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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste est une association dont la vocation est la diffusion de publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Mondialisme</title>
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		<description>Les historiens ont beau rep&#233;rer une ou plusieurs mondialisations ant&#233;rieures &#224; l'&#233;poque contemporaine, jamais les marchandises, les capitaux et les hommes n'ont circul&#233; aussi facilement qu'aujourd'hui. Au progr&#232;s technique qui rend le transport plus rapide et moins co&#251;teux s'est ajout&#233; le triomphe d'une id&#233;ologie favorable au libre-&#233;change, au moins dans les pays occidentaux. C'est ainsi que s'est organis&#233; un r&#233;seau complexe dont les grands axes sont n&#233;anmoins ais&#233;ment rep&#233;rables : flux d'investissement (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-Numero-156-juin-2012" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 156 &#8212; 2012/06&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les historiens ont beau rep&#233;rer une ou plusieurs mondialisations ant&#233;rieures &#224; l'&#233;poque contemporaine, jamais les marchandises, les capitaux et les hommes n'ont circul&#233; aussi facilement qu'aujourd'hui. Au progr&#232;s technique qui rend le transport plus rapide et moins co&#251;teux s'est ajout&#233; le triomphe d'une id&#233;ologie favorable au libre-&#233;change, au moins dans les pays occidentaux. C'est ainsi que s'est organis&#233; un r&#233;seau complexe dont les grands axes sont n&#233;anmoins ais&#233;ment rep&#233;rables : flux d'investissement directs des vieux pays industriels en direction des &#233;mergents, flux de biens de consommations en sens contraire. Et comme les derniers l'emportent largement sur les premiers, les pays &#233;mergents accumulent des cr&#233;ances sur le reste du monde. La cons&#233;quence de tout cela, dans un pays comme la France, est bien connue : d&#233;sindustrialisation, d&#233;ficit commercial, ch&#244;mage massif et, en d&#233;pit de tout, sant&#233; insolente des grandes entreprises qui font d&#233;sormais ailleurs leur chiffre d'affaires et leur profit. Le gouvernement, totalement impuissant &#224; renverser ces tendances lourdes, en est r&#233;duit &#224; faire la cour aux nouveaux g&#233;ants industriels des pays &#233;mergents afin qu'ils acceptent, moyennant des subventions ruineuses, de racheter nos usines et de produire chez nous. Ces op&#233;rations, quand elles aboutissent, sont en g&#233;n&#233;ral d&#233;cevantes, les investisseurs &#233;trangers ayant encore moins d'&#233;tats d'&#226;me que les capitalistes fran&#231;ais lorsqu'il s'agit de fermer un &#233;tablissement leur appartenant en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette mondialisation-l&#224; a &#233;t&#233; port&#233;e en particulier par l'Union europ&#233;enne (UE) au nom du raisonnement suivant : l'ouverture du march&#233; &#224; la concurrence mondiale est le meilleur moyen de contraindre les producteurs europ&#233;ens &#224; faire les efforts de comp&#233;titivit&#233; n&#233;cessaires &#224; la poursuite de la croissance, laquelle est la condition de la prosp&#233;rit&#233; et de l'emploi. On sait ce qu'il en est advenu ! Certains pays ont accept&#233; le jeu de la comp&#233;titivit&#233;. On pense en particulier &#224; l'Allemagne qui a fait un effort consid&#233;rable pour augmenter la productivit&#233; et r&#233;duire le co&#251;t du travail. D'autres pays, dont la France, n'ont pas eu cet h&#233;ro&#239;sme, ont laiss&#233; leurs emplois industriels filer &#224; l'&#233;tranger, leur d&#233;ficit commercial se creuser, et leur ch&#244;mage s'accro&#238;tre. Avec comme cons&#233;quences in&#233;vitables, une croissance ralentie ou atone, les d&#233;ficits sociaux et publics en augmentation vertigineuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La division qui s'est op&#233;r&#233;e entre pays &#171; cigales &#187; et pays &#171; fourmis &#187; a eu une autre cons&#233;quence. Comme les &#233;changes ext&#233;rieurs des pays europ&#233;ens se font pour la plus grande part entre eux, l'exc&#233;dent commercial des fourmis s'est constitu&#233; pour l'essentiel au d&#233;triment des cigales. En d'autres termes, les premi&#232;res ont export&#233; leur d&#233;ficit commercial en direction des secondes, le r&#233;sultat global &#233;tant typiquement celui d'un &#171; jeu &#224; somme nulle &#187; (pour emprunter au vocabulaire des &#233;conomistes). Et tout cela pour un r&#233;sultat qui, m&#234;me du point de vue des fourmis, n'est pas si brillant, tant leur co&#251;t social para&#238;t &#233;lev&#233;. En Allemagne par exemple : multiplication des temps partiels, augmentation du nombre des travailleurs pauvres et maintien du taux de ch&#244;mage aux environs de 6 %, ce qui est loin d'&#234;tre n&#233;gligeable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant ce temps les pays &#233;mergents continuent &#224; afficher une croissance &#224; deux chiffres, ou peu s'en faut. Ils utilisent en effet tous les instruments disponibles pour maintenir leur comp&#233;titivit&#233;, sans se soucier des r&#232;gles de la &#171; concurrence non fauss&#233;e &#187; auxquelles s'accroche l'UE. L'exemple de la Chine est particuli&#232;rement &#233;loquent, qui joue sur une monnaie sous-&#233;valu&#233;e et les protections tarifaires comme non tarifaires. On ne sait pas suffisamment que, pour vendre en Chine, les industriels du vieux monde sont presque syst&#233;matiquement oblig&#233;s d'investir dans une usine sur place, de transf&#233;rer la technologie et de faire en sorte que la plus grande partie de la valeur ajout&#233;e soit produite en Chine. On ne sait pas bien non plus, peut-&#234;tre, que les Chinois pratiquent la r&#233;tention des &#171; terres rares &#187;, ces m&#233;taux indispensables pour les nouvelles technologies : qui en veut doit investir dans une usine de transformation sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; des &#171; partenaires &#187; pr&#234;ts &#224; tout pour poursuivre leur croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (ce qui suppose d'exporter massivement des produits bon march&#233; et de produire de plus en plus chez soi, gr&#226;ce &#224; la technologie la plus moderne, les produits qu'on importait auparavant, pour devenir &#224; son tour exportateur de ces produits), le discours et la politique libre-&#233;changistes des Europ&#233;ens seraient presque comiques s'ils n'avaient pas des cons&#233;quences aussi d&#233;sastreuses. Quant aux Am&#233;ricains qui ont la r&#233;putation de faire preuve d'un peu plus de pragmatisme, ils sont si lourdement endett&#233;s &#224; l'&#233;gard de la Chine que leur marge de manoeuvre est en tout &#233;tat de cause limit&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mondialisation dans ses modalit&#233;s actuelles a donc toutes les chances de se transformer en un nouvel imp&#233;rialisme. Et il n'est pas besoin d'&#234;tre grand clerc pour annoncer quel sera le futur h&#233;g&#233;mon. Le pays le plus peupl&#233; de la plan&#232;te qu'il inonde de ses produits de plus en plus sophistiqu&#233;s, le premier cr&#233;ancier du monde d&#233;tenteur de r&#233;serves en dollars colossales, peut d'ores et d&#233;j&#224; faire preuve de beaucoup d'autorit&#233;. Pour l'heure, les dirigeants chinois n'ont pas encore d&#233;cid&#233; de prendre le pouvoir. Ils se contentent de bloquer les n&#233;gociations internationales qui ne leur conviennent pas (sur l'environnement, par exemple) et de se montrer sans piti&#233; vis-&#224;-vis de leurs minorit&#233;s (tib&#233;taine, ou&#239;goure) qui voudraient revendiquer une certaine autonomie. En dehors de leur pr&#233;-carr&#233;, ils se sont montr&#233;s jusqu'ici partisans du maintien d'un certain statu quo (voir Ta&#239;wan), mais il n'y a aucune raison pour que cette attitude relativement n&#233;gligente se prolonge &#233;ternellement. D'ores et d&#233;j&#224;, on aura not&#233; que les anciennes grandes puissances ne se hasardent plus &#224; provoquer le &#171; g&#233;ant chinois &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; consid&#233;rer l'histoire de l'humanit&#233;, l'imp&#233;rialisme est la solution la plus naturelle, celle qui est &#233;prouv&#233;e depuis longtemps : une puissance &#233;merge qui dicte sa loi au monde ; au bout d'un temps plus ou moins long, elle conna&#238;t la d&#233;cadence ; s'ensuit une p&#233;riode d'anarchie, apr&#232;s quoi une nouvelle puissance &#233;merge, et ainsi de suite. L'autre solution qui, elle, n'a jamais &#233;t&#233; &#233;prouv&#233;e serait le mondialisme, au sens de la d&#233;mocratie mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'&#233;tat actuel des choses, le choix entre les deux solutions est purement th&#233;orique. Car si l'on voit ce qui pourrait conduire &#224; un nouvel imp&#233;rialisme (il est d&#233;j&#224; en train de se construire), la possibilit&#233; pratique du mondialisme ne se dessine toujours pas. Si pourtant un tel choix existait, on verrait imm&#233;diatement appara&#238;tre un conflit entre deux crit&#232;res. Suivant l'id&#233;ologie dominante en Occident, &#224; savoir le lib&#233;ralisme politique (th&#233;oris&#233; par John Stuart Mill, John Rawls&#8230;), le mondialisme est pr&#233;f&#233;rable &#224; l'imp&#233;rialisme comme la d&#233;mocratie est pr&#233;f&#233;rable &#224; la dictature. Par contre, &#224; consid&#233;rer le crit&#232;re de l'efficacit&#233;, un h&#233;g&#233;mon adepte des m&#233;thodes autoritaires para&#238;t bien plus capable de faire r&#233;gner l'ordre, en particulier l'ordre &#233;cologique dont la plan&#232;te a si grand besoin. Certes, jusqu'ici, les Chinois se sont plut&#244;t distingu&#233;s par leur indiscipline sur ce plan-l&#224;, mais les choses sont en train de changer car ils se rendent bien compte qu'ils sont les premi&#232;res victimes de leur pollution. Or il existe une m&#233;thode &#233;vidente pour ramener les nuisances environnementales d'origine humaine &#224; un niveau acceptable : inverser la tendance d&#233;mographique et faire diminuer tr&#232;s rapidement la population mondiale. Qui mieux que les Chinois qui ont d&#233;j&#224; exp&#233;riment&#233; la politique de l'enfant unique (avec des r&#233;sultats certes insuffisants) pourrait l'imposer ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut quand m&#234;me r&#234;ver. Imaginer que l'imp&#233;rialisme chinois fera long feu et que, face &#224; l'aggravation des probl&#232;mes &#233;cologiques, l'humanit&#233;, dans un r&#233;flexe de survie, d&#233;cidera de remettre son destin &#224; une autorit&#233; supranationale dot&#233;e de la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique. Un tel gouvernement mondial n'aurait de raison d'&#234;tre que s'il &#233;tait dot&#233; d'un pouvoir effectif. Cela revient &#224; inventer un mode de fonctionnement de la d&#233;mocratie mondiale tel qu'elle serait en mesure d'imposer des d&#233;cisions douloureuses (au moins &#224; court terme) &#224; tous les peuples, mieux &#224; tous les habitants de la plan&#232;te. Quelque chose dont les nations d&#233;mocratiques ne se sont gu&#232;re montr&#233;es capables jusqu'ici dans leur propre territoire, puisqu'elles fonctionnent sur la base du compromis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Herland&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Professeur de sciences &#233;conomiques &#224; l'Universit&#233;
des Antilles et de la Guyane. Directeur adjoint du
Centre de recherches sur l'insularit&#233; et la
mondialisation (Martinique). Membre du Centre
d'&#233;conomie et de finances internationales (Aix-en-
Provence - CNRS et Universit&#233; de la M&#233;diterran&#233;e)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Pour un plan europ&#233;en extraordinaire de d&#233;veloppement durable et pour l'emploi</title>
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		<dc:subject>Emploi</dc:subject>

		<description>I) Objet Nous demandons &#224; la Commission europ&#233;enne de proposer un plan europ&#233;en extraordinaire pour un d&#233;veloppement durable et pour l'emploi, afin de relancer l'&#233;conomie europ&#233;enne et de cr&#233;er de nouveaux emplois. II) Objectifs 1) Un programme extraordinaire d'investissements publics de l'Union europ&#233;enne (UE), pour la production de biens mat&#233;riels europ&#233;ens et le soutien financier &#224; la production et &#224; la sauvegarde de bien publics europ&#233;ens (&#233;nergies renouvelables, recherche et innovation, (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 159 &#8212; mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Emploi" rel="tag"&gt;Emploi&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;I) Objet &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Nous demandons &#224; la Commission europ&#233;enne de proposer un plan europ&#233;en extraordinaire pour un d&#233;veloppement durable et pour l'emploi, afin de relancer l'&#233;conomie europ&#233;enne et de cr&#233;er de nouveaux emplois.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; II) Objectifs &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;1) Un programme extraordinaire d'investissements publics de l'Union europ&#233;enne (UE), pour la production de biens mat&#233;riels europ&#233;ens et le soutien financier &#224; la production et &#224; la sauvegarde de bien publics europ&#233;ens (&#233;nergies renouvelables, recherche et innovation, nouvelles technologies &#8211;par exemple les r&#233;seaux de t&#233;l&#233;communication &#224; haut d&#233;bit&#8211;, protection de l'environnement et du patrimoine culturel, infrastructures de transport, r&#233;seaux &#233;nerg&#233;tiques, agriculture &#233;cologique, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2) Un fond europ&#233;en de solidarit&#233; pour le financement de mesures sociales pour la lutte contre le ch&#244;mage et pour la cr&#233;ation de nouveaux emplois stables et de qualit&#233;, avec une r&#233;f&#233;rence particuli&#232;re &#224; l'emploi des jeunes. Ce fond devrait remplacer les Fonds existants &#8211;en particulier le Fond europ&#233;en d'ajustement &#224; la mondialisation (FEM) institu&#233; par le r&#232;glement 1927/2006&#8211; avec une augmentation de leur dotation financi&#232;re et une simplification des proc&#233;dures d'acc&#232;s, afin de cr&#233;er un nouvel instrument de politique sociale europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;III) Motifs &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le &#171; Pacte europ&#233;en pour la croissance &#187; adopt&#233; au Conseil europ&#233;en du 28 juin 2012 ne semble pas &#234;tre suffisant pour relancer l'&#233;conomie europ&#233;enne et lutter contre le ch&#244;mage, surtout des jeunes, lequel a atteint des niveaux records dans l'UE. En fait, au-del&#224; des financements de la Banque europ&#233;enne d'investissements (BEI) et de la r&#233;utilisation des cr&#233;dits provenant des fonds structurels, le budget europ&#233;en n'interviendrait qu'&#224; hauteur de cinq milliards d'euros dans le financement de ce Pacte. A l'&#233;vidence les budgets nationaux de nombreux pays europ&#233;ens ne parviennent plus &#224; g&#233;n&#233;rer de la croissance et &#224; lutter efficacement contre le ch&#244;mage, en raison des mesures d'aust&#233;rit&#233; d&#233;cid&#233;es au niveau europ&#233;en. Par cons&#233;quent, seul le budget europ&#233;en semble &#224; m&#234;me d'intervenir avec efficacit&#233; pour relancer l'&#233;conomie et cr&#233;er de nouveaux emplois, gr&#226;ce &#224; l'attribution de nouvelles ressources en provenance des rentr&#233;es de la Taxe sur les transactions financi&#232;res et / ou de la Taxe carbone qui va &#234;tre cr&#233;&#233;e par les institutions europ&#233;ennes. Si n&#233;cessaire, le Cadre financier pluriannuel pour les ann&#233;es 2014-2020, qui va &#234;tre adopt&#233; par les Institutions de l'UE, devrait &#234;tre modifi&#233; sur la base de la clause de flexibilit&#233;, pour permettre d'apporter au bilan europ&#233;en un pourcentage des entr&#233;es en provenance des nouveaux instruments financiers.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;IV) Fondements juridiques &lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Un plan europ&#233;en extraordinaire pour un d&#233;veloppement durable et pour l'emploi devrait &#234;tre adopt&#233; par une d&#233;cision ou un r&#232;glement du Conseil de l'UE, apr&#232;s approbation du Parlement europ&#233;en, sur la base de l'article 352 du TFUE. Le financement de ce plan devrait &#234;tre assur&#233;, pour l'essentiel, par le budget europ&#233;en (sans pr&#233;judice d'un recours ult&#233;rieur aux financements de la BEI) gr&#226;ce &#224; l'attribution de nouvelles ressources provenant des recettes de la Taxe sur les transactions financi&#232;res ou de la Taxe carbone qui va &#234;tre cr&#233;&#233;e par les institutions europ&#233;ennes, selon un m&#233;canisme &#233;quivalent &#224; celui qui r&#232;gle l'attribution d'un pourcentage de la TVA au budget europ&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Pour un Plan europ&#233;en extraordinaire de d&#233;veloppement durable et pour l'emploi&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Dans un cadre mondial en profonde &#233;volution, caract&#233;ris&#233; par la participation d'ensembles croissants de population au d&#233;veloppement, requ&#233;rant une utilisation rationnelle et efficace des ressources naturelles (alimentaires, &#233;nerg&#233;tiques), l'Europe doit tout &#224; la fois mettre en oeuvre une politique de ma&#238;trise rigoureuse des ressources et faire &#233;voluer son syst&#232;me &#233;conomique et son appareil productif vers un dispositif &#233;quitable et durable. Les choix fondamentaux de l'Europe vont dans la bonne direction, depuis les objectifs mentionn&#233;s dans le Trait&#233; de Lisbonne jusqu'aux d&#233;cisions du Conseil europ&#233;en pour 2020. Mais la voie &#233;troite associant la rigueur budg&#233;taire (qu'il s'agisse des Etats ou des individus) au d&#233;veloppement durable n'est praticable que par un effort europ&#233;en engag&#233; en commun. Le d&#233;veloppement ne peut reprendre que par des investissements qui rendront les entreprises europ&#233;ennes comp&#233;titives, en r&#233;duisant la consommation et le co&#251;t de l'&#233;nergie et des mati&#232;res premi&#232;res, en utilisant pleinement les technologies de l'information, en mettant en valeur et en diffusant la soci&#233;t&#233; de la connaissance, en r&#233;&#233;quilibrant le pouvoir d'achat. L'augmentation progressive du revenu des citoyens des &#233;conomies &#233;mergentes ouvre pour l'Europe d'immenses possibilit&#233;s d'exportation de biens et de services de qualit&#233;. Si l'on n'indique pas clairement qu'il est possible de mettre en chantier une phase de d&#233;veloppement nouvelle et diff&#233;rente, on perdra l'occasion d'inscrire avec succ&#232;s l'&#233;conomie europ&#233;enne dans le nouveau cycle mondial. La capacit&#233; de produire des biens industriels &#224; partir de composants de haute technologie, des services de pointe, des biens culturels de haute qualit&#233;, est d&#233;j&#224; effective dans de nombreux secteurs et lieux de l'&#233;conomie europ&#233;enne, mais elle ne pourra s'&#233;tendre, s'accro&#238;tre, s'am&#233;liorer qu'en s'ins&#233;rant dans un choix strat&#233;gique. C'est &#224; la faveur d'abord du March&#233; commun, puis du March&#233; unique, que l'Europe est parvenue &#224; entrer dans des cycles d'expansion longs. Un choix similaire est n&#233;cessaire aujourd'hui pour ins&#233;rer pleinement l'Europe dans la nouvelle &#233;conomie mondiale. Les propositions diffus&#233;es au cours de la phase difficile que traverse actuellement l'&#233;conomie europ&#233;enne sont souvent orient&#233;es dans la bonne direction, mais le fait de les limiter aux cadres nationaux en compromet la possibilit&#233; de r&#233;alisation, l'efficacit&#233; et l'&#233;conomie. De m&#234;me que le programme du March&#233; unique de 1992 visait &#224; faire face au co&#251;t de la non Europe, les solutions propos&#233;es aujourd'hui sont elles aussi limit&#233;es par le co&#251;t de la &#171; non Europe &#187;. L'un des exemples les plus flagrants est apport&#233; par les investissements pour la recherche -
particuli&#232;rement dans le domaine des &#233;nergies nouvelles- qui permettent de comprendre comment des plans uniquement nationaux et non int&#233;gr&#233;s au niveau europ&#233;en aboutissent &#224; un &#233;norme g&#226;chis de ressources que la n&#233;cessaire politique de rigueur qui doit guider les budgets publics et m&#234;me les entreprises priv&#233;es, ne permet plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est indispensable de lancer un Plan europ&#233;en, limit&#233; mais d&#233;cisif, pour indiquer la direction &#224; prendre, &#224; tous les op&#233;rateurs &#233;conomiques et sociaux europ&#233;ens. C'est &#224; la Commission europ&#233;enne qu'incombe la principale responsabilit&#233; de proposer les mesures n&#233;cessaires au Parlement et au Conseil europ&#233;en et de les pr&#233;senter aux citoyens, aux forces politiques, &#233;conomiques et sociales europ&#233;ennes. Le plan doit aussi concerner les relations avec les zones les plus &#233;troitement li&#233;es &#224; l'UE en raison de leur proximit&#233; g&#233;ographique, en particulier ces pays m&#233;diterran&#233;ens qui ont engag&#233; une profonde &#233;volution politique, &#233;conomique et sociale. Le plan d'investissement propos&#233; en son temps avec une grande clairvoyance par le Pr&#233;sident Delors doit &#224; nouveau &#234;tre propos&#233; et finalis&#233; pour cr&#233;er les conditions n&#233;cessaires de comp&#233;titivit&#233;, durabilit&#233; et coh&#233;rence sociale, pour la relance europ&#233;enne. Il revient &#224; la Commission d'indiquer les projets &#224; soutenir, d'en garantir la faisabilit&#233; et d'en assurer la gestion rigoureuse et transparente. Le budget europ&#233;en devrait, &#224; terme, &#234;tre financ&#233; exclusivement par des ressources propres, essentiellement constitu&#233;es de la Taxe carbone, de la Taxe sur les transactions financi&#232;res et de la nouvelle TVA europ&#233;enne. C'est pourquoi les propositions d&#233;j&#224; avanc&#233;es par la Commission en mati&#232;re de Taxe carbone et de Taxe sur les transactions financi&#232;res constituent les &#233;l&#233;ments essentiels du Plan propos&#233; et leur adoption en garantirait le fonctionnement. En outre la Taxe carbone peut amener le syst&#232;me &#233;conomique &#224; des choix durables et elle est compatible avec des mesures transitoires visant &#224; la faire porter &#233;galement sur les produits import&#233;s de zones n'ayant pas encore adopt&#233; de mesures analogues. Quant &#224; la Taxe sur les transactions financi&#232;res elle peut &#234;tre utilis&#233;e pour rendre socialement soutenable la transition du syst&#232;me &#233;conomique en refinan&#231;ant d'une mani&#232;re significative le Fonds d'adaptation &#224; la mondialisation en en red&#233;finissant les missions et en d&#233;pla&#231;ant, au moins en partie, le poids fiscal du travail non qualifi&#233; et pr&#233;caire sur les revenus financiers. Le lancement du Plan, avec ses mesures fiscales europ&#233;ennes communes, devrait &#234;tre accompagn&#233; d'une r&#233;duction des d&#233;penses actuellement engag&#233;es aujourd'hui par les Etats membres dans des secteurs relevant d'une intervention commune. Pour assurer la transparence et l'efficacit&#233; maximale dans l'utilisation des ressources, il est n&#233;cessaire de pr&#233;voir, chaque fois que possible, et assur&#233;ment dans le domaine de la recherche de nouvelles sources d'&#233;nergie, la mise en oeuvre de programmes sp&#233;cifiques et, dans ce cas, d'agences responsables de l'utilisation des fonds. Puisque l'objectif principal du Plan est la relance des nvestissements, il faut aussi pr&#233;voir des interventions financi&#232;rement significatives - m&#234;me si c'est avec une attribution diff&#233;r&#233;e - en activant l'&#233;mission d'obligations europ&#233;ennes de projet (Euro Project Bonds), en impliquant la BEI dans l'instruction et la gestion des interventions pour la partie du plan qu'elle finance (&#224; travers un &#171; Fonds patrimonial &#187; qui conserve la propri&#233;t&#233; des investissements effectu&#233;s), afin de disposer - gr&#226;ce au revenu diff&#233;r&#233; de tels investissements - de ressources pour les nouvelles g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;Indications quantitatives &lt;/h4&gt; &lt;p&gt;La Taxe sur les transactions financi&#232;res permettrait de trouver environ 30 &#224; 40 milliards d'euros suppl&#233;mentaires pour le budget europ&#233;en afin d'obtenir des cr&#233;dits ad&#233;quats dans le secteur de la recherche et pour le refinancement du Fonds institu&#233; par la Commission en 2006 pour faire face &#224; la n&#233;cessit&#233; d'adapter le march&#233; du travail &#224; la mondialisation. Le budget de l'Union s'av&#233;rerait ainsi proche du seuil des 1,27 % &#233;tabli en son temps par les Etats membres. Lors des cycles pr&#233;c&#233;dents d'expansion, l'Europe a r&#233;ussi &#224; cr&#233;er plus de 15 millions de nouveaux postes de travail. Le Plan devrait permettre la cr&#233;ation d'au moins 20 millions de nouveaux postes de travail en consid&#233;rant qu'il devrait, en particulier, rendre le secteur des services comp&#233;titif et diviser ainsi par deux le taux de ch&#244;mage actuel. Le montant des investissements pr&#233;vus par le Plan devrait atteindre au moins 300 &#224; 500 milliards, &#224; affecter dans un d&#233;lai de 3 &#224; 5 ans. Pour permettre l'&#233;mission d'Euro Project Bonds ou une garantie de la part de l'UE, il faudrait une Taxe carbone capable de produire un revenu d'au moins 50 milliards annuels pour r&#233;tribuer les &#233;missions. L'utilisation de la Taxe carbone pour soutenir le plan d'investissements dans la phase de d&#233;marrage, serait pleinement justifi&#233; par le fait que la taxe elle-m&#234;me tendra &#224; diminuer au fur et &#224; mesure que - gr&#226;ce en particulier au Plan propos&#233; - l'&#233;conomie europ&#233;enne utilisera des sources d'&#233;nergie non g&#233;n&#233;ratrices de C02. Au terme du Plan, l'Union disposerait d'un patrimoine dont le montant pourrait atteindre au moins le double de la valeur de l'investissement, assurant ainsi aux nouvelles g&#233;n&#233;rations un soutien ad&#233;quat, comme cela se passe pour les jeunes Norv&#233;giens gr&#226;ce au &#171; Fonds de pensions &#187; aliment&#233; par les revenus du p&#233;trole : dans le cas pr&#233;sent il s'agirait des revenus tir&#233;s des nouvelles sources d'&#233;nergie, activ&#233; par le Plan &#224; travers les investissements et les d&#233;penses de recherche. Le &#171; Fonds patrimonial &#187; pourrait, en particulier, soutenir l'insertion des jeunes Europ&#233;ens par des projets de service civil et, pour ceux qui, au terme des &#233;tudes, entrent dans le monde du travail (en se fondant aussi sur l'exp&#233;rience d'Erasmus), de formations pour &#233;liminer la pr&#233;carit&#233;, de promotion d'activit&#233;s de travail autonome et de d&#233;veloppement de l'entrepreneuriat des jeunes.&lt;/p&gt; &lt;h4 class=&quot;spip&quot;&gt;Mise en oeuvre partielle ou int&#233;grale du Plan par un groupe d'Etats membres &lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Au cas o&#249; des difficult&#233;s insurmontables se pr&#233;senteraient pour la participation de tous les Etats, il faudrait pr&#233;voir la possibilit&#233; pour un groupe d'Etats de proc&#233;der selon les r&#232;gles concernant les coop&#233;rations renforc&#233;es, en particulier de la part de l'Eurogroupe et des Etats qui voudront s'y associer, comme cela est d&#233;j&#224; pr&#233;vu dans les r&#233;centes propositions Europlus sur la comp&#233;titivit&#233;, pr&#233;sent&#233;es par le gouvernement allemand.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'emploi et les jeunes, d&#233;ficit d'int&#233;gration, d&#233;ficit de participation Diagnostic, pistes pour l'action</title>
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		<dc:date>2013-04-13T16:23:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Catherine Montfort</dc:creator>


		<dc:subject>Emploi</dc:subject>

		<description>Avec un taux moyen de 22 % de ch&#244;mage parmi les moins de 25 ans, les jeunes Europ&#233;ens appellent &#224; la solidarit&#233; entre g&#233;n&#233;rations et &#224; une action publique europ&#233;enne prioritaire. Les 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans actuellement ni en emploi ni en formation ni &#224; l'&#233;cole repr&#233;sentent le risque d'une &#171; g&#233;n&#233;ration perdue &#187; et &#224; l'initiative du Groupe Europe de l'UEF et du Groupe de r&#233;flexion sur l'avenir du service public europ&#233;en, le 12 juillet 2012 &#224; Bruxelles, trois repr&#233;sentants des jeunes (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 159 &#8212; mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Emploi" rel="tag"&gt;Emploi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec un taux moyen de 22 % de ch&#244;mage parmi les moins de 25 ans, les jeunes Europ&#233;ens appellent &#224; la solidarit&#233; entre g&#233;n&#233;rations et &#224; une action publique europ&#233;enne prioritaire. Les 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans actuellement ni en emploi ni en formation ni &#224; l'&#233;cole repr&#233;sentent le risque d'une &#171; g&#233;n&#233;ration perdue &#187; et &#224; l'initiative du Groupe Europe de l'UEF et du Groupe de r&#233;flexion sur l'avenir du service public europ&#233;en, le 12 juillet 2012 &#224; Bruxelles, trois repr&#233;sentants des jeunes Europ&#233;ens engag&#233;s ont rencontr&#233; Henri Malosse, Pr&#233;sident du groupe des employeurs du Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en, et Brigitte Degen, de la Commission europ&#233;enne - DG Emploi. Outre un diagnostic sombre de la situation actuelle des jeunes en Europe, ils ont appel&#233; &#224; une action prioritaire de l'Union europ&#233;enne pour les jeunes et avec les jeunes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Groupe Europe de l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens et le Groupe de r&#233;flexion sur l'avenir du service public europ&#233;en (GRASPE) ont organis&#233; le jeudi 12 juillet un d&#233;bat public sur le th&#232;me des jeunes et de l'emploi en cette p&#233;riode de crise. Les participants de la table ronde devaient apporter des pistes de r&#233;flexion et d'action pour faire face &#224; la pr&#233;carisation croissante et &#224; la hausse dramatique du ch&#244;mage parmi les jeunes en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mme Vlandas du GRASPE, co-animatrice du d&#233;bat, a pr&#233;cis&#233; d'entr&#233;e que la d&#233;gradation des conditions d'emploi des jeunes pose la question des conditions
mat&#233;rielles de vie mais plus globalement aussi celle de leur place dans nos soci&#233;t&#233;s, de leur repr&#233;sentation, de leur pouvoir-faire et de leur possibilit&#233; de b&#226;tir leur vie. De m&#234;me les crises des derni&#232;res ann&#233;es nourrissent les populismes, les sectarismes, et toutes autres d&#233;rives qui sont un poison pour l'Union. Catherine Viellilledent du Groupe Europe de l'UEF a chaleureusement f&#233;licit&#233; Henri Malosse pour son &#233;lection, la veille, &#224; la pr&#233;sidence du Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en. Elle a rappel&#233; qu'un an avant, exactement, le groupe Europe avait invit&#233; Alain Lamassoure pour parler de &#171; Budget europ&#233;en : vivre au-dessous de ses moyens &#187; devant un public de
fonctionnaires et de personnel des institutions. Elle pr&#233;sente ensuite les participants et salue une jeunesse engag&#233;e qui se mobilise dans le monde et en Europe pour porter dans le d&#233;bat public la question de la coh&#233;sion sociale et de la solidarit&#233; interg&#233;n&#233;rationnelle et pour &#339;uvrer &#224; la cr&#233;ation d'un corps politique dans l'Union europ&#233;enne (UE).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brigitte Degen (DG Emploi, Commission europ&#233;enne) a
tout d'abord soulign&#233; que la petite unit&#233; &#171; Emploi des jeunes &#187; est de cr&#233;ation r&#233;cente (janvier 2010) et a &#233;galement dans ses domaines de comp&#233;tences le microcr&#233;dit et l'entreprenariat. La Commission entend en effet donner la possibilit&#233; aux jeunes de trouver des carri&#232;res alternatives, en dehors du salariat, gr&#226;ce &#224; l'entreprenariat et &#224; la mise &#224; disposition de cr&#233;dits. Sujet au centre des pr&#233;occupations de la Commission ces derniers mois, notamment par la volont&#233; du pr&#233;sident Jos&#233; Manuel Barroso, &#224; la vue des chiffres inqui&#233;tants du ch&#244;mage et la d&#233;t&#233;rioration des possibilit&#233;s d'emploi parmi les jeunes. Certains chiffres font litt&#233;ralement froid dans le dos. Ainsi, 22,4 % des jeunes Europ&#233;ens (de
moins de 25 ans) sont au ch&#244;mage, taux deux fois et demi plus &#233;lev&#233; que celui des adultes. Le total de 5,52 millions des jeunes demandeurs d'emploi dans l'Union a cr&#251; de 1 million entre 2008 et 2010 et le ch&#244;mage &#224; long terme s'&#233;l&#232;ve &#224; 6,3 % (contre 2,4 % en 2008). 7,5 millions de jeunes entre 15 et 24 ans ne sont actuellement ni en emploi ni en formation ni &#224; l'&#233;cole. De plus, chiffre peut-
&#234;tre le plus inqui&#233;tant pour le futur, 12,6 % des jeunes qui veulent travailler ne cherchent plus d'emploi. Le ch&#244;mage des jeunes co&#251;te chaque ann&#233;e 1 % du PIB de
l'UE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Initiative sur les perspectives d'emploi des jeunes
lanc&#233;e en d&#233;cembre dernier par la Commission pour la p&#233;riode 2012/2013 demande aux Etats membres de faire un meilleur usage des fonds de l'Union disponibles,
notamment le Fonds Social Europ&#233;en, d'accro&#238;tre les
places en apprentissage et de prendre en consid&#233;ration les recommandations faites lors du Semestre europ&#233;en au
d&#233;but de cette ann&#233;e pour les programmes nationaux de r&#233;forme en 2012. Elle tend &#233;galement &#224; &#233;tendre la &#171; Garantie Jeunes &#187; &#224; d'autres pays que ceux l'ayant d&#233;j&#224; &#233;tablie (Finlande, Su&#232;de et Autriche) et promeut de la m&#234;me mani&#232;re un Cadre europ&#233;en pour la qualit&#233; des stages. La mobilit&#233; des jeunes est encourag&#233;e dans les diff&#233;rents programmes europ&#233;ens (Your first Eures Job, Erasmus, Leonardo da Vinci, Erasmus pour les entrepreneurs, Service Volontaire Europ&#233;en) pour leur permettre d'acqu&#233;rir de l'exp&#233;rience dans diff&#233;rents pays europ&#233;ens. La Commission souhaite soutenir l'apprentissage, les jeunes entrepreneurs et les entreprises sociales &#224; travers l'assistance technique &#224; l'acc&#232;s au Fonds Social Europ&#233;en. Un &#171; Paquet Emploi &#187; doit &#234;tre adopt&#233; en d&#233;cembre 2012. Mme Degen a tenu &#224; souligner pour conclure que la plus grande difficult&#233; sera de
toucher les jeunes qui ne s'inscrivent pas au ch&#244;mage et ne sont pas r&#233;pertori&#233;s dans les Etats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Henry Malosse, le tout prochain Pr&#233;sident du Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en, a d'abord soulign&#233; la singularit&#233; de la situation actuelle : l'UE cumule non seulement une crise dans l'Europe mais aussi &#224; une crise de l'Europe, qui rend encore plus criants les dommages caus&#233;s par les crises des derni&#232;res ann&#233;es. La seule issue pour en sortir est dans le f&#233;d&#233;ralisme et l'&#233;tablissement d'une gouvernance europ&#233;enne qui pourrait convaincre les Europ&#233;ens et leur donner un espoir. Les perspectives pour les jeunes en mati&#232;re d'emploi et de conditions de travail sont tr&#232;s sombres (voir le rapport de l'OIT) et les politiques de l'UE ne sont pas &#224; la hauteur des enjeux. L'&#233;tat d'esprit, tant des pouvoirs publics que des corps interm&#233;diaires et des entreprises, n'est pas du tout positif &#224; l'&#233;gard des jeunes qui font face &#224; trop d'obstacles avant de pouvoir montrer leurs comp&#233;tences et leurs capacit&#233;s. Il faudrait d'ailleurs selon lui bannir dans les offres d'emploi la demande d'exp&#233;rience qui est v&#233;ritablement discriminatoire. Ce conservatisme de la soci&#233;t&#233; europ&#233;enne (une &#171; soci&#233;t&#233; bloqu&#233;e &#187;) n&#233;cessite des r&#233;ponses radicales pour &#233;viter une catastrophe sociale. Il faudrait s'inspirer de certains pays qui font plus confiance aux jeunes et notamment &#224; leur esprit d'entreprenariat. La mobilit&#233; ne devrait plus &#234;tre une mobilit&#233; forc&#233;e pour des raisons &#233;conomiques mais volontaire, en tant que moyen d'am&#233;liorer ses comp&#233;tences. Pour cela, l'apprentissage des langues
&#233;trang&#232;res devrait &#234;tre am&#233;lior&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Malosse introduit quatre &#233;l&#233;ments d'action prioritaires pour le futur. Tout d'abord, la gouvernance europ&#233;enne devrait &#234;tre approfondie afin d'&#233;tablir un v&#233;ritable leadership au niveau europ&#233;en. Deuxi&#232;mement, la participation des jeunes au processus d&#233;cisionnel devrait se trouver encourag&#233;e pour remettre la jeunesse au centre des pr&#233;occupations et accro&#238;tre la confiance des dirigeants politiques. Le &#171; triangle d'or &#187; que constituent l'innovation, l'&#233;ducation et l'esprit d'entreprise doit devenir le c&#339;ur d'une politique de dimension europ&#233;enne. Le quatri&#232;me point constitue la r&#233;-
industrialisation de l'Europe pour sortir de la fiction d'une &#171; &#233;conomie de la connaissance &#187; pour revenir &#224; une conception de l'&#233;conomie r&#233;elle et productive. Pour
conclure, M. Malosse a &#233;voqu&#233; la n&#233;cessit&#233; de mettre en place des projets europ&#233;ens mobilisateurs pour retisser un lien entre la jeunesse europ&#233;enne et les institutions de l'Union europ&#233;enne et de disposer d'un vrai budget.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Henri Lastenouse, Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'association &#171; Sauvons l'Europe &#187;, a appel&#233; &#224; un plus grand poids de l'UE. Les Etats membres sont englu&#233;s dans des dettes qu'ils n'ont pas les moyens de payer (&#171; Qui va payer ? &#187;). Quant aux politiques, ils sont surtout soucieux de s'attirer l'&#233;lectorat des seniors (la g&#233;n&#233;ration d'apr&#232;s-guerre qui a pr&#233;serv&#233; ses privil&#232;ges). De plus, les jeunes sont devenus la variable d'ajustement des d&#233;cisions &#233;conomiques des entreprises. Ainsi, il est besoin de d&#233;velopper un agenda g&#233;n&#233;rationnel et d'entamer un v&#233;ritable dialogue avec les g&#233;n&#233;rations nouvelles qui vont h&#233;riter de la dette (&#171; La dette sans la dote &#187;). Son association tente une action sur le terrain, y compris via une p&#233;tition au Parlement
europ&#233;en. M. Lastenouse a fustig&#233; par ailleurs la peur de l'UE face au risque, ce qui rend impossible la relance, l'investissement et l'objectif de niveau de vie. Il a aussi d&#233;plor&#233; le manque de moyens &#224; disposition des jeunes 11
pour trouver des financements. Ainsi, les jeunes cr&#233;ateurs vont en Californie afin de se retrouver dans un climat plus favorable o&#249; des moyens financiers sont disponibles pour des projets &#224; risque. Il faut sortir de cette crise de mani&#232;re solidaire et mieux g&#233;rer la transition g&#233;n&#233;rationnelle en Europe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Luca Scarpiello, vice-Pr&#233;sident du Forum europ&#233;en des jeunes a soulign&#233; la dimension macro-&#233;conomique pour r&#233;gler le probl&#232;me du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233; de la jeune g&#233;n&#233;ration. La &#171; Garantie Jeunes &#187; a besoin de croissance pour &#234;tre v&#233;ritablement durable socialement. Sans croissance, l'innovation est bloqu&#233;e. L'aust&#233;rit&#233; constitue le plus grand ennemi des jeunes &#224; qui elle ne donne aucune perspective d'avenir. Il a d&#233;plor&#233; le manque de moyens au niveau europ&#233;en et mis en avant
l'utilit&#233; de faire de la jeunesse une priorit&#233; horizontale dans les politiques de l'Union : la pr&#233;carit&#233; des jeunes doit devenir &#233;galement un sujet au niveau europ&#233;en et la coordination des diff&#233;rents programmes devrait &#234;tre
am&#233;lior&#233;e. L'int&#233;gration du cadre de qualit&#233; pour les stages, propos&#233; par le Forum Europ&#233;en de la jeunesse, dans les projets de la Commission est un bon signe mais les perspectives pour le budget de l'UE sont inad&#233;quates. L'approfondissement du march&#233; unique europ&#233;en pour les travailleurs doit viser &#224; assurer aux personnes un certain niveau de protection sociale quelque soit leur lieu o&#249; elles travaillent. Il n'y aura pas de reprise sans implication des jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baki Youssoufou, Pr&#233;sident de la Conf&#233;d&#233;ration &#233;tudiante, syndicat &#233;tudiant en France, a pr&#233;cis&#233; que le syndicat qu'il pr&#233;side est pro-europ&#233;en, fait plut&#244;t rare dans les organisations syndicales d'&#233;tudiants o&#249; la
m&#233;fiance envers les politiques et, plus pr&#233;cis&#233;ment, la construction communautaire est tr&#232;s r&#233;pandue. Le corps enseignant des universit&#233;s diffuse le scepticisme vis-&#224;-vis de l'UE &#224; l'ensemble des &#233;tudiants. Il a exprim&#233; sa
frustration de voir les jeunes toujours intervenir en dernier sur la question de la jeunesse et les politiques en leur faveur sempiternellement passer apr&#232;s les autres politiques. La jeune g&#233;n&#233;ration ne peut pas ou n'a pas l'impression de pouvoir d&#233;terminer son destin, ce qui alimente sa m&#233;fiance envers les grandes entreprises qui ont licenci&#233; beaucoup de leurs proches ces derni&#232;res ann&#233;es et d&#233;truit, &#224; coup de licenciements de masse, les tissus territoriaux et familiaux qui prot&#232;gent les jeunes de la pr&#233;carit&#233; totale. Aussi les jeunes tendent-ils &#224;
privil&#233;gier les petites structures. Deux voies leur sont ouvertes : la cr&#233;ation de leur propre emploi, ou la
mobilit&#233;. Il rappelle que le ch&#244;mage frappe 26 millions de jeunes entre 15 et 35 ans ! Une enqu&#234;te parmi les jeunes cr&#233;ateurs d'entreprise a montr&#233; que 80 % des
projets sont abandonn&#233;s par manque de support budg&#233;taire et, &#224; l'universit&#233; de Villetaneuse, 70 % des &#233;tudiants sont boursiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'UE devrait se ressaisir pour am&#233;liorer l'emploi des jeunes alors que les gouvernements nationaux sont trop d&#233;pendants &#233;lectoralement des seniors. Comme piste d'action pour accro&#238;tre les possibilit&#233;s d'emploi chez les jeunes, il faudrait encourager l'initiative des jeunes et les aider &#224; cr&#233;er leur business plan. Les jeunes entrepreneurs ne sont pas assez aid&#233;s lors de la cr&#233;ation d'une entreprise. Pour conclure, il affirma que l'Europe ne pourra pas se faire sans sa jeunesse car les jeunes ont de l'&#233;nergie et il n'y a pas de croissance sans &#233;nergie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;UN DIALOGUE S'ETABLIT ENSUITE AVEC LA SALLE.&lt;/h3&gt; &lt;p&gt; Un membre du public souligne que l'Union europ&#233;enne n'a pas de comp&#233;tence en mati&#232;re d'emploi des jeunes ni les moyens de faire des politiques ambitieuses dans ce domaine. Cependant, Jos&#233; Manuel Barroso s'est mis en col&#232;re &#224; ce sujet. La meilleure fa&#231;on de rapprocher les jeunes des politiques europ&#233;ennes serait de mettre en place des projets mobilisateurs de dimension europ&#233;enne. Un autre membre du public a mis en avant la politique r&#233;gionale et le besoin de coop&#233;ration transfronti&#232;re pour les jeunes, tout sp&#233;cialement &#224; travers des programmes europ&#233;ens (Programme Interreg).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;M. Malosse a relev&#233; que le traitement des candidatures pour les programmes de l'UE prend plus d'un an, ce qui nuit &#224; sa cr&#233;dibilit&#233; car le temps perdu ne se rattrape pas facilement en &#233;conomie, surtout pour les projets transfrontiers. Il a d&#233;plor&#233; aussi le fait que les responsables europ&#233;ens ne fassent pas assez la promotion des programmes europ&#233;ens destin&#233;s aux jeunes entrepreneurs. Mme Degen a rappel&#233; que la Commission a mis &#224; l'honneur les jeunes dans les recommandations qu'elle a adress&#233;es aux Etats membres. Elle esp&#232;re que les jeunes des pays europ&#233;ens les reprendront &#224; leur compte pour faire pression sur les gouvernements nationaux. Elle a aussi reconnu aussi ne pas &#234;tre tr&#232;s &#233;cout&#233;e au sein de sa DG et au sein de la Commission lorsqu'elle met le sujet des jeunes sur la table. Il existe un probl&#232;me de leadership au niveau europ&#233;en. En outre, le rapport de force politique dans la Commission est d&#233;favorable aux politiques progressistes envers les jeunes et l&#224; o&#249; quelques services ont obtenu davantage de postes, la DG Emploi doit travailler &#224; personnel constant. Pour les pays actuellement en tr&#232;s grande difficult&#233; en Europe (la Gr&#232;ce et le Portugal), la DG ECFIN a mis &#224; l'index toute proposition de la part de la DG Emploi qui visait &#224; redonner de l'espoir aux jeunes dans ces pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mme Vlandas a t&#233;moign&#233; de la difficult&#233; de trouver des canaux pour parler aux jeunes et entamer un dialogue avec eux. M. Lastenouse a point&#233; du doigt le manque
criant de relais dans les institutions de l'UE pour les jeunes, en particulier les 15-25 ans qui n'ont pas de repr&#233;sentants politiques au parlement. Bien entendu, la soci&#233;t&#233; civile n'a pas &#224; se substituer au pouvoir public d&#233;mocratiquement &#233;lu mais doit agir diff&#233;remment. Le vice-Pr&#233;sident du Forum europ&#233;en des jeunes a jug&#233; qu'il y avait moins besoin de nouveaux programmes que de meilleure gestion des fonds en ciblant davantage les priorit&#233;s, notamment vers les jeunes, et en cherchant plus de repr&#233;sentativit&#233; dans le public cibl&#233;. Il a m&#234;me parl&#233; d'un blackout des questions de jeunesse dans les programmes. M. Youssoufou a &#233;voqu&#233; la trop grande lourdeur des programmes europ&#233;ens pour des jeunes, souvent sans le sou au d&#233;but de leur projet. Ainsi s'il faut mettre plus de moyens &#224; disposition des jeunes, il faut aussi se soucier de faciliter leurs d&#233;marches administratives. M. Lastenouse a prolong&#233; le d&#233;bat en soulignant que le probl&#232;me est le manque de croissance et non la dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les diff&#233;rents interlocuteurs ainsi que les organisateurs sont tomb&#233;s d'accord pour continuer le d&#233;bat. M. Malosse a promis que le Comit&#233; &#233;conomique et social
europ&#233;en t&#226;cherait d'&#234;tre le relais entre les jeunes et les repr&#233;sentants politiques au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Catherine Montfort&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Militante f&#233;d&#233;raliste - Membre du Groupe Europe de l'UEF &#8211; Bruxelles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les peuples, derni&#232;re chance pour l'Union europ&#233;enne ? </title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/Les-peuples-derniere-chance-Union-europeenne</link>
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		<dc:date>2013-04-13T13:15:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Paul Oriol</dc:creator>



		<description>Fran&#231;ois Hollande n'a pas voulu faire la m&#234;me erreur que Fran&#231;ois Mitterrand : &#171; la relance dans un seul pays &#187;, ce qui l'avait rapidement conduit &#224; un virage et &#224; rentrer dans le rang. Comme Mitterrand, il n'a pas voulu rompre avec l'Union europ&#233;enne (UE). Il a annonc&#233; qu'il refuserait de soumettre le pacte fiscal dans sa forme originale &#224; l'Assembl&#233;e nationale et qu'il obtiendrait auparavant un volet &#171; relance &#187;. M. Schockenhoff, d&#233;put&#233; allemand et vice-pr&#233;sident du groupe CDU/CSU, pr&#233;sident du (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 159 &#8212; mars 2013&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande n'a pas voulu faire la m&#234;me erreur que Fran&#231;ois Mitterrand : &#171; la relance dans un seul pays &#187;, ce qui l'avait rapidement conduit &#224; un virage et &#224; rentrer dans le rang.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme Mitterrand, il n'a pas voulu rompre avec l'Union europ&#233;enne (UE). Il a annonc&#233; qu'il refuserait de soumettre le pacte fiscal dans sa forme originale &#224;
l'Assembl&#233;e nationale et qu'il obtiendrait auparavant un volet &#171; relance &#187;. M. Schockenhoff, d&#233;put&#233; allemand et vice-pr&#233;sident du groupe CDU/CSU, pr&#233;sident du groupe franco-allemand, a r&#233;pondu que le pacte pouvait &#234;tre modifi&#233; &#171; dans sa rh&#233;torique &#187;, non dans sa &#171; substance &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;q&gt;Nous pouvons y mettre un beau paragraphe sur la croissance. Nous pouvons aussi r&#233;p&#233;ter de nouveau ce qui y est d&#233;j&#224; dit avec d'autres mots et en expliquant que nous nous engageons aussi &#224; nous pr&#233;occuper de la croissance. Comme &#231;a, Hollande pourra dire chez lui : 'J'ai fait en sorte que le pacte budg&#233;taire traite de croissance'.&lt;/q&gt; &lt;a href=&quot;http://www.euractiv.fr/electionpresidentielle/pacte-budgetaire-allemagne-preparearrivee-hollande-14444.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.euractiv.fr/electionpres...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est effectivement ce qu'il s'est pass&#233;. Fran&#231;ois Hollande a, finalement, assum&#233; au nom de la France la signature, par son pr&#233;d&#233;cesseur, du Pacte de solidarit&#233; et de croissance. Sans pouvoir r&#233;ellement l'infl&#233;chir. Ce que, fra&#238;chement &#233;lu, il disait avoir r&#233;ussi au sommet de juin 2012 et qui n'a &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; ni en novembre ni, encore moins, en janvier 2013.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour avancer, il a rompu son isolement en constituant un front de la relance avec, essentiellement, Mario Monti (pourtant un eurocrate) et Mariano Rajoy (pourtant un conservateur) face &#224; la coalition lib&#233;ro-vertueuse regroup&#233;e derri&#232;re Angela Merkel : coalition renforc&#233;e par le Royaume uni et David Cameron. Dont l'&#233;nergie a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;e, faisant de cette alliance un groupe plus lib&#233;ral qu'europ&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus, au del&#224; de leurs sentiments personnels, Angela Merkel comme David Cameron, pour gagner les prochaines &#233;lections, doivent tenir compte de la mont&#233;e de l'euroscepticisme dans leur propre camp : UKIP
(United Kingdom Independence Party = Parti pour l'ind&#233;pendance du Royaume uni ) et Alternative f&#252;r Deutschland (Alternative pour l'Allemagne)&#8230; &lt;a href=&quot;http://www.endzeit-news.org/neue-partei-alternative-furdeutschland-will-euro-abschaffen/&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.endzeit-news.org/neue-pa...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande a refus&#233; l'affrontement et la croissance reste un voeu pieux. Il a accept&#233; le pacte que beaucoup, non seulement &#224; gauche, estiment catastrophique pour la croissance et pour les peuples de l'Union.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face au Royaume uni de Cameron et &#224; l'Allemagne de Merkel, la France de Hollande ne fait pas le poids. N'est pas de Gaulle qui veut. L'Europe et la France d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La seconde guerre mondiale est finie. Et l'apr&#232;s guerre aussi. Les politiques au pouvoir aujourd'hui sont n&#233;s apr&#232;s la guerre ! Le pass&#233; historique a c&#233;d&#233; au pr&#233;sent &#233;conomique. La solidarit&#233; de l'apr&#232;s-guerre a fait place &#224; l'individualisme, la vision communautaire de l'Europe aux &#233;go&#239;smes nationaux. Et le lib&#233;ralisme triomphe&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dernier sommet europ&#233;en en est la preuve &#233;vidente. Pour la premi&#232;re fois le budget de l'UE a &#233;t&#233; revu &#224; la baisse. Et chaque chef d'Etat n'a parl&#233; que de ses int&#233;r&#234;ts d'Etat r&#233;els ou suppos&#233;s. Aucun n'a incarn&#233; une vision &#224; long terme de l'UE et aucune instance europ&#233;enne. Reste, peut-&#234;tre, le Parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hollande, sans dire ouvertement qu'il ne respectera pas le pacte, avance en tra&#238;nant les pieds. Il sait qu'il a des alli&#233;s. Les &#171; pays du club med &#187;, mais aussi la politique &#233;conomique des &#201;tats-Unis, les d&#233;clarations des plus grands &#233;conomistes et m&#234;me, dans une certaine mesure, le Fonds mon&#233;taire international.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'ayant pas r&#233;ussi &#224; entra&#238;ner l'UE dans une politique de relance, il doit &#233;largir le nombre de ses alli&#233;s, notamment les PECO (pays de l'Europe centrale et orientale), ces alli&#233;s traditionnels de la France, b&#234;tement m&#233;pris&#233;s par Jacques Chirac. Ils ont adh&#233;r&#233; &#224; l'UE &#224; d&#233;faut de pouvoir adh&#233;rer directement aux &#201;tats-Unis, ils sont s&#233;duits par la puissance allemande et sa r&#233;ussite &#233;conomique dont,
comme les autres, ils p&#226;tiront un jour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fran&#231;ois Hollande esp&#232;re dans une reprise qui tarde mais qui lui permettrait une autre politique &#233;conomique et d'avancer vers le respect des crit&#232;res de Maastricht, de fa&#231;on peut-&#234;tre plus efficace et surtout moins douloureuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette reprise pourrait venir des &#201;tats-Unis ! &lt;q&gt;Avec les nouvelles surprenantes qui s'accumulent, l'&#233;conomie
am&#233;ricaine semble se relever de la crise plus vite que pr&#233;vu. Ch&#244;mage en nette baisse, des indices boursiers en pleine forme... Cette semaine a vite chass&#233; les inqui&#233;tudes occasionn&#233;es par le d&#233;clenchement des coupes budg&#233;taires automatique. Malgr&#233; une alerte avec une chute de la croissance du dernier trimestre 2012, la premi&#232;re puissance mondiale a retrouv&#233; une forme de
tous les diables.&lt;/q&gt; &lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/08/etats-unis-crise-dette-bourse-emploi-croissance-deficit_n_2838057.html&quot; class='spip_url spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.huffingtonpost.fr/2013/0...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusqu'&#224; maintenant, au niveau institutionnel, seul le Parlement europ&#233;en a jou&#233; son r&#244;le dans le d&#233;bat sur le budget. Traduira-t-il ses d&#233;clarations fortes par un rejet du budget europ&#233;en ? Etant donn&#233; que la presque totalit&#233; des gouvernements sont de droite, le risque est grand que les d&#233;put&#233;s refusent de d&#233;juger leurs gouvernements ! Refuser de voter le budget serait loin d'&#234;tre une catastrophe. Ce serait m&#234;me un bienfait &#224; plusieurs titres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme l'a fait remarquer Cohn-Bendit, si le vote du PE est positif, le budgets annuel de l'UE est adopt&#233; pour 7 ans ! Deux mandatures du PE. Avec une l&#233;gislation de ce type, le budget de la France vot&#233; en 2012 par la majorit&#233; UMP serait valable pour toute la pr&#233;sente mandature et le d&#233;but de la suivante !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus grave, en adoptant ce budget pour 7 ans, le Conseil semble dire que la crise va durer 7 ans et qu'il ne faut pas pr&#233;voir un d&#233;veloppement budg&#233;taire de l'UE pendant
cette m&#234;me p&#233;riode ! C'est un message clair de r&#233;gression europ&#233;enne. Budget de crise ou budget de croisi&#232;re anti europ&#233;en ? Si le PE rejette le budget adopt&#233; par le Conseil, le budget de 2012 sera reconduit en 2013, puis, &#233;ventuellement, en 2014... Ceci aurait l'&#233;norme int&#233;r&#234;t de placer le budget de l'UE au centre du d&#233;bat des &#233;lections europ&#233;ennes de 2014. Enfin, une &#233;lection europ&#233;enne pourrait avoir
comme objet central l'UE et son budget ! Ce serait donner aux peuples de l'Union une partie du pouvoir qui leur a toujours &#233;t&#233; refus&#233;. Ce pourrait &#234;tre l'occasion de
l'ouverture d'un espace public europ&#233;en !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Perspective int&#233;ressante. Mais les peuples auront-ils la patience d'attendre et de subir jusque l&#224;. A chaque fois qu'ils en ont la possibilit&#233;, ils disent leur opposition &#224; la politique suivie : en votant pour l'opposition ou en s'abstenant parce qu'ils pensent que l'opposition ne fera pas mieux ou en votant pour ceux que les &#171; comp&#233;tents &#187; qui ont la solution &#224; tous les probl&#232;mes depuis des
ann&#233;es, appellent des &#171; clowns &#187;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et, au del&#224; des &#233;lections, les peuples de l'Union se r&#233;voltent tour &#224; tour, de la Gr&#232;ce au Portugal, de l'Italie &#224; la Bulgarie, s&#233;par&#233;ment dans de nombreux pays de l'Union. Mais ces r&#233;voltes sont s&#233;par&#233;es. Dispers&#233;es. L'indignation est partout. Sans v&#233;ritable printemps
europ&#233;en. Pour tout chambouler. Jusqu'&#224; quand ? Car si malgr&#233; une crise financi&#232;re qui dure maintenant depuis 5 ans , l'euro se porte bien gr&#226;ce notamment &#224; une d&#233;cision de Mario Draghi, la cure d'aust&#233;rit&#233; entra&#238;ne de lourds sacrifices pour les populations sans ouvrir de perspectives, d'esp&#233;rance pour les peuples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a pas d'espace politique europ&#233;en, les &#233;lections europ&#233;ennes de 2014 pourraient ouvrir un tel espace. Il n'y a pas &#171; d'espace social &#187; europ&#233;en. Mais de multiples espaces nationaux politiques ou sociaux. Les peuples du nord de la M&#233;diterran&#233;e sauront-ils cr&#233;er des r&#233;seaux sociaux europ&#233;ens n&#233;cessaires pour aller au del&#224; des &#171; indign&#233;s &#187; et ouvrir la voie &#224; une Europe de la solidarit&#233;. Paradoxalement, le salut viendra-t-il de la r&#233;volte des peuples contre les gouvernements fossoyeurs de l'Europe au profit du lib&#233;ralisme ? Sur quelles forces peuvent-ils compter ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est permis de r&#234;ver.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Paul Oriol&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Auteur de R&#233;sidents &#233;trangers citoyens ! Plaidoyer pour une citoyennet&#233; europ&#233;enne de r&#233;sidence (2003)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Do not disturb !</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/Do-not-disturb</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/Do-not-disturb</guid>
		<dc:date>2013-04-11T05:45:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>



		<description>Surtout, ne pas d&#233;ranger ! Telle est l'obsession de ceux qui pr&#233;tendent &#171; faire l'Europe &#187; au plus haut niveau, sans se r&#233;signer vraiment &#224; l'abandon de leurs pr&#233;rogatives nationales souveraines et sans m&#234;me se rendre compte que, dans de telles conditions, cette pr&#233;tention devient une v&#233;ritable gageure&#8230; Surtout, quand il convient, comme c'est le cas, de tenter p&#233;niblement de sortir le lourd charroi communautaire de l'enlisement provoqu&#233; par la plus grave crise &#233;conomique et financi&#232;re qu'il ait &#233;t&#233; donn&#233; &#224; (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 158 - d&#233;cembre 2012&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Surtout, ne pas d&#233;ranger ! Telle est l'obsession de ceux qui
pr&#233;tendent &#171; faire l'Europe &#187; au plus haut niveau, sans se r&#233;signer
vraiment &#224; l'abandon de leurs pr&#233;rogatives nationales souveraines
et sans m&#234;me se rendre compte que, dans de telles conditions, cette
pr&#233;tention devient une v&#233;ritable gageure&#8230; Surtout, quand il
convient, comme c'est le cas, de tenter p&#233;niblement de sortir le
lourd charroi communautaire de l'enlisement provoqu&#233; par la plus
grave crise &#233;conomique et financi&#232;re qu'il ait &#233;t&#233; donn&#233; &#224; notre bas
monde de conna&#238;tre depuis 1929/1931. Alors que la croissance
repart aux Etats-Unis et en Chine, les Europ&#233;ens continuent &#224;
pi&#233;tiner malgr&#233; les louables efforts qu'ils ont d&#233;velopp&#233;s ces trois
derni&#232;res ann&#233;es pour faire face, dans un contexte de r&#233;cession ou,
au mieux, de stagnation &#224; l'accumulation de leurs dettes
souveraines, de leurs d&#233;ficits publics, de leurs errements bancaires,
de leur absence de comp&#233;titivit&#233;. Aujourd'hui, si la courbe du
ch&#244;mage ne parvient pas &#224; s'inverser, c'est le mod&#232;le social
europ&#233;en, lui-m&#234;me, qui menace d'&#234;tre remis en cause. Telle est la
r&#233;alit&#233;, m&#234;me si nul ne veut en faire les frais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, nos leaders, quels qu'ils soient, r&#233;agissent en
restant dans leur logique nationale, en fonction d'&#233;ch&#233;anciers
politiques nationaux. Pour le reste, en dehors de petits
arrangements factuels auxquels il faut savoir consentir entre
coll&#232;gues, la r&#233;ponse demeure immuable : &lt;i&gt;&#171; Do not disturb ! &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un tel contexte et avec un tel &#233;tat d'esprit, il est d&#233;j&#224; presque miraculeux que les pays de l'eurozone puissent parvenir &#224; se doter de m&#233;canismes nouveaux qui leur permettent de surmonter, tant bien que mal, les acc&#232;s de fi&#232;vre &#233;conomique et financi&#232;re, en voulant m&#234;me donner le sentiment qu'on ne retombera plus d&#233;sormais dans les divagations du pass&#233;. C'est ainsi qu'apr&#232;s des mois et des mois de palabres, l'eurogroupe a fini par accoucher le 13 d&#233;cembre dernier d'un projet de supervision bancaire qualifi&#233; par certains &#171; d'&#233;v&#232;nement historique &#187;, tout en sachant qu'il ne sera pas op&#233;rationnel avant le printemps 2014 et que la Banque centrale europ&#233;enne (la vraie &#171; Draghi Bank &#187;) ne contr&#244;lera que les banques dites &#171; syst&#233;miques &#187;, les superviseurs nationaux continuant &#224; exercer leur surveillance sur les &#233;tablissements consid&#233;r&#233;s comme &#171; non-significatifs &#187;. Le contr&#244;le bancaire supranational concernera donc directement 150 &#224; 200 &#233;tablissements tri&#233;s sur le volet, mais non l'ensemble des exploitations bancaires de la zone euro : 6.000 comme pr&#233;c&#233;demment claironn&#233;. Sur ce point sensible, l'exigence Merkel a fini par s'imposer comme ce fut le cas d'ailleurs &#224; propos des
projets de &#171; mutualisation &#187; de la dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Conseil europ&#233;en des 13, 14 d&#233;cembre, par ailleurs, a
renvoy&#233; &#224; plus tard l'essentiel des grandes d&#233;cisions qu'il
&#233;tait cens&#233; devoir prendre. Comme l'a dit excellemment
un correspondant de presse, par rapport aux ambitions
proclam&#233;es, il restera dans la petite histoire &#171; le Sommet
de l'inabouti &#187;. Bien dit !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Herman Van Rompuy, Pr&#233;sident permanent du Conseil
europ&#233;en, avait &#233;t&#233; charg&#233; par ses pairs, de leur
pr&#233;senter une &#171; feuille de route &#187; indiquant les grands
axes possibles des futures orientations communautaires.
Or, toute id&#233;e de r&#233;forme en l'&#233;tat des trait&#233;s a &#233;t&#233;
&#233;cart&#233;e. Le statu quo institutionnel est donc confirm&#233;. Il
faudra qu'Herman &#171; revoie sa copie &#187; en cons&#233;quence, en
vue du &#171; Sommet &#187; de Juin 2013. Ce qui lui permettra
&#171; d'affiner &#187; sa pens&#233;e dans la perspective 2014, ann&#233;e
des &#233;lections europ&#233;ennes. Dans un article intitul&#233;
&#171; aimez-vous le caramel mou &#187;, paru dans un de nos
quotidiens et diffus&#233; par le Spinelli Group, la d&#233;put&#233;e
europ&#233;enne, Sylvie Goulard, r&#233;put&#233;e pour avoir la dent
dure, pose &#224; ce propos une question irr&#233;v&#233;rencieuse mais
judicieusement pertinente. Si, en effet, comme l'&#233;crit M.
Van Rompuy, &#171; la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique et la
responsabilit&#233; politique doivent intervenir au niveau o&#249;
les d&#233;cisions sont prises &#187; une question vient &#224; l'esprit :
qui contr&#244;le le Conseil europ&#233;en, ce monarque collectif
qui d&#233;cide derri&#232;re des portes closes sans tol&#233;rer le d&#233;bat,
ni rendre des comptes et ne peut jamais &#234;tre renvers&#233; ?
La l&#233;gitimation indirecte de ses membres lors des
&#233;lections nationales s&#233;par&#233;es, o&#249; il n'est gu&#232;re question
d'Europe ne suffit plus &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, l'actualit&#233; ne cesse de fournir des arguments aux
f&#233;d&#233;ralistes&#8230; Une &#171; Union politique &#187; tant soit peu
f&#233;d&#233;rale ne na&#238;tra pas plus &#171; apr&#232;s 2014 &#187; qu'elle ne
s'imposerait clairement aujourd'hui &#224; la suite de je ne
sais quelle &#233;ni&#232;me pantalonnade intergouvernementale,
sortie d'un &#171; Sommet &#187; entre souverains comptables des
int&#233;r&#234;ts dominants des &#201;tats qu'ils repr&#233;sentent. Elle
na&#238;tra d'un affrontement constitutionnel &#224; l'occasion
duquel le peuple des nations europ&#233;ennes prendra
conscience de son existence, en tant que tel. Pour le
moment, le rapport de forces qui provoquera ce rendezvous
avec l'histoire n'est pas encore &#233;vident, en
l'absence, notamment, d'un rassemblement f&#233;d&#233;raliste
suffisamment pr&#233;gnant, m&#234;me s'il existe &#224; l'&#233;tat
potentiel. Toute la question est de r&#233;unir les &#233;l&#233;ments qui
devraient lui permettre de s'affirmer comme une force
r&#233;elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il fallait d'ailleurs un dernier exemple pour justifier
notre conviction, nous le trouverions dans le d&#233;bat
budg&#233;taire europ&#233;en fondamental qui s'annonce pour la
p&#233;riode 2014/2020. L'Union des &#201;tats d&#233;tient la cl&#233; du
coffre commun, l'unanimit&#233; entre les souverains &#233;tant
toujours de r&#232;gle quand il s'agit des &#171; gros sous &#187;. Le
budget europ&#233;en, tel qu'il vient d'&#234;tre boucl&#233; pour 2013,
ne repr&#233;sente plus, en effet, que 0,99 % du revenu
national de l'Union, en termes de cr&#233;dits de paiements.
Malgr&#233; les d&#233;g&#226;ts inflig&#233;s par la crise aux pays de
l'Union consid&#233;r&#233;s dans leur ensemble, ce pourcentage
est en baisse par rapport &#224; 2012. Ce n'est donc plus,
apparemment, au niveau europ&#233;en global que les &#201;tats
semblent vouloir, pour le moment, affronter, en priorit&#233;,
les difficult&#233;s du temps. Si un tel constat devait se
confirmer lors de la tr&#232;s prochaine programmation
budg&#233;taire pour la p&#233;riode 2014/2020, la construction
europ&#233;enne serait condamn&#233;e &#224; faire longuement du
surplace. Non seulement, les ressources propres
significatives ne seraient pas au rendez-vous pour
permettre &#224; l'Union en tant que telle d'&#234;tre l&#233;gitimement
op&#233;rationnelle, mais cette m&#234;me Union se condamnerait
&#224; une renationalisation rampante, faute de disposer de
ressources n&#233;cessaires &#224; tout nouveau d&#233;veloppement
supranational. Le Comit&#233; &#233;conomique et social europ&#233;en
et le Comit&#233; europ&#233;en des r&#233;gions devraient &#234;tre les
premiers &#224; d&#233;noncer le p&#233;ril et intervenir en
cons&#233;quence. Quant au Parlement europ&#233;en, en tant que
col&#233;gislateur, il est au pied du mur face aux
responsabilit&#233;s budg&#233;taires qui sont les siennes. De
m&#234;me, on est en droit d'attendre un d&#233;bat public
cons&#233;quent sur la r&#233;vision des trait&#233;s, dans la perspective
des &#233;lections europ&#233;ennes de 2014. L'actuel Parlement
europ&#233;en osera-t-il l'engager ? Ou bien, comme on peut
le craindre, la r&#232;gle tacite du &lt;i&gt;&#171; Do not disturb &#187;&lt;/i&gt;
continuera-t-elle &#224; pr&#233;valoir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nouveaux attentats contre la librairie F&#233;d&#233;rop</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/Nouveaux-attentats-contre-la</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/Nouveaux-attentats-contre-la</guid>
		<dc:date>2013-04-11T05:42:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Il y a &#171; 30 ans &#187; nous avons publi&#233;&#8230;</dc:subject>

		<description>Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 4 heures, les vitrines de la Librairie F&#233;d&#233;rop, 7 rue des Trois Maries &#224; Lyon, ont &#233;t&#233; bris&#233;es &#224; coups de pav&#233;s et 600 francs de livres ont &#233;t&#233; vol&#233;s ; l'attentat &#233;tait sign&#233; Ordre nouveau. C'&#233;tait la cinqui&#232;me fois que la librairie &#233;tait ainsi attaqu&#233;e. Les vitrines ayant &#233;t&#233; r&#233;par&#233;es elles ont de nouveau &#233;t&#233; bris&#233;es dans la nuit du 26 au 27. F&#233;d&#233;rop diffuse toutes les publications relatives au mouvement ouvrier, ainsi que de nombreuses autres concernant le f&#233;d&#233;ralisme et les (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 158 - d&#233;cembre 2012&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Il-y-a-30-ans-nous-avons-publie" rel="tag"&gt;Il y a &#171; 30 ans &#187; nous avons publi&#233;&#8230;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit du 23 au 24 juin, vers 4 heures, les vitrines de la Librairie F&#233;d&#233;rop, 7 rue des Trois Maries &#224; Lyon, ont &#233;t&#233; bris&#233;es &#224; coups de pav&#233;s et
600 francs de livres ont &#233;t&#233; vol&#233;s ; l'attentat &#233;tait sign&#233; Ordre nouveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait la cinqui&#232;me fois que la librairie &#233;tait ainsi attaqu&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les vitrines ayant &#233;t&#233; r&#233;par&#233;es elles ont de nouveau &#233;t&#233; bris&#233;es dans la nuit du 26 au 27.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F&#233;d&#233;rop diffuse toutes les publications relatives au mouvement ouvrier, ainsi que de nombreuses autres concernant le f&#233;d&#233;ralisme et les luttes
r&#233;gionales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la guerre d'Alg&#233;rie et de son ind&#233;pendance&#8230; au Statut de Rome du Tribunal p&#233;nal international : d&#233;non&#231;ons l'organisation du monde en Etats nationaux !</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/De-la-guerre-d-Algerie-et-de-son</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/De-la-guerre-d-Algerie-et-de-son</guid>
		<dc:date>2013-04-11T05:40:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>Ce nouveau num&#233;ro de F&#233;d&#233;choses, qui pr&#233;c&#232;de de quelques mois seulement le 40&#176; anniversaire de la parution de notre premier num&#233;ro en mai 1973, est l'occasion de revenir sur deux &#233;v&#232;nements majeurs qui, tous deux, doivent &#234;tre analys&#233;s au travers du prisme de la critique de l'Etat national. Il s'agit, pour l'un, de la guerre d'Alg&#233;rie et de son ind&#233;pendance mettant un terme, &#224; la fin des ann&#233;es 50 et au d&#233;but des ann&#233;es 60, au processus de d&#233;colonisation des principaux territoires &#171; fran&#231;ais &#187; situ&#233;s hors (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/fedechoses-158-decembre-2012" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 158 - d&#233;cembre 2012&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/edito" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce nouveau num&#233;ro de F&#233;d&#233;choses, qui pr&#233;c&#232;de de quelques mois seulement le 40&#176; anniversaire de la parution de notre premier num&#233;ro en
mai 1973, est l'occasion de revenir sur deux &#233;v&#232;nements majeurs qui, tous deux, doivent &#234;tre analys&#233;s au travers du prisme de la critique de l'Etat national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit, pour l'un, de la guerre d'Alg&#233;rie et de son ind&#233;pendance mettant un terme, &#224; la fin des ann&#233;es 50 et au d&#233;but des ann&#233;es 60, au processus de d&#233;colonisation des principaux territoires &#171; fran&#231;ais &#187; situ&#233;s hors d'Europe (nous reviendrons par ailleurs sur la n&#233;cessaire d&#233;colonisation de larges parts de l'hexagone lui-m&#234;me&#8230; qui reste &#224; faire&#8230; !) ; pour l'autre, de l'entr&#233;e en vigueur du Statut de Rome du Tribunal p&#233;nal international en juillet 2002. Ces deux sujets nous ont paru dignes, respectivement, de notre Focus et de notre F&#233;d'actualit&#233;, car ils sont au centre des r&#233;flexions sur des questions que (se) posent les f&#233;d&#233;ralistes : position de l'Europe dans son environnement g&#233;ographique, nationalit&#233; et citoyennet&#233;, droits des minorit&#233;s ou des peuples et cultures sans Etats, &#171; justice internationale&#8230; et souverainet&#233; nationale &#187;&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce faisant, et faute de place, nous avons d&#251; malheureusement repousser &#224; l'un de nos prochains num&#233;ros l'analyse, li&#233;e &#224; la d&#233;colonisation de l'Alg&#233;rie, d'un autre sujet d'importance pour les f&#233;d&#233;ralistes : celui de l'av&#232;nement de la V&#176; R&#233;publique et de sa constitution &#171; bonapartiste &#187; qui a permis &#224; de Gaulle &#171; d'orienter souverainement la politique europ&#233;enne de la France jusqu'&#224; son d&#233;part en 1969. (Cette) politique bas&#233;e sur le concept d'une &#8216;Europe des Etats' qui se substituerait &#224; l'approche &#8216;int&#233;grationniste' de Jean Monnet et, a fortiori, &#224; l'approche f&#233;d&#233;raliste &#187; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='footnote' title='Jean-Pierre Gouzy, dans, &#171; Altiero Spinelli, les rapports avec le Congr&#232;s du (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]. &#8230; Et ce n'est l&#224; que l'un des nombreux d&#233;fauts de ce texte, malheureusement grav&#233; dans le marbre en 1958 et peu ou mal toilett&#233; depuis lors par nos monarques r&#233;publicains successifs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre Focus, introduit par Michel Morin, pr&#233;sente aussi bien des analyses f&#233;d&#233;ralistes d'&#233;poque (Altiero Spinelli, Herbert L&#252;thy et groupe de Lyon du Mouvement f&#233;d&#233;raliste europ&#233;en), qu'un t&#233;moignage d'un militant autonomiste breton sur la guerre d'Alg&#233;rie et des textes actuels, pas tous issus de la mouvance f&#233;d&#233;raliste stricto sensu mais pouvant recouper nos propres r&#233;flexions ou nous permettre d'affiner et d'enrichir nos commentaires (du kabyle Salah Hannoun, de Fran&#231;ois Alfonsi [d&#233;put&#233; europ&#233;en et autonomiste corse], du chercheur et universitaire Jean-Robert Henry et enfin de l'avocat d'une &#171; citoyennet&#233; europ&#233;enne de r&#233;sidence &#187;, Paul Oriol, avec qui nous partageons depuis la fondation de F&#233;d&#233;choses le combat pour la reconnaissance des droits politiques des travailleurs immigr&#233;s, &#224; commencer par le droit de vote aux &#233;lections locales&#8230; proposition reprise par Fran&#231;ois Mitterrand en 2001 puis par Fran&#231;ois Hollande en 2012&#8230; sans garantie que cette fois soit la bonne&#8230; tellement elle heurte de front la logique d'exclusion de l'Etat national&#8230; dont la France reste l'un des plus beaux fleurons !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre Fed'actualit&#233;, est, lui, introduit par l'&#233;ditorial de la publication de la Coalition des ONG pour la Cour p&#233;nale internationale (CPI, nous utilisons aussi le terme de Tribunal p&#233;nal international [TPI] employ&#233; en fran&#231;ais) sign&#233; par son animateur William R. Pace. Rappelons que Bill est &#233;galement le Directeur ex&#233;cutif du World Federalist Movement (WFM) pour insister sur le r&#244;le fondamental des f&#233;d&#233;ralistes dans la fondation de cette juridiction. Vous pourrez aussi trouver ci-apr&#232;s un t&#233;moignage de l'ancien procureur des proc&#232;s de Nuremberg -le f&#233;d&#233;raliste Benjamin Ferencz, un article du secr&#233;tariat de la CICC faisant le point sur la situation actuelle de la CPI et trois articles de f&#233;d&#233;ralistes (la canadienne Murielle Cuillerier et nos amis, italien, Lucio Levi, et, argentin, Fernando Iglesias) engag&#233;s fortement dans le soutien au TPI ; les deux derniers textes repla&#231;ant la justice internationale dans le combat pour la paix dans un monde globalis&#233; et mettant en exergue les insuffisances actuelles du TPI et le long cheminement restant &#224; parcourir en raison des r&#233;sistances nationalistes et &#233;tatiques. Pour en revenir &#224; la critique de l'Etat national, pourquoi n'h&#233;sitons nous pas &#224; affirmer qu'elle doit &#234;tre au centre de toute analyse s&#233;rieuse de ces deux th&#232;mes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que depuis qu'elle s'est d&#233;velopp&#233;e dans l'Europe du 19&#176; si&#232;cle, avec Constantin Frantz et Pierre-Joseph Proudhon plus particuli&#232;rement, la critique de l'Etat national (et au-del&#224; la culture f&#233;d&#233;raliste : celle de la paix, par opposition au nationalisme qui est la culture de la guerre, selon Mario Albertini) fait le proc&#232;s de l'Etat national comme soci&#233;t&#233; ferm&#233;e, oppressive, belliqueuse, et a mis en &#233;vidence ses deux plaies : la centralisation et le nationalisme. La centralisation qui r&#233;duit &#224; une formule juridique vide de sens la supr&#234;me garantie de libert&#233; : la s&#233;paration des pouvoirs, et, le nationalisme qui n'est pas autre chose que la cons&#233;quence du caract&#232;re artificiel des Etats-nations modernes, soci&#233;t&#233;s politiques tendant &#224; &#233;touffer les groupes humains o&#249; les coutumes se forment spontan&#233;ment (les &#171; nations &#187; au sens &#233;tymologique du mot) et avec eux la diversit&#233; de la vie. Proudhon et les f&#233;d&#233;ralistes du 19&#176; si&#232;cle avaient d&#233;j&#224; compris que l'id&#233;e selon laquelle les Allemands, les Fran&#231;ais, les Italiens&#8230; constitueraient des &#171; races &#187; n'est que le sous-produit de la centralisation politique et de la division politique du genre humain en Etats nationaux concurrents et rivaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p&gt;[&lt;a href='#nh1' id='nb1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='footnote'&gt;1&lt;/a&gt;] Jean-Pierre Gouzy, dans, &#171; Altiero Spinelli, les rapports avec le Congr&#232;s du peuple europ&#233;en et les mouvements f&#233;d&#233;ralistes en France &#187;, dans Altiero Spinelli,
Manifeste des F&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens (1957), coll. Textes f&#233;d&#233;ralistes, f&#233;d&#233;rop, 24680 - Gardonne, p. 124.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;sarroi et panne de gouvernance</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/Desarroi-et-panne-de-gouvernance-Jean-Pierre-Gouzy</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/Desarroi-et-panne-de-gouvernance-Jean-Pierre-Gouzy</guid>
		<dc:date>2013-04-10T11:50:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>Ce d&#233;but d'ann&#233;e 2013 a &#233;t&#233; particuli&#232;rement &#171; marasmiteux &#187; pour l'eurosph&#232;re : croissance z&#233;ro, nouvelle grimpette de l'endettement (sauf en Allemagne) ; aust&#233;rit&#233; accrue ; chute libre de l'emploi, etc. Tandis que, l'ambiance politique aidant, le primum inter pares de l'euroscepticisme, David Cameron, s'en donnait &#224; c&#339;ur joie en annon&#231;ant le 29 janvier dernier, un r&#233;f&#233;rendum dont l'objectif serait de permettre aux Britanniques de choisir entre le maintien de leur Royaume dans des conditions qui r&#233;pondent &#224; leur (...)

-
&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 159 &#8212; mars 2013&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce d&#233;but d'ann&#233;e 2013 a &#233;t&#233; particuli&#232;rement &#171; marasmiteux &#187; pour l'eurosph&#232;re : croissance z&#233;ro, nouvelle grimpette de l'endettement (sauf en Allemagne) ; aust&#233;rit&#233; accrue ; chute libre de l'emploi, etc. Tandis que, l'ambiance politique aidant, le primum inter pares de l'euroscepticisme, David Cameron, s'en donnait &#224; c&#339;ur joie en annon&#231;ant le 29 janvier dernier, un r&#233;f&#233;rendum dont l'objectif serait de permettre aux Britanniques de choisir entre le maintien de leur Royaume dans des conditions qui r&#233;pondent &#224; leur seule attente au sein d'une Europe &#224; la carte ou d'en sortir all&#232;grement apr&#232;s avoir conclu les accords n&#233;cessaires &#224; leurs int&#233;r&#234;ts commerciaux. Comme si ce coup de pied de l'&#226;ne ne suffisait pas, l'Italie a saisi l'occasion offerte par ses &#233;lections l&#233;gislatives pour rejeter le 25 f&#233;vrier la politique &#171; merkelienne &#187; de Super Mario Monti, en assurant le succ&#232;s du national-populisme incarn&#233; par Beppe Grillo et ses adeptes du &#171; vafenculo day &#187; contradictoirement relay&#233;s dans le clan &#233;lectoral des &#171; anti-euro &#187; par les partisans du Cavaliere Berlusconi et ses petits copains de la Ligue du Nord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le Parlement europ&#233;en devait rejeter le &#171; cadre budg&#233;taire pluriannuel &#187; restrictif concoct&#233; par les gouvernements de l'Union pour la p&#233;riode 2014-2020. Les eurod&#233;put&#233;s ont retoqu&#233; le 13 mars, &#224; une forte majorit&#233; et sans surprise d'ailleurs, le projet dont Herman van Rompuy &#233;tait le ma&#238;tre d'&#339;uvre en tant que copr&#233;sident du Conseil europ&#233;en. Les tractations reprendront sur la base d'une motion parlementaire qui d&#233;nonce en particulier le manque de flexibilit&#233; du dit Conseil, par exemple, quand celui-ci s'oppose &#224; tout transfert de fonds non utilis&#233;s d'un exercice civil sur l'autre ; ou bien, autre exemple, quand il pr&#233;tend figer jusqu'en 2020 une enveloppe budg&#233;taire sans donner la moindre garantie quant &#224; son &#233;ventuelle r&#233;vision &#224; mi-parcours, ne serait-ce que, pour tenir compte de l'&#233;volution conjoncturelle. On peut, en effet, raisonnablement esp&#233;rer que la croissance sera de retour avant 2020 !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, la question politiquement cruciale de la cr&#233;ation de nouvelles &#171; ressources propres &#187; reste d&#233;sesp&#233;r&#233;ment ouverte. Le Conseil europ&#233;en est donc au pied du mur : sans concession de sa part, nous n'&#233;viterons pas un nouveau clash dont les retomb&#233;es vont polluer la pr&#233;paration des &#233;lections europ&#233;ennes de mai 2014, m&#234;me si, &#224; mon sens, la question budg&#233;taire ne se limite pas aux seules consid&#233;rations qui pr&#233;c&#232;dent. Nous ne pouvons plus accepter, en effet, que le budget europ&#233;en reste r&#233;duit &#224; la portion congrue de 1 % du revenu national brut de vingt-huit Etats rassemblant un demi-milliard d'habitants dont le niveau de vie compte parmi les plus &#233;lev&#233;s de la plan&#232;te. L'Union europ&#233;enne (UE) doit disposer, en tant que telle, des moyens qui conditionnent son avenir. Ce qui suppose un transfert significatif de capacit&#233;s financi&#232;res et de comp&#233;tences budg&#233;taires au profit de la puissance publique europ&#233;enne en gestation depuis plus de six d&#233;cennies. Force est de constater que le projet de cadre budg&#233;taire 2014/2020 ne tient aucun compte de cette revendication fondamentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dernier point de cette analyse : la brutalit&#233; de la crise chypriote vient de nous rappeler opportun&#233;ment que la gouvernance europ&#233;enne dont on parle tant demeure un mythe. Chypre a &#233;t&#233; admise dans la zone euro depuis 2008, quatre ans apr&#232;s son adh&#233;sion &#224; l'Union. N'&#233;tait-ce pas aller trop vite en besogne quand on voit les &#233;v&#232;nements qui viennent de s'y d&#233;rouler ? Comment peut-on concevoir, d'autre part, que la R&#233;publique de Chypre, pr&#233;sidant l'UE au cours du deuxi&#232;me semestre 2012, n'ait pas fait avancer le dossier de la dette chypriote &#224; Bruxelles, alors que le gouvernement de Nicosie avait requis une aide communautaire pour renforcer son syst&#232;me bancaire d&#233;j&#224; d&#233;faillant d&#232;s le mois de Juin pr&#233;c&#233;dent ? Comment admettre que les autorit&#233;s europ&#233;ennes comp&#233;tentes n'aient pas fait valoir la n&#233;cessit&#233; d'une action prioritaire pour &#233;viter que les &#233;v&#232;nements ne prennent un tour soudainement dramatique quand tous les &#233;pargnants de la &#171; petite Suisse de la M&#233;diterran&#233;e &#187; ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; &#171; passer &#224; la caisse &#187; sans d&#233;lai pour &#233;viter une mise en faillite ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au surplus, lorsque les principaux acteurs du psychodrame chypriote ont d&#251; imposer en catastrophe les contreparties n&#233;cessaires au d&#233;blocage d'une aide d'urgence de 10 milliards d'euros au titre de l'UE et du Fonds mon&#233;taire international, qui a v&#233;ritablement assum&#233; la responsabilit&#233; de pr&#233;coniser une taxation exceptionnelle de 6,75 % sur l'ensemble des comptes bancaires chypriotes inf&#233;rieurs &#224; 100.000 euros, contrairement &#224; tous les engagements pris &#224; cet &#233;gard au sein de l'UE, provoquant du m&#234;me coup un rejet du Parlement chypriote et un &#233;tat de choc momentan&#233;ment contagieux dans les pays d&#233;j&#224; sous surveillance financi&#232;re de la zone euro ? Le nouveau pr&#233;sident social-d&#233;mocrate n&#233;erlandais de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme le principal responsable de cette gaffe. D'o&#249; le surnom &#171; Monsieur Dijsselbourde &#187; qui lui a tout de suite &#233;t&#233; attribu&#233; par ses aimables coll&#232;gues. En r&#233;alit&#233;, le nom de Mme. Lagarde qui repr&#233;sentait le FMI dans ces conciliabules a &#233;galement &#233;t&#233; prononc&#233;&#8230; Quoi qu'il en soit, nous avons assist&#233; &#224; une s&#233;rie de dysfonctionnements intol&#233;rables. C'est donc le syst&#232;me lui-m&#234;me qui s'est trouv&#233; mis en cause avant qu'une tractation finale ne permette au petit matin bruxellois du 24 mars de confirmer la promesse d'une aide de 10 milliards d'euros en contrepartie d'une seule ponction op&#233;r&#233;e sur les comptes de plus de 100.000 euros et d'un certain nombre de zakouskis destin&#233;s &#224; purger le paradis chypriote.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces avatars illustrent une r&#233;alit&#233; : l'hypertrophie du syst&#232;me bancaire d'une minuscule &#233;conomie d'un &#171; souverain &#187; Etat membre de l'UE pesant &#224; peine 0,2 % du PIB de la zone euro a suffi, faute d'union bancaire aux crit&#232;res bien &#233;tablis, &#224; &#171; foutre le bordel &#187; dans la deuxi&#232;me zone mon&#233;taire mondiale&#8230; Chers &#171; Eurob&#233;ats &#187; ne pensez-vous pas qu'il est grand temps de h&#226;ter le pas et de remettre en cause les codes de &#171; gouvernance &#187; tels qu'ils ont &#233;t&#233; &#233;tablis par le Trait&#233; de Lisbonne ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Non &#224; l'impuissance des Etats-nations et de l'Europe intergouvernementale contre la crise... Pour une Initiative citoyenne europ&#233;enne et un Plan europ&#233;en extraordinaire de d&#233;veloppement durable et pour l'emploi</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/impuissance-des-Etats-nations-et-Europe-intergouvernementale</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/impuissance-des-Etats-nations-et-Europe-intergouvernementale</guid>
		<dc:date>2013-04-10T11:47:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>Cette nouvelle livraison de F&#233;d&#233;choses marque le d&#233;but de notre quaranti&#232;me ann&#233;e de publication continue ; nous yreviendrons en fin de cet &#233;ditorial. Ce num&#233;ro, le 159&#232;me., se consacre &#224; l'aspect europ&#233;en du combat f&#233;d&#233;raliste et ne laisse qu'une minorit&#233; de son sommairet de ses d&#233;veloppements aux autres aspects du f&#233;d&#233;ralisme institutionnel, qui sont &#224; ses c&#244;t&#233;s devenus notre &#171; marque dfabrique &#187; et notre raison d'&#234;tre : le f&#233;d&#233;ralisme interne et le f&#233;d&#233;ralisme mondial&#8230; Ce num&#233;ro est donc largement centr&#233; (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Fedechoses-159-mars-2013" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 159 &#8212; mars 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/edito" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle livraison de F&#233;d&#233;choses marque le d&#233;but de notre quaranti&#232;me ann&#233;e de publication continue ; nous yreviendrons en fin de cet &#233;ditorial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce num&#233;ro, le 159&#232;me., se consacre &#224; l'aspect europ&#233;en du combat f&#233;d&#233;raliste et ne laisse qu'une minorit&#233; de son sommairet de ses d&#233;veloppements aux autres aspects du f&#233;d&#233;ralisme institutionnel, qui sont &#224; ses c&#244;t&#233;s devenus notre &#171; marque dfabrique &#187; et notre raison d'&#234;tre : le f&#233;d&#233;ralisme interne et le f&#233;d&#233;ralisme mondial&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce num&#233;ro est donc largement centr&#233; sur l'actualit&#233; maussade de l'Union europ&#233;enne (UE) illustr&#233;e par le d&#233;saccord budg&#233;taire et la crise financi&#232;re &#224; Chypre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces deux &#233;v&#233;nements illustrent en effet &#224; la perfection, comme le souligne vertement le Billet de Jean-Pierre Gouzy, la mal gouvernance de l'Union, qu'il s'agisse :&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;li&gt; du r&#244;le hypertrophi&#233; du Conseil europ&#233;en qui induit et g&#233;n&#233;ralise des d&#233;cisions prises sur la base du plus petit d&#233;nominateur commun privil&#233;giant les int&#233;r&#234;ts &#224; court terme des Etats membres, au d&#233;triment de ceux, &#224; moyen et&#224; long terme, des citoyens europ&#233;ens dans leur ensemble, ou, &lt;/li&gt;&lt;li&gt; du r&#244;le piteux jou&#233; par les repr&#233;sentants de l'Union chipotant une aide financi&#232;re &#224; Chypre&#8230; conditionn&#233;e initialement &#224; un chantage &#224; la taxation des citoyens-&#233;pargnants, quelle que soit, dans un premier temps,l'&#233;ventuelle modicit&#233; de leurs avoirs. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Heureusement, le Parlement europ&#233;en, en s'opposant au projet de budget (cette fois baptis&#233; Cadre financier pluriannuel 2014-2020) a parfaitement compris l'enjeu et a jou&#233; pleinement son r&#244;le de repr&#233;sentant du peuple europ&#233;en qui l'autorise, et l'oblige, &#224; voir plus loin que le bout du nez des dirigeants nationaux, le plus souvent prisonniers d'&#233;ch&#233;ances &#233;lectorales &#224; court terme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est peu de dire, qu'en raison de ces soubresauts la d&#233;mocratie est en crise dans l'UE, de m&#234;me que l'existence m&#234;me de elle-ci et la poursuite du projet d'int&#233;gration d&#233;mocratique et f&#233;d&#233;rale du continent tout entier. Les r&#233;centes &#233;lections en Italie, entre autre, en sont une bonne illustration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle nous faisons aussi une large place &#224; une &lt;strong&gt;Initiative citoyenne europ&#233;enne&lt;/strong&gt; (ICE), disposition incluse dans le Trait&#233; de Lisbonne, lanc&#233;e par nos amis f&#233;d&#233;ralistes italiens et qui vise &#224; demander &#224; La Commission europ&#233;enne de lancer un &lt;strong&gt;Plan europ&#233;en extraordinaire de d&#233;veloppement durable et pour l'emploi&lt;/strong&gt;. Cette initiative doit pour &#234;tre valid&#233;e, recueillir un million de signatures dans au moins sept pays de l'Union dans une p&#233;riode de temps limit&#233;e des conditions strictement d&#233;finies. Des &lt;strong&gt;Comit&#233;s promoteurs de l'ICE&lt;/strong&gt; se sont d&#233;j&#224; constitu&#233;s en Gr&#232;ce, en Italie et plus r&#233;cemment en France ; d'autres se pr&#233;parent dans d'autres pays de l'UE. &lt;strong&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes, en France, comme dans les autres pays membres de l'UE, ont l&#224; et pour une fois une excellente occasion de prendre la t&#234;te d'une vaste coalition de citoyens et d'organisations de la soci&#233;t&#233; civile, syndicales, culturelles, politiques&#8230; pour une autre Europe&lt;/strong&gt;. Une Europe &#224; l'oppos&#233; de celle des Etats et de la crise &#233;conomique, conf&#233;d&#233;rale et impuissante, que les citoyens rejettent de toute part : l'Europe f&#233;d&#233;rale de la d&#233;mocratie profond&#233;ment renouvel&#233;e, de la croissance et de l'augmentation de la qualit&#233; de la vie pour tous ceux qui y r&#233;sident. Cette Europe f&#233;d&#233;rale, &#171; libre et unie &#187;, que les F&#233;d&#233;ralistes appellent de leur voeux et qui est l'unique raison de leur engagement politique depuis la R&#233;sistance au nazi-fascisme ; cette Europe f&#233;d&#233;rale qui seule peut rendre irr&#233;versible le processus d'int&#233;gration europ&#233;enne et constituer le rempart de la d&#233;mocratie contre le nationalisme et les populismes, de droite&#8230; comme malheureusement de gauche, dont il se nourrit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un an se tiendront les prochaines &#233;lections europ&#233;ennes. Une telle initiative doit se situer au c&#339;ur du d&#233;bat de la campagne &#233;lectorale en d&#233;montrant qu'une autre Europe est possible. Les F&#233;d&#233;ralistes n'ont pas de temps &#224; perdre et doivent d&#232;s maintenant se lancer dans cette bataille pour donner, &#224; travers cette initiative de d&#233;mocratie participative, un sens et un contenu politique de progr&#232;s aux &#233;lections europ&#233;ennes de l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt; &lt;p&gt;Pour en revenir, &#224; &lt;i&gt;F&#233;d&#233;choses&lt;/i&gt;, et &#224; ses quarante ann&#233;es de publication, nous sommes heureux de pouvoir annoncer &#224; ses lecteurs qu'une communication sur la revue aura lieu d&#233;but mai &#224; l'occasion d'un Colloque sur &#171; l'Europe et la presse &#187; &#224; l'Universit&#233; de P&#233;rouge et d'Assise. Cette pr&#233;sentation sera encore modeste car la p&#233;riode &#233;tudi&#233;e, s'arr&#234;tant &#224; 1979 (pour ce colloque initial), ne couvrira que la fondation de &lt;i&gt;F&#233;d&#233;choses&lt;/i&gt; et nos six premi&#232;res ann&#233;es d'existence. Nous allons toutefois saisir cette occasion qui nous est offerte pour acc&#233;l&#233;rer la mise en ligne de nos archives et proc&#233;der &#224; une &#233;tude et analyse pr&#233;cise non seulement du contenu de la revue (qui sera prochainement mis &#224; la disposition de tous) mais encore de l'histoire de l'association Presse F&#233;d&#233;raliste et de l'ensemble des publications (brochures, Lettre d'information et revue [regroup&#233;es sous le titre Carnet d'Europe] et livres) qui sont venues y rejoindre F&#233;d&#233;choses au fil des quarante derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour terminer cet &#233;dito, nous voulons enfin nous r&#233;jouir que Jonathan Leveugle, membre des Jeunes Europ&#233;ens France e Directeur de l'euro-magazine en ligne Le Taurillon ait accept&#233; de rejoindre notre Comit&#233; de r&#233;daction.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Alain Mal&#233;garie, Alain R&#233;guillon - L'Euro : un succ&#232;s inachev&#233;</title>
		<link>http://www.pressefederaliste.eu/Alain-Malegarie-Alain-Reguillon-L</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.pressefederaliste.eu/Alain-Malegarie-Alain-Reguillon-L</guid>
		<dc:date>2013-01-26T10:35:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Theys</dc:creator>


		<dc:subject>Un peu de lecture f&#233;d&#233;raliste</dc:subject>

		<description>Ed. Presse F&#233;d&#233;raliste - Carnet d'Europe - n&#176; 3 / 4, 2012 - Lyon - pp. 131, 12 &#8364; Lire aussi : L'euro, un succ&#232;s inachev&#233; ? Ce num&#233;ro de Carnet d'europe &#8212; une revue, explique son directeur, Alain R&#233;guillon, qui &#171; n'a pas vocation &#224; &#234;tre politiquement correcte, mais &#224; susciter l'interrogation et les r&#233;actions de celles et de ceux qui ont vraiment &#224; coeur de faire progresser la construction de l'Union vers un Etat f&#233;d&#233;ral &#187; &#8212; est, de bout en bout, une d&#233;fense vibrante de la monnaie unique et une d&#233;nonciation (...)

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&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Numero-157-Septembre-2012" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 157 &#8212;2012/09&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.pressefederaliste.eu/Un-peu-de-lecture-federaliste" rel="tag"&gt;Un peu de lecture f&#233;d&#233;raliste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ed. Presse F&#233;d&#233;raliste - Carnet d'Europe - n&#176; 3 / 4, 2012 - Lyon - pp. 131, 12 &#8364;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lire aussi : &lt;a href=&quot;http://www.pressefederaliste.eu/euro-succes-inacheve&quot; class='spip_in'&gt;L'euro, un succ&#232;s inachev&#233; ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce num&#233;ro de Carnet d'europe &#8212; une
revue, explique son directeur, Alain
R&#233;guillon, qui &#171; n'a pas vocation &#224;
&#234;tre politiquement correcte, mais &#224;
susciter l'interrogation et les
r&#233;actions de celles et de ceux qui ont
vraiment &#224; coeur de faire progresser
la construction de l'Union vers un
Etat f&#233;d&#233;ral &#187; &#8212; est, de bout en bout,
une d&#233;fense vibrante de la monnaie
unique et une d&#233;nonciation
v&#233;h&#233;mente des dirigeants politiques
nationaux qui, pour pr&#233;server &#171; leur
pouvoir intra-muros &#187;, ont refus&#233; de
l'utiliser pour ce qu'elle &#233;tait
v&#233;ritablement, &#224; savoir un tremplin
vers une Europe politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s
l'introduction, les auteurs en tirent
&#171; la triste morale (&#8230;) qu'il ne faut
jamais sous-estimer la r&#233;sistance
passive ou active de certains
politiciens qui ne reculent devant
rien pour satisfaire des ambitions
purement nationales, sans se
pr&#233;occuper des effets de leurs
d&#233;cisions, ni pour leurs partenaires,
ni pour leurs peuples &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les
dirigeants politiques fran&#231;ais sont la
cause principale de leur aigreur, mais
sans doute convient-il d'&#233;largir le
champ des coupables, ainsi qu'y
incitait d&#233;j&#224; un certain&#8230; Machiavel
voici cinq si&#232;cles : &#171; Et il faut penser
qu'il n'y a chose &#224; traiter plus
p&#233;nible, &#224; r&#233;ussir plus douteuse, ni &#224;
manier plus dangereuse que de
s'aventurer &#224; introduire de nouvelles
institutions ; car celui qui les
introduit a pour ennemis tous ceux
qui profitent de l'ordre ancien, et n'a
que des d&#233;fenseurs bien ti&#232;des en
ceux qui profiteraient du nouveau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laquelle ti&#233;deur vient en partie de la
peur des adversaires qui ont les lois
pour eux, en partie aussi de
l'incr&#233;dulit&#233; des hommes qui ne
croient pas v&#233;ritablement aux choses
nouvelles qu'ils n'en voient d&#233;j&#224;
r&#233;alis&#233;e une exp&#233;rience s&#251;re. D'o&#249; il
na&#238;t que toutes et quantes fois ceux
qui sont adversaires ont commodit&#233;
d'assaillir, ils le font en ardents
partisans et les autres se d&#233;fendent
ti&#232;dement ; en sorte que tout p&#233;riclite
avec eux &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'euro parviendra-t-il &#224; &#233;chapper &#224; ce
funeste destin ? Selon les auteurs,
toutes les conditions sont r&#233;unies
pour qu'il en aille ainsi. Apr&#232;s avoir
rappel&#233; la longue prestation de la
monnaie unique depuis la fin des
ann&#233;es 60, ils s'emploient &#224; mettre
en lumi&#232;re les apports trop souvent
occult&#233;s de l'euro qui, entre autres,
s'est impos&#233; en treize ans &#224; peine
comme la deuxi&#232;me monnaie
internationale, l&#224; o&#249; le dollar
am&#233;ricain avait &#171; mis plus de cent
ans (&#8230;) pour s'imposer partout dans
le monde &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Preuves &#224; l'appui, ils
d&#233;construisent les faux proc&#232;s
intent&#233;s &#224; la monnaie unique, qu'il
s'agisse des lamentations relatives &#224;
un euro &#171; trop fort &#187; -alors qu'il
n'interdit en aucun cas &#224; l'Allemagne
de s'imposer comme la champione
des exportations, le probl&#232;me de la
France n'&#233;tant, d&#232;s lors, que la comp&#233;titivit&#233; de son offre
exportatrice- ou, plus encore, les
r&#233;criminations relatives &#224; l'inflation
qu'aurait suscit&#233;e la monnaie
unique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce propos, Alain Mal&#233;garie
&lt;br /&gt;&#8212; Directeur g&#233;n&#233;ral de l'Institut de
l'euro et, &#224; ce titre, membre du
Comit&#233; national de l'euro mis en
place en France entre 1996 et 2002
pour pr&#233;parer l'arriv&#233;e de l'euro- et
son complice relativisent fortement,
mais admettent que certains &#171; europrofiteurs &#187; ont eu &#171; vraiment l'arrondi
un peu lourd &#187;, notamment dans la
grande distribution. Et d'accuser les
politiques de n'avoir pas
suffisamment veill&#233; &#224; ce que l'euro
soit bien accueilli dans l'opinion
publique : &#171; A circonstances
exceptionnelles, il fallait une mesure
exceptionnelle : r&#233;tablir le contr&#244;le
des prix, avec les autres membres de
la zone euro &#187;, jugent-ils en pointant
un doigt accusateur vers les
&#171; industriels de l'agro-alimentaire et
de la grande distribution &#187;, coupables
de s'&#234;tre sucr&#233;s par le biais des
&#171; marges arri&#232;res &#187;, &#224; savoir des
ententes d&#233;lictueuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'objet
principal de leur ressentiment, ce
sont les dirigeants politiques qui
&#171; n'ont pas su ou voulu accompagner
cette monnaie unique, rassurer les
personnes ag&#233;es ou fragiles, dont
beaucoup passaient parfois de
l'ancien franc&#8230; &#224; l'euro &#187;. En
l'occurrence, cette d&#233;faillance n'a
pas &#233;t&#233; que fran&#231;aise, raison pour
laquelle l'euro &#171; s'est trouv&#233;
orphelin &#187; et est devenu un &#171; malaim&#233; &#187; dont certains &#233;tablissent l'acte
de d&#233;c&#232;s &#224; tout bout de champ.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aux
politiques, sondeurs et journalistes
concern&#233;s, les auteurs r&#233;torquent
qu'il n'y a aucunement crise de la
monnaie, seulement &#171; crise de la
comp&#233;titivit&#233;, de la croissance et
surtout de la gouvernance politique
de l'Europe &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par la suite, Mal&#233;garie et R&#233;guillon
montrent de quelle mani&#232;re la crise a
fait &#171; quand m&#234;me avancer
l'Europe &#187; : apr&#232;s avoir r&#233;cus&#233; de
&#171; fausses bonnes solutions &#187; (double
monnaie, sortie de l'euro, voire sa
fin, protectionnisme&#8230;), ils analysent
de mani&#232;re les divers &#171; outils de
solidarit&#233; financi&#232;re &#187; mis en place,
portant surtout leurs critiques sur les
limites impos&#233;es par
l'intergouvernementalisme
triomphant. Ils avancent ensuite
leurs &#171; solutions f&#233;d&#233;rales &#187; :
politique industrielle commune,
budget f&#233;d&#233;ral cons&#233;quent (&#171; cinq
pour cent du PIB europ&#233;en pour
commencer &#187;, puis atteindre
progressivement &#171; quinze pour cent,
au fur et &#224; mesure de la
mutualisation des politiques
nationales &#187;)&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tout est ponctu&#233;
par leurs id&#233;es en vue de parvenir &#224;
&#171; une f&#233;d&#233;ration d&#233;cid&#233;e par les
peuples &#187;. A n'en pas douter, elles
seront accueillies avec un
haussement d'&#233;paules par beaucoup
de ceux qui nous gouvernent, en
France notamment. Sont-elles
toutefois vraiment moins sages que
celles qui nous ont conduits o&#249; nous
en sommes ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Theys&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Recension extraite de la Biblioth&#232;que europ&#233;enne - suppl&#233;ment hebdomadaire de l'Agence Europe - Bruxelles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;F&#233;d&#233;choses remercie l'auteur pour son autorisation de republier ce texte (et publiera une 2&#176; analyse sur cet ouvrage, de Jean-Pierre Gouzy, dans son n&#176; 158)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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