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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Les chemins de l'int&#233;gration entre Union europ&#233;enne et Union africaine</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Les-chemins-de-l-integration-entre-Union-europeenne-et-Union-africaine</link>
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		<dc:date>2021-04-21T10:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jacopo di Cocco</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le processus d'int&#233;gration &#233;conomique europ&#233;enne, con&#231;ue par les p&#232;res fondateurs et commenc&#233;e avec le plan Marshall, est aujourd'hui amput&#233; de sa dimension politique, manque que l'Union europ&#233;enne (UE) doit combler pour compl&#233;ter son parcours jusqu'au stade o&#249; elle deviendra un &#201;tat f&#233;d&#233;ral. Il n'est pas jusqu'&#224; l'Afrique qui n'ait &#233;prouv&#233; le besoin de rechercher une voie &#224; m&#234;me de garantir son int&#233;gration &#233;conomique et politique afin de d&#233;passer les divisions issues des fronti&#232;res trac&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-188-Mars-2021-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 188 - Mars 2021&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH100/arton752-df02d.jpg?1733197301' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le processus d'int&#233;gration &#233;conomique europ&#233;enne, con&#231;ue par les p&#232;res fondateurs et commenc&#233;e avec le plan Marshall, est aujourd'hui amput&#233; de sa dimension politique, manque que l'Union europ&#233;enne (UE) doit combler pour compl&#233;ter son parcours jusqu'au stade o&#249; elle deviendra un &#201;tat f&#233;d&#233;ral. Il n'est pas jusqu'&#224; l'Afrique qui n'ait &#233;prouv&#233; le besoin de rechercher une voie &#224; m&#234;me de garantir son int&#233;gration &#233;conomique et politique afin de d&#233;passer les divisions issues des fronti&#232;res trac&#233;es par les colonisateurs, les risques de diff&#233;rents tribaux, la faible interd&#233;pendance des march&#233;s africains entre eux et donc leur forte d&#233;pendance aux march&#233;s des pays tiers, anciennement ou nouvellement industrialis&#233;s &#224; l'exemple de la Chine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a peu, a &#233;merg&#233; le projet d'int&#233;gration &#233;conomique du continent promu par l'Union africaine (UA), qui a finalement inclus tous les &#201;tats du continent et qui s'inspire ouvertement de l'exp&#233;rience europ&#233;enne. Il s'agit de l'African Continental Free Trade Area (AfCFTA), qui inclut aussi un accord mon&#233;taire (Eco). Les rapports avec les pays tiers ne devront pas se r&#233;duire dans l'absolu et il est m&#234;me souhaitable qu'ils s'accroissent. Toutefois, les &#233;changes int&#233;rieurs devraient augmenter plus vite parall&#232;lement &#224; l'int&#233;gration des politiques &#233;conomiques. Il s'agit donc, en Afrique comme en Europe, de deux int&#233;grations continentales, accompagn&#233;es d'un renforcement des rapports &#233;conomiques et commerciaux entre les deux zones et qui se pr&#233;sentent comme mod&#232;le d'une aire de mondialisation plus gouvern&#233;e et montrant la voie d'un nouvel ordre mondial.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ind&#233;pendance des anciennes colonies des six pays fondateurs de la CEE a gel&#233; le processus d'int&#233;gration des dix-huit pays africains ayant acc&#233;d&#233; &#224; la souverainet&#233;, en conformit&#233; avec la quatri&#232;me partie du Trait&#233; de Rome (1957), m&#234;me apr&#232;s les effets de la crise de Suez. Ces pays ont d&#233;velopp&#233; des politiques nationales divisant le march&#233; africain face aux &#201;tats de la CEE, au d&#233;triment de l'objectif visant &#224; la mise en place d'une politique commerciale commune ; en outre, ces politiques ont r&#233;duit la libert&#233; des ex-colonies en conditionnant l'utilisation des fonds obtenus gr&#226;ce &#224; l'aide au d&#233;veloppement &#224; des acquisitions dans les pays financeurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour reprendre, partiellement, le projet de rapports multilat&#233;raux, la Convention de Yaound&#233; (1964-1967) a &#233;t&#233; sign&#233;e en 1963. Elle a d&#233;fini trois instruments : zone de libre-&#233;change, compl&#233;t&#233;e de mesures de soutien aux productions les moins comp&#233;titives des pays africains, syst&#232;me de soutien financier multilat&#233;ral de la part de la CEE et de ses membres (le FES) et institutions intergouvernementales communes sur le mod&#232;le de la CEE (Conseil, Comit&#233; des repr&#233;sentants permanents, Assembl&#233;e parlementaire et Cour de Justice).&lt;br class='autobr' /&gt;
La convention a &#233;t&#233; renouvel&#233;e (1971-1975) et &#233;tendue (Ile Maurice, Kenya, Ouganda, Tanzanie, et Nig&#233;ria), les anciennes colonies britanniques y adh&#233;rant deux ans avant que la rentr&#233;e du Royaume-Uni dans la CEE. Aux initiatives intergouvernementales s'ajout&#232;rent celles des ONG. De 1975 &#224; 2000, les Conventions de Lom&#233; ont remplac&#233; celles de Yaound&#233; et se sont &#233;tendues &#224; presque tous les &#201;tats d'Afrique subsaharienne et aux petits territoires carib&#233;ens et pacifiques sous h&#233;g&#233;monie des &#201;tats europ&#233;ens (ACP). La Convention de Cotonou (2000 &#224; 2020) est en phase de renouvellement, entre autres, pour tenir compte de l'AfCFTA. Pendant 25 ans, les Conventions de Lom&#233; ont mis de la discipline dans la coop&#233;ration entre l'UE et les pays signataires. Or, les pays d'Afrique du Nord, membres de l'UA n'ont pas &#233;t&#233; parties &#224; ces conventions, par cons&#233;quent, la mise &#224; jour de la Convention de Cotonou doit les prendre en compte alors que ces pays, malgr&#233; une certaine homog&#233;n&#233;it&#233; culturelle, sont tr&#232;s peu int&#233;gr&#233;s entre eux et ont des relations difficiles, tant du point de vue humain (songeons qu'il est impossible de traverser ou survoler l'Alg&#233;rie pour se rendre du Maroc en Tunisie et qu'il faut passer par l'Europe) que commercial. L'int&#233;gration via les relations avec l'Afrique subsaharienne pr&#233;vue par l'AfCFTA et le partenariat avec l'UE pourrait mettre fin &#224; ces litiges. Pour cela, il faudrait que la politique europ&#233;enne soit plus active et prenne en compte la pr&#233;sence croissante de la Chine ainsi que les politiques des Pays du Golfe &#8211; pays d&#233;pourvus d'&#233;lections et dot&#233;s de r&#233;gimes autoritaires (ou du moins &#224; parti unique) et fondant leurs stabilit&#233; politique et &#233;conomique sur une gestion centralis&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis que l'Afrique subsaharienne a connu plusieurs exp&#233;riences de communaut&#233;s r&#233;gionales et s'est donn&#233;e un d&#233;lai de 45 ans pour mettre en &#339;uvre l'int&#233;gration politique et &#233;conomique de l'UA, les pays d'Afrique du Nord sont vierges de toute exp&#233;rience s&#233;rieuse d'int&#233;gration &#233;conomique ; malgr&#233; les quelques initiatives de la Ligue arabe, le commerce entre les pays nord-africains repr&#233;sente moins de 10% de leur volume commercial contre 20% pour l'Afrique subsaharienne (et 70% pour l'UE) ; le Maghreb n'est aujourd'hui gu&#232;re plus qu'une notion g&#233;ographique. Ainsi donc, il est n&#233;cessaire de d&#233;marrer un processus d'int&#233;gration &#233;conomique et politique. La Lybie, qui s&#233;pare l'est et l'ouest de l'Afrique du Nord, devrait enfin &#234;tre pacifi&#233;e et d&#233;velopper un projet s&#233;rieux d'utilisation &#171; nationale &#187;, continentale, puis universelle de ses ressources qui pourraient &#234;tre mises en valeur gr&#226;ce aux divers niveaux d'int&#233;gration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre toute attente, les flux commerciaux des pays d'Afrique du Nord sont plus importants dans les &#233;changes intercontinentaux, puis dans ceux avec l'Afrique subsaharienne, et seulement enfin entre les pays nord-africains eux-m&#234;mes ; cela vient de la production limit&#233;e de marchandises utilisables localement (&#224; l'exception des mati&#232;res premi&#232;res &#233;nerg&#233;tiques dont la production est concentr&#233;e dans deux &#201;tats seulement) et au fait que le commerce demeure trop li&#233; &#224; des usages traditionnels. Et pourtant, au moins deux pays (Maroc et Tunisie) pr&#233;sentent des avantages int&#233;ressants, par exemple, une capacit&#233; &#224; limiter l'influence de l'Islam fondamentaliste et des &#233;changes significatifs avec l'Europe &#224; travers par exemple les retours des &#233;migr&#233;s. Enfin, l'Egypte reste un pays cl&#233; car, gr&#226;ce au Nil, il a des liens naturels avec la M&#233;diterran&#233;e et l'Afrique subsaharienne, &#224; travers le Soudan ; en outre, &#224; c&#244;t&#233; de la population majoritaire du pays, musulmane, l'&#201;gypte abrite une minorit&#233; autochtone de chr&#233;tiens issus de l'hell&#233;nisme h&#233;bra&#239;que. L'&#201;gypte est la d&#233;monstration que l'Afrique a une Histoire, que cette Histoire n'est pas achev&#233;e et qu'elle sera l'Histoire d'un vieux continent en transition. Ce ne sera pas l'Histoire d'un continent sorti de la pr&#233;histoire par la colonisation. Il est temps que les Europ&#233;ens s'en rendent compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, un des probl&#232;mes de l'Afrique est la pauvret&#233; et les grandes in&#233;galit&#233;s de pouvoirs d'achat, au sein d'un m&#234;me pays comme entre les pays eux-m&#234;mes. En effet, les pays africains sont souvent en queue de l'Indice de d&#233;veloppement humain (IDH), dont le pays en t&#234;te est la Norv&#232;ge et dont le pays le plus faible est le Niger, pr&#233;c&#233;d&#233; par une vingtaine d'&#201;tats africains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les objectifs de l'UA sont ambitieux (incluant un accord mon&#233;taire pour remplacer le Franc CFA par l'Eco, premi&#232;re monnaie unique africaine, m&#234;me si elle devrait pour l'instant &#234;tre limit&#233;e aux r&#233;gions membres du Franc CFA ; monnaie pour laquelle est pr&#233;vu un lien fort avec l'euro) ; mais, avec beaucoup de sagesse, sont pr&#233;vues des &#233;tapes progressives d'int&#233;gration commerciale compl&#233;t&#233;e par des desseins ambitieux comportant des phases de transitions &#233;conomiques, sociales, et culturelles demandant des transformations que seuls les changements g&#233;n&#233;rationnels pourront rendre acceptables aux citoyennes et citoyens du continent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, il convient de relever l'&#233;volution religieuse du continent qui voit &#233;merger des courants int&#233;gristes assez forts pour bloquer l'&#233;volution sociale et l'affranchissement &#233;conomique de la jeunesse des sources de revenus traditionnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les visions de l'avenir doivent &#234;tre partag&#233;es, mais cela demandera &#224; l'Europe de faire preuve de sagesse et de ne pas r&#233;clamer une adaptation brutale &#224; nos mod&#232;les de fonctionnement ; de la m&#234;me mani&#232;re, il faut une volont&#233; claire d'avancer, et de le faire sagement, de mani&#232;re progressive, pour atteindre une pleine modernisation assortie d'un respect r&#233;ciproque entre Europ&#233;ens et Africains.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le chemin &#224; parcourir pour r&#233;ussir les objectifs d'int&#233;gration africaine, puis d'int&#233;gration euro-africaine, l'Europe doit montrer l'exemple d'un parcours vers une int&#233;gration de type f&#233;d&#233;rale, et reconna&#238;tre l'Afrique comme son &#233;gale ainsi que son importance dans la d&#233;finition d'un nouvel ordre mondial pacifique, fond&#233; sur des int&#233;grations continentales. Le progr&#232;s du d&#233;veloppement humain est un objectif &#224; poursuivre, gr&#226;ce &#224; la coop&#233;ration des universitaires des entit&#233;s de recherche appliqu&#233;e, et avec les entreprises sp&#233;cialis&#233;es dans le d&#233;veloppement technologique. Le but sera atteint lorsque l'Afrique deviendra un contributeur essentiel pour la formation, l'innovation technologique et la recherche. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'apport des f&#233;d&#233;ralistes &#224; une politique europ&#233;enne de l'Afrique est un engagement assum&#233;. L'ouvrage r&#233;cent sous la direction d'Alberto Majocchi, &lt;i&gt;Africa and Europe : a Shared Future&lt;/i&gt; (Bruxelles, coll. &#171; Federalism &#187;, &#233;d. Peter Lang, 2020, 128 p., &#8364; 35) en est la preuve.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Alexandre Marin - Bruxelles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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