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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>SURE : un premier pas vers une assurance ch&#244;mage europ&#233;enne ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/SURE-un-premier-pas-vers-une-assurance-chomage-europeenne</link>
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		<dc:date>2020-07-21T08:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mariano Fandos</dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis 2015, la CFDT plaide, en lien avec la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES), pour un syst&#232;me europ&#233;en de r&#233;assurance ch&#244;mage. Les syst&#232;mes d'assurance ch&#244;mage nationaux sont tr&#232;s divers dans l'UE, tant du point de vue des publics concern&#233;s, que des conditions d'ouverture des droits, des dur&#233;es et de montants d'indemnisation, de m&#233;thodes de gouvernance&#8230; Il serait donc extr&#234;mement complexe de les harmoniser, chaque pays &#233;tant attach&#233;, pour de multiples raisons, &#224; son syst&#232;me. Par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-185-Juin-2020-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 185 - Juin 2020&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH78/arton714-41059.jpg?1735090891' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='78' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2015, la CFDT plaide, en lien avec la Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats (CES), pour un syst&#232;me europ&#233;en de r&#233;assurance ch&#244;mage. Les syst&#232;mes d'assurance ch&#244;mage nationaux sont tr&#232;s divers dans l'UE, tant du point de vue des publics concern&#233;s, que des conditions d'ouverture des droits, des dur&#233;es et de montants d'indemnisation, de m&#233;thodes de gouvernance&#8230; Il serait donc extr&#234;mement complexe de les harmoniser, chaque pays &#233;tant attach&#233;, pour de multiples raisons, &#224; son syst&#232;me. Par contre, il est possible de mettre en place un syst&#232;me de r&#233;assurance, qui ne touche pas aux syst&#232;mes nationaux, mais qui permette aux caisses d'assurance ch&#244;mage nationales de b&#233;n&#233;ficier d'une garantie europ&#233;enne pour faire face aux situations difficiles qu'elles pourraient rencontrer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un tel m&#233;canisme permettrait de concr&#233;tiser une solidarit&#233; entre les &#201;tats-membres moins touch&#233;s par le ch&#244;mage et ceux qui en sont davantage afflig&#233;s. Il jouerait &#233;galement un r&#244;le de stabilisateur automatique en &#233;vitant que les pays les plus durement affect&#233;s ne soient oblig&#233;s de r&#233;duire les prestations ou d'augmenter les cotisations pour assurer la p&#233;rennit&#233; du syst&#232;me, avec les cons&#233;quences n&#233;gatives au niveau &#233;conomique et/ou social que cela entra&#238;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;viter le fameux al&#233;a moral selon lequel des pays pourraient laisser filer un ch&#244;mage structurel &#233;lev&#233; gr&#226;ce &#224; des indemnit&#233;s financ&#233;es, au moins en partie, par des pays plus vertueux, il faut &#233;videmment pr&#233;voir certaines conditionnalit&#233;s (tout en &#233;vitant d'imposer des contraintes qui nuisent &#224; la coh&#233;sion sociale). Mais on peut aussi imaginer un syst&#232;me qui n'intervient qu'en cas d'aggravation du niveau de ch&#244;mage li&#233; &#224; un choc qui affecte certains pays plus que d'autres (ce qu'on appelle un choc asym&#233;trique). Ou bien, comme c'est le cas avec la crise r&#233;sultant de l'&#233;pid&#233;mie de Covid-19, qui affecte brutalement tout le monde, m&#234;me s'il existe des diff&#233;rences nationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syst&#232;me mis en place dans le cadre des mesures d'urgence prises par le Conseil afin de faire face &#224; cette crise, baptis&#233; SURE (Support mitigating Unemployment Risks in Emergency = Soutien pour att&#233;nuer les risques de ch&#244;mage en situation d'urgence), a &#233;t&#233; dot&#233; d'un montant de 100 milliards d'Euros pour aider les pays de l'UE &#224; d&#233;velopper des syst&#232;mes de mise en ch&#244;mage partiel. Le ch&#244;mage partiel permet aux entreprises de faire b&#233;n&#233;ficier d'indemnit&#233;s aux salari&#233;s en sureffectif temporaire, sans avoir &#224; les licencier. Elles peuvent ainsi reprendre plus facilement leur activit&#233; apr&#232;s la crise, en ayant conserv&#233; leur personnel et en favorisant des dispositifs de formation pendant sa dur&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
SURE a &#233;t&#233; mis en place sur la base juridique de l'article 122 du TFUE (Trait&#233; de fonctionnement de l'Union europ&#233;enne), alin&#233;a 2. Cet alin&#233;a indique : &#171; Lorsqu'un &#201;tat membre conna&#238;t des difficult&#233;s ou une menace s&#233;rieuse de graves difficult&#233;s, en raison de catastrophes naturelles ou d'&#233;v&#233;nements exceptionnels &#233;chappant &#224; son contr&#244;le, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financi&#232;re de l'Union &#224; l'&#201;tat membre concern&#233;. Le pr&#233;sident du Conseil informe le Parlement europ&#233;en de la d&#233;cision prise. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
On voit donc que ce dispositif a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; dans le cadre de mesures &#233;conomiques exceptionnelles, justifi&#233;es par une pand&#233;mie. Il ne s'agit donc pas d'un syst&#232;me p&#233;renne con&#231;u en application d'une politique sociale. Ce n'est pas non plus &#224; proprement parler un syst&#232;me d'assurance ou de r&#233;assurance ch&#244;mage appliqu&#233; &#224; du ch&#244;mage partiel. En effet, un syst&#232;me d'assurance repose sur des cotisations qui financent des indemnisations non remboursables. Alors que SURE est un syst&#232;me de pr&#234;t aux &#201;tats, sous conditions et &#224; la demande de ces &#201;tats, qui devront rembourser apr&#232;s la crise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il s'agit d'un pas significatif qui pose le principe d'une solidarit&#233; europ&#233;enne en faveur du maintien dans l'emploi de travailleurs subissant les cons&#233;quences d'une crise. Pour le syndicalisme europ&#233;en, il convient de l'&#233;tendre &#224; l'ensemble des situations de ch&#244;mage, y compris pour des travailleurs aux statuts atypiques (travailleurs de plateforme, ind&#233;pendants &#8230;), et de le p&#233;renniser dans le cadre de la politique sociale de l'UE. Ce serait l'une des mesures concr&#232;tes dans la mise en &#339;uvre le principe num&#233;ro 4 (soutien actif &#224; l'emploi) du Socle europ&#233;en des droits sociaux. Pour cela, il faudra changer de base juridique et trouver un mode de financement p&#233;renne. La CFDT, avec la CES et la plupart des centrales syndicales europ&#233;ennes, continuera &#224; faire pression pour avancer dans ce domaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des critiques formul&#233;es &#224; l'encontre de SURE, comme pour d'autres mesures d'urgence prises par l'UE dans la p&#233;riode r&#233;cente, c'est qu'il va accro&#238;tre le niveau d'endettement des &#201;tats, notamment de ceux pour qui ce niveau &#233;tait le plus &#233;lev&#233; et qui se sont vus durement touch&#233;s par l'&#233;pid&#233;mie (&#224; l'exception notable de la Gr&#232;ce). &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux remarques &#224; ce sujet. La premi&#232;re c'est sur la mutualisation de la dette. M&#234;me si, au final, ce sont les &#201;tats qui empruntent, cela passe par l'UE. La garantie europ&#233;enne permet d'emprunter &#224; un taux plus bas et d'en faire b&#233;n&#233;ficier les &#201;tats. On all&#232;ge ainsi le service de la dette des &#201;tats les plus endett&#233;s, pour lesquels les march&#233;s exigent des taux plus &#233;lev&#233;s, et l'on am&#233;liore donc la soutenabilit&#233; de leur dette. Au-del&#224; du dispositif SURE, la Commission europ&#233;enne pousse la mutualisation encore plus loin avec la proposition NextGenerationEU, puisque les deux tiers des 750 milliards d'Euros ne seraient plus distribu&#233;s sous forme de pr&#234;ts, mais de subventions. Le remboursement des emprunts correspondants entrant alors dans le cadre du budget europ&#233;en commun.&lt;br class='autobr' /&gt;
La deuxi&#232;me remarque c'est sur le manque d'anticipation. Pas tellement par rapport au d&#233;clenchement soudain de la pand&#233;mie, effectivement difficilement pr&#233;visible (mais il faudra retenir la le&#231;on pour mieux se pr&#233;parer &#224; une prochaine pand&#233;mie dont on ne sait comment elle arrivera &#8230;). Mais par rapport au manque de m&#233;canisme pour affronter les al&#233;as &#233;conomiques en g&#233;n&#233;ral, qui se traduisent pratiquement syst&#233;matiquement par une mont&#233;e du ch&#244;mage affectant plus ou moins certains pays ou certains secteurs. Si l'UE se voit oblig&#233;e de recourir &#224; un syst&#232;me de pr&#234;ts pour faire face au ch&#244;mage, c'est parce qu'elle n'a pas mis en place un syst&#232;me de cotisations de r&#233;assurance qui aurait constitu&#233; une caisse de r&#233;serve permettant de soutenir les caisses nationales en difficult&#233;. M&#234;me si, face &#224; l'ampleur de la crise, cette r&#233;serve n'avait pas &#233;t&#233; suffisante, le volume d'emprunt dont on aurait eu besoin aurait &#233;t&#233; moindre, all&#233;geant d'autant l'endettement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette remarque ne s'applique pas, d'ailleurs, uniquement au syst&#232;me d'assurance ch&#244;mage. Au vu des retards qui s'accumulent en Europe en mati&#232;re d'investissement public et priv&#233;, y compris dans les domaines de la recherche et du d&#233;veloppement, le syndicalisme europ&#233;en r&#233;clame depuis des ann&#233;es un plan europ&#233;en d'investissement massif pour assurer les transitions &#233;cologique, technologique et d&#233;mographique, et assurant l'&#233;quit&#233; sociale, financ&#233; gr&#226;ce &#224; de nouvelles ressources fiscales : fiscalit&#233; &#233;cologique, num&#233;rique, taxe sur les transactions financi&#232;res, harmonisation de l'imposition des soci&#233;t&#233;s (assiette fiscale et taux minimum de 25%)... La premi&#232;re r&#233;ponse, d&#233;j&#224; tardive, du Plan Juncker &#233;tait insuffisante, celle d'InvestEU allait un peu plus loin, &#8230; NextGenerationEU franchit enfin un pas significatif, &#224; la fois sur le montant propos&#233;, sur l'orientation vers des transitions justes, et sur les ressources pour le financer en pr&#233;voyant des taxes &#233;cologiques et num&#233;riques. Contrairement aux discours convenus en faveur de la rigueur budg&#233;taire, ne pas investir hier nous co&#251;te plus cher aujourd'hui, et si on n'investissait pas aujourd'hui, cela co&#251;terait plus cher aux futures g&#233;n&#233;rations. Surtout en mati&#232;re de lutte contre le changement climatique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s le Green Deal et les initiatives lanc&#233;es avec la communication du 14 janvier 2020 &#171; Une Europe sociale forte pour des transitions justes &#187;, le Plan de relance propos&#233; et le renforcement du Cadre financier pluriannuel pour la p&#233;riode 2021-2028 posent une nouvelle pierre pour une Europe plus forte, plus juste, plus &#233;cologique, et plus int&#233;gr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brutalit&#233; de la crise li&#233;e au Covid-19 a fait prendre conscience de l'importance des moyens n&#233;cessaires (politiques et financiers) pour mener des politiques publiques, &#224; la fois nationales et europ&#233;ennes, en faveur d'un nouveau mod&#232;le de d&#233;veloppement, durable et inclusif. Elle a aussi d&#233;montr&#233; la n&#233;cessit&#233; de renforcer la coordination europ&#233;enne, et m&#234;me, au-del&#224; d'une coordination, de mener des politiques communes en mati&#232;re &#233;conomique, sociale, sanitaire, environnementale et fiscale. Malgr&#233; quelques r&#233;flexes de repli, l'id&#233;e que, pour s'en sortir, les europ&#233;ens doivent s'unir, a progress&#233;. Une fois de plus, la crise est une opportunit&#233; pour faire avancer l'Europe. Mais il reste encore beaucoup de chemin &#224; parcourir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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