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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Pour une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies (UNPA)</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Pour-une-Assemblee-parlementaire-des-Nations-unies</link>
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		<dc:date>2011-07-25T12:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sonia Escudero</dc:creator>


		<dc:subject>UNPA</dc:subject>
		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>

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&lt;p&gt;La Charte des Nations unies, r&#233;dig&#233;e en 1945 par les Etats victorieux de la seconde guerre mondiale, commence par un pr&#233;ambule ainsi formul&#233; : &#171; Nous les peuples des Nations unies &#187;. Un demi si&#232;cle plus tard, nous pouvons nous poser la question : &#171; Nous ; quels peuples ? &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Une perspective acad&#233;mique &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une th&#232;se, reconnue dans le monde universitaire des relations internationales, John Ikenberry d&#233;veloppe l'id&#233;e que les organisations internationales sont le r&#233;sultat d'une tractation (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-UNPA-+" rel="tag"&gt;UNPA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-FED-Actualite-+" rel="tag"&gt;FED'Actualit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Charte des Nations unies, r&#233;dig&#233;e en 1945 par les Etats victorieux de la seconde guerre mondiale, commence par un pr&#233;ambule ainsi formul&#233; : &#171; Nous les peuples des Nations unies &#187;. Un demi si&#232;cle plus tard, nous pouvons nous poser la question : &#171; Nous ; quels peuples ? &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une perspective acad&#233;mique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une th&#232;se, reconnue dans le monde universitaire des relations internationales, John Ikenberry d&#233;veloppe l'id&#233;e que les organisations internationales sont le r&#233;sultat d'une tractation entre les pays victorieux et les pays vaincus dans une guerre syst&#233;mique. Il d&#233;crit un tel conflit comme une guerre au cours de laquelle le syst&#232;me international est remplac&#233; de telle sorte que sa propre logique d'interaction en soit modifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, apr&#232;s toutes les geurres syst&#233;miques, les pays victorieux mettraient en place des strat&#233;gies d&#233;lib&#233;r&#233;es pour maintenir leur position de puissance relative. Par exemple, la Grande guerre aurait d&#233;truit le &#171; Concert des Nations &#187; cr&#233;&#233; de fa&#231;on strat&#233;gique par le Chancelier Bismarck, et structur&#233; la p&#233;riode qui suivit en accord avec les clauses du Trait&#233; de Versailles. Par ces accords, la France essayait de consolider sa situation de succ&#232;s relatif, par rapport &#224; l'Allemagne, sa voisine, en lui imposant des dommages de guerre, en la contraignant &#224; rendre des territoires sur lesquels elle avait des pr&#233;tentions historiques, et en limitant, par la force, sa puissance militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me chose se reproduisit vers la fin de la seconde guerre mondiale. Ce furent les pays victorieux qui pouss&#232;rent &#224; la cr&#233;ation d'une organisation dont l'objectif &#233;tait d'&#233;viter une nouvelle guerre syst&#233;mique, bas&#233;e sur la Soci&#233;t&#233; des Nations de Wilson ; et, ce furent les Nations unies. Bien que l'objectif de pr&#233;vention d'une nouvelle situation de crise syt&#233;mique soit tout &#224; fait louable, du point de vue &#233;thique, l'effet &#233;tait de perp&#233;tuer, dans une certaine mesure, le statu quo imm&#233;diat. Les vainqueurs de la seconde guerre mondiale mirent en place une structure institutionnelle pour leur nouvelle organisation bas&#233;e sur le d&#233;sir de maintenir l'asym&#233;trie de puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi qu'ils cr&#233;&#232;rent le Conseil de s&#233;curit&#233; avec deux m&#233;canismes afin de maintenir leur puissance relative : cinq si&#232;ges permanents et le droit de veto. Le r&#244;le du Conseil consiste &#224; prendre des d&#233;cisions et &#224; agir sur toute menace &#224; l'&#233;gard de la paix et de la stabilit&#233; internationale. Par cons&#233;quent, le Conseil est le seul organisme autoris&#233; &#224; d&#233;cider de l'emploi de la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons dit que John Ikenberry explique l'&#233;mergence d'organisations internationales comme le r&#233;sultat d'une transaction entre les Etats victorieux et les Etats vaincus dans un conflit militaire ayant des caract&#233;ristiques syst&#233;miques. La question qui se pose, est : qu'est-ce qui conduit les nations non-victorieuses &#224; entrer dans une relation reproduisant l'asym&#233;trie de puissance dans des circonstances particuli&#232;res ? La r&#233;ponse, c'est la possibilit&#233; de se faire entendre de la communaut&#233; internationale en face d'une menace potentielle de prise de d&#233;cision unilat&#233;rale, sans possibilit&#233; d'exprimer leur opinion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un demi si&#232;cle apr&#232;s la signature de la Charte de San Francisco, nous avons une organisation qui exprime un ordre international largement d&#233;pass&#233;. Qui, par exemple, mettrait en doute la puissance des pays du G 8, du G14, du G 20 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des d&#233;fis auxquels les Nations unies auront &#224; faire face, pour ne pas devenir obsol&#232;tes, sera leur propre r&#233;forme. L'ONU est une organisation formelle, elle a besoin de trouver une correspondance avec un ensemble de pratiques, qui, par la force des choses, se sont institutionnalis&#233;es mais n'ont pas encore atteint la formalit&#233; bureaucratique (par exemples le G 8, le G 14 et le G 20).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une perspective empirique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour revenir &#224; notre point de d&#233;part, nous nous sommes demand&#233; &#224; qui s'adresse le pr&#233;ambule de la Charte de San Francisco quand il &#233;crit / &#171; Nous les peuples &#187;. Nous avons observ&#233; qu'il faisait allusion &#224; un groupe beaucoup plus r&#233;duit que le groupe actuel. Les 50 pays qui sign&#232;rent la Charte de San Francisco, le 24 octobre 1945. Aujourd'hui l'ONU se compose de 192 pays. N&#233;anmoins, c'est en 1945, que ces 50 pays cr&#233;&#232;rent un m&#233;canisme qui, 60 ans plus tard, ne constitue pas et ne repr&#233;sente pas les 192 membres. Alors, r&#233;fl&#233;chissons un peu sur ce point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons ce qui se passe dans les principaux corps des Nations unies, l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale et le Conseil de S&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale est l'ar&#232;ne dans laquelles les d&#233;l&#233;gations diplomatiques des 192 pays membres se rencontrent et r&#233;agissent. C'est l'organe principal de d&#233;lib&#233;ration qui formule la politique et qui est, d'apr&#232;s la Charte, &#171; repr&#233;sentatif des Nations unies &#187;. Cependant les d&#233;l&#233;gations diplomatiques repr&#233;sentent les pays et quelquefois seulement leurs gouvernements et non pas l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; de leurs peuples. Il ne faut pas confondre les deux -les d&#233;l&#233;gations diplomatiques repr&#233;sentent, dans le meilleur des cas, des pays et non des peuples. Et ceci sans parler de la repr&#233;sentation de groupes collectifs sp&#233;cifiques qui sont reconnus par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale grace aux Trait&#233;s, appel&#233;s, &#171; trait&#233;s de la troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration &#187;. Mais ces collectifs, par exemple les femmes, les peuples indig&#232;nes, etc., ne font pas parttie du processus d&#233;cisionnel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Que se passe-t'il au Conseil de s&#233;curit&#233; ? Nous trouvons ici une composition s&#233;lective : cinq membres permanents, et dix changeant par roulement tous les deux ans. De la m&#234;me fa&#231;on nous pouvons noter que les d&#233;cisions sont prises par une majorit&#233; des membres, mais que les membres permanents ont eux droit de veto sur les d&#233;cisions. Nous notons, de plus, que les d&#233;cisions prises par le Conseil de s&#233;curit&#233; sont les seules &#224; &#234;tre d&#233;finitvement ex&#233;cutoires. De sorte que, en accord avec le fameux chapitre VII de la Charte, le Conseil de l'ONU est le seul organe autoris&#233; &#224; demander &#224; ses membres d'appliquer des sanctions &#233;conomiques ou d'entreprendre des op&#233;rations militaires.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous pouvons nous demander si ces cinq &#171; gendarmes du monde &#187; repr&#233;sentent la population globale. La conclusion que nous pouvons tirer c'est que, un peu plus de 25 % de la population mondiale est repr&#233;sent&#233;e par les membres permanents du Conseil. Si nous limitons ce calcul &#224; la population occidentale, nous trouvons qu'environ 6 % de celle-ci est repr&#233;sent&#233;e au moment de la prise de d&#233;cisions ex&#233;cutoires sur la paix internationale et sur la s&#233;curit&#233; ; des d&#233;cisions qui nous concernent tous. Etant latino-am&#233;ricaine, je me sens tenue de demander la &#171; pr&#233;sence &#187; de ma r&#233;gion dans ce Conseil ? et alors je d&#233;couvre que notre pourcentage de repr&#233;sentation est de 0 %. De quelle repr&#233;sentation parlons-nous, si les indices de repr&#233;sentation sont de 0 %, 6 %, et dans les cas les meilleurs de 25 % ? Nous pouvons seulement regretter que les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume uni, ne soient pas latino-am&#233;ricains, ou africains, par exemple. Ce qui continue &#224; r&#233;gner, c'est la force par rapport &#224; la logique du concensus et de la d&#233;lib&#233;ration constructive.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers l'&#233;tablissement d'une UNPA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est imp&#233;ratif d'entreprendre une r&#233;forme int&#233;grale des Nations unies, en tenant compte du fait que n'importe quelle institution repr&#233;sentative, c'est-&#224;-dire toute institution d&#233;mocratique, devrait avoir une structure faisant honneur &#224; ses caract&#233;ristiques. Nous proposons une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies, compos&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus par les peuples repr&#233;sent&#233;s dans la communaut&#233; internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer la coop&#233;ration internationale, l'acceptation et la l&#233;gitimit&#233; de l'ONU, et pour am&#233;liorer sa capacit&#233; &#224; agir, les peuples devraient &#234;tre int&#233;gr&#233;s directement et effectivement dans les Nations unies et leurs agences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Parlement de l'ONU ne sera pas simplement une autre institution. Ce sera la voix et le porte-parole des citoyens ; il sera l'exptression et le v&#233;hicule de la transformation de la conscience du monde et de la compr&#233;hension de la politique internationale dans des termes pacifiques. Il est &#233;vident que l'&#233;tablissement d'une telle institution serait un pas d&#233;cisif en direction de la consolidation d&#233;mocratique du syst&#232;me des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des actions pour soutenir la creation d'une UNPA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Congr&#232;s de la R&#233;publique argentine a &#233;t&#233; la premi&#232;re Assembl&#233;e l&#233;gislative natiuonale &#224; soutenir l'&#233;tablissement d'une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies. Le 8 novembre 2008, la Chambre du S&#233;nat argentin a approuv&#233; une r&#233;solution sur ce projet, dont j'&#233;tais moi-m&#234;me l'auteur, et le 5 ao&#251;t 2009, la Chambre des Repr&#233;sentants argentine vota un projet de loi similaire, pr&#233;sent&#233; par le d&#233;put&#233; Fernando Iglesias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me le Parlement latino-am&#233;ricain (Parlatino) a &#233;t&#233; le premier Parlement r&#233;gional &#224; voter une D&#233;claration de soutien &#224; la cr&#233;ation d'une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies, le 5 d&#233;cembre 2008. Ces initiatives expriment le d&#233;sir de notre r&#233;gion d'&#234;tre plus activement repr&#233;sent&#233;e au sein des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Albert Einstein, un homme de science particuli&#232;rement respect&#233;, mais de plus un brillant analyste du monde moderne, a adress&#233; une &#171; lettre ouverte &#187; &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU dans laquelle il d&#233;clarait : &#171; La m&#233;thode de repr&#233;sentation aux Nations unies devrait &#234;tre consid&#233;rablement modifi&#233;e. La m&#233;thode actuelle de s&#233;lection et de nomination par un gouvernement ne laisse aucune libert&#233; r&#233;elle &#224; celui qui est nomm&#233;. De plus, la s&#233;lection par des gouvernements ne peut pas donner aux peuples du monde le sentiment d'&#234;tre &#233;quitablement et proportionellement repr&#233;sent&#233;s. L'autorit&#233; morale de l'ONU serait consid&#233;rablement augment&#233;e si les d&#233;l&#233;gations &#233;taient directement &#233;lues par le peuple. Si les repr&#233;sentants &#233;taient responsables devant un &#233;lectorat, ils auraient beaucoup plus de libert&#233;, pour suivre leur conscience &#187;. Cinquante deux ans plus tard, nous sommes encore en train de nous battre pour une organisation dans laquelle, &#171; Nous les peuples &#187; participerions de fa&#231;on v&#233;ritable et active.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Sonia ESCUDERO&lt;br class='manualbr' /&gt;S&#233;natrice argentine - Membre et Secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du Parlement latino-am&#233;ricain - Buenos Aires&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Joseph MONTCHAMP - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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