233;elle Union dot&#233;e d'un gouvernement responsable devant le parlement, en confiant au Parlement europ&#233;en la t&#226;che de faire un projet de constitution &#224; soumettre directement &#224; la ratification des institutions comp&#233;tentes des Etats membres de la Communaut&#233; ? &#187; Cf. le suppl&#233;ment de L'Unit&#224; europea, XV (1988), n&#176; 169.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh13' id='nb13' class='spip_note' title='Notes 13' rev='footnote'&gt;13&lt;/a&gt;] Albertini definit &#8220;actes constructifs&#8221; ces actions innovantes destin&#233;es &#224; cr&#233;er de nouvelles formes de statualit&#233; europ&#233;ennes : par leur nature r&#233;volutionnaire, elles sont ext&#233;rieures au processus politique normal, et sont les pr&#233;rogatives des avant-gardes politiques. Cf. Mario Albertini, &#8220;La strat&#233;gie de la lutte pour l'Europe&#8221;, dans, Le F&#233;d&#233;raliste, Pavie, VII (1965), n&#176; 3-4. Tout au long de l'histoire de l'int&#233;gration europ&#233;enne, ces &#171; actes &#187; peuvent &#234;tre attribu&#233;s aux mouvements f&#233;d&#233;ralistes qui se sont lev&#233;s des cendres de la seconde guerre mondiale et de personnalit&#233;s &#233;clair&#233;es comme Monnet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Daniela PREDA
Historienne - Responsable de colloques sur l'histoire du f&#233;d&#233;ralisme - Universit&#233; de G&#234;nes - Essai publi&#233; sur Il Federalista - Pavie - n&#176; 1 - 2003&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduit de l'italien par Joseph Montchamp et Jean-Francis Billion&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>F&#233;d&#233;ralismes latino-am&#233;ricains : un tr&#232;s rapide tour d'horizon&#8230;</title>
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		<dc:creator>Ronan Blaise</dc:creator>



		<description>Ne c&#233;dons pas &#224; la myopie : l'id&#233;e f&#233;d&#233;raliste (l'id&#233;al f&#233;d&#233;raliste) et ses applications institutionnelles concr&#232;tes ne sont pas seulement l'apanage des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique, de quelques rares pays de l'ancien monde (Suisse, Allemagne, Autriche, Belgique, etc.) ou de certains &#201;tats appartenant &#224; l'ancienne sph&#232;re coloniale britannique (Australie, Canada, Inde, Afrique du sud, Nigeria, etc.). C'est aussi une modalit&#233; d'organisation des pouvoirs qu'on retrouve en bien d'autres lieux, sur bien d'autres (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ne c&#233;dons pas &#224; la myopie : l'id&#233;e f&#233;d&#233;raliste (l'id&#233;al f&#233;d&#233;raliste) et ses applications institutionnelles concr&#232;tes ne sont pas seulement l'apanage des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique, de quelques rares pays de l'ancien monde (Suisse, Allemagne, Autriche, Belgique, etc.) ou de certains &#201;tats appartenant &#224; l'ancienne sph&#232;re coloniale britannique (Australie, Canada, Inde, Afrique du sud, Nigeria, etc.). C'est aussi une modalit&#233; d'organisation des pouvoirs qu'on retrouve en bien d'autres lieux, sur bien d'autres continents, et concernant bien d'autres populations aux mentalit&#233;s fort diff&#233;rentes. En Am&#233;rique latine, notamment.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Un Nouveau monde qui n'est pas exempt&#233; des querelles de l'ancien&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan humain strictement &#171; ethnique &#187;, cet espace g&#233;ographique latino-am&#233;ricain est caract&#233;ris&#233; par un tr&#232;s important m&#233;tissage de populations tr&#232;s diverses et aux identit&#233;s bien particuli&#232;res -nationales et ethniques- tr&#232;s marqu&#233;es : autochtones am&#233;rindiens divers et vari&#233;s, descendants cr&#233;oles des colons hispaniques, descendants des esclaves noirs d&#233;port&#233;s depuis l'Afrique, descendants des immigr&#233;s europ&#233;ens ou asiatiques des XIXe et XXe si&#232;cles, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, ce m&#233;tissage et ce m&#233;lange identitaires ne sont pas uniformes &#224; l'&#233;chelle du sous-continent. Et ils donnent l&#224; naissance &#224; des identit&#233;s locales -locales, r&#233;gionales et nationales- tr&#232;s sp&#233;cifiques et tr&#232;s marqu&#233;es, caract&#233;ris&#233;es par de forts sentiments d'appartenance, qu'on les appelle &#171; patriotisme &#187; ou &#171; nationalisme &#187;, volont&#233; d'affirmation des uns, tentation h&#233;g&#233;monique &#171; imp&#233;riale &#187; des autres, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sentiments d'appartenance, patriotismes et nationalismes : des passions id&#233;ologiques bien connues de nous autres -Europ&#233;ens. Et qui auront, dans ce Nouveau monde (m&#234;me si ces &#233;pisodes sont assez mal connus de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique...), les m&#234;mes d&#233;clinaisons politiques et les m&#234;mes cons&#233;quences fatales que dans l'ancien : formatage identitaire des individus, &#171; caporalisation &#187; des soci&#233;t&#233;s civiles, mise en place de r&#233;gimes politiques plus ou moins autoritaires (et pas n&#233;cessairement d&#233;mocratiques...), sanglantes guerres au sein m&#234;me des &#201;tats (pour la s&#233;cession &#171; vitale &#187; des uns ou pour le maintien de l'unit&#233; &#171; n&#233;cessaire &#187; selon les autres...), conflits arm&#233;s entre &#201;tats, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; ces nombreux tourments identitaires (et &#224; leurs tragiques cons&#233;quences militaires et humaines), le f&#233;d&#233;ralisme a pu, autrefois (et peut encore, &#224; ce jour...), repr&#233;senter une s&#233;rieuse alternative &#224; la politique &#171; nationale &#187; du seul &#171; rapport de force &#187;, autre nom de la &#171; guerre larv&#233;e de tous contre tous &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme : une modalit&#233; d'organisation dans la naissance des &#171; Etats-Nations &#187; latino am&#233;ricains&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, d&#232;s le XIXe si&#232;cle, le f&#233;d&#233;ralisme a ainsi &#233;t&#233; l'une des modalit&#233;s pratique de construction &#233;tatique et d'organisation politique de certains de ces nouveaux &#201;tats-nations latino-am&#233;ricains issus de la d&#233;colonisation des Am&#233;riques coloniales espagnoles, et portugaises (Br&#233;sil).
Parmi ces tout premiers &#201;tats &#171; f&#233;d&#233;raux &#187; d'Am&#233;rique latine -existant encore &#224; ce jour- on compte le Mexique (&#201;tat organis&#233; selon des modalit&#233;s f&#233;d&#233;rales d&#232;s 1824), l'Argentine (d&#232;s 1853), le Venezuela (&#224; partir de 1864), le Br&#233;sil (&#224; partir de 1891).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&#224;, il s'agissait souvent -une fois la &#171; puissance coloniale &#187; (espagnole ou portugaise) enfin &#171; &#233;vacu&#233;e &#187;- d'organiser l'&#201;tat national naissant.
En essayant d'organiser et de d&#233;coupler les pouvoirs. Et en r&#233;partissant &#233;quitablement les responsabilit&#233;s politiques entre une &#171; cit&#233;-m&#233;tropole &#187; (un pouvoir central&#8230;) d&#233;j&#224; souvent envahissants (ici : autorit&#233;s politiques de Mexico, Buenos Aires, Caracas, Rio de Janeiro -bient&#244;t Brasilia..., etc.) et des provinces p&#233;riph&#233;riques aspirant d&#233;j&#224; &#224; plus d'autonomie et de reconnaissance politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autrefois simple &#171; modalit&#233; d'organisation &#187; des pouvoirs (permettant de garantir la paix civile, ainsi que l'unit&#233; de ces &#201;tats dans la diversit&#233; de leurs composantes : notamment face aux tentatives de s&#233;cession identitaires ou &#233;conomiques&#8230;), ces structures f&#233;d&#233;rales se retrouvent n&#233;anmoins, aujourd'hui, souvent confront&#233;es au double d&#233;fi du d&#233;sengagement financier des &#201;tats centraux et de l'apprentissage (parfois douloureux) de l'autonomie locale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N&#233;anmoins, apr&#232;s de longs d&#233;bats (parfois de sanglantes guerres civiles&#8230;) lors de leur naissance (au XIXe si&#232;cle...), ces divers &#201;tats f&#233;d&#233;raux semblent avoir aujourd'hui, depuis lors et &#224; ce jour, atteint - bon gr&#233; / mal gr&#233; - leurs points d'&#233;quilibre politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si bien qu'il semble assez peu probable de voir leurs architectures institutionnelles (aujourd'hui consensuelles -en tout cas pour leurs grandes lignes- aux yeux de leurs soci&#233;t&#233;s civiles respectives...), changer de fa&#231;on tr&#232;s significative dans les ann&#233;es &#224; venir...&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Quelques &#233;checs tonitruants d'organisations supranationales&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors de la naissance de ces &#171; &#201;tats-nations &#187; latino-am&#233;ricains (qu'ils soient f&#233;d&#233;raux ou non...), il a &#233;galement exist&#233; une tendance politique ayant pour vision et pour objectif politique la formation d'une grande &#171; union continentale latino-am&#233;ricaine &#187; qui serait &#171; au-dessus &#187; m&#234;me des &#201;tats-nations alors en gestation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#171; tendance &#187;, cette &#171; ambition &#187; politique &#233;tait alors repr&#233;sent&#233;e par Simon Bolivar, le Libertador lui m&#234;me : le p&#232;re de l'ind&#233;pendance de bon nombre de ces &#201;tats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un projet politique grandiose qui allait n&#233;anmoins finalement sombrer sous les coups de boutoirs des mesquineries individuelles et des ambitions politiciennes des bourgeoisies locales, sous les coups des nationalismes naissants.
On allait m&#234;me dire, par la suite, que Bolivar en &#233;tait mort de chagrin, apr&#232;s l'&#233;chec de ce fameux Congr&#232;s panam&#233;ricain de Panama o&#249; venait de sombrer l'id&#233;e de l'unit&#233; latino-am&#233;ricaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre ce projet avort&#233; de grande &#171; Union continentale latino-am&#233;ricaine &#187;, trois autres structures &#171; supranationales &#187; allaient &#233;galement sombrer dans l'aventure de la naissance des &#201;tats latino-am&#233;ricains.
Et se conclure par tout autant d'&#233;checs politiques : la &#171; Grande-Colombie &#187; (dissoute en 1830-1831) [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='&#201;tat compos&#233; (1819-1831) du Venezuela, de l'Equateur, de la Colombie et du (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;], la tr&#232;s &#233;ph&#233;m&#232;re conf&#233;d&#233;ration &#171; p&#233;ruano-bolivienne &#187; (de br&#232;ve existence, en 1836-1839) et les &#171; Provinces Unies d'Am&#233;rique centrale &#187; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='footnote' title='&#201;tat f&#233;d&#233;ral compos&#233; de six &#171; &#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s &#187; situ&#233;s sur l'isthme central-am&#233;ricain (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;] (conf&#233;d&#233;ration dissoute en 1838-1839).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Un retour du r&#234;ve bolivarien ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, en ce d&#233;but de XXIe si&#232;cle, il semble que le mod&#232;le supranational pr&#233;conis&#233; en son temps par le Libertador Simon Bolivar soit en train de faire son grand retour dans les d&#233;bats politiques, et dans l'espace latino-am&#233;ricain. Et pas seulement pour satisfaire les &#233;tranges et quelque peu &#171; m&#233;galomaniaques &#187; ambitions personnelles d'un Hugo Chavez (ou les r&#234;ves &#171; indig&#233;nistes &#187; d'un Evo Moral&#232;s...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, &#224; la suite de la mise en place de certains accords &#233;conomiques adopt&#233;s dans les ann&#233;es 1990 -Accords de libre &#233;change nord-am&#233;ricains ou Alena (en 1989-1994), puis March&#233; commun du sud de l'Am&#233;rique ou Mercosur (en 1995) -une douzaine d'&#201;tats d'Am&#233;rique du sud sont, depuis lors, pass&#233;s &#224; l'&#233;tape sup&#233;rieure : celle de la construction politique supranationale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, ce 23 mai 2008, &#224; Brasilia, au terme d'un processus politique entam&#233; d&#232;s 2004, ces douze &#201;tats sud-am&#233;ricains [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='footnote' title='&#201;tats membres de cette Union sud-am&#233;ricaine : soit les quatre &#201;tats fondateurs (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;] se sont officiellement r&#233;unis en vue de mettre en place une &#171; Communaut&#233; &#187; supranationale, depuis lors devenue Union politique sud-am&#233;ricaine (officiellement : Union des Nations sud-am&#233;ricaines, Unasur).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre une communaut&#233; &#233;conomique, ce projet d'Union politique continentale sud-am&#233;ricaine pr&#233;voyait, &#224; terme : la cr&#233;ation d'une monnaie commune, la mise en place d'une citoyennet&#233; commune et d'un passeport commun, ainsi que la mise en place d'un parlement commun, tout cela devant &#234;tre mis en place en s'inspirant (de l'aveu m&#234;me des auteurs de ce projet politique...) du mod&#232;le communautaire europ&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela devant aboutir -&#224; terme- &#224; la mise en place d'un nouvel ensemble politique qui devrait alors repr&#233;senter, s'il se concr&#233;tise, une population de 360 millions d'habitants. Et qui sera (en superficie tout du moins : avec ses 17 millions de km&#178;), la plus vaste union &#233;conomique, mon&#233;taire et politique du monde (n'en d&#233;plaise &#224; son &#171; mod&#232;le &#187; institutionnel proclam&#233; : l'Union europ&#233;enne...).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;L'occasion, pour ces &#201;tats d'Am&#233;rique latine, d'exp&#233;rimenter un f&#233;d&#233;ralisme d'un type nouveau, d&#233;sormais supranational&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alisant -peut-&#234;tre, ainsi- le r&#234;ve des Libertadores, le r&#234;ve de Bolivar : celui d'une union des peuples d'Am&#233;rique du sud, travaillant &#224; leur prosp&#233;rit&#233;, &#224; leur rayonnement et au maintien de la libert&#233; et de la paix dans cette r&#233;gion du monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] &#201;tat compos&#233; (1819-1831) du Venezuela, de l'Equateur, de la Colombie et du Panama ; dissous en 1830-1831.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh2' id='nb2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='footnote'&gt;2&lt;/a&gt;] &#201;tat f&#233;d&#233;ral compos&#233; de six &#171; &#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s &#187; situ&#233;s sur l'isthme central-am&#233;ricain : soit les actuels cinq &#201;tats ind&#233;pendants du Guatemala, du Honduras, d'El Salvador, du Nicaragua, du Costa Rica... et l'ancien &#201;tat &#171; sud-mexicain &#187; -aujourd'hui dissout- de Los Altos.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[&lt;a href='#nh3' id='nb3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='footnote'&gt;3&lt;/a&gt;] &#201;tats membres de cette Union sud-am&#233;ricaine : soit les quatre &#201;tats fondateurs du Mercosur (Argentine, Br&#233;sil, Paraguay et Uruguay), les cinq &#201;tats membres de la Communaut&#233; andine (Bolivie, Colombie, Equateur, P&#233;rou, Venezuela) et trois &#201;tats associ&#233;s (Chili, Guyana et Surinam).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ronan BLAISE
&lt;br /&gt;Ancien responsable des Jeunes Europ&#233;ens Rouen - Ancien R&#233;dacteur en chef du Taurillon - Dieppe&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour en savoir plus, du m&#234;me auteur :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://www.taurillon.org/Histoire-du-Federalisme-en-Amerique-latine' class='spip_out'&gt;http://www.taurillon.org/Histoire-d...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://www.taurillon.org/Vers-des-Etats-Unis-d-Amerique-du-sud' class='spip_out'&gt;http://www.taurillon.org/Vers-des-E...&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un gouvernement &#233;conomique europ&#233;en pour conjurer la crise de l'UE</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article207</link>
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		<dc:date>2010-04-25T16:28:27Z</dc:date>
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		<dc:creator>Antonio Longo</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ce</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s la Gr&#232;ce, la crise du d&#233;ficit public touche maintenant l'Espagne, elle &#233;branle les march&#233;s financiers et la sp&#233;culation s'y rajoute. La r&#233;sistance de l'union mon&#233;taire est en mise en question du moment o&#249; les comptes publics de certains pays (Gr&#232;ce, Portugal, Espagne) risquent d'&#234;tre hors de contr&#244;le. A l'automne 2008, les gouvernements europ&#233;ens ne voulurent pas que l'UE lance un plan anti-crise unique, orient&#233; vers la troisi&#232;me r&#233;volution industrielle (&#233;nergies renouvelables et nouvelles technologies) (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?rubrique25" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147- 2010/01&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la Gr&#232;ce, la crise du d&#233;ficit public touche maintenant l'Espagne, elle &#233;branle les march&#233;s financiers et la sp&#233;culation s'y rajoute. La r&#233;sistance de l'union mon&#233;taire est en mise en question du moment o&#249; les comptes publics de certains pays (Gr&#232;ce, Portugal, Espagne) risquent d'&#234;tre hors de contr&#244;le. A l'automne 2008, les gouvernements europ&#233;ens ne voulurent pas que l'UE lance un plan anti-crise unique, orient&#233; vers la troisi&#232;me r&#233;volution industrielle (&#233;nergies renouvelables et nouvelles technologies) et financ&#233; par des ressources propres, avec des liens et des objectifs communs qui aurait co&#251;t&#233; beaucoup moins cher que la somme des plans nationaux et aurait eu des retomb&#233;es g&#233;n&#233;rales sur l'&#233;conomie europ&#233;enne tout enti&#232;re. Le r&#233;sultat c'est que, pour endiguer la r&#233;cession &#233;conomique, nos pays ont laiss&#233; courir la d&#233;pense publique bien au-del&#224; de la fameuse contrainte du d&#233;ficit de 3 % du PIB. Pour la Gr&#232;ce, l'Espagne et le Portugal, ce dernier, pour 2009, a respectivement atteint 12,6, 10 et 6,6 %. Et l'Italie prend le m&#234;me chemin avec la circonstance aggravante d'avoir en 2009 un rapport entre la dette publique et le PIB de 115 %, le plus important des pays de l'UE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise est donc pass&#233;e de la finance &#224; l''&#233;conomie r&#233;elle' (r&#233;cession), au ch&#244;mage et maintenant &#224; la dette publique, tout en restant aussi en danger sur tous les fronts &#233;tant donn&#233; qu'aucune r&#233;forme financi&#232;re internationale n'a &#233;t&#233; mise en chantier jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De toutes les r&#233;gions du monde, c'est justement l'Europe qui est dans la situation la pire. En 2010, la croissance atteindra &#224; peine les 0,9 % du PIB dans la zone euro, tandis qu'en Chine elle approchera les 10 %, en Inde les 7 %, au Br&#233;sil les 4,8 % et aux Etats-Unis les 4,4 %. C'est parce que nous restons toujours en retard pour les investissements dans la recherche et le d&#233;veloppement. L'UE reste bloqu&#233;e &#224; un modeste 1,77 % l&#224; o&#249; le Japon investit 3,39 % du PIB et les Etats-Unis 2,66 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ex Premier Ministre belge Guy Verhofstadt, maintenant chef du groupe des lib&#233;raux et d&#233;mocrates au Parlement europ&#233;en, a envoy&#233; une lettre &#224; Herman Van Rompuy, nouveau Pr&#233;sident de l'UE, dans laquelle il fait un examen impitoyable de &#171; l'&#233;tat de l'Union &#187; : l'ann&#233;e derni&#232;re l'Europe est rest&#233;e absente dans tous les dossiers importants, de la Conf&#233;rence de Copenhague sur le climat &#224; la question iranienne et m&#234;me sur celle de Ha&#239;ti (manque total de coordination des aides europ&#233;ennes, m&#234;me si elles ont &#233;t&#233; nombreuses). Et il conclue ainsi ; &#171; si, le 11 f&#233;vrier prochain les Chefs d'Etat et de gouvernement veulent vraiment comprendre les raisons des &#233;checs r&#233;cents de l'UE, ils devront en tirer une seule conclusion : l'Europe a besoin de plus d'unit&#233; et de plus d'int&#233;gration, autrement l'Union cessera de jouer un r&#244;le sur l'&#233;chiquier mondial. Regarder vers le Trait&#233; de Lisbonne en esp&#233;rant que le vent tourne est insuffisant &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le virage ne pourra &#234;tre pris que par la d&#233;cision, possible et rapide, de donner naissance &#224; &#171; un gouvernement &#233;conomique unique &#187; de l'Union pour renverser la vapeur et repositionner l'&#233;conomie europ&#233;enne sur le chemin de la comp&#233;titivit&#233; et de la croissance. Un gouvernement &#233;conomique europ&#233;en ne peut pas se d&#233;finir simplement par la coordination des politiques &#233;conomiques des pays membres (comme l'a d&#233;j&#224; pr&#233;vu le Trait&#233; de Lisbonne), mais il doit pouvoir poss&#233;der aussi, en plus d'une politique mon&#233;taire, une politique fiscale. C'est indispensable pour stabiliser un d&#233;s&#233;quilibre structurel qui se manifeste entre l'offre et la demande en pr&#233;sence d'une crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier pas doit &#234;tre fait sur le th&#232;me du budget de l'UE qui est aujourd'hui encore consid&#233;r&#233; comme un appendice des budgets nationaux alors qu'il doit au contraire devenir un instrument de la politique &#233;conomique europ&#233;enne. Il s'agit de d&#233;cider d'une nette augmentation des 'ressources propres' de l'Union (un budget europ&#233;en qui passerait de 1 &#224; 2 % du PIB communautaire) par le d&#233;placement d'un quota d'imposition des budgets nationaux (par exemple, sous la forme d'une surimposition europ&#233;enne), &#224; &#233;galit&#233; d'imposition fiscale globale pour le contribuable. Le quota &#171; europ&#233;en &#187; devrait financer les biens et les services publics qui peuvent &#234;tre le plus efficacement affect&#233;s au niveau europ&#233;en (s&#233;curit&#233;, &#233;nergie, investissements pour la recherche fondamentale, tourn&#233;s vers le soutien &#224; l'innovation technologique). Une fonction analogue pourrait &#234;tre assur&#233;e par des &#171; obligations de l'Union &#187; comme modalit&#233; de r&#233;colte de capitaux internationaux vou&#233;s &#224; financer des projets europ&#233;ens sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une d&#233;cision de ce genre montrerait que l'UE entend compl&#233;ter l'&#233;difice de Maastricht avec la naissance d'une politique &#233;conomique commune. Ce serait le signe que l'Europe n'entend pas se laisser mettre en marge de l'histoire du monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Antonio LONGO
&lt;br /&gt;Membre du Bureau ex&#233;cutif du MFE - Gallarate&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc PREVEL - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>&#192; propos du 60e anniversaire de la D&#233;claration Schuman...</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article220</link>
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		<dc:date>2010-04-22T06:25:27Z</dc:date>
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		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>Il y a 60 ans, le 9 mai 1950, &#233;tait publi&#233;e la D&#233;claration lanc&#233;e par Robert Schuman, Ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, fortement inspir&#233;e par Jean Monnet et consid&#233;r&#233;e comme l'acte fondateur de l'Union europ&#233;enne (UE). Dans ce texte l'on pouvait lire : &#171; Le gouvernement fran&#231;ais propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute autorit&#233; commune, dans une organisation ouverte &#224; la participation des autres pays d'Europe. La mise en commun des productions de (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a 60 ans, le 9 mai 1950, &#233;tait publi&#233;e la D&#233;claration lanc&#233;e par Robert Schuman, Ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, fortement inspir&#233;e par Jean Monnet et consid&#233;r&#233;e comme l'acte fondateur de l'Union europ&#233;enne (UE).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce texte l'on pouvait lire : &#171; Le gouvernement fran&#231;ais propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute autorit&#233; commune, dans une organisation ouverte &#224; la participation des autres pays d'Europe. La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera imm&#233;diatement l'&#233;tablissement de bases communes de d&#233;veloppement &#233;conomique, premi&#232;re &#233;tape de la &lt;strong&gt;F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne&lt;/strong&gt; &#187;... Si la mise en place de la CECA, en 1951, a trac&#233; la voie par la suite &#224; celle du March&#233; commun puis de l'UE, il semble que l'objectif initial d'aller vers une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne, que les p&#232;res fondateurs souhaitaient, &#224; travers cette D&#233;claration, &#171; graver dans le marbre &#187; ait &#233;t&#233; depuis jet&#233; aux oubliettes par les responsables politiques qui gouvernent aujourd'hui l'Union. &lt;a href='http://www.pressefederaliste.eu/spip.php?article214' class='spip_in'&gt;Le &#171; Billet &#187; de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt; qui ouvre ce num&#233;ro est consacr&#233; &#224; ce sujet inqui&#233;tant.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;F&#233;d&#233;ralisme&#8230;
&lt;p&gt;&#8230; et int&#233;grations r&#233;gionales dans le monde&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre dossier &lt;strong&gt;Focus&lt;/strong&gt; est, ce trimestre, consacr&#233; au fait que, malgr&#233; les limites de l'UE et la dangereuse p&#233;riode de stagnation de son int&#233;gration politique, cons&#233;quence du refus du Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en en 2005, malgr&#233; l'adoption laborieuse de la rustine que constitue l'insuffisant Trait&#233; de Lisbonne (m&#234;me si les f&#233;d&#233;ralistes s'en r&#233;jouissent, faute de mieux, et en prennent acte), pourtant, partout dans le monde,&lt;strong&gt; tous ceux qui oeuvrent &#224; la mise en place d'espaces &#233;conomiques, mon&#233;taires, voire politiques, communs (en Am&#233;rique latine, en Asie du Sud ou de l'est, en Afrique&#8230;) ont les yeux riv&#233;s sur l'&#233;volution de l'UE&lt;/strong&gt; qu'ils consid&#232;rent comme un mod&#232;le et dont ils comprennent mal le report perp&#233;tuel de l'unification politique indispensable &#224; sa p&#233;rennit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;F&#233;d&#233;ralisme, autonomies&#8230;
&lt;p&gt;&#8230; organisation et r&#233;forme territoriale&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre &lt;strong&gt;Fed'actualit&#233;&lt;/strong&gt;, est, lui, consacr&#233; au th&#232;me &lt;strong&gt;&#171; F&#233;d&#233;ralisme, autonomies, organisation et r&#233;forme territoriale &#187;&lt;/strong&gt;. Quand nous avons envisag&#233;, en janvier, ces deux th&#232;mes de dossier, nous n'avions pas une parfaite conscience de leur imbrication et de leur compl&#233;mentarit&#233; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;centes &#233;lections r&#233;gionales ont connu en France, comme ce fut le cas pour les &#233;lections europ&#233;ennes, un taux record d'abstention, pour des raisons &#233;quivalentes : les &#233;lecteurs n'y ont pas vu de v&#233;ritable enjeu politique, tout se d&#233;cidant encore aujourd'hui (&#8230; et encore plus demain ?) &#224; Paris. Nous consid&#233;rons pour notre part, comme le d&#233;clarait &lt;strong&gt;Aim&#233; C&#233;saire&lt;/strong&gt; en 1958 que : &lt;strong&gt;&#171; quand trop de choses sont d&#233;cid&#233;es &#224; Paris, cela revient &#224; dire le plus souvent que trop de choses sont impos&#233;es par Paris. C'est-&#224;-dire que le syst&#232;me comporte un risque de tyrannie &#187;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;bats qui les ont accompagn&#233;es ont par ailleurs largement laiss&#233; dans l'ombre le projet de r&#233;forme territoriale, bient&#244;t &#224; l'ordre du jour du Parlement et qui risque, en renfor&#231;ant encore la centralisation, en continuant d'ignorer les identit&#233;s culturelles et linguistiques, de maintenir une exception fran&#231;aise regrettable, coupable et co&#251;teuse, au sein de l'UE. Que l'on nous permette, en guise de conclusion, une deuxi&#232;me citation, extraite, elle, du programme de l'automne 1944 de la r&#233;gion de Lyon du &lt;strong&gt;Mouvement de lib&#233;ration nationale&lt;/strong&gt; : demandant &lt;strong&gt;&#171; l'abolition du centralisme administratif napol&#233;onien, antith&#232;se de toute d&#233;mocratie &#187; (point 2), et, &#171; une large d&#233;centralisation avec autonomie administrative aux r&#233;gions et localit&#233;s administr&#233;es par des chambres r&#233;gionales et des conseils locaux, &#233;lus au suffrage universel, &lt;em&gt;seuls comp&#233;tents pour juger sans aucune tutelle administrative les int&#233;r&#234;ts r&#233;gionaux et locaux dans le cadre des lois nationales&lt;/em&gt; &#187;&lt;/strong&gt; (point 4).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La suppression de la tutelle pr&#233;fectorale, d&#233;partementale et r&#233;gionale, nous semble aujourd'hui une n&#233;cessit&#233; imp&#233;rative pour pr&#233;parer, demain, une France f&#233;d&#233;rale, dans une Europe et un monde f&#233;d&#233;ral&#8230; Dans l'imm&#233;diat elle ne sera, en tout cas, pas de trop pour &#233;tablir des contre-pouvoirs locaux et r&#233;gionaux dont une France, largement en sark-overdoze , a plus besoin que jamais !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F&#233;d&#233;choses&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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