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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Que signifie libre circulation en terme de citoyennet&#233; sociale europ&#233;enne ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/libre-circulation-citoyennete-sociale-europeenne</link>
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		<dc:date>2014-05-05T08:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesca Lacaita</dc:creator>



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&lt;p&gt;Il fut un temps, c'&#233;tait le spectre du &#171; plombier polonais &#187; qui hantait l'Europe (de l'Ouest). Il &#233;tait redout&#233; par le petit peuple alors que, en g&#233;n&#233;ral, les &#233;lites dominantes consid&#233;raient cela avec bienveillance. Le plombier polonais &#233;tait entreprenant, il travaillait dur, facile &#224; satisfaire il &#233;tait un exemple pour les travailleurs Ouest-europ&#233;ens g&#226;t&#233;s, paresseux et, en tant que tel, il &#233;tait &#171; sponsoris&#233; &#187;, (ou patronn&#233;), par la Directive sur les services au sein du March&#233; int&#233;rieur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-163-Mars-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 163 &#8211; Mars 2014&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fut un temps, c'&#233;tait le spectre du &#171; plombier polonais &#187; qui hantait l'Europe (de l'Ouest). Il &#233;tait redout&#233; par le petit peuple alors que, en g&#233;n&#233;ral, les &#233;lites dominantes consid&#233;raient cela avec bienveillance. Le plombier polonais &#233;tait entreprenant, il travaillait dur, facile &#224; satisfaire il &#233;tait un exemple pour les travailleurs Ouest-europ&#233;ens g&#226;t&#233;s, paresseux et, en tant que tel, il &#233;tait &#171; sponsoris&#233; &#187;, (ou patronn&#233;), par la Directive sur les services au sein du March&#233; int&#233;rieur (ainsi nomm&#233;e Directive Bolkenstein).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Environ une d&#233;cennie plus tard, l'abandon des restrictions sur la libert&#233; de circulation des Bulgares et des Roumains au sein de l'Union europ&#233;enne (UE) a donn&#233; lieu &#224; un autre type de spectre, avec des caract&#233;ristiques compl&#232;tement diff&#233;rentes, qui est &#233;voqu&#233; par la presse et des politiciens de quelques pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit apparemment de la crainte que les Bulgares et les Roumains -les ressortissants des pays les plus pauvres de l'UE- tireraient avantage de leur libert&#233; de circulation nouvellement acquise pour fondre en hordes sur la Grande-Bretagne et l'Allemagne pour dilapider leur syst&#232;me de protection sociale par des fraudes et du &#171; tourisme social &#187;. De telles affirmations ont r&#233;guli&#232;rement d&#233;montr&#233; qu'elles &#233;taient largement exag&#233;r&#233;es. Elles ne prennent pas en compte que la mobilit&#233; &#224; l'int&#233;rieur de l'UE a toujours &#233;t&#233; statistiquement faible, que les migrants sont des contributeurs nets pour l'&#233;conomie et les syst&#232;mes de protection sociale de leurs pays d'accueil, plus qu'ils n'en sont b&#233;n&#233;ficiaires, et que les plus grands fraudeurs de syst&#232;mes de protection sociale sont bien plus probablement des &#171; locaux &#187; plut&#244;t que des migrants ou que l'&#233;vasion fiscale et le dumping social s'av&#232;re plus nuisible pour l'&#233;conomie que la fraude &#224; la protection sociale elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Allemagne, des politiciens tels que Horst Seehofer, Pr&#233;sident de la CSU et Elmar Brok, parlementaire europ&#233;en de la CDU, ont pr&#233;conis&#233; l'&#171; expulsion &#187; des fraudeurs -c'est &#224; dire une p&#233;nalit&#233; &#171; suppl&#233;mentaire &#187; r&#233;serv&#233;e aux seuls &#233;trangers. En Grande- Bretagne, des appels vibrants se sont &#233;lev&#233;s pour une extension des restrictions de la libert&#233; de circulation pour les Bulgares et les Roumains, pour une extension de leur exclusion des avantages sociaux, pour une ren&#233;gociation de la libert&#233; de circulation elle-m&#234;me, et m&#234;me pour sa diff&#233;renciation selon le Produit int&#233;rieur brut (PIB) du pays d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secr&#233;taire aux Affaires &#233;trang&#232;res du gouvernement travailliste fant&#244;me, Chuka Umunna fit chorus avec ceux qui sont en faveur du changement du principe de la libre circulation en ajoutant que &#171; les p&#232;res de l'UE avaient en t&#234;te la libre circulation des travailleurs, pas la libre circulation des demandeurs d'emploi &#187;. Ses affirmations ont par la suite &#233;t&#233; critiqu&#233;es comme &#171; superflues &#187; par un parlementaire travailliste senior. Cependant, en Grande-Bretagne, le d&#233;bat a une malheureuse tendance &#224; s'articuler en termes de d&#233;fi &#224; l'&#233;gard de la supr&#233;matie de la loi europ&#233;enne ou de lutte acharn&#233;e avec &#171; Bruxelles &#187;. &#171; Bruxelles provocatrice tape sur les menaces britanniques de r&#233;&#233;crire les r&#232;gles de l'immigration &#187; &#233;tait le titre de la premi&#232;re page de l'Observer de gauche du 12 janvier. Comme si tout cela venait de &#171; Bruxelles &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les origines historiques de la libre circulation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre qu'aucune autre crise d'hyst&#233;rie anti-immigration n'est susceptible de faire oublier aux Europ&#233;ens la relation &#233;troite entre l'int&#233;gration europ&#233;enne, la libert&#233; de circulation (dans ses premi&#232;res &#233;tapes concernant initialement la migration de la classe ouvri&#232;re) et les droits de la citoyennet&#233; europ&#233;enne. Tout cela commen&#231;a &#224; l'initiative de la d&#233;l&#233;gation italienne durant les n&#233;gociations pour la Communaut&#233; europ&#233;enne du charbon et de l'acier (CECA) qui a &#233;t&#233; &#233;tablie par le Trait&#233; de Paris en 1951. L'Italie &#233;tait un pays pauvre, surpeupl&#233;, avec beaucoup de ch&#244;mage, s&#251;rement davantage qu'actuellement en Bulgarie et Roumanie, et recherchant d&#233;sesp&#233;r&#233;ment des opportunit&#233;s d'&#233;migration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; travers des n&#233;gociations serr&#233;es que la libert&#233; de circulation fit son chemin avec l'article 69 du Trait&#233; CECA, m&#234;me si elle &#233;tait limit&#233;e &#224; &#171; des travailleurs (&#8230;) qui avaient des qualifications reconnues dans le travail des mines de charbon et de la fabrication de l'acier &#187;. Cependant, sa pleine r&#233;alisation n'a &#233;t&#233; assur&#233;e qu'en 1957, et pendant ce temps la circulation des travailleurs fonctionnait &#224; travers des accords bilat&#233;raux comme avant. En 1955, un tel accord fut sign&#233; entre les gouvernements allemand et italien et accept&#233; par les syndicats allemands, seulement &#224; la condition qu'on garantirait aux travailleurs immigr&#233;s le m&#234;me salaire et les m&#234;mes droits sociaux qu'aux travailleurs locaux. Ce rejet du dumping social comme inh&#233;rent &#224; l'exp&#233;rience de la migration, comme cela avait &#233;t&#233; le cas jusque l&#224;, sema les graines d'une citoyennet&#233; sociale &#233;quitable- bien que par ailleurs, naturellement, les travailleurs italiens restaient des Gastarbeiter, menant temporairement des vies s&#233;par&#233;es en marge de la soci&#233;t&#233; allemande. C'est quelque chose que nous devrions tous garder aujourd'hui pr&#233;sent &#224; l'esprit en examinant la question des &#171; travailleurs d&#233;tach&#233;s &#187; et de sa Directive de r&#233;f&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Trait&#233; de Rome de 1957 qui a fond&#233; la CEE a d&#233;lib&#233;r&#233;ment marqu&#233; un pas crucial en avant. La libert&#233; de circulation &#233;tait maintenant d&#233;finie comme un droit (comme l'a &#233;tabli l'article 48, le droit d'accepter des offres d'emploi et le droit de circuler librement &#224; l'int&#233;rieur de la Communaut&#233;, ainsi que le droit de r&#233;sider et de rester dans un autre pays de la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne [CEE] apr&#232;s avoir &#233;t&#233; employ&#233;), qui fut &#233;tendu &#224; tous les travailleurs, &#224; l'exception de ceux du secteur public. La mise en &#339;uvre s'effectua cependant lentement et fut pleinement r&#233;alis&#233;e seulement en 1968. En m&#234;me temps, le r&#232;glement 1612/68 interdit toute discrimination entre les travailleurs des Etats membres sur la base de la nationalit&#233; et &#233;tablit le droit aux m&#234;mes avantages sociaux et aux m&#234;mes imp&#244;ts que les travailleurs locaux. Les membres des familles des travailleurs migrants &#233;taient aussi autoris&#233;es &#224; r&#233;sider et travailler dans le pays d'accueil. Et ce n'est pas le moindre, &#234;tre sans emploi ne pouvait pas justifier l'expulsion. Tout cela se mit en place des ann&#233;es avant que le Royaume uni rejoigne la CEE en 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est s&#251;r, c'est que le Trait&#233; de Rome assurait les droits des travailleurs, c'est &#224; dire des acteurs &#233;conomiques, mais pas encore les droits des personnes ou des citoyens. Cependant, justement, les dispositions pour les r&#233;unifications familiales apportaient une dimension nouvelle &#224; la notion de libre circulation. Ce n'&#233;taient pas seulement de jeunes travailleurs, principalement masculins et en bonne sant&#233; qui se d&#233;pla&#231;aient dans d'autres pays de la Communaut&#233; pour une dur&#233;e temporaire, mais aussi des enfants, des adolescents, des personnes &#226;g&#233;es, davantage de femmes, qui devaient choisir de s'&#233;tablir d'une mani&#232;re permanente dans le pays d'accueil. De nouveaux probl&#232;mes furent ainsi mis en avant qui, en soi, allaient bien au-del&#224; de la sph&#232;re des travailleurs &#233;conomiquement actifs : le logement, l'&#233;ducation, le ch&#244;mage, la maladie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les d&#233;cennies suivantes, la jurisprudence de la Cour europ&#233;enne de justice a jou&#233; un r&#244;le important pour d&#233;velopper une dimension citoyenne &#224; la libre circulation et promouvoir l'int&#233;gration dans toutes les sph&#232;res de la soci&#233;t&#233;. Par exemple, dans les ann&#233;es 1970 et 1980, la libert&#233; de circulation et de r&#233;sidence a &#233;t&#233; &#233;tendue aux travailleurs ind&#233;pendants et aux travailleurs saisonniers ; dans les ann&#233;es 1990, &#224; la suite de l'Acte unique europ&#233;en de 1986, elle &#233;tait explicitement garantie aux personnes actives non-&#233;conomiques (comme les &#233;tudiants, les retrait&#233;s et les ch&#244;meurs) et leurs familles. L'&#233;tape suivante fut le Trait&#233; de Maastricht en 1992 qui, comme on le sait, introduisit le concept de citoyennet&#233; europ&#233;enne qui comprend aussi quelques droits de vote. Actuellement le document le plus exhaustif affirmant la libre circulation comme un droit citoyen est la Directive 2004/38/EC qui, parmi d'autres choses, introduit des dispositions concernant l'acc&#232;s au bien-&#234;tre et prescrit les modalit&#233;s selon lesquelles des expulsions de citoyens de l'UE peuvent &#234;tre effectu&#233;es (pas si souvent ni si facilement que certains politiciens ou &#233;diteurs de journaux le souhaiteraient).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le principe de la libre circulation des personnes a &#233;t&#233; le socle sur lequel, non seulement les droits de la citoyennet&#233; europ&#233;enne se sont d&#233;velopp&#233;s, mais aussi celui sur lequel la construction europ&#233;enne elle-m&#234;me a &#233;t&#233; fond&#233;e. Naturellement, vous concevez la libre circulation comme un principe et comme un droit (c'est &#224; dire non pas comme un accord sur un avantage mutuel qui pourrait &#234;tre annul&#233; s'il ne convient plus, ni comme un simple moyen pour assurer l'efficacit&#233; du march&#233; unique) si vous voulez rompre avec l'id&#233;e de souverainet&#233; de l'Etat, de citoyen et d'&#233;tranger et si vous voulez construire une nouvelle communaut&#233; sociale et politique. Ainsi &#233;taient ceux qui ont amen&#233; &#224; la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en 1961, le Commissaire Lionello Levi Sandri estimait que : &#171; le travailleur (migrant), doit ressentir partout sa citoyennet&#233; europ&#233;enne comme une source de force et de fiert&#233;. C'est pour cela (&#8230;) que ce sera le r&#233;sultat politique et social le plus important de la lib&#233;ralisation du march&#233; du travail : c'est &#224; l'&#233;tendue qu'elle atteindra que nous appr&#233;cierons tous la port&#233;e effective de la solidarit&#233; europ&#233;enne et le progr&#232;s de l'id&#233;e d'unit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard, le premier Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, Walter Hallstein, consid&#233;rait la r&#233;alisation de la libre circulation comme l'un &#171; des points les plus spectaculaires dans le programme qui doit conduire &#224; l'int&#233;gration de l'Europe &#187;, un point qui permettait &#224; la Communaut&#233; &#171; de pr&#233;tendre au droit de s'appeler 'Communaut&#233; europ&#233;enne &#233;conomique et sociale' &#187;. Et il s'&#233;merveillait : &#171; les cons&#233;quences en termes de politique constitutionnelle sont incalculables. Indiquent-elles le d&#233;but d'une &#8216;citoyennet&#233;' europ&#233;enne commune ? (Au fait, c'est ce que &#171; les p&#232;res de l'Europe &#187; disaient vraiment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il vaut mieux &#224; nouveau r&#233;p&#233;ter que les &#171; agents &#187; de ce nouveau concept de &#171; citoyennet&#233; europ&#233;enne &#187; ou de &#171; solidarit&#233; europ&#233;enne &#187; &#233;taient essentiellement des gens de la classe des travailleurs, pratiquement pas les cat&#233;gories de migrants que nous aimons maintenant associer &#224; la libre circulation : les &#233;tudiants, les experts, les universitaires, les Europ&#233;ens du Nord passant leurs ann&#233;es de retraite dans des pays plus chauds, les travailleurs hautement qualifi&#233;s dont les gouvernements europ&#233;ens voudraient limiter la libre circulation, etc. Et la condition de la classe des travailleurs est certainement un point de vue privil&#233;gi&#233; pour prendre en consid&#233;ration la port&#233;e et l'impact des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant il serait trop facile d'ignorer le probl&#232;me du spectre des fraudeurs sociaux baladeurs -si la libert&#233; de circulation est inscrite dans les Trait&#233;s, les changer requerrait une unanimit&#233; pratiquement impossible avec 28 Etats membres, cette fanfaronnade n'est-elle pas simplement parler pour ne rien dire ? En fait, opposer continuellement &#171; le peuple (national) &#187; et &#171; Bruxelles &#187; en demandant des changements et des mesures qui ne peuvent simplement pas &#234;tre r&#233;alis&#233;es, pourrait bien amener un d&#233;nigrement g&#233;n&#233;ral de la libert&#233; de circulation et m&#234;me des droits de la citoyennet&#233; europ&#233;enne. Une restriction de leur interpr&#233;tation est d&#233;j&#224; en train de se produire maintenant, au moins dans la perception de l'opinion publique, quand on estime qu'ils doivent &#234;tre d'une certaine mani&#232;re &#171; m&#233;rit&#233;s &#187;. Encore une fois, le niveau europ&#233;en court ainsi le risque de devenir le lieu o&#249; les politiques et les relations n&#233;olib&#233;rales forment le &#171; sens commun &#187; et se calcifient, alors m&#234;me qu'elles peuvent &#234;tre critiqu&#233;es &#224; l'interne &#224; travers un exercice rh&#233;torique inepte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vague d'hyst&#233;rie anti-immigration apparemment provoqu&#233;e par une lev&#233;e de restrictions sur la libert&#233; de circulation des Bulgares et des Roumains n'est qu'un nouveau chapitre de la vieille guerre contre les pauvres. Ceux qui ne souhaitent pas voir le projet europ&#233;en r&#233;duit &#224; la d&#233;t&#233;rioration n&#233;olib&#233;rale devraient en &#234;tre conscients et agir en cons&#233;quence. Ils devraient d&#233;fendre les principes essentiels des droits de la citoyennet&#233; europ&#233;enne comme un droit imprescriptible des citoyens europ&#233;ens. Ils devraient affirmer le principe d'un salaire &#233;gal pour un travail &#233;gal, partout dans l'UE, et se prononcer contre des mesures susceptibles de promouvoir le dumping social. Ils devraient lutter contre les in&#233;galit&#233;s et les d&#233;s&#233;quilibres au sein de l'UE et aborder la crise actuelle comme une question europ&#233;enne sans concession &#224; la tentation de croire qu'une solution &#171; nationale &#187; est possible ou souhaitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils devraient &#233;laborer des politiques europ&#233;ennes redistributives et anti-cycliques (par exemple une nouvelle Initiative citoyenne europ&#233;enne pour l'emploi et le d&#233;veloppement durable a r&#233;cemment &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e &#224; la Commission europ&#233;enne). Ils devraient s&#233;rieusement examiner les implications d'une citoyennet&#233; sociale europ&#233;enne et les &#233;tapes &#224; r&#233;aliser pour la d&#233;velopper. Enfin ils devraient faire un travail pr&#233;paratoire pour l'extension des droits de la citoyennet&#233; europ&#233;enne aux ressortissants des pays tiers qui r&#233;sident l&#233;galement dans l'UE, rem&#233;diant ainsi &#224; des situations d'injustice et de discrimination qui ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;es depuis longtemps. Les &#233;lections europ&#233;ennes approchent et ces questions devraient faire l'objet d'un d&#233;bat. C'est maintenant le moment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Willem Maas, Creating European Citizens, &#233;d. Rowman &amp; Littlefield Publishers, Lanham, 2007 ; Ettore Recchi et Adrian Favell (compilateurs), Pioneers of European Integration. Citizenship and Mobility in the EU, &#233;d. Edward Elgar Publishing, Cheltenham and Northampton, 2009 ; Lars Magnusson et Bo Str&#228;th (compilateurs), A European Social Citizenship ? Preconditions for Future Policies from a Historical Perspective, &#233;d. P.I.E. Peter Lang, Bruxelles, 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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