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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>La Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires et le droit fran&#231;ais : quels obstacles juridiques &#224; la ratification ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-et-le-droit</link>
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		<dc:date>2016-01-10T21:40:13Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Marie Woehrling</dc:creator>


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		<dc:subject>Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires</dc:subject>

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&lt;p&gt;Curieux destin que celui de la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires en France. Alors que celle-ci est le seul pays europ&#233;en &#224; avoir retenu une incompatibilit&#233; de sa Constitution avec la Charte et reste un des rares pays de l'Union europ&#233;enne (UE) &#224; ne pas l'avoir ratifi&#233;e, c'est aussi en France que la Charte a fait l'objet des d&#233;bats les plus intenses. Dans aucun pays, la litt&#233;rature politique et juridique sur le sujet n'a &#233;t&#233; aussi abondante. Pourtant le contenu et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-FED-Actualite-+" rel="tag"&gt;FED'Actualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Langues-+" rel="tag"&gt;Langues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-+" rel="tag"&gt;Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Curieux destin que celui de la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires en France. Alors que celle-ci est le seul pays europ&#233;en &#224; avoir retenu une incompatibilit&#233; de sa Constitution avec la Charte et reste un des rares pays de l'Union europ&#233;enne (UE) &#224; ne pas l'avoir ratifi&#233;e, c'est aussi en France que la Charte a fait l'objet des d&#233;bats les plus intenses. Dans aucun pays, la litt&#233;rature politique et juridique sur le sujet n'a &#233;t&#233; aussi abondante. Pourtant le contenu et l'objet de la Charte reste encore largement incompris en France. Sujet de beaucoup de fantasmes, elle n'a gu&#232;re donn&#233; lieu &#224; des examens attentifs. R&#233;actions d'autant plus paradoxales que la Charte peut &#234;tre &#233;valu&#233;e comme un instrument bien adapt&#233; autant &#224; la situation des langues r&#233;gionales de France qu'au cadre juridique fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est donc n&#233;cessaire de pr&#233;senter le syst&#232;me de protection de la Charte avant de porter une appr&#233;ciation sur la mani&#232;re dont le d&#233;bat juridique s'est d&#233;velopp&#233; &#224; son sujet en France. Le droit fran&#231;ais qui est tr&#232;s d&#233;favorable aux langues r&#233;gionales doit &#233;voluer pour rejoindre les standards europ&#233;ens exprim&#233;s par la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A. Les caract&#233;ristiques essentielles de la Charte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Charte pr&#233;sente huit caract&#233;ristiques principales.&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une protection directe des langues. Ce document international se distingue par son objet : la protection d'un bien culturel europ&#233;en, &#224; savoir les langues r&#233;gionales et minoritaires. La Charte ne pose pas la probl&#233;matique des langues r&#233;gionales et minoritaires en termes de groupes minoritaires. Son projet int&#233;resse tous les citoyens europ&#233;ens. La protection des langues r&#233;gionales ou minoritaires est l'affaire de tous. Ce n'est pas seulement le probl&#232;me des locuteurs de ces langues.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des obligations juridiques pour les Etats plut&#244;t que des droits propres aux locuteurs. La Charte s'adresse &#224; des instances publiques pour les amener &#224; prendre des engagements en faveur de la protection des langues r&#233;gionales minoritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une exigence d'actions positives. La Charte ne se satisfait pas de prohiber des comportements n&#233;gatifs de la part des Etats &#224; l'encontre de certaines langues. Elle veut obtenir des autorit&#233;s publiques des engagements positifs, une politique r&#233;solue de soutien et de promotion &#224; l'&#233;gard des langues r&#233;gionales ou minoritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La compl&#233;mentarit&#233; langue nationale &#8211; langues r&#233;gionales. La Charte ne se place pas dans un contexte d'opposition entre la langue nationale et les langues r&#233;gionales. Elle opte clairement pour un contexte de plurilinguisme et de pluralisme culturel. La Charte est &#233;galement fond&#233;e sur une certaine id&#233;e de tol&#233;rance et de respect de la diff&#233;rence et des identit&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des r&#233;gimes juridiques diff&#233;renci&#233;s selon les langues. La reconnaissance de l'&#233;gale dignit&#233; des langues et cultures ne nie pas pour autant la diff&#233;rence de position juridique et de fonction sociale des langues et cultures. Respecter d'une mani&#232;re &#233;gale toutes les langues et cultures europ&#233;ennes n'implique pas de vouloir leur appliquer le m&#234;me statut, les m&#234;mes protections juridiques ou la m&#234;me position au plan des instances politiques.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ces caract&#233;ristiques de la Charte en font un instrument d'une grande originalit&#233; et expliquent la difficult&#233; rencontr&#233;e souvent par ses promoteurs pour que celle-ci soit comprise dans ses objectifs et dans ses m&#233;thodes. De plus, la Charte ne se con&#231;oit pas comme une alternative aux autres instruments de protection &#233;labor&#233;s par le Conseil de l'Europe (Convention europ&#233;enne des Droits de l'Homme ou Convention-cadre pour la Protection des Minorit&#233;s nationales). Elle les compl&#232;te au plan des droits culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Charte est organis&#233;e autour de deux parties principales :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une partie g&#233;n&#233;rale qui fixe des principes et des objectifs communs &#224; tous les Etats et &#224; toutes les langues ; c'est la Partie II ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des engagements concrets, particuliers, pouvant varier selon les Etats et les langues ; c'est la Partie III.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, Partie II ou Partie III, nous avons affaire &#224; des dispositions, &#224; des engagements juridiques qu'il revient aux Etats d'ex&#233;cuter dans leur ordre interne. Cependant, au niveau de la Partie II, ces obligations sont exprim&#233;es de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale , alors que dans la Partie III ils se d&#233;clinent dans des mesures plus concr&#232;tes parmi lesquelles les Etats peuvent effectuer un choix pour mettre en oeuvre la promotion des langues r&#233;gionales ou minoritaires . Les principes g&#233;n&#233;raux figurant dans la Partie II sont valables pour toutes les langues et pour tous les Etats. La Partie III de la Charte propose aux Etats une panoplie de mesures concr&#232;tes en fonction des situations particuli&#232;res des diff&#233;rentes langues, en donnant aux Etats la possibilit&#233; de s'engager pour telle ou telle mesure particuli&#232;re. En quelque sorte, la Charte propose dans la Partie III aux Etats un &#171; menu &#187; de modalit&#233;s pratiques en vue de la concr&#233;tisation des objectifs de la Partie II.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B. La situation des langues r&#233;gionales en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La France est caract&#233;ris&#233;e par un grand nombre de langues r&#233;gionales ou minoritaires pr&#233;sentant de tr&#232;s grandes diff&#233;rences. La France m&#233;tropolitaine comporte une vingtaine de langues traditionnellement parl&#233;es sur son territoire. A cela, il faut ajouter plusieurs dizaines langues pratiqu&#233;es dans les r&#233;gions d'Outre Mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la R&#233;volution, jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente ces langues &#233;taient consid&#233;r&#233;es comme une menace pour l'unit&#233; nationale. Elles &#233;taient combattues par le syst&#232;me de l'instruction publique, ignor&#233;es par l'appareil administratif ou judiciaire et g&#233;n&#233;ralement m&#233;pris&#233;es comme des expressions linguistiques inf&#233;rieures (patois). Depuis une trentaine d'ann&#233;es la l&#233;gislation a m&#234;me renforc&#233; l'obligation du recours au fran&#231;ais dans les domaines administratifs et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des langues r&#233;gionales de France est extr&#234;mement pr&#233;caire. Le nombre de leurs locuteurs a fortement baiss&#233;. Elles sont d&#233;sormais profond&#233;ment marginalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si de timides mesures ont &#233;t&#233; prises en faveur de ces langues depuis les ann&#233;es 1980, par exemple en mati&#232;re de toponymie bilingue, celles-ci restent largement inefficaces pour &#233;viter l'affaiblissement constant de ces langues. Ce n'est que vers le milieu des ann&#233;es 1980 qu'un enseignement bilingue a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;, mais il ne touche qu'un pourcentage tr&#232;s limit&#233; des familles potentiellement int&#233;ress&#233;es et se concentre dans les classes maternelles et primaires. La pr&#233;sence des langues r&#233;gionales dans les m&#233;dias publics est sporadique. Elles sont interdites dans l'administration. La part des budgets culturels qui leur est consacr&#233;e est infinit&#233;simale. En bref, il n'y a pas de soutien public s&#233;rieux et efficace au b&#233;n&#233;fice de ces langues. Pourtant, en 2008 un article 75-I a &#233;t&#233; introduit dans la Constitution, aux termes duquel &#171; les langues r&#233;gionales appartiennent au patrimoine de la France &#187;. Cette disposition exprime la m&#234;me pr&#233;occupation que la Charte europ&#233;enne : les langues r&#233;gionales constituent un patrimoine culturel commun qu'il revient &#224; la collectivit&#233; de prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une adh&#233;sion &#224; la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires impliquerait la volont&#233; de d&#233;velopper, comme la Charte le demande, &#171; une action r&#233;solue &#187; en faveur de ces langues de mani&#232;re &#224; permettre leur transmission aux jeunes g&#233;n&#233;rations et leur pr&#233;sence effective dans la vie publique. Les autorit&#233;s fran&#231;aises ne se sont cependant nullement converties &#224; une telle politique. Elles estiment, bien &#224; tort, que ce qu'elles font pour les langues r&#233;gionales satisfait d&#233;j&#224; aux exigences de la Charte. C'est dans cet esprit qu'elles ont r&#233;solu d'adh&#233;rer &#224; la Charte&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C. La r&#233;ception de la Charte en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mai 1999, la France a sign&#233; la Charte &#224; l'occasion du sommet organis&#233; par le Conseil de l'Europe &#224; Budapest. Cette signature &#233;tait toutefois accompagn&#233;e d'une &#171; d&#233;claration interpr&#233;tative &#187; qui avait pour but de limiter significativement les engagements que la France acceptait de souscrire par son adh&#233;sion &#224; la Charte. N&#233;anmoins, le 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel a estim&#233; que la Charte est incompatible avec &#171; les principes constitutionnels d'indivisibilit&#233; de la R&#233;publique, d'&#233;galit&#233; devant la loi, d'unicit&#233; du peuple fran&#231;ais et d'usage officiel de la langue fran&#231;aise &#187;, comme le r&#233;sume le Conseil d'Etat dans son avis du 30 juillet 2015 d&#233;favorable &#224; la ratification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position du Conseil constitutionnel ne peut que surprendre car 25 Etats europ&#233;ens pour qui le principe d'&#233;galit&#233; a &#233;galement une valeur constitutionnelle, qui affirment pareillement l'unit&#233; de leur peuple et qui ont eux aussi une langue officielle n'ont pas consid&#233;r&#233; que la Charte mettait en cause ces principes. En r&#233;alit&#233;, la Charte ne porte pas atteinte &#224; l'&#233;galit&#233; des citoyens, &#224; l'unit&#233; de l'Etat ou aux pr&#233;rogatives de la langue nationale. Le Conseil constitutionnel a d&#233;velopp&#233; une conception de la Charte non fid&#232;le &#224; son contenu et proc&#233;d&#233; &#224; une interpr&#233;tation extr&#234;mement n&#233;gative de la Constitution au regard de la diversit&#233; linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, pour ratifier la Charte, une r&#233;forme constitutionnelle est devenue n&#233;cessaire en France. En toute bonne logique, cette r&#233;forme doit manifester le rejet de la position du Conseil constitutionnel. Cependant le gouvernement fran&#231;ais voudrait ratifier la Charte tout en confirmant l'interpr&#233;tation de la Constitution donn&#233;e par le Conseil constitutionnel, ce qui est contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette fin, le projet de loi constitutionnelle tendant &#224; la ratification de la Charte ne se borne pas autoriser cette ratification, mais se r&#233;f&#232;re &#224; la d&#233;claration de 1999 affirmant notamment que cette ratification ne conf&#232;re pas de droits collectifs aux locuteurs des langues r&#233;gionales ou minoritaires, qu'elle ne remet pas en cause le principe selon lequel l'usage du fran&#231;ais s'impose aux usagers dans leurs relations avec l'administration et les services publics et qu'elle pr&#233;serve le caract&#232;re facultatif de l'enseignement des langues r&#233;gionales ou minoritaires. Ces notions font r&#233;f&#233;rence &#224; la jurisprudence du Conseil constitutionnel tr&#232;s restrictive au regard des langues r&#233;gionales, laquelle se trouve ainsi confirm&#233;e. Le Conseil constitutionnel pourra ainsi s'opposer aux mesures qui seraient n&#233;cessaires pour appliquer la Charte. Il pourra &#224; l'avenir s'opposer &#224; ce que l'acquisition d'une langue r&#233;gionale soit reconnue comme un droit car celui-ci serait analys&#233; comme un droit collectif au b&#233;n&#233;fice de locuteurs de langues r&#233;gionales. De m&#234;me, il pourra faire obstacle &#224; l'utilisation de langues r&#233;gionales dans le cadre des autorit&#233;s publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, le projet permettra de ratifier la Charte mais aussi de s'opposer &#224; une mise en &#339;uvre effective de celle-ci. D'ailleurs, aucun projet de loi visant &#224; am&#233;liorer la situation des langues r&#233;gionales dans l'esprit de la Charte n'est pr&#233;vu. Au contraire, la quasi-totalit&#233; des amendements en vue d'am&#233;liorer la situation l&#233;gale des langues r&#233;gionales, propos&#233;s lors de l'examen de propositions de lois diverses, ont &#233;t&#233; rejet&#233;s &#224; la demande du gouvernement, fid&#232;le en cela &#224; la position de tous ses pr&#233;d&#233;cesseurs de gauche ou de droite. A Paris, beaucoup pensent que les engagements que France accepte de souscrire en vertu de la Charte sont d&#233;j&#224; mis en &#339;uvre. Il n'y a pas de mesures l&#233;gales suppl&#233;mentaires &#224; prendre. La ratification permettra par contre de faire taire les revendications des promoteurs des langues r&#233;gionales : ceux-ci ne pourront plus reprocher &#224; la France de ne pas avoir ratifi&#233; la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci explique que de nombreuses organisations de promotion des langues r&#233;gionales sont hostiles &#224; ce projet de loi constitutionnelle s'il conserve une r&#233;f&#233;rence &#224; la d&#233;claration interpr&#233;tative. Par ailleurs, cela ne fait sens de ratifier la Charte que si l'on a l'intention de la mettre en oeuvre effectivement. Ceci implique que les autorit&#233;s fran&#231;aises mettent en place une v&#233;ritable politique de soutien efficace aux langues r&#233;gionales. Cela n&#233;cessiterait une loi donnant un vrai statut &#224; ces langues et garantissant un syst&#232;me d'enseignement accessible pour toutes les familles qui le souhaitent. Si l'on consid&#232;re les langues r&#233;gionales comme un patrimoine culturel commun menac&#233;, des actions &#233;nergiques en faveur de ces langues dans la vie publique et culturelle sont indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de proc&#233;der &#224; une ratification formelle de la Charte d&#233;pourvue de toute suite concr&#232;te, il faudrait que la France s'engage d'abord dans la mise en &#339;uvre effective des principes et des actions figurant dans la Charte. Une fois qu'elle aura r&#233;alis&#233;, de mani&#232;re effective, les orientations de la Charte, elle pourra la ratifier comme couronnement de son action en faveur des langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Woehrling&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de Tribunal administratif honoraire - Strasbourg&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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