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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Au pied du sapin, le f&#233;d&#233;ralisme mondial</title>
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		<dc:date>2023-01-09T20:41:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>Th&#233;o Boucart</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2022 a &#233;t&#233; riche en &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales, notamment en France avec les &#233;lections pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives, mais &#233;galement aux &#201;tats-Unis avec les &#233;lections de mi-mandat. Alors que le Pr&#233;sident Macron a rencontr&#233; son homologue am&#233;ricain Joe Biden &#224; la Maison Blanche fin novembre, il serait temps que les &#201;tats-Unis et l'Union europ&#233;enne, parmi les autres acteurs mondiaux, se rendent compte que leurs propres &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales ont des cons&#233;quences sur les citoyens du monde (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-195-Decembre-2022-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 195 - D&#233;cembre 2022&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH118/unisphere_in_flushin_meadows-corona_park_new_york_2-e94db.jpg?1730090071' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2022 a &#233;t&#233; riche en &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales, notamment en France avec les &#233;lections pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives, mais &#233;galement aux &#201;tats-Unis avec les &#233;lections de mi-mandat. Alors que le Pr&#233;sident Macron a rencontr&#233; son homologue am&#233;ricain Joe Biden &#224; la Maison Blanche fin novembre, il serait temps que les &#201;tats-Unis et l'Union europ&#233;enne, parmi les autres acteurs mondiaux, se rendent compte que leurs propres &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales ont des cons&#233;quences sur les citoyens du monde entier, et qu'il faut un moyen d'expression pour l'ensemble de la communaut&#233; internationale. En d'autres termes, un f&#233;d&#233;ralisme mondial doit &#234;tre appel&#233; de nos v&#339;ux, plus que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que revue promouvant le f&#233;d&#233;ralisme sous toutes ces acceptions dans l'espace francophone, nous devons bien s&#251;r &#233;viter de nous cantonner au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en, le mieux (ou moins mal) connu. En l'occurrence, la cr&#233;ation d'une gouvernance mondiale (autour de ce que l'Organisation des Nations Unies fait depuis la fin de la seconde Guerre Mondiale), pr&#233;lude &#224; un f&#233;d&#233;ralisme mondial, doit demeurer au c&#339;ur de notre r&#233;flexion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, d'aucuns consid&#233;reront ce v&#339;u comme &#233;tant ce qu'il est en ce moment : un v&#339;u pieux. Il suffit, pour s'en convaincre, de regarder les atermoiements de l'int&#233;gration europ&#233;enne depuis plusieurs d&#233;cennies, en d&#233;pit des diff&#233;rentes crises que l'Union europ&#233;enne (UE) traverse depuis 15 ans maintenant, et que nous ne faisons que relater, sans r&#233;ellement agir. Si l'Europe n'arrive pas &#224; accomplir le r&#234;ve des P&#232;res fondateurs de l'Apr&#232;s-Guerre, comment le monde, marqu&#233; par tant de diff&#233;rences et d'antagonismes, peut-il adopter une structure de gouvernance efficace ? Cela reviendrait, &#224; un moment ou &#224; un autre, &#224; forcer les &#201;tats nations &#224; abandonner une partie de leur souverainet&#233;, chose absolument impensable &#224; l'heure actuelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce saut ambitieux est pourtant n&#233;cessaire, tant les &#201;tats nations sont aujourd'hui interconnect&#233;s par le truchement de la mondialisation, et tant les menaces auxquelles doivent faire face ces m&#234;mes &#201;tats nations et leurs citoyens ne connaissent pas les fronti&#232;res. Ces derni&#232;res ann&#233;es, deux &#233;v&#233;nements majeurs ont fait office d'&#233;lectrochocs (vains, pour le moment, s'agissant de construire un f&#233;d&#233;ralisme mondial) : un de nature &#233;lectoral : l'&#233;lection de Donald Trump &#224; la pr&#233;sidence des &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique en novembre 2016 ; et l'autre de nature g&#233;opolitique : l'invasion de la Russie en Ukraine et la guerre qui s'ensuit jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;lection de Trump, l'&#233;lectrochoc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection du pr&#233;sident am&#233;ricain, a fortiori celle de Donald Trump en 2016, est un &#233;v&#233;nement d'importance plan&#233;taire, comme en t&#233;moigne les multiples &#233;ditions sp&#233;ciales dans les m&#233;dias du monde entier, en particulier en Europe. Cette couverture m&#233;diatique exceptionnelle est r&#233;v&#233;latrice d'une chose : l'&#233;lection concerne les citoyens du monde entier. Or, les seuls &#224; avoir un mot &#224; dire sur cette &#233;lection, ce sont les Am&#233;ricains. &lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sidence de Donald Trump a eu des effets consid&#233;rables dans le monde, cela a cr&#233;&#233; un climat de violence dans une certaine impunit&#233;, cela a consid&#233;rablement affaibli la lutte contre le changement climatique (m&#234;me si ce n'est pas le seul fait des &#201;tats-Unis) &#8230; Il faudrait donc trouver un moyen de canaliser ces sinuosit&#233;s dans une structure de gouvernance mondiale o&#249; les grandes d&#233;cisions ayant des cons&#233;quences plan&#233;taires seraient discut&#233;es au sein d'une assembl&#233;e mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#201;tats-Unis ne sont pas le seul pays &#224; retenir le monde entier en haleine. La France a connu deux derni&#232;res &#233;lections pr&#233;sidentielles pour le moins agit&#233;es, les m&#233;dias europ&#233;ens et mondiaux les pr&#233;sentant notamment comme un duel entre l'extr&#234;me-droite et le lib&#233;ralisme, pouvant sceller l'avenir de l'UE, et ainsi, le cas &#233;ch&#233;ant, provoquer un effet-domino d'instabilit&#233; dans le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
La visite du Pr&#233;sident Emmanuel Macron &#224; Washington en novembre dernier a montr&#233; que la diplomatie se faisait exclusivement entre &#201;tats nations, les structures non traditionnelles comme l'UE &#233;tant absentes &#224; ces moments-l&#224;. Pourtant, ces visites officielles ont aussi des cons&#233;quences pour des citoyens qui ne sont pas n&#233;cessairement fran&#231;ais ou am&#233;ricains. Encore un argument en faveur d'un contr&#244;le d&#233;mocratique au niveau mondial.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La guerre en Ukraine, le deuxi&#232;me &#233;lectrochoc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection de Donald Trump est une chose, l'agression russe de l'Ukraine en est une toute autre. Depuis fin f&#233;vrier 2022, la Russie s'acharne &#224; faire plier l'Ukraine, via tout un arsenal de moyens, parfois terroristes ; elle s'est retrouv&#233;e au ban d'une bonne partie de la communaut&#233; internationale, est exclue des comp&#233;titions sportives majeures et subit des sanctions europ&#233;ennes et am&#233;ricaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien malin celui qui dira avec certitude qu'une structure de gouvernance au niveau mondial aurait emp&#234;ch&#233; avec certitude l'&#233;clatement et la persistance de cette guerre. N&#233;anmoins, aux c&#244;t&#233;s d'assembl&#233;es d&#233;mocratiques mondiales dont l'id&#233;e a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e plus haut, il faudrait aussi qu'un organe puisse faire office de m&#233;diation entre plusieurs &#201;tats et dont les d&#233;cisions soient coercitives et dissuasives. Une sorte de force mondiale de &#171; gardienne de la paix &#187;, une Cour p&#233;nale internationale renforc&#233;e&#8230; les id&#233;es sont aussi nombreuses et &#224; d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En toile de fond, l'apocalypse climatique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les deux &#171; &#233;lectrochocs &#187; susmentionn&#233;s se sont d&#233;roul&#233;s alors qu'une catastrophe plan&#233;taire menace l'humanit&#233; depuis plusieurs d&#233;cennies : le d&#233;r&#232;glement climatique et ses corollaires, l'augmentation des temp&#233;ratures, la chute de la biodiversit&#233;, le d&#233;placement forc&#233; des populations qui s'accro&#238;tra dans les prochaines ann&#233;es, parmi d'autres &#233;v&#233;nements des plus inqui&#233;tants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;r&#232;glement climatique est, par excellence, l'&#233;v&#233;nement qui ne connait pas les fronti&#232;res. Le mode de vie polluant des pays &#171; du Nord &#187; a des cons&#233;quences dramatiques dans les pays &#171; du Sud &#187;. La destruction de l'Amazonie, une for&#234;t que l'ex-pr&#233;sident br&#233;silien Ja&#239;r Bolsonaro avait d&#233;clar&#233;e &#171; sous souverainet&#233; br&#233;silienne &#187; (et non pas mondiale), a des cons&#233;quences sur le climat aux quatre coins de la plan&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
La gouvernance climatique mondiale mise en place sous l'&#233;gide de l'ONU depuis une trentaine d'ann&#233;e est assez complexe et laisse la part belle aux &#201;tats nations, que ce soit dans l'organisation des COP ou dans la r&#233;daction des rapports du GIEC. Une assembl&#233;e mondiale des citoyens pourrait jouer un r&#244;le de premier plan pour faire contrepoids aux int&#233;r&#234;ts nationaux et &#224; ceux des lobbies industriels, pr&#233;sents au-del&#224; de leur place dans ce type d'&#233;v&#233;nements. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces consid&#233;rations sont vaines si elles restent couch&#233;es sur le papier de ce pr&#233;sent billet d'humeur, imprim&#233; dans ce pr&#233;sent num&#233;ro de Pour le f&#233;d&#233;ralisme-F&#233;d&#233;choses. Laissons toutefois la p&#233;riode de No&#235;l se d&#233;rouler pour r&#234;ver de la r&#233;alisation de ces id&#233;aux de paix, de d&#233;mocratie et de stabilit&#233; dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Quelques le&#231;ons &#224; tirer des &#233;lections f&#233;d&#233;rales allemandes</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Quelques-lecons-a-tirer-des-elections-federales-allemandes</link>
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		<dc:date>2022-01-16T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;o Boucart</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un peu moins de deux mois et demi ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour que les &#233;lecteurs et les partis allemands tournent d&#233;finitivement la page des ann&#233;es Merkel. Le 26 septembre 2021, le SPD, remportait les &#233;lections devant la CDU-CSU. Le 8 d&#233;cembre, Olaf Scholz &#233;tait investi chancelier f&#233;d&#233;ral par le Bundestag &#224; la t&#234;te d'une coalition tripartite rassemblant les Lib&#233;raux du FDP et les Verts. Entre &#233;miettement de la sc&#232;ne politique et contrat de coalition r&#233;solument pro-europ&#233;en, quelles sont les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-191-Decembre-2021-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 191 - D&#233;cembre 2021&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH105/arton809-40384.jpg?1730090071' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un peu moins de deux mois et demi ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour que les &#233;lecteurs et les partis allemands tournent d&#233;finitivement la page des ann&#233;es Merkel. Le 26 septembre 2021, le SPD, remportait les &#233;lections devant la CDU-CSU. Le 8 d&#233;cembre, Olaf Scholz &#233;tait investi chancelier f&#233;d&#233;ral par le Bundestag &#224; la t&#234;te d'une coalition tripartite rassemblant les Lib&#233;raux du FDP et les Verts. Entre &#233;miettement de la sc&#232;ne politique et contrat de coalition r&#233;solument pro-europ&#233;en, quelles sont les enseignements &#224; retirer de ce scrutin pour nous autres F&#233;d&#233;ralistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'aucuns pouvaient craindre, ou du moins attendre avec appr&#233;hension la fin de &#171; l'&#233;poque Merkel &#187;. La chanceli&#232;re avec laquelle toute une g&#233;n&#233;ration a grandi (j'avais dix ans au moment de son investiture, j'en ai vingt-six aujourd'hui) a &#233;t&#233; un p&#244;le de stabilit&#233; et de pragmatisme durant les multiples crises que l'Europe a connues au cours des quinze derni&#232;res ann&#233;es, et ce malgr&#233; les critiques re&#231;ues pour des d&#233;cisions qu'elle a prises lors de ces m&#234;mes crises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Us&#233;e par le pouvoir, tout comme son mentor Helmut Kohl avant elle, Angela Merkel n'aura pourtant pas r&#233;ussi &#224; transmettre le flambeau &#224; un dauphin de son parti, Armin Laschet ayant &#233;t&#233; min&#233; par des contestations internes, avant d'essuyer une d&#233;faite historique pour la CDU-CSU (24% des suffrages, une baisse de 9 points par rapport au score, d&#233;j&#224; faible, de 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; son exp&#233;rience et &#224; son r&#233;alisme tr&#232;s &#171; merk&#233;lien &#187;, l'ancien maire de Hambourg et vice-chancelier charg&#233; des finances Olaf Scholz a convaincu des &#233;lecteurs allemands aspirant &#224; l'alternance mais peu enclins aux exp&#233;riences de rupture dont nous avons quelque peu l'habitude de notre c&#244;t&#233; du Rhin. D&#232;s sa premi&#232;re visite officielle en France, le chancelier Scholz a d'ailleurs rappel&#233; quelques lois d'airain de la politique allemande, comme la ma&#238;trise des d&#233;ficits publics, bien mise &#224; mal en cette p&#233;riode de Covid-19.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;miettement de la sc&#232;ne politique allemande, reflet d'une situation analogue en Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette apparente continuit&#233; cacherait presque une mutation profonde du paysage politique allemand, &#224; l'&#339;uvre &#233;galement au niveau supranational europ&#233;en : l'&#233;miettement de la sc&#232;ne politique. Hormis les coalitions compos&#233;es de &#171; L'Union &#187;, le tandem CDU-CSU au niveau f&#233;d&#233;ral, c'est la premi&#232;re fois depuis 1949 qu'un gouvernement est form&#233; de trois partis distincts (le SPD, les Verts et le FDP). &#192; eux trois, ces formations n'ont rassembl&#233; qu'un peu moins de 52% des voix, alors que la majorit&#233; absolue des votes directs tourne autour de 45% au Bundestag. De mani&#232;re encore plus frappante, le SPD et la CDU-CSU n'ont rassembl&#233; que 49,8% des voix. Par titre de comparaison, ces deux grands partis ont remport&#233; plus de 90% des suffrages lors de l'&#233;lection f&#233;d&#233;rale de 1976, et comptaient encore environ 70% des voix en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec de tels r&#233;sultats, une &#171; grande coalition &#187; entre le SPD et la CDU-CSU est de moins en moins possible, ce qui pousse &#224; conclure des alliances avec des formations plus modestes, augmentant math&#233;matiquement le nombre d'acteurs pour composer un gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;miettement a une cause et une cons&#233;quence principales. L'entr&#233;e au Bundestag de partis &#224; l'origine contestataire (les Verts en 1983, die Linke en 2005, l'AfD en 2013) a remis en cause un &#233;quilibre form&#233; par un grand parti de centre-gauche et un grand parti de centre-droit avec un petit parti lib&#233;ral, souvent faiseur de roi. La cons&#233;quence est, comme nous venons de l'&#233;voquer, la multiplication des interlocuteurs lors des pourparlers (Sondierungsgespr&#228;che) menant &#224; des n&#233;gociations en vue de former un gouvernement. Une situation qui n'est pas sans risque, comme en t&#233;moign&#232;rent en 2017 les longues n&#233;gociations &#8211; finalement sold&#233;es par un &#233;chec &#8211; entre la CDU-CSU, le FDP et les Verts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;rosion des grands partis au centre de l'&#233;chiquier qui n'est pas sans rappeler ce qu'il se passe depuis des ann&#233;es lors des &#233;lections europ&#233;ennes. En 2019, le groupe du Parti Populaire Europ&#233;en et l'Alliance progressiste des socialistes et des d&#233;mocrates au parlement europ&#233;en avaient r&#233;colt&#233; seulement 38% des voix, bien loin, par exemple, des 66% obtenus en 1999. Tout comme au niveau allemand, le Parlement europ&#233;en doit se d&#233;partir de l'accord de principe entre ses deux plus grandes formations et exp&#233;rimenter les coalitions partisanes, garantes d'une politisation croissante des d&#233;bats dans l'h&#233;micycle strasbourgeois, et par cons&#233;quent d'une meilleure appropriation des enjeux europ&#233;ens par les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un contrat de coalition pro-europ&#233;en&#8230; parmi d'autres
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un autre point qui doit retenir notre attention concerne bien &#233;videmment le contenu de la politique europ&#233;enne pr&#244;n&#233;e par la nouvelle coalition au pouvoir &#224; Berlin. &#192; la lecture du &#171; contrat de coalition &#187; (Koalitionsvertrag), document de compromis entre les partenaires de la coalition d&#233;finissant la politique pour la l&#233;gislature &#224; venir, l'on est frapp&#233; par un certain degr&#233; d'ambition &#224; l'&#233;gard de la r&#233;forme de l'Union europ&#233;enne, comme en t&#233;moignent les premi&#232;res lignes du chapitre consacr&#233;, &#224; la page 131 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La Conf&#233;rence sur l'avenir de l'Europe doit aboutir sur des r&#233;formes. Nous soutenons des changements de trait&#233;s n&#233;cessaires. La Conf&#233;rence devrait aboutir &#224; une Convention ayant le pouvoir de r&#233;diger une Constitution et mener &#224; la formation d'un &#201;tat f&#233;d&#233;ral europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une ambition dans le texte qui n'est pas sans rappeler le discours en 2017 de Martin Schulz, candidat malheureux &#224; la chancellerie avec le SPD, dans lequel il appelait de ses v&#339;ux la cr&#233;ation d'un &#201;tat f&#233;d&#233;ral europ&#233;en d'ici 2025. Seulement voil&#224;, entre-temps, le SPD a form&#233; une coalition avec la CDU-CSU, et la refondation de l'Union europ&#233;enne n'a pas vraiment eu lieu, mis &#224; part le bond f&#233;d&#233;ral &#8211; et temporaire &#8211; repr&#233;sent&#233; par le plan de relance Next Generation EU en 2020. En 2018, le contrat de coalition avait mis l'Europe &#224; l'honneur dans son titre &#171; Un nouveau d&#233;part pour l'Europe. Une nouvelle dynamique pour l'Allemagne, une nouvelle solidarit&#233; pour notre pays &#187;. La fermeture unilat&#233;rale des fronti&#232;res avec la France dans les premiers mois de la pand&#233;mie de Covid-19 n'a &#233;t&#233; qu'un exemple de la diff&#233;rence entre les paroles et les actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau gouvernement allemand doit utiliser la Conf&#233;rence sur l'avenir de l'Europe pour insuffler une nouvelle politique europ&#233;enne plus efficace, et donc plus f&#233;d&#233;rale. Pour ce faire, elle devra d'abord compter sur un soutien &#233;quivoque du partenaire fran&#231;ais qui assure la pr&#233;sidence du Conseil de l'Union europ&#233;enne, mais qui reste paralys&#233; par une campagne pr&#233;sidentielle o&#249; la voix des Eurosceptiques est plus forte que jamais. En &#233;vitant l'&#233;cueil d'un tandem franco-allemand exclusif, Olaf Scholz devra travailler main dans la main avec l'ensemble des partenaires europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 2021 ont montr&#233; une nouvelle fois que l'Allemagne &#233;tait un des principaux, sinon le principal laboratoire de la politique europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Face au coronavirus, un f&#233;d&#233;ralisme &#171; unijambiste &#187; ne suffit pas</title>
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		<dc:date>2021-04-25T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;o Boucart</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alors que la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a &#233;mis fin mars de nouvelles r&#233;serves sur le plan de relance europ&#233;en Next Generation EU, il serait grand temps d'&#233;largir la r&#233;flexion autour du f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et de proposer des solutions concr&#232;tes impliquant les deux cha&#238;nons manquants de toute strat&#233;gie f&#233;d&#233;raliste : les citoyens et les territoires. La pand&#233;mie de COVID-19 qui s&#233;vit depuis un an est un v&#233;ritable r&#233;v&#233;lateur de la n&#233;cessit&#233; d'engager l'Union europ&#233;enne vers (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-188-Mars-2021-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 188 - Mars 2021&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH85/arton745-6569a.jpg?1730090071' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe a &#233;mis fin mars de nouvelles r&#233;serves sur le plan de relance europ&#233;en Next Generation EU, il serait grand temps d'&#233;largir la r&#233;flexion autour du f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et de proposer des solutions concr&#232;tes impliquant les deux cha&#238;nons manquants de toute strat&#233;gie f&#233;d&#233;raliste : les citoyens et les territoires. La pand&#233;mie de COVID-19 qui s&#233;vit depuis un an est un v&#233;ritable r&#233;v&#233;lateur de la n&#233;cessit&#233; d'engager l'Union europ&#233;enne vers une nature compl&#232;tement f&#233;d&#233;rale. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nouvelle est tomb&#233;e en cette fin de mois de mars ensoleill&#233;e, suscitant aussi bien stupeur et r&#233;signation : le Tribunal constitutionnel f&#233;d&#233;ral (Bundesverfassungsgericht), institution des plus respect&#233;es outre-Rhin, a ordonn&#233; de suspendre la ratification de la loi autorisant le plan de relance europ&#233;en Next Generation EU. En cause : une plainte d&#233;pos&#233;e par un collectif citoyen &#171; B&#252;ndnis B&#252;rgerwille &#187;, sp&#233;cialis&#233; dans les plaintes li&#233;es au &#171; non-respect &#187; des trait&#233;s europ&#233;ens. L'un des initiateurs de cette plainte, Bernd Lucke, est en outre un des co-fondateurs du parti de droite radicale Alternative f&#252;r Deutschland (AfD), d&#233;frayant r&#233;guli&#232;rement la chronique chez nos voisins pour ses frasques &#224; la limite de la constitutionnalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objet principal de la plainte concerne le m&#233;canisme d'endettement commun, pilier de l'instrument de relance et qualifi&#233; de v&#233;ritable &#171; saut f&#233;d&#233;ral &#187; par de nombreux commentateurs m&#233;diatiques. La Cour de Karlsruhe a donc d&#233;cid&#233; de suspendre la ratification par le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, Frank-Walter Steinmeier, afin d'examiner la plainte et de rendre un avis qui sera forc&#233;ment d&#233;cisif, au vu de l'importance de l'Allemagne dans l'&#233;quilibre europ&#233;en actuel et de la r&#233;ticence de plus en plus prononc&#233;e des juges de Karlsruhe pour une politique europ&#233;enne volontariste et d'essence f&#233;d&#233;raliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, cette &#171; interdiction &#187; au Pr&#233;sident f&#233;d&#233;ral de ratifier pour le moment la loi intervient quelques jours apr&#232;s le feu vert donn&#233; &#224; la loi par le Bundestag (chambre basse du Parlement allemand) et le Bundesrat (chambre haute du parlement allemand repr&#233;sentant les Bundesl&#228;nder). Elle se fait enfin dans un contexte marqu&#233; la persistance de la pand&#233;mie en Europe, en particulier en France, et par de nombreux obstacles aux campagnes vaccinales sur le continent. La d&#233;cision du Tribunal constitutionnel allemand appara&#238;t donc comme une d&#233;cision des plus surprenantes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Allemagne, pierre d'achoppement du f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est cependant pas la premi&#232;re fois que la gardienne de la Loi fondamentale allemande ou d'autres institutions allemandes infligent un camouflet aux institutions europ&#233;ennes. En mai 2020, elle avait d&#233;j&#224; &#233;mis une r&#233;serve quant &#224; la l&#233;galit&#233; de la politique de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) pendant les crises de la zone euro. Tout au long des ann&#233;es 2010, le bras de fer entre la BCE et la Bundesbank, la puissante banque centrale allemande, a contraint la r&#233;ponse europ&#233;enne face &#224; des turbulences &#233;conomiques d'une gravit&#233; in&#233;dite. Le principal argument de ces deux institutions est que la politique &#233;conomique europ&#233;enne men&#233;e actuellement (d'un point de vue mon&#233;taire comme budg&#233;taire) se ferait au b&#233;n&#233;fice des pays dits &#171; laxistes &#187; en Europe du Sud et au d&#233;triment des contribuables allemands. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, la Bundesbank et le Tribunal de Karlsruhe &#233;ludent volontairement une grande partie de la r&#233;alit&#233; : l'Allemagne a tr&#232;s largement profit&#233; du march&#233; unique et du renforcement des institutions europ&#233;ennes, en particulier pendant la d&#233;cennie de crises ayant d&#233;but&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 2000. La monnaie unique &#233;tant assez sous-&#233;valu&#233;e pour l'&#233;conomie allemande, mais sur&#233;valu&#233;e pour d'autres &#233;conomies structurellement plus faibles, la comp&#233;titivit&#233; outre-Rhin s'est renforc&#233;e. La crise des dettes souveraines et les mouvements brusques de capitaux ont en outre accru le pouvoir cr&#233;diteur de la banque centrale allemande gr&#226;ce au m&#233;canisme TARGET 2, utilis&#233; pour les grandes op&#233;rations commerciales et bancaires dans l'Union europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, Angela Merkel s'est r&#233;solue l'ann&#233;e derni&#232;re &#224; faire tomber deux des principaux tabous &#233;conomiques allemands : la mutualisation d'une partie de la dette europ&#233;enne et le principe d'un transfert budg&#233;taire entre pays europ&#233;ens pour r&#233;pondre au mieux aux effets d&#233;l&#233;t&#232;res de la crise &#233;conomique concomitante &#224; la COVID-19. Ce sont aujourd'hui ces deux principes qui suscitent la r&#233;ticence de beaucoup en Allemagne, inconscients, voire amn&#233;siques de tout ce que l'int&#233;gration &#233;conomique et politique europ&#233;enne a pu apporter au pays le plus puissant de l'Union. Les r&#233;sistances de certains citoyens allemands face &#224; l'int&#233;gration croissante de l'UE nous enseignent une chose fondamentale : l'Europe f&#233;d&#233;rale ne peut pas se faire sans l'adh&#233;sion massive de tous les citoyens europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Strat&#233;gie f&#233;d&#233;raliste unijambiste
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette assertion est d'autant plus &#233;trange que de nombreux sondages montrent que les citoyens de nombreux pays en Europe ont une bonne opinion de l'Union europ&#233;enne. L'ann&#233;e derni&#232;re, avant la deuxi&#232;me vague de coronavirus, 73% des Allemands &#233;taient dans ce cas, selon un sondage de Pew Research, soit plus de sept points au-dessus de la moyenne europ&#233;enne. Dans le m&#234;me temps, 68% des Allemands approuvaient la r&#233;ponse europ&#233;enne face &#224; la crise (contre 61% pour la moyenne europ&#233;enne et 57% pour la France). &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, cela ne signifie pas que ces m&#234;mes citoyens souhaitent un saut f&#233;d&#233;ral pr&#233;cipit&#233;. La crise du coronavirus aura montr&#233; une divergence de plus en plus importante entre le volet &#233;conomique, plus enclin &#224; montrer son essence f&#233;d&#233;rale, notamment avec le plan de relance Next Generation EU, et le volet politique et institutionnel, toujours cadenass&#233; par les int&#233;r&#234;ts nationaux contradictoires. Tant que ce dernier volet ne conna&#238;tra pas une d&#233;mocratisation, c'est-&#224;-dire, une large implication des citoyens europ&#233;ens via le Parlement europ&#233;en, mais aussi une v&#233;ritable chambre haute repr&#233;sentant les &#201;tats f&#233;d&#233;r&#233;s, et donc les territoires, la strat&#233;gie f&#233;d&#233;rale ressemblera &#224; un pirate bancal avec une jambe de bois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le moment h&#233;las, la r&#233;ponse &#224; la crise du coronavirus a montr&#233; que toute &#233;volution f&#233;d&#233;rale &#233;tait conditionn&#233;e &#224; l'accord de l'unanimit&#233;, ou du moins d'une large majorit&#233; des gouvernements nationaux froids et calculateurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'interaction entre territoires comme catalyseur de l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En effet, les territoires de l'Union europ&#233;enne, dans toute leur diversit&#233;, ont autant le droit d'avoir une voix au chapitre que l'ensemble des citoyens. D'o&#249; l'id&#233;e d'une politique europ&#233;enne permettant une v&#233;ritable coh&#233;sion entre les diff&#233;rentes r&#233;gions, qu'elles soient dans le Nord de la Scandinavie ou en plein milieu de la mer M&#233;diterran&#233;e et de l'oc&#233;an Atlantique. Malheureusement, deux obstacles consid&#233;rables sont &#224; surmonter afin d'optimiser leur r&#244;le dans une nouvelle Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier obstacle concerne la politique europ&#233;enne de coh&#233;sion et l'imp&#233;ratif de comp&#233;titivit&#233; &#233;dict&#233; par les institutions europ&#233;ennes : initialement, cette politique devait aider &#224; la convergence territoriale pour r&#233;duire les &#233;carts de richesses, notamment avec les r&#233;gions d'Europe centrale et orientale. Or, depuis trois d&#233;cennies, on assiste &#224; un changement de paradigme en faveur de l'imp&#233;ratif de comp&#233;titivit&#233; des territoires au d&#233;triment de la coh&#233;sion g&#233;n&#233;rale. Quelques initiatives tentent d'op&#233;rer un r&#233;&#233;quilibrage entre comp&#233;titivit&#233; et coh&#233;sion, comme le &#171; M&#233;canisme pour une transition juste &#187; du Pacte vert pour l'Europe, mais cela ne suffira pas &#224; cr&#233;er un march&#233; unique coh&#233;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le deuxi&#232;me obstacle a trait au r&#244;le des fronti&#232;res nationales qui traversent des territoires, et donc &#224; la coop&#233;ration transfrontali&#232;re. Les r&#233;actions &#233;pidermiques des gouvernements nationaux consistant &#224; restreindre la libert&#233; de circulation, voire &#224; fermer purement et simplement les fronti&#232;res pour esp&#233;rer endiguer la pand&#233;mie, ont eu des cons&#233;quences consid&#233;rables sur la vie des territoires transfrontaliers. L'exemple de la r&#233;gion trinationale du Rhin sup&#233;rieur, v&#233;ritable laboratoire de la coop&#233;ration entre r&#233;gions frontali&#232;res, est saisissant : la fermeture des fronti&#232;res franco-allemandes entre mars et juin 2020 ont caus&#233; de nombreuses difficult&#233;s aux dizaines de milliers de travailleurs frontaliers, en particulier fran&#231;ais. En outre, les hostilit&#233;s entre riverains fran&#231;ais et allemands ont suscit&#233; les pires craintes dans des r&#233;gions durement &#233;prouv&#233;es par les guerres pass&#233;es. L'id&#233;e f&#233;d&#233;rale de coop&#233;ration &#233;conomique et politique accrue entre territoires rev&#234;t donc une importance cardinale pour la p&#233;rennit&#233; et la coh&#233;rence du projet europ&#233;en. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, tant que des institutions nationales, comme le Tribunal constitutionnel allemand, tenteront de bloquer la marche naturelle vers une Europe f&#233;d&#233;rale, les citoyens et les territoires europ&#233;ens se sentiront l&#233;s&#233;s et de plus en plus tent&#233;s de pl&#233;bisciter des forces politiques extr&#233;mistes, ce qui sonnerait le glas de toute l'entreprise europ&#233;enne d&#233;but&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Moselle : l'identit&#233; plurielle au c&#339;ur de l'Europe rh&#233;nane</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Moselle-l-identite-plurielle-au-coeur-de-l-Europe-rhenane</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Moselle-l-identite-plurielle-au-coeur-de-l-Europe-rhenane</guid>
		<dc:date>2021-02-27T11:09:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;o Boucart</dc:creator>


		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre Lorraine francophone et Alsace al&#233;manique, le d&#233;partement de la Moselle (6216 km&#178; pour plus d'un million d'habitants) est un territoire &#224; l'identit&#233; culturelle et historique complexe, r&#233;solument tourn&#233; vers la coop&#233;ration transfrontali&#232;re et l'int&#233;gration europ&#233;enne. Un territoire-pilote pour la d&#233;centralisation et le principe de diff&#233;rentiation pr&#233;conis&#233;, entre autres, par le Trait&#233; d'Aix-la-Chapelle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ao&#251;t 2018 dans la r&#233;gion de Metz, le chef-lieu de la Moselle. Une campagne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-187-Decembre-2020-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 187 - D&#233;cembre 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-FED-Actualite-+" rel="tag"&gt;FED'Actualit&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH150/arton726-5942d.jpg?1730090071' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Entre Lorraine francophone et Alsace al&#233;manique, le d&#233;partement de la Moselle (6216 km&#178; pour plus d'un million d'habitants) est un territoire &#224; l'identit&#233; culturelle et historique complexe, r&#233;solument tourn&#233; vers la coop&#233;ration transfrontali&#232;re et l'int&#233;gration europ&#233;enne. Un territoire-pilote pour la d&#233;centralisation et le principe de diff&#233;rentiation pr&#233;conis&#233;, entre autres, par le Trait&#233; d'Aix-la-Chapelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ao&#251;t 2018 dans la r&#233;gion de Metz, le chef-lieu de la Moselle. Une campagne d'affichage du parti r&#233;gionaliste local &#171; 57 - Parti des Mosellans investit de nombreux panneaux publicitaires afin de d&#233;noncer &#171; le boulet &#187; que repr&#233;sente la r&#233;gion Grand Est, cr&#233;&#233;e trois ans auparavant, et de militer pour la cr&#233;ation d'une r&#233;gion &#171; Alsace-Moselle &#187; en regroupant les deux autres d&#233;partements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. Cette campagne fit &#233;cho &#224; une action similaire organis&#233;e deux mois plus t&#244;t par le mouvement alsacien Unser Land.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du parti, Philippe Mouraux, interview&#233; &#224; l'&#233;poque par France 3 Grand Est, avan&#231;a des arguments de coh&#233;sion historique et juridique : &#171; Cette r&#233;gion correspondrait &#224; l'int&#233;gralit&#233; du territoire o&#249; s'applique le droit local. Cela permettrait donc de d&#233;velopper et d'adapter le droit local &#224; la modernit&#233; &#187;. Une campagne de communication pourtant rest&#233;e vaine &#224; l'heure actuelle, puisque le conseil g&#233;n&#233;ral mosellan n'a pas du tout &#233;voqu&#233;, ne serait-ce qu'officieusement, l'option de rejoindre une entit&#233; r&#233;gionale avec les deux autres d&#233;partements alsaciens, m&#234;me dans le cadre de la collectivit&#233; europ&#233;enne d'Alsace, dont la mise en place est pr&#233;vue le 1er janvier 2021. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;v&#232;nement vient toutefois rappeler que la Moselle est un territoire qui se distingue bien des autres d&#233;partements de l'ancienne r&#233;gion Lorraine, de par son bilinguisme, son histoire et une dynamique juridique et politique bien particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Identit&#233; culturelle et historique singuli&#232;re
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Premier signe distinctif : l'influence du monde germanique. A l'instar de l'Alsace voisine, la Moselle est un territoire o&#249; des dialectes allemands (francique) ont subsist&#233; jusqu'&#224; maintenant. Si la fronti&#232;re linguistique entre ces derniers et les dialectes romans (welche) a boug&#233; au fil des si&#232;cles, celle-ci coupe le d&#233;partement en deux parties assez &#233;gales en termes de superficie. Au total, ces dialectes franciques comptaient en 1999 180000 locuteurs (contre le double en 1962), et leur survie n'est malheureusement pas acquise, alors que la R&#233;publique fran&#231;aise refuse toujours de ratifier la charte europ&#233;enne sur la protection des langues r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Moselle est &#233;galement un carrefour historique franco-allemand. Devenu progressivement fran&#231;ais entre les XVI&#232;me et XVIII&#232;me si&#232;cles, le territoire de la Moselle passa sous le joug de l'empire allemand en 1871, lors du trait&#233; de Francfort. Pendant 45 ans, celle-ci fut incorpor&#233;e dans le Reichsland Elass-Lothringen. Au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, le Reichsland acquit une autonomie in&#233;dite, avec la cr&#233;ation d'un Landtag, autonomie jamais enti&#232;rement recouvr&#233;e apr&#232;s la fin de la premi&#232;re guerre mondiale en 1918.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces antagonismes historiques ont d'ailleurs des cons&#233;quences sur la m&#233;moire. La politique m&#233;morielle de la France faisant toujours l'opposition marqu&#233;e entre les &#171; bons soldats fran&#231;ais &#187; et les &#171; mauvais soldats allemands &#187;, le sort des Alsaciens et Mosellans qui port&#232;rent loyalement l'uniforme allemand est bruyamment mis sous silence. Une situation que les organisations autonomistes, alsaciennes comme mosellanes, d&#233;noncent r&#233;guli&#232;rement. Le 11 novembre dernier, Unser Land et l'association Unsri Gschicht, promouvant l'histoire alsacienne et mosellane, lanc&#232;rent une grande campagne pour rendre hommage aux &#171; Feldgrauen &#187;. La France pourra-t-elle reconna&#238;tre un jour la multiplicit&#233; des identit&#233;s, corollaire indispensable de l'identit&#233; inclusive ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conscience politique au c&#339;ur de l'Europe occidentale
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous ces &#233;l&#233;ments font de la Moselle un territoire r&#233;solument europ&#233;en. Un activisme particuli&#232;rement pr&#233;sent chez &#171; 57 &#8211; parti des Mosellans &#187;, le principal mouvement autonomiste local qui se revendique explicitement f&#233;d&#233;raliste et pro-europ&#233;en, comme en t&#233;moigne le texte de pr&#233;sentation sur le site R&#233;gions et peuples solidaires : &#171; le Parti des Mosellans s'engage en faveur d'une politique d&#233;centralis&#233;e [&#8230;] C'est la raison pour laquelle nous demandons l'instauration en France d'un &#201;tat f&#233;d&#233;ral [&#8230;] C'est pr&#233;cis&#233;ment dans les r&#233;gions frontali&#232;res que l'int&#233;gration europ&#233;enne doit faire ses preuves &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La dimension transfrontali&#232;re et europ&#233;enne est en effet un facteur d&#233;terminant d'identit&#233; inclusive en Moselle, les citoyens pouvant se consid&#233;rer aussi bien comme Mosellans, Fran&#231;ais et Europ&#233;ens. Un &#233;tat de fait que le gouvernement centralis&#233; fran&#231;ais doit absolument reconna&#238;tre. Au niveau des collectivit&#233;s locales, les initiatives sont encore timides. En 2019, le Conseil d&#233;partemental a ainsi adopt&#233; le terme &#171; Eurod&#233;partement &#187; sur son logo officiel, affirmant (du moins d'un point de vue communicationnel) le r&#244;le pr&#233;dominant des flux transfrontaliers en Moselle, que ce soit avec l'Allemagne ou le Luxembourg. Reste &#224; savoir si des politiques concr&#232;tes en faveur d'une meilleure int&#233;gration r&#233;gionale trinationale vont suivre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Principe de diff&#233;rentiation de la constitution fran&#231;aise ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant ce qui a commenc&#233; &#224; &#234;tre envisag&#233; avec la r&#233;vision constitutionnelle fran&#231;aise, promise par Emmanuel Macron (mais actuellement au point mort). Si les deux d&#233;partements de l'ancienne r&#233;gion Alsace seront concern&#233;s avec la collectivit&#233; europ&#233;enne d'Alsace, la Moselle reste pour le moment dans l'angle mort de la diff&#233;rentiation. Seul l'Eurodistrict SaarMoselle, cr&#233;&#233; en 2010, constitue un cadre de coop&#233;ration transfrontalier franco-allemand disposant de comp&#233;tences et de moyens d'action sp&#233;cifiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le trait&#233; d'Aix-la-Chapelle, sign&#233; en 2019, doit justement renforcer les comp&#233;tences des Eurodistricts, via le principe de diff&#233;rentiation. Il faudrait toutefois que ce concept soit r&#233;ellement mis en place &#224; l'&#233;chelle de la Moselle, de toutes les r&#233;gions transfrontali&#232;res, et m&#234;me de toutes les r&#233;gions fran&#231;aises, dans une premi&#232;re &#233;tape vers une d&#233;centralisation accrue et prenant en compte r&#233;ellement les r&#233;alit&#233;s locales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quels rem&#232;des &#224; &#171; l'automne d&#233;mocratique &#187; en Europe centrale et orientale ?</title>
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		<dc:date>2020-05-04T19:54:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Th&#233;o Boucart</dc:creator>


		<dc:subject>Focus</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il y a trois ans, la r&#233;daction du Taurillon publiait un article sur &#171; l'automne d&#233;mocratique &#187; de l'Europe centrale et orientale (l'expression est &#224; opposer aux &#171; printemps d&#233;mocratiques &#187;, notamment arabes). Ce papier tentait d'&#233;laborer des pistes de r&#233;flexion, surtout historiques, pour comprendre le glissement de ces jeunes d&#233;mocraties lib&#233;rales, membres de l'Union europ&#233;enne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, vers une remise en cause des principes d&#233;mocratiques fondamentaux, comme la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-184-Mars-2020-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 184 - Mars 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Focus-+" rel="tag"&gt;Focus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH85/arton698-49b7b.jpg?1730090071' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='85' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a trois ans, la r&#233;daction du Taurillon publiait un article sur &#171; l'automne d&#233;mocratique &#187; de l'Europe centrale et orientale (l'expression est &#224; opposer aux &#171; printemps d&#233;mocratiques &#187;, notamment arabes). Ce papier tentait d'&#233;laborer des pistes de r&#233;flexion, surtout historiques, pour comprendre le glissement de ces jeunes d&#233;mocraties lib&#233;rales, membres de l'Union europ&#233;enne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, vers une remise en cause des principes d&#233;mocratiques fondamentaux, comme la s&#233;paration des pouvoirs ou la libert&#233; de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s cette publication, et tandis que le &#171; mal d&#233;mocratique &#187; s'approfondit en Hongrie et en Pologne et s'&#233;tend &#224; la Slovaquie, la R&#233;publique tch&#232;que ou encore la Roumanie, il me semble n&#233;cessaire d'aller plus loin dans l'analyse et de porter l'&#233;tude sur la p&#233;riode post-1989. Les ann&#233;es 1990 furent en effet particuli&#232;rement importantes dans la formation des structures &#233;tatiques et des soci&#233;t&#233;s civiles actuelles. L'influence des institutions europ&#233;ennes dans la transformation &#233;conomique et politique des anciennes d&#233;mocraties populaires n'est pas &#224; n&#233;gliger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les termes du d&#233;bat doivent &#234;tre sensiblement nuanc&#233;s. Les analyses diverses parlent volontiers d'une fracture de plus en plus importante entre l'Ouest et l'Est de l'Union europ&#233;enne en ce qui concerne l'&#233;tat de droit et le dynamisme des soci&#233;t&#233;s civiles. Seulement voil&#224; : ce mouvement concerne &#233;galement l'Italie, avec l'&#233;ph&#233;m&#232;re coalition gouvernementale entre les populistes du Movimento Cinque Stelle et l'extr&#234;me-droite de la Lega Norte. En Allemagne, un pays connu pour la stabilit&#233; de ses institutions et son mod&#232;le de d&#233;mocratie indirecte et f&#233;d&#233;rale, la recrudescence des mouvements d'extr&#234;me-droite, particuli&#232;rement perceptibles dans les L&#228;nder orientaux comme la Saxe et la Thuringe, est inqui&#233;tante. Enfin, que dire de l'influence grandissante des id&#233;es de la droite radicale dans le d&#233;bat d'id&#233;es en France et en Grande-Bretagne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les &#233;volutions actuelles montrent que c'est en Europe centrale et orientale que les racines des tendances anti-d&#233;mocratiques sont les plus profondes. Comment l'expliquer, au-del&#224; des clich&#233;s selon lesquels ces pays seraient bien ingrats de se d&#233;tourner des valeurs d&#233;mocratiques cardinales pour l'Europe, tout en acceptant tr&#232;s volontiers les milliards d'euros des fonds r&#233;gionaux ou de coh&#233;sion ? Cet article tentera, de mani&#232;re fort modeste, d'apporter une contribution &#224; la r&#233;flexion, &#224; l'heure o&#249; il est plus que n&#233;cessaire de tordre le cou aux clich&#233;s sur ses partenaires europ&#233;ens pour ainsi construire une sph&#232;re publique transnationale, pr&#233;requis indispensable &#224; l'&#233;tablissement d'une d&#233;mocratie europ&#233;enne digne de ce nom et &#224; terme d'une Europe f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; quel point &#171; l'automne d&#233;mocratique &#187; est-il s&#233;rieux ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour tenter de r&#233;pondre &#224; cette question extr&#234;mement complexe, il est n&#233;cessaire d'&#233;largir notre horizon et de faire une comparaison de l'&#233;tat de la d&#233;mocratie aux niveaux europ&#233;en et mondial. L'indice de d&#233;mocratie du groupe de presse britannique The Economist Group sert souvent de r&#233;f&#233;rence en la mati&#232;re. Cet instrument utilise pr&#232;s de 60 crit&#232;res pour mesurer le pluralisme politique, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, le respect des libert&#233;s civiles et la culture politique des 167 pays inclus dans le classement. Le syst&#232;me de notation va de 0 dans une situation d'absence totale de d&#233;mocratie &#224; 10 pour une d&#233;mocratie parfaite. Les pays sont ainsi divis&#233;s en quatre cat&#233;gories : les d&#233;mocraties &#171; pleines &#187; (full democracies), not&#233;es de 8,01 &#224; 10, les d&#233;mocraties &#171; imparfaites &#187; (flawed democracies) de 6,01 &#224; 8, les r&#233;gimes &#171; hybrides &#187; de 4,01 &#224; 6 et les r&#233;gimes autoritaires de 0 &#224; 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2019, le pays consid&#233;r&#233; comme le plus d&#233;mocratique &#233;tait la Norv&#232;ge, avec un score de 9,87 sur 10. A l'oppos&#233;, la Cor&#233;e du Nord re&#231;oit la &#171; palme &#187; de l'&#201;tat le moins d&#233;mocratique, avec 1,08. Concernant maintenant l'Union europ&#233;enne, la Su&#232;de s'assure la premi&#232;re place avec 9,39. La Roumanie ferme la marche avec une note de 6,49. Cela signifie que l'UE est comparativement un territoire assez d&#233;mocratique par rapport au reste du monde. Les 27 pays sont des d&#233;mocraties &#171; pleines &#187; ou &#171; imparfaites &#187;, et aucun r&#233;gime hybride ou autoritaire ne prosp&#232;re &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Union. C'est un premier fait &#224; souligner avant de poursuivre l'analyse &#224; l'Europe centrale et orientale : pour le moment, la d&#233;mocratie n'est pas remise en cause fondamentalement dans l'Union europ&#233;enne, les citoyens de l'ensemble des pays participent librement aux scrutins locaux, ainsi qu'aux &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;gion qui nous int&#233;resse est parfois appel&#233;e &#171; Europe de l'Est &#187;. Cette d&#233;nomination, impr&#233;cise et d&#233;su&#232;te de surcro&#238;t, est une injustice &#224; double titre : elle rappelle la p&#233;riode de l'autoritarisme sovi&#233;tique et sous-entend que cette vaste r&#233;gion est uniforme. C'est faux, et l'analyse de la d&#233;mocratie sur ces territoires le montre. En reprenant l'indice de 2019, l'on s'aper&#231;oit que la situation des onze anciens pays communistes est tr&#232;s diverse : les pays baltes, la R&#233;publique tch&#232;que, la Slovaquie, la Slov&#233;nie et la Bulgarie sont assez bien class&#233;s (entre 7,9 et 7,03). Suivent ensuite un groupe de pays dont l'indice est situ&#233; amplement en-dessous de 7 (entre 6,63 et 6,49) : la Hongrie, la Pologne, la Croatie et la Roumanie. L&#224; encore, il n'est pas question de parler de r&#233;gime non-d&#233;mocratique (la Mac&#233;doine du Nord, &#224; titre d'exemple, est le premier r&#233;gime hydride du classement, avec une note de 5,97 ; suivie de pr&#232;s par l'Ukraine et l'Albanie), n&#233;anmoins, contrairement &#224; la partie occidentale de l'Union, la &#171; nouvelle Europe &#187; ne compte en 2019 aucune d&#233;mocratie dite &#171; pleine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce crit&#232;re quelque peu subjectif (les indices de d&#233;mocratie et les cat&#233;gories sont assez mouvantes d'une ann&#233;e sur l'autre), s'ajoute un deuxi&#232;me constat, &#233;tayant l&#224; notre r&#233;flexion : la situation s'est globalement d&#233;grad&#233;e durant la derni&#232;re d&#233;cennie. En comparant les r&#233;sultats d&#233;crits plus haut avec l'indice de d&#233;mocratie &#233;tabli en 2010, seuls quatre pays ont vu leur note progresser : les trois &#201;tats baltes et la Bulgarie. Tous les autres pays ont vu leur situation d&#233;mocratique se d&#233;grader, en particulier la Hongrie, la R&#233;publique tch&#232;que et la Pologne qui se sont effondr&#233;es en perdant environ 0,5 point &#224; chaque fois. La chute fut moins rude dans les autres cas, mais elle est ind&#233;niable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment des pays qui r&#233;form&#232;rent tant pour am&#233;liorer leurs syst&#232;mes &#233;conomique et politique, afin de rejoindre l'Union europ&#233;enne, purent-ils &#224; ce point rel&#226;cher leurs efforts ? Certes, d'autres &#201;tats virent leur indice d&#233;mocratique sensiblement baisser durant cette d&#233;cennie, comme l'Italie, la Belgique ou la Gr&#232;ce. N&#233;anmoins, le mal semble bien plus profond en Europe centrale, o&#249; des gouvernements ultraconservateurs (dirig&#233;s par le Fidesz en Hongrie ou le PiS en Pologne) prirent non seulement le pouvoir ces derni&#232;res ann&#233;es, mais le conservent, gagnant &#233;lection sur &#233;lection. Les cons&#233;quences de leurs politiques seront durables, &#224; mesure que la libert&#233; de la presse est bafou&#233;e (tout le monde se souvient de la suspension brutale du N&#233;pszabads&#225;g, principal quotidien hongrois, en octobre 2016), que la s&#233;paration des pouvoirs est remise en cause (l'ind&#233;pendance de la justice est menac&#233;e en Hongrie, en Pologne et en Roumanie) et que la corruption gangr&#232;ne la vie politique (le meurtre en f&#233;vrier 2018 du jeune journaliste J&#225;n Kuciak et l'enqu&#234;te qui suivit montra l'influence de r&#233;seaux mafieux en Slovaquie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont donc surtout la Hongrie, la Pologne, la R&#233;publique tch&#232;que, la Slovaquie et la Roumanie qui pr&#233;sentent des sympt&#244;mes &#171; d'illib&#233;ralisme &#187; (pour reprendre la formule du premier ministre hongrois Viktor Orb&#225;n). Aussi notre &#233;tude se portera-t-elle majoritairement sur ces pays, m&#234;me si des signes inqui&#233;tants sont &#233;galement visibles en Croatie, en Bulgarie et dans une moindre mesure en Slov&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De la transition chaotique &#224; l'adh&#233;sion de ces pays &#224; l'Union europ&#233;enne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne telle que nous la connaissons aujourd'hui n'existerait pas sans la chute du bloc communiste entre 1989 et 1992. Sans revenir sur l'ensemble des d&#233;tails de cette p&#233;riode complexe, on peut dire sans h&#233;sitation que la transition d'un r&#233;gime communiste et totalitaire vers un syst&#232;me d&#233;mocratique et lib&#233;ral fut tr&#232;s brutale, chaotique, et eut des cons&#233;quences consid&#233;rables pendant plusieurs ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces bouleversements concern&#232;rent l'ensemble des anciens pays du bloc communiste, pas uniquement les pays centre-europ&#233;ens. Dans cette r&#233;gion n&#233;anmoins, la transition se construisit principalement autour de la r&#233;forme de trois domaines essentiels (Fran&#231;ois Bafoil) : la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, l'administration publique et territoriale et l'&#201;tat social. Ces r&#233;formes furent jug&#233;es n&#233;cessaires pour stabiliser les pays et les ins&#233;rer dans l'&#233;conomie europ&#233;enne et mondiale, mais cr&#233;&#232;rent des in&#233;galit&#233;s aigu&#235;s et encore perceptibles aujourd'hui entre les territoires et les classes sociales, jouant ainsi un r&#244;le dans le succ&#232;s des partis ultraconservateurs actuels. Les &#233;lecteurs des campagnes, laiss&#233;s pour compte de la transition et de l'int&#233;gration europ&#233;enne, semblent prendre leur revanche sur les &#233;lecteurs privil&#233;gi&#233;s des centres urbains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le recul de plusieurs d&#233;cennies, de nombreux observateurs s'accordent &#224; dire que la transition ne fut pas correctement men&#233;e. Les citoyens des pays concern&#233;s consentirent &#224; des efforts consid&#233;rables au cours de la d&#233;cennie suivant la chute du bloc totalitaire communiste. Pourtant, une telle transition &#233;tait n&#233;cessaire, &#233;tant donn&#233; l'absurdit&#233; et les contradictions du communisme &#171; r&#233;el &#187;. Apr&#232;s des d&#233;cennies de dictature sovi&#233;tique, pr&#233;c&#233;d&#233;es parfois d'une sanglante domination nazie, les populations &#233;taient fortement &#233;prouv&#233;es. Aujourd'hui, le r&#244;le des soci&#233;t&#233;s civiles dans la remise en cause des d&#233;rives autoritaires observ&#233;es est assez divers. Alors que la Roumanie, la Pologne, la Slovaquie et la R&#233;publique tch&#232;que virent r&#233;cemment de grandes protestations dans les rues, la soci&#233;t&#233; civile hongroise semble bien plus timor&#233;e. Andr&#225;s D&#233;si, ancien r&#233;dacteur-en-chef du N&#233;pszabads&#225;g, explique cela par le fait son pays n'eut pas &#224; lutter pour obtenir la chute du r&#233;gime communiste, tandis que dans d'autres, comme en Tch&#233;coslovaquie et surtout en Roumanie, des mouvements populaires puissants eurent finalement raison des gouvernements pro-sovi&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel fut le r&#244;le de l'Union europ&#233;enne dans cette transformation radicale ? Un des meilleurs sp&#233;cialistes du sujet, Luk&#225;&#353; Macek (directeur de l'institut d'&#233;tudes politiques de Dijon), estime que l'UE fut &#171; absolument incontournable et redoutablement efficace dans la phase de pr&#233;adh&#233;sion [&#8230;] la perspective europ&#233;enne a incit&#233; les &#233;lites politiques &#224; adopter un discours rassurant et mobilisant &#187;. Les crit&#232;res de Copenhague formul&#233;s en 1993 et qui exigeaient des pays candidats des institutions stables, une &#233;conomie de march&#233; fonctionnelle et la capacit&#233; de souscrire aux objectifs de l'UE, jou&#232;rent un r&#244;le non n&#233;gligeable dans la consolidation d&#233;mocratique, surtout si l'on regarde le marasme &#233;conomique et politique des anciennes r&#233;publiques sovi&#233;tiques (hormis bien s&#251;r les pays baltes). Toutefois, toujours selon Macek, l'Union put instaurer une relation hi&#233;rarchique, comme &#171; un &#233;l&#232;ve face &#224; un ma&#238;tre, avec un contrecoup au niveau de la fiert&#233; nationale &#187;. Un p&#233;ch&#233; originel qui a nourri un ressentiment au sein d'une partie des citoyens d'Europe centrale et orientale ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sans cadre d&#233;mocratique transnational, les institutions politiques nationales s'affaiblissent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233; &#171; l'euro-optimisme &#187;, f&#251;t-il mod&#233;r&#233;, au cours des ann&#233;es 2000, une &#171; am&#232;re d&#233;sillusion &#187; (J&#243;zsef P&#233;ter Martin) s'ancra &#224; l'Est de l'Union europ&#233;enne. Cette d&#233;ception ne s'exprima pas de la m&#234;me mani&#232;re n&#233;anmoins. Selon un sondage Eurobarom&#232;tre de 2008, la perception positive de l'Union europ&#233;enne bondit en Pologne (passant de 50% en 2004 &#224; 65% quatre ans plus tard) mais s'effondra en Hongrie (de 49% &#224; 31%). Le cas hongrois est &#224; ce titre instructif : les performances macro-&#233;conomiques du pays furent d&#233;cevantes tout au long des ann&#233;es 2000 et cela se ressentit dans la perception par les Hongrois de l'Union europ&#233;enne. Les d&#233;rives autoritaires des ann&#233;es 2010 dans le pays, mais &#233;galement dans la plupart des autres pays de la r&#233;gion depuis lors, n'est qu'un contre-coup des bouleversements consid&#233;rables subis par la r&#233;gion &#224; la fin du si&#232;cle dernier, ainsi que de la d&#233;mocratisation encore r&#233;cente. Le groupe de Visegr&#225;d, form&#233; en 1991 par la Pologne, la Hongrie et la Tch&#233;coslovaquie, agit d&#233;sormais comme le porte-voix d'un &#171; contre-projet &#187; europ&#233;en, m&#234;me si son unit&#233; est &#224; nuancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne, sous sa forme actuelle, n'est absolument pas arm&#233;e pour faire face &#224; la remise en cause de ses valeurs fondatrices. L'arsenal juridique, s'il n'est pas inexistant, est inop&#233;rant. L'article 7 du Trait&#233; sur l'Union europ&#233;enne (TUE) stipule que sur &#171; proposition d'un tiers des &#201;tats membres, du Parlement ou de la Commission, le Conseil statuant &#224; la majorit&#233; des quatre cinqui&#232;mes de ses membres apr&#232;s approbation du Parlement europ&#233;en, peut constater qu'il existe un risque clair de violation grave par un &#201;tat membre des valeurs vis&#233;es &#224; l'article 2 [l'article pr&#233;sentant les valeurs de l'Union]. Le Conseil europ&#233;en, statuant &#224; l'unanimit&#233; [moins l'&#201;tat membre concern&#233; par la proc&#233;dure] sur proposition d'un tiers des &#201;tats membres ou de la Commission et apr&#232;s approbation du Parlement europ&#233;en, peut constater l'existence d'une violation grave et persistante par un &#201;tat membre des valeurs vis&#233;es &#224; l'article 2 &#187;. Les sanctions encourues peuvent aller jusqu'&#224; la suspension du droit de vote au Conseil. Une proc&#233;dure a &#233;t&#233; enclench&#233;e contre la Pologne et la Hongrie (respectivement en d&#233;cembre 2017 et septembre 2018) et la Commission a menac&#233; en 2019 de faire de m&#234;me contre la Roumanie. N&#233;anmoins, elles n'ont aucune chance d'aboutir &#224; cause de la m&#233;thode de vote &#224; l'unanimit&#233;. D'une part, les &#201;tats membres ne voudront pas faire de d&#233;lation &#224; l'encontre de l'un de leurs partenaires (ce qui est compr&#233;hensible), et d'autre part, les &#201;tats directement concern&#233;s peuvent mettre en place un syst&#232;me de &#171; veto de solidarit&#233; &#187; (Panayotis Soldatos).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces carences r&#233;v&#232;lent en r&#233;alit&#233; un mal bien plus profond : : l'absence de d&#233;mocratie transnationale a des cons&#233;quences de plus en plus n&#233;fastes sur les institutions d&#233;mocratiques nationales. Depuis l'origine, l'int&#233;gration europ&#233;enne a favoris&#233; le versant &#233;conomique, via la constitution progressive d'un march&#233; commun, au d&#233;triment d'une union politique, indispensable au vu de l'interp&#233;n&#233;tration progressive des &#233;conomies europ&#233;ennes et de l'affaiblissement des structures &#233;tatiques nationales dans la mondialisation. Ce dernier point est tr&#232;s sensible dans les nouveaux pays membres, soucieux de pr&#233;server leur ind&#233;pendance et leur identit&#233; culturelle. Une d&#233;mocratie europ&#233;enne digne de ce nom, avec un parlement bicam&#233;ral repr&#233;sentant aussi bien les citoyens que les entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es, et la constitution d'un espace public, doit permettre de compenser la perte d'influence du politique face &#224; l'&#233;conomique et de relancer le projet europ&#233;en, essouffl&#233; par un statu quo mortif&#232;re. Ici, il n'est pas question d'abolir les souverainet&#233;s nationales, mais plut&#244;t de les ins&#233;rer dans une souverainet&#233; &#224; plusieurs niveaux, en suivant une application raisonn&#233;e du principe de subsidiarit&#233; : ce que le niveau national ne peut plus faire efficacement doit &#234;tre transf&#233;r&#233; au niveau europ&#233;en et la gouvernance locale doit &#234;tre fortement encourag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le citoyen doit &#234;tre au c&#339;ur de cette recomposition politique et on le per&#231;oit clairement en Europe centrale et orientale. Les manifestations montrent une certaine vitalit&#233; des organisations de la soci&#233;t&#233; civile. &#171; L'alliance des villes libres &#187; contre le populisme, conclue en d&#233;cembre dernier par les maires de Prague, Varsovie, Budapest et Bratislava, est un contre-pouvoir exerc&#233; par certains territoires attach&#233;s &#224; la d&#233;mocratie lib&#233;rale et fermement pro-europ&#233;ens face aux gouvernements nationaux plus conservateurs. Cette r&#233;sistance commence m&#234;me &#224; porter ses fruits dans les urnes : en Hongrie, les derni&#232;res &#233;lections municipales d'octobre 2019 constitu&#232;rent un petit revers pour le Fidesz, perdant de nombreuses villes importantes comme Budapest, Erd, P&#233;cs, Tatabanya ou encore Miskolc. Les &#233;lections parlementaires organis&#233;es en Pologne le mois suivant virent le PiS perdre le contr&#244;le du S&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, il faut arriver &#224; distinguer les tendances autoritaires des gouvernements nationaux en Europe centrale et orientale et la r&#233;alit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile dans ces pays. Les citoyens sont un contre-pouvoir qui peut &#234;tre tr&#232;s efficace en cas de d&#233;rive plus grave. Ces m&#234;mes citoyens doivent maintenant exiger de l'Union europ&#233;enne une v&#233;ritable d&#233;mocratie transnationale pour contrer efficacement &#171; l'automne d&#233;mocratique &#187; dans les anciennes d&#233;mocraties populaires, ainsi que dans les &#171; vieilles d&#233;mocraties &#187; d'Europe occidentale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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