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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>De la crise de l'euro au f&#233;d&#233;ralisme</title>
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		<dc:date>2011-10-13T15:11:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Christian Ruiz</dc:creator>


		<dc:subject>Crise de la dette</dc:subject>

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&lt;p&gt;Evitons d'abord les termes &#171; abyme &#187;, &#171; fin de la zone euro &#187;, &#171; coupables &#187; et consorts. Cherchons plut&#244;t un diagnostic clair : nous traversons actuellement une p&#233;riode difficile pour l'Union mon&#233;taire europ&#233;enne. Mais un certain nombre de solutions sont d&#233;j&#224; entre nos mains. Propos&#233;es depuis longtemps par les f&#233;d&#233;ralistes, elles ont &#233;t&#233; rejet&#233;es par des pays soumis &#224; de fortes pressions politiques. Mais alors que la crise de la zone euro s'accentue, des experts et politiques se rallient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-151-mars-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 151 &#8212; 2011/03&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Crise-de-la-dette-+" rel="tag"&gt;Crise de la dette&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Evitons d'abord les termes &#171; abyme &#187;, &#171; fin de la zone euro &#187;, &#171; coupables &#187; et consorts. Cherchons plut&#244;t un diagnostic clair : nous traversons actuellement une p&#233;riode difficile pour l'Union mon&#233;taire europ&#233;enne. Mais un certain nombre de solutions sont d&#233;j&#224; entre nos mains. Propos&#233;es depuis longtemps par les f&#233;d&#233;ralistes, elles ont &#233;t&#233; rejet&#233;es par des pays soumis &#224; de fortes pressions politiques. Mais alors que la crise de la zone euro s'accentue, des experts et politiques se rallient chaque jour &#224; la cause des f&#233;d&#233;ralistes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les solutions de sortie de crise abord&#233;es lors d'un r&#233;cent s&#233;minaire de la JEF-Allemagne faisaient &#233;tat notamment de la cr&#233;ation d'eurobonds, soit une communautarisation partielle de la dette des Etats-membres, par l'europ&#233;anisation d'une partie de celle-ci. On pouvait se r&#233;jouir le lendemain d'entendre le Pr&#233;sident de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et le ministre italien des finances Giulio Tremonti reprendre le m&#234;me projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e fut initialement soumise l'ann&#233;e derni&#232;re par le Think-tank Bruegel. De plus en plus reprise par les m&#233;dias allemands, la question m&#233;rite qu'on s'y arr&#234;te pour comprendre la fa&#231;on dont elle pourrait constituer un pas plus f&#233;d&#233;ral vers la sortie de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; sommes-nous aujourd'hui ? Imaginons le sc&#233;nario suivant : vous marchez accompagn&#233; d'un ami et prenez la d&#233;cision d'acheter un bien, mais sans avoir sur vous l'argent n&#233;cessaire. Vous demandez alors &#224; votre ami de vous pr&#234;ter 100 eurios. Vous &#234;tes donc illiquide : vous n'avez pas l'argent maintenant mais allez le rendre plus tard &#224; votre ami. Que se passe-t-il cependant si vous ne pouvez lui rendre sa somme de d&#233;part ? Vous &#234;tes insolvable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats se retrouvent dans des situations semblables. Ils contractent des dettes en empruntant l'argent sur les march&#233;s financiers, et ils &#233;mettent des emprunts. En tant que particulier, vous pouvez toujours vous rendre dans votre banque et investir dans les emprunts fran&#231;ais ou allemands. Vous pr&#234;tez ainsi &#224; un Etat qui va vous rendre cette somme &#224; l'&#233;ch&#233;ance convenue, par exemple en 3 ans, mais en tirant un certain gain, form&#233; par les int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pays comme la Gr&#232;ce ne peuvent plus rendre l'argent qui leur fut pr&#234;t&#233;. Ils sont d&#233;s lors insolvables. Ces derni&#232;res semaines, on s'aper&#231;oit que l'Irlande est tomb&#233;e dans la m&#234;me situation d'insolvabilit&#233; et que la peur s'&#233;tend &#224; d'autres pays qui pourraient &#234;tre &#224; leur tour affect&#233;s. Les investisseurs font alors preuve d'une prudence accrue et cessent d'acheter les emprunts nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi les financeraient-ils s'ils craignent de ne pas &#234;tre pay&#233;s en retour ? Les &#171; prix &#187; des emprunts, ou taux d'int&#233;r&#234;ts, de certains membres de la zone euro augmentent en cons&#233;quent. Cette peur sur les march&#233;s rend la situation de ces pays plus difficile encore : ces pays sont d'autant moins solvables que les emprunts deviennent co&#251;teux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faire ? On pourrait laisser la Gr&#232;ce et d'autres Etats membres se diriger vers leur ruine ou encore les exclure de la zone euro. Cette id&#233;e n'est pas tr&#232;s sage : ce serait prendre le risque d'une panique bancaire comme en ont connu le Br&#233;sil, l'Argentine, et la Russie. Les banques grecques ne se heurteraient pas seulement &#224; l'&#233;conomie grecque mais aussi aux investisseurs, notamment les banques europ&#233;ennes. Une crise bancaire comparable &#224; la crise post-Lehmann serait alors possible. Le capital quitterait l'UE, le sc&#233;nario serait plus s&#233;rieux qu'il ne l'est aujourd'hui. Exclure des Etats de la zone euro reviendrait &#224; se faire Harakiri !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution adopt&#233;e en mai dernier pour aider la Gr&#232;ce fut de cr&#233;er un m&#233;canisme de crise. 750 milliards d'euros furent mis &#224; disposition des Etats membres. En d'autres mots, les Etats europ&#233;ens ont pr&#234;t&#233; de l'argent &#224; la Gr&#232;ce. Or la Gr&#232;ce est insolvable et non illiquide ! On esp&#233;rait que la Gr&#232;ce retournerait &#224; une situation solvable en coupant radicalement les dettes. Dans le m&#234;me temps, cette haute somme d'argent &#233;tait suppos&#233;e g&#233;n&#233;rer le retour de la confiance sur les march&#233;s et mettre fin au ph&#233;nom&#232;ne de contagion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut un &#233;chec. La crise s'est &#233;tendue &#224; d'autres pays, et d'aucuns calculent que l'argent garanti -750 milliards d'euros- n'est pas suffisant pour sortir de la crise un pays aussi grand que l'Espagne. Si la situation se d&#233;t&#233;riore encore des sommes de l'ordre de plusieurs milliards d'euros pourraient &#234;tre n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me ce sc&#233;nario pourrait n'&#234;tre pas suffisant : le m&#233;canisme de crise n'est valide que trois ans. Que se passe-t-il ensuite ? La r&#233;vision du Trait&#233; de Lisbonne initi&#233;e le 16 d&#233;cembre lors du Conseil europ&#233;en a d&#233;cid&#233; de rendre permanent le m&#233;canisme. Mais cette d&#233;cision ne r&#233;soudra pas le probl&#232;me de l'insolvabilit&#233; -le risque est alors que certains pays doivent encore payer beaucoup de garanties sans r&#233;soudre leurs difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une solution : l'&#233;mission de bonds europ&#233;ens. D'autres solutions sont discut&#233;es qui ne s'excluent pas toutes mutuellement. Une id&#233;e qui a gagn&#233; beaucoup ces derni&#232;res semaines est celle d'un &#171; bon bleu &#187; pour l'Europe. L'id&#233;e fut d'abord soumise par le think-tank Bruegel [1] et consiste en l'agr&#233;gation de tous les emprunts des membres de la zone euro en un seul bond bleu. Si quelqu'un souhaite investir de l'argent il n'ach&#232;te plus des emprunts belges ou italiens mais du bond bleu. Alors que le risque d'un investissement est important en Gr&#232;ce et faible en Allemagne, le &#171; prix &#187; ou taux d'int&#233;r&#234;t de cet emprunt commun serait au mod&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'id&#233;e du bond bleu va au-del&#224;, en proposant qu'un certain taux de la dette publique soit &#233;mis de mani&#232;re commune, &#233;quivalent &#224; par exemple 40 % ou 60 % du PIB. Un pays dont le niveau d'endettement d&#233;passe ce seuil doit alors &#233;mettre des emprunts &#171; rouges &#187; nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette solution permettrait d'agr&#233;ger le risque, des risques encourus &#224; l'&#233;chelle d'un pays &#233;tant amortis au niveau europ&#233;en. Si un pays fait faillite alors l'argent des bonds rouges doit faire l'objet d'une d&#233;claration concernant l'insolvabilit&#233;, et les investisseurs priv&#233;s perdre une partie de leur argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition pr&#233;sente &#233;galement un attrait pour les pays voulant garder des dettes basses : en effet, les dettes bleues sont meilleurs march&#233; que les dettes rouges car elles refl&#232;tent le risque qu'un certain pays peut faire faillite. Cette solution est aussi meilleur march&#233; pour un pays comme l'Allemagne qui ne devrait plus garantir des hautes sommes d'argent pour la Gr&#232;ce, l'Irlande, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les r&#233;ticences allemandes s'expliquent par le co&#251;t politique consid&#233;rable. Les discussions portent sur les &#171; paresseux Europ&#233;ens du Sud &#187;, un constat injustifi&#233;. Alors que l'id&#233;e d'un bond bleu gagne du cr&#233;dit aupr&#232;s des experts, c'est le moment de soutenir cette id&#233;e. C'est la meilleure solution pour les Etats devant payer la plus grande partie de l'addition, et elle constituerait le prochain pas en avant de l'int&#233;gration europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre d'un tel sc&#233;nario constituerait-elle une Union de transfert, comme cela est actuellement d&#233;battu ? Probablement pas. Le risque est certes partag&#233;, mais en cas de fin de crise les pays comme l'Allemagne et la France ne devraient plus payer des garanties co&#251;teuses tel que c'est actuellement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela constituerait un pas important vers plus de confiance mutuelle en termes de fiscalit&#233; au sein de l'Union europ&#233;enne - celle-ci approchant actuellement le n&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ajoutant d'autres &#233;l&#233;ments tels qu'une meilleure coordination macro&#233;conomique supranationale sur le long-terme et peut-&#234;tre aussi plus d'investissements supranationaux &#224; moyen-terme, on peut trouver une issue hors de la crise, et plus important encore, en pr&#233;venir de nouvelles. Cette opportunit&#233; ne fortifierait pas seulement la zone euro mais constituerait &#233;galement le prochain &#233;chelon de l'&#233;chelle f&#233;d&#233;raliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Christian RUIZ&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre de la JEF-Berlin et diplom&#233; de la Hertie School of Governance. Ancien stagiare au Minist&#232;re allemand des affaires ext&#233;rieures&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.taurillon.org/De-la-crise-de-l-euro-au-federalisme&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Article publi&#233; initialement sur www.taurillon.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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