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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>La Commune de Marseille</title>
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		<dc:date>2021-11-12T20:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Felip Equy</dc:creator>



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&lt;p&gt;Si la Commune de Paris est bien connue gr&#226;ce &#224; une bibliographie abondante, les mouvements communalistes dans les r&#233;gions fran&#231;aises, restent m&#233;connus. On oppose souvent Paris au reste de la France en grande partie rurale, qui n'aurait pas boug&#233;. Et pourtant, il y a eu des tentatives communalistes dans plusieurs villes de France : Lyon, Marseille, Toulouse, Narbonne (&#233;voqu&#233;e ici en quelques lignes), Saint-&#201;tienne, Le Creusot&#8230; Des manifestations de soutien ont eu lieu dans de tr&#232;s nombreuses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-190-Septembre-2021-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 190 - Septembre 2021&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L99xH150/arton794-42f91.jpg?1729558922' class='spip_logo spip_logo_right' width='99' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si la Commune de Paris est bien connue gr&#226;ce &#224; une bibliographie abondante, les mouvements communalistes dans les r&#233;gions fran&#231;aises, restent m&#233;connus. On oppose souvent Paris au reste de la France en grande partie rurale, qui n'aurait pas boug&#233;. Et pourtant, il y a eu des tentatives communalistes dans plusieurs villes de France : Lyon, Marseille, Toulouse, Narbonne (&#233;voqu&#233;e ici en quelques lignes), Saint-&#201;tienne, Le Creusot&#8230; Des manifestations de soutien ont eu lieu dans de tr&#232;s nombreuses villes : dans la Ni&#232;vre, l'Allier et l'Ari&#232;ge&#8230; Ces exp&#233;riences ont dur&#233; moins longtemps que la Commune de Paris car tr&#232;s vite r&#233;prim&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Commune de Marseille a connu trois phases. Les 7 et 8 ao&#251;t 1870 a lieu une premi&#232;re insurrection, la premi&#232;re de cette importance en France. Puis du 4 septembre au 4 novembre 1870, Marseille conna&#238;t une exp&#233;rience de &#171; d&#233;mocratie directe &#187;. Enfin la Commune proprement dite a lieu du 23 mars au 4 avril 1871.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce mouvement, on verra qu'il existait au moins quatre tendances : les radicaux, la Garde nationale, les socialistes pour la plupart membres de l'Internationale et des r&#233;publicains sans attache politique particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marseille avant la Commune
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous le Second Empire, Marseille passe de 195 000 &#224; 313 000 habitants. Le commerce avec l'Alg&#233;rie est important. La grande industrie s'installe et avec elle le prol&#233;tariat augmente. Des gr&#232;ves &#233;clatent, surtout dans le bassin minier de Gardanne fin 1867 et d&#233;but 1868. Marseille est une ville r&#233;publicaine. En janvier 1870, le prince Pierre Bonaparte assassine le journaliste Victor Noir &#224; Paris. &#192; Marseille, une manifestation de 1 200 personnes demande la fin de l'Empire en arborant des drapeaux rouges. En mai 1870, l'empereur organise un pl&#233;biscite. Seule avec Paris, Marseille vote &#171; non &#187;. Des arrestations ont lieu dans l'Internationale et l'un de ses meneurs, Andr&#233; Bastelica, doit s'exiler en Espagne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chronologie des &#233;v&#233;nements
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir soutenu la guerre contre la Prusse, d&#232;s les premi&#232;res d&#233;faites, notamment &#224; Forbach, les Marseillais changent d'opinion. Le 7 ao&#251;t 1870, les manifestants, au nombre de 40 000, se rendent &#224; la pr&#233;fecture. Une d&#233;l&#233;gation est form&#233;e pour r&#233;clamer des armes au pr&#233;fet Charles Levert. Celui-ci refuse de la recevoir. Les manifestants tentent d'occuper le b&#226;timent mais n'y parviennent pas. Le soir, radicaux et socialistes forment un comit&#233; d'action r&#233;volutionnaire. Le lendemain, ils prennent d'assaut la mairie. Le comit&#233; ne va durer que quelques heures. On y note la pr&#233;sence de Gaston Cr&#233;mieux, de l'internationaliste Charles Alerini et du po&#232;te Clovis Hugues. Les responsables de l'insurrection sont arr&#234;t&#233;s puis incarc&#233;r&#233;s et condamn&#233;s le 27 ao&#251;t &#224; de l&#233;g&#232;res peines de prison.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 4 septembre 1870, l'arm&#233;e fran&#231;aise est d&#233;faite &#224; Sedan, l'empereur fait prisonnier. La R&#233;publique est proclam&#233;e. &#192; Marseille, les prisonniers sont lib&#233;r&#233;s, la pr&#233;fecture est envahie, le pr&#233;fet Levert doit quitter les lieux. Le nouveau ministre de l'int&#233;rieur, L&#233;on Gambetta, nomme un nouveau pr&#233;fet, Alphonse Esquiros. Entre-temps, une Garde civique, form&#233;e par des Internationalistes, joue le r&#244;le de police et d'arm&#233;e. Le drapeau rouge est hiss&#233; sur la pr&#233;fecture, ce qui choque les mod&#233;r&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Esquiros, cens&#233; mettre au pas la Garde civique, s'appuie sur elle. Il prend quelques mesures : la journ&#233;e de travail r&#233;duite &#224; huit heures pour les travailleurs des mines de Gardanne, l'&#233;puration des &#233;l&#233;ments nomm&#233;s par l'Empire dans l'administration, l'arm&#233;e et la l&#233;gislature.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 9 septembre a lieu un grand meeting populaire. Devant 2 000 personnes, Bastelica, revenu de son exil espagnol, y pr&#233;sente son programme : abolition de l'&#201;tat, constitution d'un directoire proven&#231;al et internationaliste, lev&#233;e en masse, imp&#244;t sur les riches pour armer les soldats&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; ce moment qu'est form&#233;e la Ligue du Midi. Son but initial est de constituer une arm&#233;e pour d&#233;fendre le pays contre les Prussiens. C'est aussi un mouvement r&#233;volutionnaire qui demande : la r&#233;quisition des biens des tra&#238;tres, la s&#233;paration de l'&#201;glise et de l'&#201;tat, la suppression des &#233;coles religieuses, l'instauration de la libert&#233; de la presse, la r&#233;vocation de tous les maires nomm&#233;s sous l'Empire, le f&#233;d&#233;ralisme&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les mois qui suivent, le gouvernement central d&#233;savoue Esquiros. Il a, en effet, commenc&#233; &#224; la&#239;ciser la R&#233;publique. Il suspend un journal cl&#233;rical et r&#233;actionnaire, fait prendre d'assaut des couvents, expulse des j&#233;suites conduits &#224; la fronti&#232;re. Esquiros est contraint &#224; la d&#233;mission. Il est remplac&#233; par Adolphe Gent. Celui-ci d&#233;cr&#232;te l'&#233;tat de si&#232;ge, en s'appuyant sur le conseil municipal et la Garde nationale, compos&#233;e de bourgeois contrairement &#224; la Garde civique, constitu&#233;e d'ouvriers. Au m&#234;me moment, les Marseillais apprennent la capitulation de Fran&#231;ois Achille Bazaine &#224; Metz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 31 octobre, c'est &#224; nouveau l'&#233;meute. L'h&#244;tel de ville est occup&#233; sans combat, la Garde nationale refusant d'intervenir. Une Commune r&#233;volutionnaire est nomm&#233;e. Elle comprend des r&#233;publicains, des internationalistes et des socialistes parmi lesquels Bastelica, Esquiros, Hugues, Gustave Cluseret, Adolphe Carcassonne&#8230; Cette premi&#232;re &#233;bauche de Commune ne va durer que trois jours. Esquiros est d&#233;stabilis&#233; par la mort de son fils atteint de typho&#239;de. Une tentative d'attentat a lieu &#224; la gare Saint-Charles contre le pr&#233;fet Gent. Celui-ci reprend facilement le pouvoir, &#233;vitant de se mettre la population &#224; dos en n'effectuant aucune arrestation. Le 13 novembre, il peut t&#233;l&#233;graphier &#224; Tours (si&#232;ge provisoire du gouvernement) que l'ordre r&#232;gne de nouveau &#224; Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les hostilit&#233;s avec la Prusse prennent fin le 28 janvier 1871. Le gouvernement de d&#233;fense doit c&#233;der la place. Des &#233;lections municipales puis l&#233;gislatives vont suivre le 8 f&#233;vrier. L'assembl&#233;e est compos&#233;e d'une majorit&#233; de conservateurs. &#192; Marseille, les r&#233;publicains l'emportent avec plus de 20 000 voix, la gauche (blanquistes, radicaux, internationalistes) en recueille moins de 9 000. La Garde civique est fondue dans la Garde nationale. La Ligue du Midi est d&#233;clar&#233;e ill&#233;gale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour maintenir la combativit&#233;, la section marseillaise de l'Internationale d&#233;cide de recourir &#224; la gr&#232;ve. &#192; partir du 10 mars, les employ&#233;s du port cessent le travail puis c'est au tour des nettoyeurs, des chauffeurs, des boulangers, des arrimeurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Commune de Paris d&#233;marre le 18 mars. Les menaces d'Adolphe Thiers et l'indulgence accord&#233;e &#224; des officiers de l'Empire, mettent le feu aux poudres. Le 22 mars, Cr&#233;mieux, dans une r&#233;union &#224; l'Eldorado, appelle la foule &#224; soutenir et d&#233;fendre par tous les moyens la Commune parisienne. Le lendemain, la pr&#233;fecture est investie par des gardes civiques, des gardes nationaux, des francs-tireurs ainsi que des garibaldiens arriv&#233;s &#224; Marseille l'automne pr&#233;c&#233;dent. Une commission de douze membres est form&#233;e. Elle comprend des radicaux et des internationalistes parmi lesquels on retrouve Cr&#233;mieux, Al&#233;rini et Bouchet. Bastelica n'est plus l&#224; car il a rejoint Paris. Les civiques arborent le drapeau rouge. Cr&#233;mieux, lui, fait hisser un drapeau noir entre le drapeau rouge et le drapeau tricolore. Il ne s'agit pas du symbole de l'anarchisme mais il veut ainsi signaler le &#171; deuil de la patrie &#187;. La Commune de Paris envoie trois d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; Marseille, ils ne serviront pas &#224; grand-chose. Le conseil municipal s'oppose tr&#232;s vite &#224; la commission qui d&#233;cide de le dissoudre et de provoquer de nouvelles &#233;lections. Cette d&#233;cision d&#233;clenche la col&#232;re de l'arm&#233;e, dirig&#233;e par le g&#233;n&#233;ral Henri Espivent de La Villesboinest. Le 4 avril, l'arm&#233;e de terre et la marine re&#231;oivent l'ordre d'investir le centre-ville. &#192; noter que l'arm&#233;e s'est, un temps, repli&#233;e sur Aubagne qui jouait le m&#234;me r&#244;le que Versailles par rapport &#224; Paris. Estivent n'avait jamais combattu un Prussien de sa vie et il r&#234;vait d'&#233;craser &#171; les rouges &#187;. Malgr&#233; quelques tentatives de fraternisation, l'arm&#233;e d&#233;clenche le bombardement de la pr&#233;fecture depuis le fort Saint-Nicolas et Notre-Dame de-la-Garde. Bilan : 150 morts du c&#244;t&#233; des communards (certains ex&#233;cut&#233;s sans proc&#232;s), une trentaine du c&#244;t&#233; de l'arm&#233;e, 500 arrestations, de nombreux immeubles endommag&#233;s, 300 obus re&#231;us par la pr&#233;fecture. Le 5 avril, Estivent peut faire d&#233;filer ses troupes aux cris de &#171; Vive J&#233;sus ! &#187; et &#171; Vive le Sacr&#233;-C&#339;ur ! &#187;. La Commune de Marseille n'a dur&#233; que treize jours. Charles d'Alerini &#233;crira le 17 mars &#224; James Guillaume : &#171; &#8230;L'Internationale a subi, ici comme ailleurs, les effets de la guerre : elle est passablement d&#233;sorganis&#233;e, les uns sont partis comme francs-tireurs, d'autres furent mis dans la Garde Nationale mobilis&#233;e&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre moral s'installe &#224; Marseille : fermeture des clubs, &#233;tablissement de la censure, dissolution de la Garde nationale, arrestations (qui dureront jusqu'en 1875 !) et proc&#232;s. Du 12 au 28 juin, les conseils de guerre prononcent trois condamnations &#224; mort et des centaines de peines de travaux forc&#233;s. Il fallait faire un exemple. Seul Cr&#233;mieux sera fusill&#233; dans les jardins du Pharo. Il repr&#233;sente tout ce que la bourgeoisie d&#233;teste : r&#233;publicain, Juif et franc-ma&#231;on !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La langue
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant la Commune, la langue parl&#233;e &#224; Marseille &#233;tait l'occitan, dans sa version proven&#231;ale maritime. La grande majorit&#233; des &#233;crits ont &#233;t&#233; publi&#233;s en fran&#231;ais. Mais il existe un certain nombre de textes en occitan collect&#233;s par Glaudi Barsotti. On y trouve des chansons sur les &#233;lections de 1869 et sur la r&#233;publique, des textes sur la Commune et sa r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le r&#244;le des femmes
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors que pendant la Commune de Paris, on a remarqu&#233; que les femmes jouaient un r&#244;le important, les r&#233;cits de la Commune de Marseille n'&#233;voquent pas de personnages f&#233;minins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Dictionnaire de la Commune de Marseille r&#233;alis&#233; par Roger Vignaud propose plus de 560 biographies d'acteurs de ce mouvement. Il a notamment d&#233;pouill&#233; les archives de justice du conseil de guerre. Or le nombre de femmes dans ce dictionnaire est infime. On n'en trouve que 9. Il s'agit de Victorine Dulac, domestique, L&#233;onie Dumas, &#171; fille soumise &#187;, Ana&#239;s Fassy, Louise Honde, Marie Balthazard, cantini&#232;re, Nathalie Rey, &#171; fille soumise &#187;, Elisa Roche, ma&#238;tresse de maison de tol&#233;rance, Jeanne Barrus, d&#233;bitante de vin et de Marie Thomas, employ&#233;e de maison de tol&#233;rance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Accus&#233;es d'avoir particip&#233; &#224; la Commune, de vol, de prise d'otages. Les preuves manquant, la plupart ont &#233;t&#233; acquitt&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
Les radicaux&lt;br class='autobr' /&gt;
Les radicaux &#224; l'&#233;poque se sont oppos&#233;s &#224; l'Empire. Ils ne sont pas regroup&#233;s dans un parti (cr&#233;&#233; en 1901). Ils sont class&#233;s &#224; gauche dans l'&#233;chiquier politique, partisans du suffrage universel et anticl&#233;ricaux. En 1869, Gambetta et Esquiros sont &#233;lus d&#233;put&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Association internationale des travailleurs (AIT)
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Association internationale des travailleurs (AIT) appel&#233;e aussi Premi&#232;re Internationale, est n&#233;e &#224; Londres en 1864. Elle voulait coordonner le mouvement ouvrier. Fond&#233;e en 1867, la section marseillaise compte 4 500 adh&#233;rents : ouvriers, artisans, un professeur&#8230; D&#232;s 1869, les &#171; autoritaires &#187; (avec Marx) vont s'opposer aux &#171; antiautoritaires &#187; (avec Bakounine). Bakounine est exclu en 1872. La Premi&#232;re Internationale cesse ses activit&#233;s en 1876.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bakounine &#224; Marseille
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bakounine avait &#233;crit : &#171; Si les ouvriers de Lyon et de Marseille ne se l&#232;vent pas imm&#233;diatement, la France et le socialisme europ&#233;en sont perdus &#187;. D&#232;s 1867, il avait cr&#233;&#233; &#224; l'int&#233;rieur de l'AIT, une Alliance de la d&#233;mocratie socialiste. Albert Richard &#224; Lyon et Jean Bastelica &#224; Marseille en faisaient partie. Deux sections fran&#231;aises &#233;taient particuli&#232;rement proches de Bakounine, celles de Lyon et de Marseille. La Commune de Lyon ayant &#233;chou&#233;, Bakounine est arr&#234;t&#233; le 28 septembre 1870. Mais il fut d&#233;livr&#233; par son ami Vladimir Ozerov. Il dispara&#238;t dans la cohue et r&#233;ussit &#224; gagner Marseille. Il se r&#233;fugie gr&#226;ce &#224; son ami Bastelica et &#224; sa femme dans une maison du quartier du Pharo. C'est lors de ce s&#233;jour forc&#233; qu'il &#233;crit une brochure en fran&#231;ais L'Empire knouto-germanique et la r&#233;volution sociale. Le 24 octobre, il r&#233;ussit, gr&#226;ce &#224; Antoine Lombard, capitaine du port et membre de l'AIT, &#224; quitter Marseille pour G&#234;nes d'o&#249; il gagnera la Suisse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Ligue du Midi
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Ligue du Midi &#233;tait un comit&#233; r&#233;publicain form&#233; &#224; Marseille le 18 septembre 1870 et regroupant quatorze d&#233;partements du Sud de la France et de la vall&#233;e du Rh&#244;ne, dans le but de d&#233;fendre la Troisi&#232;me R&#233;publique. Accus&#233;e de s&#233;paratisme, la Ligue est dissoute le 28 d&#233;cembre 1870.&lt;br class='autobr' /&gt;
En faisaient partie : les Bouches-du-Rh&#244;ne, le Gard, l'H&#233;rault, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes, les Basses-Alpes, les Hautes-Alpes, la Dr&#244;me, l'Ard&#232;che, la Haute-Loire, le Rh&#244;ne et l'Is&#232;re. &#192; noter qu'&#224; l'exception du Rh&#244;ne, ces d&#233;partements sont enti&#232;rement ou en partie de langue occitane.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gaston Cr&#233;mieux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gaston Cr&#233;mieux est n&#233; &#224; N&#238;mes en 1836. Ses anc&#234;tres sont des Juifs du Comtat-Venaissin. En 1857, il devient avocat. Il s'installe &#224; Marseille en 1862. C'est un franc-ma&#231;on actif qui s'int&#233;resse aux probl&#232;mes de la classe ouvri&#232;re. Participant &#224; tous les &#233;v&#233;nements de la Commune de Marseille, il servira de bouc &#233;missaire. Il est fusill&#233; le 30 novembre 1871. Jusqu'en 1925, un hommage est r&#233;guli&#232;rement rendu &#224; la Commune et en particulier &#224; Gaston Cr&#233;mieux. Des discours &#233;taient prononc&#233;s sur sa tombe. Plus r&#233;cemment, une reconstitution de son proc&#232;s a eu lieu au Palais de Justice de Marseille le 2 d&#233;cembre 2011. L'avocat et historien Roger Vignaud y tenait le r&#244;le de Gaston Cr&#233;mieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Louise Michel &#224; Marseille
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Louise Michel n'a pas particip&#233; &#224; la Commune de Marseille mais il est int&#233;ressant de voir quelles traces elle y a laiss&#233;es. N&#233;e en 1830, la communarde puis militante anarchiste est venue &#224; Marseille &#224; six reprises pour y tenir des conf&#233;rences devant un auditoire nombreux. &#201;puis&#233;e par ses tourn&#233;es, malade, elle meurt &#224; l'h&#244;tel Oasis le 5 janvier 1905. Le 11, plusieurs dizaines de milliers de personnes lui rendent hommage. Puis son cercueil est ramen&#233; &#224; Paris. En 1980, une plaque est appos&#233;e sur son lieu de d&#233;c&#232;s. Pas tr&#232;s loin de l&#224;, le 14 octobre 2018, un square Louise Michel &#233;tait inaugur&#233;. Et maintenant, on attend le changement de nom du lyc&#233;e Thiers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Narbonne
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une Commune a &#233;t&#233; active &#224; Narbonne du 24 au 31 mars 1871. La figure marquante en est le journaliste r&#233;publicain et socialiste &#201;mile Digeon. La Commune distribue des armes &#224; la population, arbore le drapeau rouge, une nouvelle administration est nomm&#233;e par la foule&#8230; Des troupes, sous commandement versaillais, mettront vite fin &#224; l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;NOTES DE FIN&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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