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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Les pers&#233;cutions et le g&#233;nocide des Roms dans la seconde guerre mondiale</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Les-persecutions-et-le-genocide-des-Roms-dans-la-seconde-guerre-mondiale</link>
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		<dc:date>2011-04-25T11:37:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Auzias</dc:creator>


		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Roms</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le 30 janvier 1933, Hitler fut &#233;lu &#224; la chancellerie allemande. Deux mois plus tard, le premier camp allemand ouvrait non loin de Munich, Dachau. Essentiellement destin&#233; aux opposants politiques, ce camp re&#231;ut aussi les tout premiers d&#233;plac&#233;s tsiganes allemands. Entre 1933 et 1938 une s&#233;rie de mesures l&#233;gislatives furent prises dans l'Allemagne hitl&#233;rienne pour rendre possible le g&#233;nocide des Zigeuner . &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mesures l&#233;gislatives allaient depuis la d&#233;ch&#233;ance de la nationalit&#233; jusqu'&#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-FED-Actualite-+" rel="tag"&gt;FED'Actualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Roms-+" rel="tag"&gt;Roms&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 30 janvier 1933, Hitler fut &#233;lu &#224; la chancellerie allemande. Deux mois plus tard, le premier camp allemand ouvrait non loin de Munich, Dachau. Essentiellement destin&#233; aux opposants politiques, ce camp re&#231;ut aussi les tout premiers d&#233;plac&#233;s tsiganes allemands. Entre 1933 et 1938 une s&#233;rie de mesures l&#233;gislatives furent prises dans l'Allemagne hitl&#233;rienne pour rendre possible le g&#233;nocide des Zigeuner .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures l&#233;gislatives allaient depuis la d&#233;ch&#233;ance de la nationalit&#233; jusqu'&#224; la concentration dans des grands camps nationaux, dont le principal &#233;tait non loin de Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; En 1934, la loi contre les &#171; criminels irr&#233;cup&#233;rables &#187; exposait les Roms &#224; une expertise juridique de type anthropom&#233;trique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; En septembre 1935, les lois de Nuremberg, dites sur &#171; l'aryanisation &#187;, c'est &#224; dire la puret&#233; de la race allemande, excluaient de fait les Tsiganes de l'Allemagne nazie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le 14 septembre 1935, une loi d&#233;finit ce qu'est la nouvelle citoyennet&#233; en Allemagne et par cons&#233;quent ceux qui en sont exclus deviennent des criminels.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le 10 f&#233;vrier 1936, la loi donne les pleins pouvoirs &#224; la police qui centralise la lutte contre les tsiganes.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le 18 d&#233;cembre 1938, Himmler ordonne la r&#233;pression contre le &#171; fl&#233;au &#187; tsigane, c'est l'envoi de leur extermination.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le 27 avril 1940, le premier convoi allemand transporte 2.500 Sinti, tsiganes d'ex-nationalit&#233; allemande, vers l'est.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le premier train de Roms et de Sinti arrive &#224; Auschwitz le 26 f&#233;vrier 1943.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ces dates, s&#232;ches comme une mise &#224; mort, offrent une id&#233;e, outre les rep&#232;res exacts d'un processus, des diverses mesures et de leur progression pour mettre en oeuvre la destruction des Tsiganes d' Allemagne.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ces lois furent pr&#233;c&#233;d&#233;es en Allemagne de presque cinquante ans de recherche dite anthropom&#233;trique sur l'h&#233;r&#233;dit&#233;, la g&#233;n&#233;tique raciste et le fichage syst&#233;matique des caract&#233;ristiques physiques cens&#233;es repr&#233;senter un groupe humain subalterne ; cette mise en orbite de la politique raciale qui finalement a s&#233;vi contre les Tsiganes dans l'ensemble de l'Europe s'est &#233;labor&#233;e en Allemagne, comme dans tous les pays d'Europe qui chacun comptaient leurs partisans. En France depuis Bertillon jusqu'&#224; Alexis Carrel, nombreux furent les passionn&#233;s de fichage syst&#233;matique ; &#224; Cluj, en Transylvanie, un laboratoire de l'universit&#233;, diffusait les principes de puret&#233; de la race. On en connut aussi des &#233;chos dans l'Italie mussolinienne. L'Europe enti&#232;re se prit d'int&#233;r&#234;t pour les apparences physiques refl&#233;tant une nouvelle hi&#233;rarchie de l'humanit&#233;, au moins occidentale, encore qu'il faille rappeler, qu'en raison des statuts coloniaux, il y eut aussi des populations africaines, d&#233;port&#233;es dans des camps de concentration au nom de la race.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1905, A1fred Dillman, constitua un fichier de 5 000 noms de Tsiganes allemands, qui fut syst&#233;matis&#233; dans les ann&#233;es trente ; ce fichier n'eut d'&#233;gal qu'un fichier suisse, &#233;labor&#233; en 1911, et riche de milliers de noms, mais que les autorit&#233;s suisses d&#233;truisirent dans les ann&#233;es cinquante, de telle sorte qu'il n'en reste plus de trace accessible aujourd'hui. Ces deux exemples, illustrent ce qu'il en fut des politiques &#171; antitsiganes &#187; entre les deux guerres dans l'ensemble des pays d'Europe, et cela, quelles que soient leur juridictions leur constitution et leur r&#233;gime, sous le nom policier international de &#171; lutte contre le fl&#233;au tsigane &#187;. En effet, en 1926, une commission internationale de la police se r&#233;unit afin de jeter les bases d'une coop&#233;ration entre les divers pays sur le sujet des Tsiganes. Cet anc&#234;tre d'Interpol &#233;tablit son si&#232;ge &#224; Vienne en Autriche jusqu'&#224; l'annexion en 1938, date o&#249; il fut transf&#233;r&#233; &#224; Berlin avec l'ensemble des fichiers des Tsiganes de toute l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces polices internationales continu&#232;rent leur collaboration pendant la guerre, ind&#233;pendamment du statut guerrier de leur pays nationaux respectifs. C'est-&#224;-dire clairement que les informations polici&#232;res concernant l'ensemble des Tsiganes de l'Europe au moins occidentale &#233;taient centralis&#233;es &#224; Berlin et mises &#224; jour, au cours de la guerre, que les pays soient ennemis ou amis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, &#224; l'approche de la d&#233;claration de guerre, la Troisi&#232;me R&#233;publique finissante d&#233;cr&#233;ta le 6 avril 1940 l'interdiction de circulation des Tsiganes, au pr&#233;texte d'entente avec l'ennemi ; &#224; cause de leur relative mobilit&#233; les Tsiganes furent longtemps porteurs de fantasmes d'espionnage, et leur installation le long de certaines fronti&#232;res, que ce soit en Alsace ou en Transylvanie, favorisait ces id&#233;es re&#231;ues.&lt;br class='autobr' /&gt;
En France, pays collaborateur, le mar&#233;chal P&#233;tain se mit au service de l'Allemagne. Le 4 octobre 1940, il &#233;dictait les mesures anti-tsiganes de la guerre, au lendemain de celles qu'il avait destin&#233;es aux Juifs ; en ce qui concerne les mesures anti-juives de P&#233;tain, prises le 3 octobre 1940, c'est-&#224; dire la veille, tout le monde s'accorde &#224; reconna&#238;tre qu'il anticipa la demande allemande. En ce qui concerne les mesures anti-tsiganes du 4 octobre 1940, les historiens du domaine ne sont pas tous d'accord ; les uns affirment qu'il exista un ordre oral par t&#233;l&#233;phone de l'Allemagne exigeant la r&#233;pression et la chasse des tsiganes. D'autres historiens, sp&#233;cialistes de Vichy, affirment n'avoir jamais &#224; aucun moment identifi&#233; de moindres archives donnant de tels ordres, ce qui incite &#224; consid&#233;rer que, l&#224; aussi, le Mar&#233;chal devan&#231;a les souhaits allemands. Quoi qu'il en soit de l'une ou l'autre version, la France n'avait aucune le&#231;on de racisme &#224; recevoir de l'Allemagne. Elle avait enfant&#233; les premiers penseurs racistes d'Europe, Arthur de Gobineau (Essai sur l'in&#233;galit&#233; des races, 1852) &#233;tait bien fran&#231;ais, Maurras, Barres, Valois, Sorel, et tous les vichystes Darquier de Pellepoix, Laval, Celine, Darland &#233;taient bien fran&#231;ais. Ordre allemand ou pas, la France de Vichy ex&#233;cuta ces d&#233;cisions avec z&#232;le, tous les pr&#233;fets se mirent au service de la r&#233;volution nationale et firent enfermer les Tsiganes de France dans des camps, que la terminologie actuelle pr&#233;f&#232;re nommer &#171; camps d'internement &#187;, ce qui ne signifie pas qu'on en sortait indemne, sain et sauf. Il n'y eut pas de chambre &#224; gaz dans aucun camp fran&#231;ais, et il n'y eut aucun convoi sp&#233;cifiquement tsigane de d&#233;portation vers les camps de la mort de l'Est europ&#233;en, comme pour les Juifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au demeurant, il y eut selon les chiffres actuellement connus, 6.500 intern&#233;s tsiganes dans les camps fran&#231;ais, dont 10 % d'&#233;trangers ; il y eut des condamnations au STO parmi les Tsiganes, qui furent exp&#233;di&#233;s en Allemagne pour travailler dans les usines de guerre au titre de citoyens fran&#231;ais. Dans ces cas-l&#224; leur citoyennet&#233; ne leur &#233;tait point discut&#233;e ! Il y eut enfin de nombreux Tsiganes fran&#231;ais d&#233;port&#233;s sporadiquement vers les camps de la mort d'Europe de l'Est, Belzec, Auschwitz, et d'autres, Ravensbr&#252;ck pour les femmes et Mauthausen en ordre dispers&#233;, g&#233;n&#233;ralement pour compl&#233;ter des convois de d&#233;port&#233;s juifs ou politiques, et ce, dans le plus grand d&#233;sordre. Enfin, autre sp&#233;cificit&#233; du g&#233;nocide des Tsiganes, ils n'&#233;taient pas toujours enregistr&#233;s lorsqu'ils &#233;taient d&#233;barqu&#233;s dans un camp de la mort, et assassin&#233;s imm&#233;diatement dans les chambres &#224; gaz, notamment les femmes et les enfants. Si bien qu'il est d&#233;cid&#233;ment du plus p&#233;rilleux de recenser l'&#233;tendue des d&#233;g&#226;ts humains dans la population tsigane d'Europe. Ce g&#233;nocide est fait de trous &#233;normes de disparitions qui amputent nos connaissances tr&#232;s significativement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi sommes-nous dans l'incapacit&#233; de citer des chiffres fiables et d&#233;finitifs sur ce g&#233;nocide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on retient globalement le nombre de 500.000 pour indiquer que les Tsiganes victimes du nazisme en Europe ne furent pas peu nombreux, sans que l'on sache &#224; quelle hauteur aient pu s'&#233;lever les pertes humaines de cette population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ont souffert le plus de l'extermination : les Sinti allemands, puis les Polonais, les ressortissants des pays baltes et russe, les Croates et autres Yougoslaves, et enfin les Hongrois, Tch&#232;ques, Grecs, Fran&#231;ais, Italiens, Hollandais etc., sans exhaustivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de ce g&#233;nocide est &#224; peine embryonnaire, elle est vou&#233;e &#224; &#233;volution progressive au rythme des d&#233;couvertes et des travaux des nouveaux chercheurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Claire AUZIAS&lt;br class='manualbr' /&gt;Docteur en histoire, chercheur au laboratoire Socius de l'Universit&#233; technique de Lisbonne. Auteur de en particulier Claire Auzias, Marcel Courtiade, &lt;i&gt;Les Tziganes ou le Destin sauvage des Roms de l'est, suivi du Statut des Roms en Europe&lt;/i&gt;, &#233;d. Michalon, 2001, pp. 130, &#8364; 13.72&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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