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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Pourquoi l'Afrique du Sud conteste-t-elle la justice internationale ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Pourquoi-l-Afrique-du-Sud-conteste-t-elle-la-justice-internationale</link>
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		<dc:date>2018-02-16T06:49:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roberto Toscano</dc:creator>


		<dc:subject>Cour p&#233;nale internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Afrique du Sud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud a annonc&#233; son intention de se retirer de la Cour p&#233;nale internationale (CPI), juridiction qui, depuis 2002, est charg&#233;e, conform&#233;ment au Statut de Rome sign&#233; en 1998, de juger les crimes de g&#233;nocide, les crimes contre l'humanit&#233; et les crimes de guerre. L'annonce sud-africaine est sensationnelle mais certainement pas inattendue. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis des ann&#233;es maintenant, la Cour est la cible de critiques acerbes de la part de nombreux &#201;tats africains qui l'accusent de discriminations, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-177-Decembre-2017-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 177 - D&#233;cembre 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Cour-penale-internationale-+" rel="tag"&gt;Cour p&#233;nale internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Afrique-du-Sud-+" rel="tag"&gt;Afrique du Sud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Afrique du Sud a annonc&#233; son intention de se retirer de la Cour p&#233;nale internationale (CPI), juridiction qui, depuis 2002, est charg&#233;e, conform&#233;ment au Statut de Rome sign&#233; en 1998, de juger les crimes de g&#233;nocide, les crimes contre l'humanit&#233; et les crimes de guerre. L'annonce sud-africaine est sensationnelle mais certainement pas inattendue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es maintenant, la Cour est la cible de critiques acerbes de la part de nombreux &#201;tats africains qui l'accusent de discriminations, notant que les huit proc&#233;dures engag&#233;es par le bureau du procureur de la CPI concernent uniquement des &#201;tats africains : la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, l'Ouganda, la R&#233;publique centrafricaine, le Soudan, le Kenya, la Libye, la C&#244;te d'Ivoire, le Mali ; la R&#233;publique du Burundi, &#224; la veille de l'ouverture d'une enqu&#234;te, a d&#233;j&#224; entam&#233; la proc&#233;dure de retrait de la CPI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Afrique du Sud ne fait l'objet d'aucune enqu&#234;te mais le Ministre de la Justice a expliqu&#233; la d&#233;cision en soulignant la contradiction existant entre la juridiction de la Cour et l'immunit&#233; dont jouissent les principaux dirigeants politiques de chaque pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ainsi deux types de critiques qui convergent pour pousser les africains &#224; se retirer du syst&#232;me de la CPI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opposer l'immunit&#233; des plus hauts leaders politiques &#224; la comp&#233;tence de la Cour revient &#224; nier la raison m&#234;me d'&#234;tre de cette derni&#232;re, institu&#233;e pr&#233;cis&#233;ment pour &#233;viter que le terme &#034;immunit&#233;&#034; se lise comme comprenant l'impunit&#233; face aux crimes les plus atroces. Si le probl&#232;me est bien l&#224;, alors quelques-uns des 124 &#201;tats (africains ou non) ayant adh&#233;r&#233; au Statut de Rome feraient mieux de s'en d&#233;gager pour des simples raisons de coh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, en Afrique, plus qu'ailleurs, les leaders criminels soumettent leurs populations respectives &#224; des r&#233;pressions massives pour des raisons ethniques ou tribales qui servent habituellement de couverture &#224; des syst&#232;mes de corruption et d'exclusion, et parfois m&#234;me d'extermination, comme ce fut le cas du g&#233;nocide au Rwanda en 1994. Ainsi, en Afrique, beaucoup de gens per&#231;oivent la CPI comme une protection pour les populations en raison de l'effet dissuasif que la Cour peut produire sur les dirigeants sanguinaires. Mais eux aussi d&#233;noncent une &#233;vidente disproportion entre l'attention port&#233;e au continent africain et celle port&#233;e aux autres continents o&#249; l'on trouve pourtant des situations pr&#233;sentant &#233;galement de graves violations des droits humains. Comme l'a d&#233;clar&#233; un haut responsable de l'Union africaine : &#171; Pourquoi pas l'Argentine ? Pourquoi pas Myanmar ? Pourquoi pas l'Irak ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, ce qui ressort est la faiblesse d'un syst&#232;me international dans lequel les in&#233;galit&#233;s et les asym&#233;tries font que les normes et les institutions qui seraient n&#233;cessaires pour assurer un monde moins violent et moins injuste perdent finalement leur cr&#233;dibilit&#233;. En partant de la pr&#233;sence au sein des Nations Unies d'&#201;tats &#171; plus &#233;gaux que d'autres &#187; (les membres du Conseil de s&#233;curit&#233;), trop nombreuses sont les situations dans lesquelles le crit&#232;re de base, qui est pourtant &#224; l'origine de la reconnaissance et des r&#232;gles communes, a &#233;t&#233; perdu, &#224; savoir celui de &#171; l'&#233;galit&#233; de tous devant la loi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelqu'un peut-il affirmer qu'il existe un droit d'exterminer sa propre population par un g&#233;nocide et que les dirigeants responsables de telles atrocit&#233;s doivent &#234;tre couverts par l'immunit&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas qu'une question d'obligation morale mais aussi une question de rationalit&#233; politique car il serait &#233;trange de ne pas voir comment de telles actions criminelles produisent une grande partie de l'instabilit&#233; mondiale &#8211; du terrorisme aux flux de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pouvons-nous d&#233;fendre un syst&#232;me qui est fort avec le faible et faible avec le fort ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, &#224; propos de la CPI, il ne serait pas juste de nous limiter aux critiques et au rejet &#233;mis par les seuls pays africains. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devrions rappeler que les &#201;tats-Unis, bien qu'ils aient particip&#233; &#224; la r&#233;daction du Statut de Rome et qu'ils l'aient sign&#233; sous la Pr&#233;sidence Clinton, non seulement ne l'ont jamais ratifi&#233; mais ont aussi annul&#233; la signature sous la Pr&#233;sidence de Bush. Pourquoi ? Parce qu'il a d&#233;clar&#233; que, compte tenu de leurs responsabilit&#233;s mondiales, il n'&#233;tait pas acceptable que non seulement les hauts responsables mais aussi les soldats fassent l'objet de proc&#233;dures qui pourraient &#234;tre souill&#233;es par des intentions politiques. Sous la pr&#233;sidence Bush, l'hostilit&#233; am&#233;ricaine &#224; la CPI a conduit &#224; l'approbation par le Congr&#232;s d'un m&#233;canisme de sanction (annulation des programmes d'aide militaire) visant les pays qui n'accepteraient pas d'accorder l'immunit&#233; aux citoyens am&#233;ricains contre les poursuites devant la CPI. Avec Obama, Washington est pass&#233;e de l'hostilit&#233; &#224; une coop&#233;ration pragmatique mais est rest&#233;e ferme en maintenant le principe que la Cour ne pourrait jamais juger les citoyens am&#233;ricains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il n'y a pas que les Africains qui veulent &#233;luder la juridiction de la Cour &#8211; une Cour dont la faiblesse actuelle est le r&#233;sultat de ses propres erreurs (la pire pour un Tribunal : appliquer des double standards) mais, en v&#233;rit&#233;, cela concerne un probl&#232;me plus g&#233;n&#233;ral de la politique : celui de la relation g&#234;nante entre le pouvoir et le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route vers la justice internationale est tr&#232;s longue, tr&#232;s probl&#233;matique et tr&#232;s cahoteuse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Roberto Toscano&lt;br class='autobr' /&gt;
Ancien Ambassadeur italien en Iran et en Inde &#8211; Editorialiste de &lt;i&gt;La Republica&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; initialement en anglais par &lt;i&gt;The Federalist Debate&lt;/i&gt; - Turin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Marion Larch&#233; - Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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