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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>D&#233;mocratiser l'Europe : pour une approche f&#233;d&#233;raliste</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Democratiser-l-Europe-pour-une-approche-federaliste</link>
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		<dc:date>2018-02-19T21:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Jouvenat</dc:creator>


		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La relance du projet europ&#233;en, la refondation de l'Europe, la d&#233;mocratie europ&#233;enne sont &#224; l'ordre du jour. Alors qu'il existe un consensus sur le besoin de donner ou redonner au citoyen l'envie d'Europe, les propositions allant dans ce sens sont nombreuses et souvent divergentes. Faut-il mieux d&#233;finir les priorit&#233;s de l'Union pour apporter de vraies r&#233;ponses aux pr&#233;occupations des citoyens ? Rendre aussi son fonctionnement plus lisible, ses d&#233;cisions plus transparentes ? Faut-il r&#233;former (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-177-Decembre-2017-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 177 - D&#233;cembre 2017&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La relance du projet europ&#233;en, la refondation de l'Europe, la d&#233;mocratie europ&#233;enne sont &#224; l'ordre du jour. Alors qu'il existe un consensus sur le besoin de donner ou redonner au citoyen l'envie d'Europe, les propositions allant dans ce sens sont nombreuses et souvent divergentes. Faut-il mieux d&#233;finir les priorit&#233;s de l'Union pour apporter de vraies r&#233;ponses aux pr&#233;occupations des citoyens ? Rendre aussi son fonctionnement plus lisible, ses d&#233;cisions plus transparentes ? Faut-il r&#233;former les institutions, voire en cr&#233;er de nouvelles, plus d&#233;mocratiques ? Tout nouveau processus de refondation doit-il associer directement les citoyens ? Sans doute tout cela &#224; la fois, mais pas n'importe comment. Et surtout, il faut aller plus loin si l'on veut cr&#233;er les conditions d'un nouvel acte fondateur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelles institutions d&#233;mocratiques ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question des institutions n'est certes pas la plus importante. On ne peut pas l'&#233;luder pour autant, contrairement &#224; ce que pensent certains faux europ&#233;istes qui jugent suffisant le recentrage sur des objectifs prioritaires. Car pense-t-on vraiment faire avancer l'Europe sans se d&#233;partir enfin de la m&#233;thode intergouvernementale ? C'est aussi le d&#233;bat institutionnel qui est aujourd'hui le plus m&#233;diatis&#233;, notamment suite au &#171; Projet pour un trait&#233; de d&#233;mocratisation de la gouvernance de la zone euro &#187; (T-Dem)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Texte int&#233;gral ici (PDF) ; une version augment&#233;e est disponible en librairie.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, initi&#233; par l'&#233;conomiste Thomas Piketty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreuses questions de fond que soul&#232;ve cette question de la gouvernance de la zone euro, nous oblige &#224; nous y attarder quelque peu. Car elle est centr&#233;e sur la cr&#233;ation d'une nouvelle Assembl&#233;e compos&#233;e, pour l'essentiel, de repr&#233;sentants des parlements nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;sistance souverainiste et la r&#233;ponse f&#233;d&#233;raliste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les promoteurs du T-Dem rejoignent ainsi les souverainistes qui ironisent sur le &#171; grand soir f&#233;d&#233;ral &#187; et consid&#232;rent que seule une plus grande implication des parlements nationaux est &#224; m&#234;me de donner aux institutions europ&#233;ennes une l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique. Les f&#233;d&#233;ralistes, pourtant bien conscients du caract&#232;re sui generis de la construction europ&#233;enne, ne sauraient admettre pour autant toute d&#233;rogation au principe selon lequel les parlements nationaux contr&#244;lent les gouvernements nationaux, y compris dans leur fonction de repr&#233;sentation au niveau de l'Union, et le Parlement europ&#233;en contr&#244;le l'ex&#233;cutif europ&#233;en. Dans une f&#233;d&#233;ration, les institutions non seulement se juxtaposent en respectant la s&#233;paration des pouvoirs l&#233;gislatif, ex&#233;cutif et judiciaire, mais elles se superposent aussi dans le strict respect des comp&#233;tences respectives de la f&#233;d&#233;ration et des entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es. Ainsi, si les entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es participent bien directement &#224; l'&#233;laboration et aux r&#233;visions du pacte f&#233;d&#233;ral, notamment pour l'attribution des comp&#233;tences, elles ne participent ensuite qu'indirectement &#224; la formation de la volont&#233; de l'Union par le biais de leurs repr&#233;sentants dans l'organisation f&#233;d&#233;rale. &#201;voquant les d&#233;put&#233;s europ&#233;ens, Paul Magnette, rare soutien du T-Dem hors de France, avait pourtant relev&#233; que ceux-ci, &#233;lus sur une base nationale, sont peu enclins &#224; agir dans une logique europ&#233;enne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Magnette, Le r&#233;gime politique de l'Union europ&#233;enne, SciencesPo Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pourquoi en serait-il autrement des &#233;lus nationaux ? Une r&#233;vision en 2002 de l'Acte &#233;lectoral europ&#233;en a rendu incompatible le mandat de parlementaire europ&#233;en avec celui de parlementaire national. Le T-Dem repr&#233;senterait un consid&#233;rable retour en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Trait&#233; de Lisbonne fait une large place aux parlements nationaux. En mati&#232;re l&#233;gislative, ils jouissent de nombreuses pr&#233;rogatives consultatives, dont ils usent abondamment y compris &#224; travers leur coop&#233;ration interparlementaire (COSAC). Surtout, ils disposent d'un pouvoir effectif et incontest&#233; de contr&#244;ler le respect des principes de subsidiarit&#233; et de proportionnalit&#233; par la proc&#233;dure dite du carton orange. Parmi les nombreuses pr&#233;rogatives relatives &#224; la gouvernance, chaque parlement national peut s'opposer &#224; une modification des politiques internes introduite selon la proc&#233;dure simplifi&#233;e de r&#233;vision des Trait&#233;s et dispose d'un droit d'opposition en cas d'utilisation de la &#171; clause passerelle &#187; pour passer de l'unanimit&#233; &#224; la majorit&#233; qualifi&#233;e. On peut bien s&#251;r aller encore plus loin, &#224; condition de ne pas nuire au respect des comp&#233;tences respectives. Ainsi, le Parlement europ&#233;en a propos&#233; de donner aux parlements nationaux un carton vert consistant en un droit d'initiative en mati&#232;re de l&#233;gislation europ&#233;enne. Mais les parlements nationaux ne peuvent en aucun cas avoir la facult&#233; de statuer en dernier ressort, comme le sugg&#232;re le T-Dem. Ce serait une v&#233;ritable d&#233;construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La vraie m&#233;thode communautaire &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes soutiennent les trois r&#233;solutions sur le futur de l'Union europ&#233;enne (UE) adopt&#233;es le 16 f&#233;vrier 2017 par le Parlement europ&#233;en, celle bas&#233;e sur le rapport de Guy Verhofstadt &#233;tant la plus ambitieuse. Elles recouvrent tous les objectifs du T-Dem, mais proposent, en mati&#232;re institutionnelle, une simplification et une plus grande efficience des institutions actuelles plut&#244;t qu'une complexification du syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, il est propos&#233; de :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; (1) renforcer le r&#244;le du Parlement (droit d'initiative l&#233;gislative, notamment),&lt;/li&gt;&lt;li&gt; (2) r&#233;former le Conseil (en faire un &#171; Conseil des &#201;tats &#187; dont l'organisation et la composition serait simplifi&#233;e, les actuelles configurations l&#233;gislatives sp&#233;cialis&#233;es devenant les instances pr&#233;paratoires d'un Conseil l&#233;gislatif unique int&#233;grant le Conseil europ&#233;en et l'Eurogroupe) et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; (3) transformer la Commission en v&#233;ritable gouvernement europ&#233;en (taille r&#233;duite, poste de Ministre des Finances).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout cela dans un souci d'optimisation, dans le contexte particulier de l'int&#233;gration europ&#233;enne, de l'&#233;quilibre traditionnel et longuement &#233;prouv&#233; du syst&#232;me bicam&#233;ral par lequel une chambre basse et une chambre haute co-l&#233;gif&#232;rent et contr&#244;lent le pouvoir ex&#233;cutif. Il est aussi propos&#233;, comme le font la plupart des observateurs, que le Parlement se r&#233;unisse en &#171; formation euro &#187; pour traiter des questions sp&#233;cifiques &#224; la zone euro. Pour le Conseil, l'accent est mis non seulement sur la transparence du processus d&#233;cisionnel, mais aussi sur la pr&#233;f&#233;rence qui doit &#234;tre donn&#233;e &#224; la &#171; m&#233;thode communautaire &#187; en ayant davantage recours &#224; la &#171; clause passerelle &#187; qui permet de remplacer l'unanimit&#233; par la majorit&#233; qualifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes auraient souhait&#233; aller plus loin concernant la chambre haute. Le Rapport Verhofstadt, sans attendre le T-Dem, a propos&#233; qu'il soit compos&#233; de repr&#233;sentants des parlements nationaux ou des gouvernements, ou une combinaison des deux. Logique, s'agissant de la chambre haute. Mais comme ceux-ci auraient vraisemblablement un mandat imp&#233;ratif susceptible de perp&#233;tuer une forme d'intergouvernementalisme, nous pr&#233;f&#233;rons un v&#233;ritable s&#233;nat compos&#233; d'&#233;lus ayant un mandat repr&#233;sentatif. Ceci afin de le rendre encore plus d&#233;mocratique et de s'assurer qu'il exerce ses responsabilit&#233;s dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral europ&#233;en. Sans n&#233;cessairement envisager des &#233;lections au suffrage universel direct, comme c'est le cas notamment aux &#201;tats-Unis et en Suisse, les s&#233;nateurs pourraient &#234;tre &#233;lus par les parlements nationaux, ou par des conseils r&#233;gionaux afin de concr&#233;tiser la dimension r&#233;gionale de l'int&#233;gration europ&#233;enne. Quel que soit le mode choisi, afin de respecter la s&#233;paration des pouvoirs europ&#233;ens et nationaux, il est essentiel d'&#233;viter tout cumul de mandats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode communautaire n'emp&#234;che pas le recours &#224; des m&#233;canismes additionnels propres aux relations inter&#233;tatiques. Il s'agit alors, dans une f&#233;d&#233;ration, d'assurer un minimum de coordination et d'harmonisation dans les domaines relevant de la comp&#233;tence exclusive des entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es. C'est la dimension horizontale du f&#233;d&#233;ralisme. Elle doit cependant &#234;tre totalement s&#233;par&#233;e des institutions f&#233;d&#233;rales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut citer l'exemple des conf&#233;rences intergouvernementales permanentes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller au-del&#224; du d&#233;bat institutionnel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les trois r&#233;solutions pr&#233;cit&#233;es, le Parlement europ&#233;en a surtout insist&#233; sur la n&#233;cessit&#233; d'accro&#238;tre les comp&#233;tences de l'Union. Le d&#233;bat institutionnel &#224; lui seul est vide de substance. &lt;strong&gt;R&#233;former les institutions sans reconsid&#233;rer les comp&#233;tences respectives n'aurait aucun sens.&lt;/strong&gt; &#192; quoi servirait la cr&#233;ation d'un poste de ministre des Finances si son titulaire ne devait pas avoir plus d'autorit&#233; que l'actuel commissaire aux affaires &#233;conomiques et mon&#233;taires ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transfert de souverainet&#233; et d&#233;mocratie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question de la r&#233;partition et du juste &#233;quilibre des comp&#233;tences entre l'Union et les &#201;tats membres est donc tout aussi importante, sinon plus, que les institutions. En mati&#232;re budg&#233;taire et financi&#232;re, Michel Aglietta et Nicolas Leron ont r&#233;cemment d&#233;montr&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Aglietta et Nicolas Leron, La Double D&#233;mocratie &#8211; Une Europe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que la gouvernance par les r&#232;gles de l'UE a pour cons&#233;quence de limiter le champ d'action de la puissance publique nationale, sans qu'il existe pour autant une puissance publique europ&#233;enne qui permettrait de mettre en &#339;uvre des politiques mues par l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral europ&#233;en. Par ailleurs, l'introduction de la monnaie unique a provoqu&#233; une rupture du lien organique entre le souverain national et la monnaie, alors qu'en raison de l'incompl&#233;tude de l'euro les institutions europ&#233;ennes sont incapables de mener les politiques macro-&#233;conomiques qui s'imposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc d'instaurer une &#171; double d&#233;mocratie &#187; r&#233;sultant de la dualit&#233; entre :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; (1) une Europe dot&#233;e de sa propre capacit&#233; budg&#233;taire, exerc&#233;e sous le contr&#244;le d&#233;mocratique du Parlement europ&#233;en, et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; (2) le niveau d&#233;mocratique des &#201;tats membres qui recouvrent leur capacit&#233; budg&#233;taire sous contr&#244;le des parlements nationaux.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en a propos&#233; notamment de doter la zone euro d'une capacit&#233; budg&#233;taire aliment&#233;e par des ressources propres, d'adopter un &#171; code convergence &#187; dans le cadre de la proc&#233;dure l&#233;gislative ordinaire, d'int&#233;grer le pacte budg&#233;taire (TSCG) et le M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; dans le cadre juridique de l'Union, de cr&#233;er un Tr&#233;sor europ&#233;en ayant la capacit&#233; d'emprunter et un m&#233;canisme de pr&#234;teur en dernier ressort, ainsi que beaucoup d'autres mesures destin&#233;es &#224; renforcer la gouvernance de la zone euro et de faire de celle-ci une zone mon&#233;taire optimale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, l'Union doit &#234;tre dot&#233;e de comp&#233;tences nouvelles dans tous les domaines n&#233;cessitant une action communautaire : politiques sociales, immigration, s&#233;curit&#233;, politique &#233;nerg&#233;tique, protection de l'environnement&#8230; De tels transferts de comp&#233;tences n'iront pas de soi. &#192; supposer que gr&#226;ce &#224; l'impulsion de quelques chefs d'&#201;tat et de gouvernement il soit d&#233;sormais concevable de parvenir &#224; un accord pour une r&#233;vision des trait&#233;s, il faut compter avec les in&#233;vitables recours aupr&#232;s des cours constitutionnelles. La Bundesverfassungsgericht, la plus influente, a statu&#233; que l'Union, organisation internationale, ne dispose pas de la source de la l&#233;gitimit&#233; : &lt;i&gt;&#171; tant qu'aucun peuple europ&#233;en unifi&#233;&#8230; ne pourra exprimer une volont&#233; majoritaire par des voies politiques effectives, tenant compte de l'&#233;galit&#233; dans le contexte de la fondation d'un &#201;tat europ&#233;en f&#233;d&#233;ral, les peuples de l'Union, constitu&#233;s dans les &#201;tats membres demeurent les titulaires exclusifs de l'autorit&#233; publique &#187;&lt;/i&gt;. Ainsi, s'agissant de la kompetenz kompetenz, seul le pouvoir constitutif lui-m&#234;me, &#224; savoir le peuple, pourrait prendre la d&#233;cision d'une adh&#233;sion de l'Allemagne &#224; un possible &#201;tat f&#233;d&#233;ral europ&#233;en. Il n'est donc aucun transfert de souverainet&#233; possible sans l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La question cruciale du d&#232;mos europ&#233;en&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si aujourd'hui nous devions &#233;tablir un inventaire de notre propri&#233;t&#233; intellectuelle, nous constaterions que la grande partie de celle-ci ne provient pas de nos patries respectives, mais de notre h&#233;ritage europ&#233;en commun. Chez chacun de nous, l'influence europ&#233;enne est bien plus grande que l'influence allemande, espagnole ou fran&#231;aise : &#8230; quatre cinqui&#232;mes de nos ressources int&#233;rieures rel&#232;vent de la propri&#233;t&#233; europ&#233;enne commune. &#187;&lt;/i&gt; ( Jos&#233; Ortega y Gasset)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, l'inexistence ou m&#234;me l'impossibilit&#233; d'un peuple europ&#233;en est r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;e pour s'opposer &#224; toute &#233;volution de l'Union vers un &#201;tat f&#233;d&#233;ral. Ainsi, Paul Magnette s'est toujours montr&#233; r&#233;serv&#233; face au &#171; mim&#233;tisme institutionnel &#187; consistant &#224; singer le parlementarisme national ou les mod&#232;les f&#233;d&#233;ralistes historiques ; en l'absence d'un peuple europ&#233;en, nous avait-il dit, le r&#233;gime parlementaire de l'Union ne peut &#234;tre qu'une &#171; &#233;corce juridique &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Magnette, Au nom des peuples &#8211; Le malentendu constitutionnel europ&#233;en, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour justifier son appui au T-Dem, il a &#233;voqu&#233; la n&#233;cessaire &#171; socialisation transnationale &#187; des enjeux europ&#233;ens. C'est toute la probl&#233;matique de l'appropriation, au niveau territorial, des d&#233;cisions prises au niveau europ&#233;en. L&#224; o&#249; elles sont effectivement mises en &#339;uvre, o&#249; elles d&#233;ploient tous leurs effets : les d&#233;cisions budg&#233;taires et financi&#232;res de l'Union engageront les contribuables nationaux. Cependant, plut&#244;t que de perp&#233;tuer la confusion entre comp&#233;tences europ&#233;ennes et nationales, il vaut mieux &#233;tablir les bases sociales qui manquent encore &#224; la cr&#233;ation d'une communaut&#233; politique europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on &#233;voque l'incompr&#233;hension ou le d&#233;samour du citoyen &#224; l'&#233;gard du projet europ&#233;en, on se r&#233;f&#232;re g&#233;n&#233;ralement au &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187; des institutions. Mais d&#233;mocratiser les institutions ne suffit pas. Jean Monnet avait l'ambition drunir non seulement des &#201;tats mais surtout des hommes. Ainsi, l'appropriation par les citoyens des d&#233;cisions prises au niveau europ&#233;en n&#233;cessite avant tout le sentiment d'appartenance &#224; une destin&#233;e commune, l'existence d'un d&#232;mos europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; le c&#339;ur du probl&#232;me, et le principal point de d&#233;saccord entre eurosceptiques et f&#233;d&#233;ralistes. Les premiers, fortement impr&#233;gn&#233;s des identit&#233;s nationales, ne croient pas &#224; la confiance mutuelle et la solidarit&#233; des Europ&#233;ens, &#224; une possible &#171; loyaut&#233; &#187; &#224; l'&#233;gard de l'Union. Les seconds, avec J&#252;rgen Habermas, croient possible l'&#233;mergence d'une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne par le prolongement des processus qui ont construit les consciences nationales, pour une conception post-nationale de la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traitant de la d&#233;mocratie, Dominique Rousseau fait la distinction entre le peuple &#171; corps social &#187; et le peuple &#171; corps politique &#187;. Cela caract&#233;rise bien l'UE d'aujourd'hui. Le peuple corps social existe du fait de la multiplication des &#233;changes. Par contre, le peuple corps politique reste &#224; cr&#233;er, celui qui permet de cr&#233;er un lien entre le citoyen et les institutions de l'Union. De fait, un peuple se construit au fil du temps lorsque ses diverses composantes sont confront&#233;es ensemble et de mani&#232;re r&#233;p&#233;t&#233;e aux probl&#233;matiques communes, par une bonne information, par le d&#233;bat politique, par toutes les formes possibles d'expression de la volont&#233; populaire, d&#233;veloppant ainsi des liens de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un statu quo insatisfaisant &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On en est encore bien loin. &#192; ce jour, L'Initiative citoyenne europ&#233;enne (ICE) pr&#233;vue par les trait&#233;s en est encore &#224; ses balbutiements. Elle est imparfaite, peu d'initiatives aboutissent. Le droit de p&#233;tition au Parlement europ&#233;en, plus ancien, est davantage utilis&#233;, mais ses r&#233;sultats sont incertains et limit&#233;s. Ainsi, pour l'essentiel, l'expression populaire europ&#233;enne s'exerce au travers des seules &#233;lections au Parlement. Or, ces &#233;lections n'ont pas r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; &#233;tablir un lien &#233;lectoral entre citoyens europ&#233;ens et les politiques au niveau europ&#233;en. Elles sont consid&#233;r&#233;es par les &#201;tats membres comme &#233;tant de &#171; second ordre &#187; et les partis politiques nationaux les instrumentalisent pour des consid&#233;rations de politique nationale. L'europ&#233;anisation de ces &#233;lections demeure une s&#233;rieuse pr&#233;occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le citoyen manifeste une d&#233;fiance &#224; l'&#233;gard des partis. La d&#233;mocratie repr&#233;sentative est elle-m&#234;me remise en question. Il est ainsi inutile de transposer au niveau europ&#233;en ce qui ne fonctionne pas au niveau national. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de remettre le citoyen au centre du d&#233;bat politique, condition indispensable &#224; la refondation de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un mouvement citoyen&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il importe aujourd'hui de &lt;strong&gt;cr&#233;er les conditions d'un v&#233;ritable acte fondateur, d'un &#171; moment hamiltonien &#187;&lt;/strong&gt;. Nous sommes actuellement dans un contexte tr&#232;s favorable pour cela. Le discours r&#233;cent, tant dans les milieux politiques qu'au sein de la soci&#233;t&#233; civile, montre qu'un consensus se dessine pour impliquer les citoyens dans toute nouvelle initiative de refondation de l'Union. L'intention est de l&#233;gitimer ex ante le processus, plut&#244;t que de chercher &#224; obtenir ex post un blanc-seing populaire au produit d'une r&#233;flexion aristocratique, comme ce fut le cas en 2005. Ainsi, les propositions de &#171; conventions citoyennes &#187; se multiplient, mais encore faut-il ne pas se tromper sur la d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition la plus &#171; officielle &#187;, celle du pr&#233;sident fran&#231;ais, suscite nombre d'interrogations. Va-t-on associer &#224; la consultation toutes les cat&#233;gories socio-professionnelles repr&#233;sentatives ? Va-t-on organiser un vrai d&#233;bat, quelle en sera l'ampleur, la dur&#233;e et la port&#233;e ? Quelles seront les questions mises sur la table et comment seront-elles pos&#233;es ? Pourra-t-on obtenir que ces conventions aient lieu dans tous les &#201;tats de l'Union ? Veillera-t-on &#224; ce que les r&#233;sultats soient comparables, que l'on puisse d&#233;gager des points de convergence ou de divergence ? Et surtout, quelle est la finalit&#233; ? S'il s'agit seulement de fournir aux gouvernements des &#233;l&#233;ments d'une feuille de route &#224; nouveau &#233;tablie derri&#232;re des portes closes, selon le plus petit d&#233;nominateur commun, cela &#233;loignera encore davantage les citoyens du projet europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement de telles conventions d&#233;mocratiques doivent suivre une m&#233;thodologie rigoureuse et uniforme &#224; l'&#233;chelle de l'Union, mais elles doivent n&#233;cessairement d&#233;boucher sur un processus constituant. L'Europe doit se construire avec et par ses peuples, le pouvoir constituant appartenant aux citoyens doublement, en tant que citoyens d'Europe et en tant que citoyens des &#201;tats membres. Y&#225;nis Varouf&#225;kis d&#233;clarait r&#233;cemment : &lt;i&gt;&#171; La cr&#233;ation d'un peuple, d'un demos se r&#233;alise au travers de l'action collective. Si les Europ&#233;ens se mettent autour de la table pour r&#233;diger une constitution d&#233;mocratique commune, c'est au travers de ce processus qu'un peuple europ&#233;en pourra se constituer &#187;&lt;/i&gt;. Une conscience d'appartenance ne se d&#233;cr&#232;te pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que d'autres voix pr&#233;conisent une approche ind&#233;pendante des gouvernements. La plus &#171; r&#233;volutionnaire &#187; est celle port&#233;e par Bernard Barthalay, f&#233;d&#233;raliste de la premi&#232;re heure et initiateur du &lt;i&gt;Manifeste continental&lt;/i&gt; de Puissance Europe&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le manifeste continental,&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il propose un travail pr&#233;-constituant de type participatif impliquant les citoyens au niveau des villes et tous les acteurs de la soci&#233;t&#233; civile, devant aboutir &#224; un &#171; pacte civique europ&#233;en &#187;. Ce processus, con&#231;u et enti&#232;rement r&#233;alis&#233; &#224; partir du bas, en dehors du cadre institutionnel &#233;tabli afin de cr&#233;er les outils d'une repr&#233;sentativit&#233; parall&#232;le, sous leadership collectif, devrait cr&#233;er une dynamique suffisamment puissante pour s'imposer aux gouvernements. C'est ambitieux mais sans doute la seule mani&#232;re d'aboutir &#224; une constitution politique dont la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique sera incontest&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La sup&#233;riorit&#233; de la f&#233;d&#233;ration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La souverainet&#233; est-elle comme la propri&#233;t&#233;, &#224; laquelle on ne peut renoncer sans que quelqu'un d'autre ne l'acqui&#232;re ? Ou est-elle plut&#244;t comme la virginit&#233;, une chose qui peut &#234;tre perdue par quelqu'un sans que quelqu'un d'autre ne doive l'acqu&#233;rir pour autant &#8211; et dont la perte dans les circonstances appropri&#233;es peut m&#234;me constituer un motif de r&#233;jouissance ? &#187;&lt;/i&gt; (Neil MacCormick)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne soul&#232;ve aucun doute est bien l'in&#233;luctabilit&#233;, pour l'Europe, de s'organiser sous la forme d'une f&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'europ&#233;istes, invoquant l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; politique de l'Europe, consid&#232;rent, sous couvert de r&#233;alisme, comme seule possible la voie fonctionnaliste jusqu'ici poursuivie, faite de compromis et d'&#233;quilibres diplomatiques. Elle serait m&#234;me souhaitable. L'ambigu&#239;t&#233; qui en r&#233;sulte aurait, selon Paul Magnette, un certain charme. Ces Europ&#233;ens, que l'on peut au mieux qualifier de peu courageux, plaident donc pour un intergouvernementalisme am&#233;lior&#233;. La proposition T-Dem est dans cette ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes consid&#232;rent au contraire que l'intergouvernementalisme ne peut &#234;tre que la somme des &#233;go&#239;smes nationaux. De toutes les formes de coop&#233;ration inter&#233;tatique, la f&#233;d&#233;ration s'av&#232;re la plus &#233;quilibr&#233;e et aussi la plus durable, car elle r&#233;sulte la conjonction de la volont&#233; des &#201;tats et de la volont&#233; du peuple, &#224; travers son syst&#232;me bicam&#233;ral, de poursuivre un id&#233;al commun. La devise de la f&#233;d&#233;ration est &#171; union dans la diversit&#233; &#187;. Tout le contraire d'un &#201;tat unitaire. La f&#233;d&#233;ration n'existe pas par elle-m&#234;me, elle est l'&#233;manation des entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es. Sans elles, elle dispara&#238;t. La f&#233;d&#233;ration n'est donc en aucun cas un super-&#201;tat qui les absorberait, ce que pr&#233;tendent ses d&#233;tracteurs. La cr&#233;ation d'une v&#233;ritable autorit&#233; supranationale, munie des pouvoirs de d&#233;cision et d'ex&#233;cution, n'est n&#233;cessaire que pour affronter efficacement les d&#233;fis communs. Ceci dans le respect de l'individualit&#233; et de l'autonomie constitutionnelle des entit&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es, qui ne peut &#234;tre limit&#233;e que pour se conformer aux objectifs et principes fondamentaux de la f&#233;d&#233;ration. Il y a partage de souverainet&#233; pour une vraie souverainet&#233; de la f&#233;d&#233;ration dans son ensemble. Tout transfert de souverainet&#233; est librement consenti. Ensuite, les r&#232;gles communes s'imposent bien s&#251;r &#224; tous. La d&#233;mocratie est au c&#339;ur du f&#233;d&#233;ralisme, et le vote majoritaire, aux &#233;chelons respectifs, est un principe essentiel de la d&#233;mocratie. Aucune minorit&#233; ne peut dicter sa loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme consacre la supr&#233;matie du droit, alors que les autres formes de coop&#233;ration lui pr&#233;f&#232;rent le politique. Michel Mouskhely , dans ses r&#233;flexions sur une f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne, nous disait en 1964 d&#233;j&#224; que &lt;i&gt;&#171; quand tout va bien, les &#201;tats acceptent sans rechigner les initiatives statutaires des organes communautaires. Mais que les difficult&#233;s surgissent, qu'elles mettent en cause les int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs des &#201;tats, la force reprend son empire et le droit s'incline devant le politique &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe sera f&#233;d&#233;rale ou ne sera pas !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pierre Jouvenat est membre du Comit&#233; directeur de l'UEF Auvergne Rh&#244;ne-Alpes (74)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://piketty.pse.ens.fr/files/T-DEM - Version finale 9mars2017.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte int&#233;gral ici&lt;/a&gt; (PDF) ; une &lt;a href=&#034;http://www.seuil.com/ouvrage/pour-un-traite-de-democratisation-de-l-europe-stephanie-hennette/9782021372755&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;version augment&#233;e est disponible en librairie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Magnette, Le r&#233;gime politique de l'Union europ&#233;enne, SciencesPo Les Presses, 2017 [4e &#233;d.].&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut citer l'exemple des conf&#233;rences intergouvernementales permanentes (CIGP) qui existent en Allemagne et en Suisse. Les plus connues sont la Conf&#233;rence des ministres de l'&#233;ducation et de la culture (KMK, Allemagne) et la Conf&#233;rence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP, Suisse), qui &#224; travers des &#171; Staatsvertr&#228;ge &#187; ou &#171; concordats &#187; d&#233;finissent soit des actes contraignants, soit des directives ou recommandations.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Aglietta et Nicolas Leron, La Double D&#233;mocratie &#8211; Une Europe politique pour la croissance, Seuil, janvier 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Magnette, Au nom des peuples &#8211; Le malentendu constitutionnel europ&#233;en, Les Editions du Cerf, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le manifeste continental, &lt;a href=&#034;http://manifeste-continental.eu/fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://manifeste-continental.eu/fr/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;d&#233;raliser les partis politiques d'Europe Vers un seul parti pour chaque famille politique </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Federaliser-les-partis-politiques-d-Europe-Vers-un-seul-parti-pour-chaque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Federaliser-les-partis-politiques-d-Europe-Vers-un-seul-parti-pour-chaque</guid>
		<dc:date>2016-07-07T08:35:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Jouvenat</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lection europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les partis politiques ont un r&#244;le central &#224; jouer dans l'animation d'un espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration et de participation politiques. La construction europ&#233;enne n&#233;cessite donc des partis politiques transnationaux capables de mobiliser l'opinion publique sur les enjeux europ&#233;ens, favorisant ainsi la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Dans la perspective d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'instauration progressive d'un syst&#232;me partisan transnational, compos&#233; de partis eux-m&#234;mes organis&#233;s selon (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Election-europeenne-+" rel="tag"&gt;&#201;lection europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les partis politiques ont un r&#244;le central &#224; jouer dans l'animation d'un espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration et de participation politiques. La construction europ&#233;enne n&#233;cessite donc des partis politiques transnationaux capables de mobiliser l'opinion publique sur les enjeux europ&#233;ens, favorisant ainsi la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Dans la perspective d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'instauration progressive d'un syst&#232;me partisan transnational, compos&#233; de partis eux-m&#234;mes organis&#233;s selon une structure f&#233;d&#233;rale, et au sein duquel existe une comp&#233;tition pour participer &#224; des &#233;lections et influer sur les orientations politiques de l'Union, est le pendant indispensable &#224; la r&#233;forme des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tat des lieux &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, seuls le milieu associatif et quelques think tanks occupent l'espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration politique au niveau europ&#233;en. Les partis politiques y sont absents, alors que ce sont eux qui d&#233;tiennent la cl&#233; des &#233;lections europ&#233;ennes. Les partis nationaux traitent des questions europ&#233;ennes &#224; travers le prisme des politiques nationales. Ils ne sont pas incit&#233;s &#224; donner une dimension europ&#233;enne &#224; leur action car les d&#233;cisions politiques sur les questions de port&#233;e europ&#233;enne ne sont pas effectivement prises au niveau europ&#233;en. Les actuels &#171; partis politiques au niveau europ&#233;en &#187; (selon la terminologie officielle, ci-apr&#232;s d&#233;nomm&#233;s &#171; partis europ&#233;ens &#187;) demeurent des conglom&#233;rats des partis nationaux. Leur structure est par nature conf&#233;d&#233;rale. Ils s'int&#232;grent dans la logique intergouvernementale de l'UE : organisation de r&#233;unions des d&#233;cideurs de leur famille politique en amont des sommets europ&#233;ens et des r&#233;unions du Conseil de l'UE ; coordination et planification de l'action de leurs membres au sein des institutions et des organisations p&#233;riph&#233;riques de l'UE ; &#233;change d'informations ; organisation de congr&#232;s au cours desquels sont adopt&#233;s, par consensus donc selon le plus petit d&#233;nominateur commun, manifestes et programmes &#233;lectoraux. Les partis europ&#233;ens sont donc dans une logique plus institutionnelle que militante. L&#224; aussi, il y a actuellement peu d'incitation au changement. L'UE n'est pas vraiment politis&#233;e selon le clivage gauche/droite. Les diff&#233;rentes formations du Conseil ne r&#233;sultent pas d'un processus &#233;lectoral. Il n'y a pas de pouvoir &#224; conqu&#233;rir. S'agissant de l'attribution des postes cl&#233;s au sein des institutions europ&#233;ennes, ce sont plut&#244;t les partis nationaux qui exercent une r&#233;elle influence. Ce n'est que r&#233;cemment, avec le processus des Spitzenkandidaten, que les partis europ&#233;ens sont devenus des acteurs de l'&#233;lection au Parlement europ&#233;en et que la Commission pourrait devenir l'expression d'une majorit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis politiques sont actuellement li&#233;s &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne par un syst&#232;me assez complexe et peu visible d'affiliations. Une forte dilution id&#233;ologique a r&#233;sult&#233; des vagues successives d'&#233;largissement de l'UE. Il existe maintenant de grandes divergences de th&#232;ses, y compris parmi les membres d'un m&#234;me parti europ&#233;en : quoi de commun entre Les R&#233;publicains en France, Forza Italia, la CDU allemande, voire le parti de Viktor Orb&#225;n, pourtant tous affili&#233;s au Parti populaire europ&#233;en (PPE). Il existe dans la plupart des pays un grand nombre de partis, deux ou m&#234;me trois d'entre eux, concurrents au plan national, pouvant cependant &#234;tre affili&#233;s au m&#234;me parti europ&#233;en. Il est difficile dans ces conditions d'avoir un d&#233;bat structur&#233; sur les enjeux europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment cela doit-il &#233;voluer ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est un lieu commun de dire qu'il faut &#224; la fois &#171; europ&#233;aniser &#187; les partis nationaux et renforcer les &#171; partis europ&#233;ens &#187;, ces derniers devant devenir des organisations militantes. Ce faisant, cependant, il existe une f&#226;cheuse tendance &#224; faire une distinction claire entre les deux cat&#233;gories de partis, voire m&#234;me &#224; les opposer, alors que l'int&#233;gration europ&#233;enne et les enjeux transnationaux qui en d&#233;coulent supposent des partis transnationaux o&#249; la distinction entre partis nationaux et europ&#233;ens s'estompe au fil du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, lorsqu'on se r&#233;f&#232;re aux &#171; partis europ&#233;ens &#187;, tels qu'ils existent actuellement, on insinue &#224; tort qu'ils devraient exister par eux-m&#234;mes. Ainsi en est-il, par exemple, lorsqu'on sugg&#232;re que ces partis doivent s'&#233;manciper de la tutelle de leurs membres institutionnels &#8211; les partis nationaux - pour devenir des partis &#224; part enti&#232;re, notamment en &#233;largissant leur base. Attention au sens des mots : &#171; A part enti&#232;re &#187; ne doit pas signifier distinct, ind&#233;pendant &#8230; Cela peut &#233;ventuellement sugg&#233;rer qu'ils doivent devenir des partis de plein exercice, soit de v&#233;ritables laboratoire d'id&#233;es avec une force militante. Mais il serait plus appropri&#233; de dire qu'ils doivent devenir l'organe supranational d'un parti pour traiter des d&#233;fis supranationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, il faut &#234;tre prudent lorsqu'on &#233;voque leur &#171; r&#244;le sp&#233;cifique &#187;. L'article 10, para. 4 du Trait&#233; stipule : &#171; Les partis politiques au niveau europ&#233;en contribuent &#224; la formation de la conscience europ&#233;enne et &#224; l'expression de la volont&#233; des citoyens de l'Union &#187;. Par extension, on admet g&#233;n&#233;ralement que les &#171; partis europ&#233;ens &#187; doivent assurer un lien direct entre les citoyens europ&#233;ens et les diverses formes d'expression de la d&#233;mocratie au niveau europ&#233;en ; stimuler la mobilisation citoyenne sur les questions europ&#233;ennes ; et plus g&#233;n&#233;ralement cr&#233;er une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Or, force est de constater que cette mission n'incombe pas exclusivement, voire m&#234;me pas principalement, au niveau europ&#233;en des partis. De fait, dans la configuration actuelle de l'organisation des partis, les partis nationaux sont les mieux plac&#233;s pour donner une assise de repr&#233;sentativit&#233; locale et citoyenne &#224; l'Europe. Dans un processus &#233;lectoral, la proximit&#233; id&#233;ologique avec l'&#233;lectorat local est d&#233;terminante pour les succ&#232;s &#233;lectoraux des diff&#233;rents partis. Quel que soit le degr&#233; d'int&#233;gration de l'UE, les l&#233;gitimes identit&#233;s territoriales et sociales subsisteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci soul&#232;ve in&#233;vitablement la question &#233;pineuse du statut de membre individuel des &#171; partis europ&#233;ens &#187;. L&#224; aussi, il n'est pas vraiment appropri&#233; de pr&#244;ner un tel statut au seul pr&#233;texte que ces partis doivent &#233;largir leur base d&#233;mocratique, au-del&#224; de leurs membres institutionnels, les partis nationaux. C'est un risque suppl&#233;mentaire d'opposer deux cat&#233;gories de partis. Ce statut n'est justifiable que temporairement, dans la situation actuelle o&#249; les partis nationaux font l'impasse des questions europ&#233;ennes dans le d&#233;bat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse &#224; ces ambigu&#239;t&#233;s, dans le long terme, doit &#234;tre trouv&#233;e dans la cr&#233;ation de f&#233;d&#233;rations partisanes transnationales, selon le mod&#232;le des principaux partis politiques dans des Etats f&#233;d&#233;raux tels que L'Allemagne (CDU. SPD &#8230;), la Suisse (PLR, UDC, PS &#8230;) ou les &#201;tatsUnis (partis r&#233;publicain et d&#233;mocrate), qui sont pr&#233;sents et identifi&#233;s tels quels &#224; tous les niveaux territoriaux de la f&#233;d&#233;ration. Bien s&#251;r, cela est rendu difficile par le caract&#232;re sui generis de la construction europ&#233;enne. Une clarification des id&#233;ologies en pr&#233;sence est n&#233;cessaire. Les partis politiques, aujourd'hui tr&#232;s divers et disparates, doivent affiner leurs propositions id&#233;ologiques, et en particulier se positionner sur l'avenir de l'Europe. On peut supposer que ceci se produira in&#233;vitablement si l'UE &#233;volue vers &#171; une Union toujours plus &#233;troite &#187;. Dans la perspective ultime d'une Europe f&#233;d&#233;rale, des partis transnationaux fonctionneront eux aussi selon les principes du f&#233;d&#233;ralisme, tout simplement parce que niveau d&#233;cisionnel et niveau d'action des partis vont de pair. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette logique, le renforcement des partis europ&#233;ens actuels est un point de d&#233;part important et n&#233;cessaire. Ce n'est pas, cependant, une fin en soi. Il s'agit avant tout, s'agissant tant des incitations l&#233;gislatives que des initiatives des partis eux-m&#234;mes, de mettre l'accent sur le d&#233;veloppement de synergies entre les divers partis de chaque famille politique. Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en en sont le meilleur exemple (voir ci-apr&#232;s). Mais il y a de nombreuses autres occasions d'interactions entre partis nationaux et europ&#233;ens, et entre partis nationaux fr&#232;res, susceptibles de favoriser les convergences &#224; l'&#233;chelle transnationale et, par suite, la cr&#233;ation de partis transnationaux : groupes de travail th&#233;matiques pour d&#233;finir des politiques communes ; soutien mutuel lors de scrutins nationaux ; campagnes communes sur des questions paneurop&#233;ennes, etc. Il convient ainsi de d&#233;velopper des synergies tant verticalement qu'horizontalement. Dans une saine vision du f&#233;d&#233;ralisme, les p&#233;rim&#232;tres sont &#224; la fois juxtapos&#233;s et superpos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parachever le processus, les partis transnationaux devront s'int&#233;grer dans un syst&#232;me partisan transnational, au sein duquel ils interagiront de mani&#232;re comp&#233;titive pour exercer leur influence sur les d&#233;cisions de port&#233;e europ&#233;enne, et pour le contr&#244;le des instances ex&#233;cutives en particulier. Le sujet a fait l'objet de nombreuses &#233;tudes (Mair, Bardi, Hix, Bartolini &#8230;) et d'une grande controverse quant &#224; la nature et aux conditions de fonctionnement d'un tel syst&#232;me. Pour r&#233;sumer, on renvoie ici &#224; un rapport de l'Observatoire des partis politiques de l'Institut universitaire europ&#233;en (How to create a transnational party system - 2010), qui conclut qu'un v&#233;ritable syst&#232;me partisan transnational requiert davantage que la simple existence de partis transnationaux. Il doit exister &#233;galement, au niveau europ&#233;en, un cadre g&#233;n&#233;ral et des structures au sein desquels peut s'exercer une comp&#233;tition politique. Ce cadre n'existe aujourd'hui qu'&#224; l'&#233;tat embryonnaire. Ainsi, le probl&#232;me est de nature institutionnelle plut&#244;t que politique, et un v&#233;ritable syst&#232;me partisan transnational ne peut &#234;tre raisonnablement envisag&#233; que dans le contexte d'une Europe f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'organisation f&#233;d&#233;rale d'un parti : de quoi s'agit -il ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une configuration f&#233;d&#233;rale, chacune des principales formations politiques est repr&#233;sent&#233;e &#224; chacun des niveaux territoriaux &#8211; f&#233;d&#233;ral, r&#233;gional, cantonal, municipal (avec des exceptions possibles aux niveaux inf&#233;rieurs) &#8211; par un &#233;ventail complet d'organes repr&#233;sentatifs, bureaux, budgets et &#233;quipes dirigeantes. Les d&#233;cisions concernant la f&#233;d&#233;ration &#224; son plus haut niveau sont prises par les instances f&#233;d&#233;rales (assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s, comit&#233; ex&#233;cutif, conf&#233;rence des pr&#233;sidents &#8230;), dont les membres sont &#233;lus d&#233;mocratiquement par la base du parti. Le vote majoritaire est de r&#232;gle. Ces d&#233;cisions s'imposent aux instances des niveaux inf&#233;rieurs, qui sont charg&#233;es de leur mise en &#339;uvre. Les instances inf&#233;rieures sont par ailleurs totalement comp&#233;tentes pour traiter des questions relevant exclusivement de la sph&#232;re r&#233;gionale ou locale au sein de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections aux institutions f&#233;d&#233;rales sont une occasion, parmi d'autres, d'agir collectivement. Les instances f&#233;d&#233;rales du parti adoptent un programme commun et une strat&#233;gie de campagne. Puis les campagnes &#233;lectorales sont men&#233;es au sein des diverses circonscriptions par les instances locales concern&#233;es. Ces campagnes peuvent diff&#233;rer d'une r&#233;gion &#224; l'autre, en termes de visibilit&#233; et d'ordre de priorit&#233; des th&#232;mes, selon les sensibilit&#233;s locales, mais elles ne sont en principe pas en contradiction avec la ligne g&#233;n&#233;rale d&#233;finie au niveau f&#233;d&#233;ral. Les candidats sont investis au niveau des circonscriptions, &#233;ventuellement en consultation (le plus souvent de mani&#232;re informelle) avec les instances f&#233;d&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le militantisme s'exerce normalement au niveau local, ce qui n'exclut pas le d&#233;bat sur les enjeux plus larges. Les &lt;br class='autobr' /&gt;
questions de port&#233;e f&#233;d&#233;rale peuvent faire l'objet de forums de discussion, consultations ad hoc de la base du parti, &#233;lections internes, etc., dans un esprit d'interaction permanente entre militants et organes ex&#233;cutifs aux diff&#233;rents niveaux de la f&#233;d&#233;ration partisane. L'adh&#233;sion &#224; une section locale du parti conf&#232;re au militant, ipso facto, le statut de membre du parti sans &#233;gard &#224; sa couverture g&#233;ographique. La distinction entre membres institutionnels et membres individuels n'est plus de mise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une chance &#224; saisir : les &#233;lections europ&#233;ennes &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en n'ont pas r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; &#233;tablir un &#171; lien &#233;lectoral &#187; entre citoyens europ&#233;ens et les politiques au niveau europ&#233;en. Les campagnes &#233;lectorales demeurent tr&#232;s centr&#233;es sur des consid&#233;rations nationales. Dans ce contexte, les milieux pro-europ&#233;ens consid&#232;rent g&#233;n&#233;ralement que seules des listes transnationales peuvent europ&#233;aniser ces &#233;lections. Cependant, la proposition &#8211; qui pr&#233;voit que l'&#233;lecteur dispose d'une seconde voix pour une liste pan-europ&#233;enne en plus de son vote pour la liste r&#233;gionale ou nationale &#8211; fait perdurer la distinction entre partis nationaux et europ&#233;ens, voire m&#234;me les oppose. Qui plus est, elle comporte un risque de mauvaise interpr&#233;tation du scrutin par l'&#233;lecteur, qui pourrait penser voter &#171; europ&#233;en &#187; avec la liste transnationale seulement, et &#171; national &#187; pour la tr&#232;s grande majorit&#233; des si&#232;ges attribu&#233;s &#224; partir des listes nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on consid&#232;re par ailleurs que cette proposition n'a gu&#232;re de chance d'&#234;tre accept&#233;e par les Etats membres, soucieux de conserver leurs pr&#233;rogatives dans le processus &#233;lectoral ainsi que leurs quotas au Parlement europ&#233;en, il est n&#233;cessaire de r&#233;fl&#233;chir &#224; d'autres moyens de rendre ces &#233;lections plus europ&#233;ennes. Ici aussi, il s'agit de privil&#233;gier les mesures visant plut&#244;t &#224; unir les partis de la m&#234;me famille politique pour qu'ils v&#233;hiculent ensemble, aupr&#232;s de l'&#233;lectorat, un message et un projet europ&#233;ens : propagande &#233;lectorale centr&#233;e sur les questions europ&#233;ennes et le manifeste europ&#233;en ; forte visibilit&#233; des partis europ&#233;ens - notamment des Spitzenkandidaten &#8211; dans les supports de propagande, les m&#233;dias et, autant que possible, lors des d&#233;bats publics ; et au final noms et logos, c&#244;te &#224; c&#244;te, des partis nationaux europ&#233;ens sur les bulletins de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela s'av&#232;re insuffisant pour que l'&#233;lecteur comprenne enfin que l'enjeu des &#233;lections europ&#233;ennes n'est pas le maintien ou le renvoi du gouvernement national en place, une bonne alternative aux listes transnationales pourrait consister &#8211; bien que temporairement tant que partis nationaux et europ&#233;ens sont per&#231;us comme des entit&#233;s distinctes &#8211; &#224; attribuer directement la totalit&#233; des votes aux partis europ&#233;ens, les listes &#233;lectorales demeurant cependant &#233;tablies au niveau des circonscriptions locales. Le citoyen allemand, par exemple, votant dans sa circonscription PPE et non CDU. Effet psychologique garanti. Dans ce contexte, des campagnes pan-europ&#233;ennes sont con&#231;ues et coordonn&#233;es par les partis europ&#233;ens, mais conduites de mani&#232;re d&#233;centralis&#233;e conjointement avec leurs contreparties nationales. C'est une excellente fa&#231;on de promouvoir de v&#233;ritables campagnes transnationales et des programmes de niveau europ&#233;en &#8211; le principal objectif des listes transnationales &#8211; avec l'avantage que ceci s'applique &#224; tous les si&#232;ges du Parlement, tout en pr&#233;servant les circonscriptions locales et donc les quotas nationaux. De surcro&#238;t, d'autres objectifs sont atteints, tels qu'une l&#233;gitimit&#233; accrue du Parlement europ&#233;en, le maintien de son homog&#233;n&#233;it&#233;, et la prise en compte des consid&#233;rations d'accountability des d&#233;put&#233;s. Les aspects pratiques et formels de cette proc&#233;dure ont &#233;t&#233; analys&#233;s dans la proposition dite de &#171; double proportionnalit&#233; &#187; pour l'attribution des si&#232;ges (pays et partis) formul&#233;e par les professeurs Oelbermann et Pukelsheim.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Maintenir le cap sur le long terme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre des propositions habituellement avanc&#233;es pour stimuler le d&#233;bat public europ&#233;en sont en fait des mesures transitoires devant servir d'aiguillon aux acteurs politiques, en particulier les partis nationaux. L'europ&#233;anisation de ces partis est la toute premi&#232;re des priorit&#233;s. Similairement, les efforts parall&#232;les envers des &#171; partis europ&#233;ens &#187; de plein exercice sont louables. Le statut de membre individuel des partis europ&#233;ens actuels reste enti&#232;rement justifi&#233; tant que ces partis n'ont pas d'assise dans l'&#233;lectorat des &#201;tats membres. Il est cependant essentiel de ne pas compromettre l'objectif &#224; plus long &lt;br class='autobr' /&gt;
terme, celui de la cr&#233;ation d'un espace politique pour les questions europ&#233;ennes et d'une d&#233;mocratie europ&#233;enne active par l'action des partis politiques &#224; tous les niveaux, ce qui requiert des partis transnationaux. Toutes les initiatives doivent tendre vers cet objectif, et surtout ne pas le desservir en prenant le risque de diviser davantage les &#233;chelons existants des partis, par exemple avec le syst&#232;me &#224; deux voix qui r&#233;sulterait d'une circonscription unique additionnelle pour les &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision de l'&#233;volution des partis est-elle r&#233;aliste ? Certains &#233;voqueront la crise de l&#233;gitimit&#233; des partis politiques et l'inopportunit&#233; de transposer au niveau europ&#233;en ce qui ne fonctionne pas au niveau national. D'o&#249; la cr&#233;ation de nouveaux partis politiques et le foisonnement de divers mouvements citoyens, tous ayant pour but de parler davantage d'Europe, ou de le faire diff&#233;remment. Dans le long terme cependant, on ne pourra pas cr&#233;er une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne, qui ne soit pas que marginale, sans une transformation des grands partis politiques traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pierre Jouvenat Membre du Comit&#233; directeur de l'UEF Rh&#244;ne-Alpes - 74&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;forme de la loi &#233;lectorale de l'Union europ&#233;enne Vers un March&#233; politique unique </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Reforme-de-la-loi-electorale-de-l-Union-europeenne-Vers-un-Marche-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Reforme-de-la-loi-electorale-de-l-Union-europeenne-Vers-un-Marche-politique</guid>
		<dc:date>2016-07-07T08:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo Leinen</dc:creator>


		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans deux articles pr&#233;c&#233;dents, intitul&#233;s &#171; Europe's Road to Democracy &#187; (The Federalist Debate 3/2014) et &#171; The European Electoral System &#8211; The Weak Link of Supranational Democracy &#187; (The Federalist Debate 1/2015), j'affirmais que le nouveau modus operandi pour l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, avec des candidats chefs de file d&#233;sign&#233;s par les partis politiques europ&#233;ens, a repr&#233;sent&#233; un pas important vers la d&#233;mocratie supranationale en Europe, qui doit &#234;tre renforc&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans deux articles pr&#233;c&#233;dents, intitul&#233;s &lt;i&gt;&#171; Europe's Road to Democracy &#187;&lt;/i&gt; (The Federalist Debate 3/2014) et &lt;i&gt;&#171; The European Electoral System &#8211; The Weak Link of Supranational Democracy &#187;&lt;/i&gt; (The Federalist Debate 1/2015), j'affirmais que le nouveau modus operandi pour l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, avec des candidats chefs de file d&#233;sign&#233;s par les partis politiques europ&#233;ens, a repr&#233;sent&#233; un pas important vers la d&#233;mocratie supranationale en Europe, qui doit &#234;tre renforc&#233; par une r&#233;forme du syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en. C'est pourquoi j'ai appel&#233; le Parlement europ&#233;en &#224; user de son droit d&#233;coulant de l'art. 223 du Treaty on the Functionning of the European Union (TFEU) pour initier une r&#233;vision de l'Acte &#233;lectoral europ&#233;en de 1976. La Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) a &#233;t&#233; saisie de cette proposition et a d&#233;sign&#233; sa pr&#233;sidente, Danuta H&#252;bner, et moi-m&#234;me, comme co-rapporteurs pour l'&#233;laboration d'une proposition de r&#233;forme de la loi &#233;lectorale europ&#233;enne. Apr&#232;s des mois de travail et de d&#233;bats intenses, nous avons soumis &#224; la fin juin 2015 un projet de rapport, actuellement en cours d'examen en commission, et qui devrait &#234;tre approuv&#233; en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re &#224; la fin d'octobre d&#233;j&#224;, afin d'engager rapidement les n&#233;gociations avec le Conseil (R&#233;daction : un point de situation figure &#224; la suite de l'article). Dans le pr&#233;sent article, je voudrais pr&#233;senter les principales innovations propos&#233;es dans notre rapport.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une approche en deux temps &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je suis profond&#233;ment convaincu que nous avons besoin d'un syst&#232;me int&#233;gr&#233; de partis politiques au niveau europ&#233;en pour favoriser v&#233;ritablement un d&#233;bat sur les politiques europ&#233;ennes, qui ne soit pas ax&#233; sur les politiques et les personnalit&#233;s nationales. Ainsi, l'instauration de listes transnationales &#233;tablies par les partis politiques europ&#233;ens demeure l'objectif ultime. Cependant, il convenait de tenir compte des r&#233;alit&#233;s politiques et du caract&#232;re d&#233;licat de la proc&#233;dure de r&#233;forme de la loi &#233;lectorale, davantage apparent&#233;e &#224; une r&#233;vision des Trait&#233;s qu'&#224; la proc&#233;dure l&#233;gislative ordinaire. Le Conseil doit approuver &#224; l'unanimit&#233; les propositions du Parlement europ&#233;en, et tous les &#201;tats membres doivent ratifier la d&#233;cision conform&#233;ment &#224; leurs r&#232;gles constitutionnelles respectives. Nous avons donc opt&#233; pour une approche en deux temps, commen&#231;ant par faire des propositions qui sont aussi ambitieuses que possible, mais aussi pragmatiques que n&#233;cessaire pour obtenir des premi&#232;res am&#233;liorations en vue des &#233;lections europ&#233;ennes de 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est malheureusement vrai que les liens entre les partis nationaux et les partis politiques europ&#233;ens auxquels ils sont affili&#233;s ont &#233;t&#233; par le pass&#233; insuffisamment expliqu&#233;s aux &#233;lecteurs, et qu'ils demeurent peu apparents. Le but de l'actuelle proposition de r&#233;forme est de rem&#233;dier &#224; cette lacune en donnant aux partis politiques europ&#233;ens davantage de visibilit&#233; dans les campagnes &#233;lectorales. Ceci devrait constituer une &#233;tape interm&#233;diaire vers l'instauration de listes transnationales, ces derni&#232;res devant permettre aux partis politiques europ&#233;ens d'entrer directement en comp&#233;tition pour des si&#232;ges au Parlement europ&#233;ens. Dans un rapport s&#233;par&#233; en cours de pr&#233;paration &#224; la Commission des affaires constitutionnelles, d&#233;finissant la position du Parlement europ&#233;en sur le futur d&#233;veloppement institutionnel de l'UE et une r&#233;forme des Trait&#233;s, nous ferons des propositions plus substantielles pour un &#171; syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en &#187; qui devrait enfin mettre la proc&#233;dure des &#233;lections europ&#233;ennes en conformit&#233; avec le caract&#232;re supranational du Parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire conna&#238;tre les partis politiques europ&#233;ens &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre proposition vise aussi &#224; franchir un pas suppl&#233;mentaire suite &#224; l'initiative fructueuse des partis politiques europ&#233;ens de d&#233;signer, lors des &#233;lections de 2014, des candidats chefs de file, &#233;tablissant ainsi un lien entre les &#233;lections europ&#233;ennes et l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission, et permettant aux citoyens d'exercer directement une influence sur la s&#233;lection du dirigeant de l'ex&#233;cutif de l'UE. &lt;br class='autobr' /&gt;
En premier lieu, nous voulons pr&#233;server cette pratique pour 2019 et exclure la possibilit&#233; pour le Conseil europ&#233;en de revenir aux temps ant&#233;rieurs &#224; Lisbonne, o&#249; le choix du pr&#233;sident de la Commission r&#233;sultait d'arrangements conclus en coulisse par les chefs d'&#201;tat et de gouvernement. La d&#233;signation de candidats chefs de file par les partis politiques europ&#233;ens sera une disposition contraignante dans l'Acte &#233;lectoral europ&#233;en, avec pour ce faire un d&#233;lai de douze semaines avant les &#233;lections. Ceci devrait non seulement consolider la proc&#233;dure, mais aussi, pour la toute premi&#232;re fois, accorder aux partis politiques europ&#233;ens, de par la loi europ&#233;enne, un r&#244;le formel lors des &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous proposons des mesures pour faire conna&#238;tre aux &#233;lecteurs l'affiliation des partis nationaux aux partis europ&#233;ens, ainsi que les candidats chefs de file de ces derniers. Lors des &#233;lections europ&#233;ennes de 2014, beaucoup de citoyens ne savaient pas comment soutenir un candidat particulier &#224; la pr&#233;sidence de la Commission. Alors que Martin Schulz &#233;tait candidat pour le Parti socialiste europ&#233;en (PSE) et Jean-Claude Juncker pour le Parti populaire europ&#233;en (PPE), les noms et logos de ces partis n'&#233;taient visibles ni dans le mat&#233;riel de campagne ni sur les bulletins de vote. La raison invoqu&#233;e &#224; l'encontre d'une telle visibilit&#233; a toujours &#233;t&#233; que cela pourrait d&#233;router les &#233;lecteurs, qui se trouveraient tout &#224; coup face aux noms et logos des partis politiques europ&#233;ens sans pouvoir voter pour eux. De mon point de vue, ceci est non seulement une &#233;trange fa&#231;on de voir et une sous-estimation m&#233;prisante de l'intelligence des &#233;lecteurs, mais aussi un faux raisonnement. Si on ne veut pas mettre les votants en pr&#233;sence des partis politiques europ&#233;ens sous pr&#233;texte qu'ils ne les connaissent pas, comment donc pourraient-ils les conna&#238;tre ? Si nous voulons s&#233;rieusement encourager une d&#233;mocratie transnationale en Europe, il faut bien commencer quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rapport propose que &#171; les bulletins de vote utilis&#233;s lors des &#233;lections au Parlement europ&#233;en accordent la m&#234;me visibilit&#233; aux noms et logos des partis nationaux qu'&#224; ceux des partis politiques europ&#233;ens auxquels ils sont affili&#233;s, si une telle affiliation existe &#187;. Avec cette formulation, les &#201;tats membres pourront toujours concevoir les bulletins selon leurs traditions nationales. En Finlande et en Su&#232;de, par exemple, les noms des partis ne sont pas, traditionnellement, mentionn&#233;s sur les bulletins de vote, et il n'y a aucune raison de changer cette pratique. En revanche, dans les &#201;tats membres qui mentionnent les partis nationaux, le nom du parti politique europ&#233;en devra appara&#238;tre &#233;galement &#8211; et si le logo figure sur le bulletin, ceci doit s'appliquer &#233;galement &#224; celui du parti politique europ&#233;en. De cette mani&#232;re, les &#233;lecteurs auront pleine conscience de voter &#224; la fois pour un parti national et pour le parti politique europ&#233;en, ainsi que pour le candidat chef de file qu'ils soutiennent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que la visibilit&#233; des partis politiques europ&#233;ens sur les bulletins de vote devrait &#234;tre obligatoire, nous recommandons par ailleurs que les partis nationaux euxm&#234;mes commencent enfin &#224; faire r&#233;f&#233;rence &#224; leur affiliation &#224; un parti politique europ&#233;en dans leurs outils de campagne, en particulier les affiches, brochures et spots de t&#233;l&#233;vision et de radio. Les &#201;tat membres sont de surcro&#238;t encourag&#233;s &#224; faciliter la participation des partis politiques europ&#233;ens dans les campagnes &#233;lectorales. Des dispositions l&#233;gales r&#233;gissant les temps d'antenne des partis en comp&#233;tition n'existent pas dans tous les &#201;tats membres, mais si elles existent pour les partis nationaux, elles devraient s'appliquer &#233;galement aux partis europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Davantage de transparence et de d&#233;mocratie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement des partis politiques europ&#233;ens est l'id&#233;eforce de notre rapport. Mais nous proposons aussi un certain nombre d'innovations additionnelles destin&#233;es &#224; rendre les &#233;lections europ&#233;ennes plus d&#233;mocratiques et plus transparentes. Une date limite commune pour la finalisation des listes des candidats mettra fin &#224; la pratique de certains &#201;tats membres consistant &#224; d&#233;voiler les candidatures le plus tard possible avant les &#233;lections. Tous les &#233;lecteurs disposeront ainsi du temps n&#233;cessaire pour faire un choix &#233;clair&#233;, et il y aura aussi un point de d&#233;part commun en Europe pour faire campagne. De m&#234;me, les bureaux de vote dans les &#201;tats membres devraient fermer en m&#234;me temps le dimanche soir, cr&#233;ant ainsi un moment paneurop&#233;en pour la publication des premi&#232;res estimations. Par ailleurs, nous proposons que l'&#233;galit&#233; des genres, en tant que valeur fondatrice de l'UE, soit une pr&#233;occupation constante tout au long du processus &#233;lectoral ; que les partis nationaux respectent les proc&#233;dures d&#233;mocratiques et la transparence dans la s&#233;lection de leurs candidats ; et que les citoyens de l'Union aient le droit de voter bien que r&#233;sidant dans un pays tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de cr&#233;er des conditions similaires dans tous les &#201;tats membres, les r&#232;gles relatives aux seuils &#233;lectoraux devraient &#234;tre &#233;galement r&#233;vis&#233;es. Consid&#233;rant qu'actuellement 186 partis nationaux sont repr&#233;sent&#233;s au Parlement europ&#233;en, et que l'immense majorit&#233; des &#201;tats membres ont soit un seuil l&#233;gal entre 3 et 5%, soit un seuil de fait sup&#233;rieur &#224; 3%, nous proposons de formaliser cette pratique pour l'uniformiser &#224; l'&#233;chelle de l'Union. Dans les circonscriptions comptant plus de 26 si&#232;ges, un seuil l&#233;gal de 3 &#224; 5% devrait &#234;tre institu&#233;. Le Trait&#233; de Lisbonne attribuant au Parlement europ&#233;en un r&#244;le accru, son bon fonctionnement et sa capacit&#233; &#224; constituer des majorit&#233;s stables doivent &#234;tre pr&#233;serv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; au cours des pr&#233;c&#233;dentes d&#233;cennies, les &#201;tats membres sont encourag&#233;s &#224; fixer &#224; 16 ans l'&#226;ge minimum des &#233;lecteurs. Les &#233;lections europ&#233;ennes doivent &#234;tre aussi ouvertes que possible, et consid&#233;rant que chacun peut travailler, payer ses imp&#244;ts et accomplir son service militaire d&#232;s l'&#226;ge de 16 ans dans la plupart des &#201;tats membres, nous pensons qu'il est temps de donner la parole &#224; la jeune g&#233;n&#233;ration. De plus, afin de faciliter la participation aux &#233;lections, nous conseillons aux &#201;tats membres de recourir aux nouvelles technologies, et proposons d'introduire le vote &#233;lectronique, assorti de mesures garantissant la fiabilit&#233; des r&#233;sultats, la confidentialit&#233; du vote et la protection des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acc&#233;l&#233;rer le programme de r&#233;forme &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, le Conseil a toujours refus&#233; la moindre des propositions de r&#233;forme &#233;lectorale pr&#233;sent&#233;es par le Parlement europ&#233;en, jugeant celles-ci irr&#233;alistes, trop f&#233;d&#233;ralistes ou incompatibles avec les traditions nationales. Notre rapport propose des mesures qui jettent les bases d'une r&#233;forme plus globale du syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, tout ne peut pas &#234;tre r&#233;gi par la loi. Beaucoup de choses d&#233;pendent des partis nationaux, en particulier de leur bonne volont&#233; &#224; associer plus &#233;troitement les partis politiques europ&#233;ens aux campagnes &#233;lectorales, &#224; accepter le r&#244;le de coordination de ces derniers, et &#224; promouvoir ensemble la candidature du chef de file europ&#233;en. La transnationalisation des politiques europ&#233;ennes et l'&#233;mergence d'un syst&#232;me partisan europ&#233;en int&#233;gr&#233; exigent une dynamique nouvelle et davantage d'implication. Si elle est correctement mise en &#339;uvre, cette r&#233;forme pourrait faciliter le processus et constituer les pr&#233;misses d'&#233;lections v&#233;ritablement europ&#233;ennes, qui pourraient alors &#234;tre institu&#233;es lors de la r&#233;forme suivante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jo Leinen D&#233;put&#233; europ&#233;en, membre de la Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) et co-rapporteur pour la r&#233;forme de la loi &#233;lectorale de l'UE, Pr&#233;sident du Mouvement Europ&#233;eninternational (MEI) Article publi&#233; en commun avec The Federalist Debate - Turin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais et &#233;dit&#233; par Pierre Jouvenat &#8211; 74&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Parlement europ&#233;en et suffrage universel</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Parlement-europeen-et-suffrage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Parlement-europeen-et-suffrage</guid>
		<dc:date>2011-10-16T09:37:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Lesfargues</dc:creator>


		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>
		<dc:subject>Il y a &#171; 30 ans &#187; nous avons publi&#233;&#8230;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce texte n'est pas, pour une fois, extrait de F&#233;d&#233;choses, mais de l'&#233;ph&#233;m&#232;re revue EUROPE et REGION, fond&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1960 &#224; Lyon par l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens - Rh&#244;ne-Alpes, issue du rapprochement du Mouvement f&#233;d&#233;raliste europ&#233;en (Rh&#244;ne-Alpes) et du Centre r&#233;gional du Mouvement f&#233;d&#233;raliste fran&#231;ais - La F&#233;d&#233;ration, ainsi que de leurs organisations respectives de jeunes, les Jeunes du MFE et les Jeunesses Europ&#233;ennes F&#233;d&#233;ralistes. Cette fusion, impuls&#233;e par nos amis (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-152-juin-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 152 &#8212; 2011/06&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Il-y-a-30-ans-nous-avons-publie-+" rel="tag"&gt;Il y a &#171; 30 ans &#187; nous avons publi&#233;&#8230;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte n'est pas, pour une fois, extrait de F&#233;d&#233;choses, mais de l'&#233;ph&#233;m&#232;re revue EUROPE et REGION, fond&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1960 &#224; Lyon par l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens - Rh&#244;ne-Alpes, issue du rapprochement du Mouvement f&#233;d&#233;raliste europ&#233;en (Rh&#244;ne-Alpes) et du Centre r&#233;gional du Mouvement f&#233;d&#233;raliste fran&#231;ais - La F&#233;d&#233;ration, ainsi que de leurs organisations respectives de jeunes, les Jeunes du MFE et les Jeunesses Europ&#233;ennes F&#233;d&#233;ralistes. Cette fusion, impuls&#233;e par nos amis Bernard Lesfargues, Albert M. Gordiani, Bernard Barthalay et Raymond Debrieux avait, alors, pr&#233;c&#233;d&#233; de plusieurs ann&#233;es la r&#233;unification des f&#233;d&#233;ralistes au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On sait que le Parlement europ&#233;en s'est r&#233;uni le 12 mars pour &#233;lire son nouveau pr&#233;sident, et que M. Mario Scelba l'a emport&#233; sur les autres candidats. Mais ce que beaucoup de journaux ont omis de relater, c'est que la c&#233;r&#233;monie ne s'est pas d&#233;roul&#233;e de fa&#231;on aussi ronronnante qu'&#224; l'accoutum&#233;e. Des dizaines d'&#233;tudiants f&#233;d&#233;ralistes, originaires de divers Etats de la Communaut&#233;, &#233;taient pr&#233;sents au rendez-vous. Ils manifest&#232;rent violemment en r&#233;clamant l'&#233;lection du Parlement europ&#233;en au suffrage universel. Beaucoup de d&#233;put&#233;s applaudirent tandis que drap&#233;s dans leur dignit&#233;, les gaullistes (Union d&#233;mocratique europ&#233;enne -UDE) quittaient la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la suspension de s&#233;ance, le doyen d'&#226;ge, M. Parri devait, tout en d&#233;plorant l'incident, s'associer &#224; la r&#233;clamation des &#233;tudiants. Ce qui mit les gaullistes dans tous leurs &#233;tats : ils demand&#232;rent l'ouverture d'une enqu&#234;te sur les perturbateurs, qualifi&#233;s de &#171; pseudo-&#233;tudiants &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On remarquera que, depuis quelque temps, dans la terminologie gaulliste tous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais leurs malheurs ne devaient pas s'arr&#234;ter l&#224;. Le lendemain, M. Jean Rey, Pr&#233;sident de la Commission du March&#233; commun, pr&#233;sentait son rapport sur l'activit&#233; de la Communaut&#233; en 1968. Faisant allusion aux &#233;tudiants f&#233;d&#233;ralistes, il constata que le meilleur moyen de leur permettre de s'exprimer serait de faire droit &#224; leur revendication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, M. Fernand Dehousse, rapporteur de la Commission juridique, rouvrit le dossier concernant l'&#233;lection des parlementaires europ&#233;ens au suffrage universel direct ; il souligna que le Conseil des ministres le laissait dormir depuis 1960 et que cette attitude &#233;tait contraire au Trait&#233; de Rome. Le suivant sur ce terrain, la majorit&#233; du Parlement a adopt&#233; une r&#233;solution invitant le Conseil des ministres &#224; prendre position sur la question, faute de quoi serait form&#233; un recours aupr&#232;s de la Cour de justice des Communaut&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de ces manifestations ? Ce n'est un secret pour personne qu'elle se trouve en Italie. Une disposition de la Constitution permet au peuple d'exercer l'initiative en mati&#232;re de lois si cinquante-mille citoyens proposent un projet. Ce qui signifie, en clair, si cinquante-mille signatures sont recueillies et authentifi&#233;es par des fonctionnaires habilit&#233;s pour cela. Il ne s'agit donc pas d'une mince entreprise. Le Movimento Federalista Europeo (MFE) pourtant s'est lanc&#233; dans l'aventure et a gagn&#233; le pari. A l'heure actuelle le cap des cinquante-mille signatures a &#233;t&#233; si heureusement d&#233;pass&#233; que l'on esp&#232;re clore la campagne sur une cent-milli&#232;me adh&#233;sion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sera-t-il possible par ce biais de faire avancer la construction de l'Europe ? Il semble que oui. Celle-ci ne peut s'accomplir que par la voie d&#233;mocratique, toujours pr&#233;conis&#233;e par les f&#233;d&#233;ralistes : serait-il ill&#233;gitime de permettre aux Europ&#233;ens de contr&#244;ler le March&#233; commun par un gouvernement d&#233;mocratique ? De convoquer une Assembl&#233;e constituante ? De cr&#233;er un pouvoir f&#233;d&#233;ral ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non ! Ce qui est ill&#233;gitime, c'est que le pouvoir d'un seul homme -ses r&#234;ves, ses mythes, ses ressentiments- bloque toute &#233;volution d&#233;mocratique, permettant la remont&#233;e du nationalisme, la pouss&#233;e du fascisme, adulant Franco et encourageant les colonels grecs. Il faut que l'adoption, par l'Italie d'abord, par d'autres pays de la Communaut&#233; ensuite, d'&#233;lections unilat&#233;rales directes au Parlement europ&#233;en montre &#224; cet homme qu'effectivement il est seul, et que se cr&#233;e par l&#224; un mouvement irr&#233;sistible vers l'&#233;dification d'un pouvoir f&#233;d&#233;ral europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hargne des gaullistes et de la folklorique UDE nous montre clairement le chemin que nous devons suivre. Pass&#233; le referendum sur la r&#233;gionalisation-bidon o&#249; nous devons nous engager totalement &#224; faire voter non, nous nous lancerons dans la campagne pour l'&#233;lection au suffrage universel des d&#233;put&#233;s au parlement europ&#233;en. Soyons s&#251;rs que nos amis des partis politiques anti-gaullistes nous &#233;pauleront dans ce travail : &#224; moins bien entendu qu'ils n'aient pas encore compris que les de Gaulle, les hommes providentiels, les parano&#239;aques de la grandeur et les dictateurs en herbe ou en pied ne prosp&#232;rent que sur un terrain : celui de la division de l'Europe en Etats-nations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Bernard LESFARGUES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancien Pr&#233;sident du MFE Rh&#244;ne-Alpes. Fondateur de la Librairie (1969) puis des Editions F&#233;d&#233;rop (1974). Traducteur, et &#233;crivain&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On remarquera que, depuis quelque temps, dans la terminologie gaulliste tous les &#233;tudiants contestataires sont trait&#233;s de &#171; pseudo-&#233;tudiants &#187;. On exorcise &#224; coup de pr&#233;fixes, comme nagu&#232;re &#224; coups de goupillon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre ouverte aux membres du Parlement europ&#233;en</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Lettre-ouverte-aux-membres-du</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Lettre-ouverte-aux-membres-du</guid>
		<dc:date>2011-05-23T11:52:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Guy Giraud</dc:creator>


		<dc:subject>UEF-France</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Madame la D&#233;put&#233;e, Monsieur le D&#233;put&#233;, &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le cadre de sa &#171; Campagne pour les Etats-Unis d'Europe &#187;, l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens - France (UEF France) a entrepris d'adresser aux membres fran&#231;ais du Parlement europ&#233;en (PE) une s&#233;rie de &#171; lettres ouvertes &#187; relatives &#224; quelques questions-cl&#233;s, de nature principalement institutionnelle, voire constitutionnelle, qui d&#233;terminent la progression de l'int&#233;gration politique et f&#233;d&#233;rale de l'UE telle que pr&#233;vue par les Trait&#233;s fondateurs et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-150-2010-12-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 150 &#8212; 2010/12&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-UEF-France-19-+" rel="tag"&gt;UEF-France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Madame la D&#233;put&#233;e, Monsieur le D&#233;put&#233;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de sa &#171; &lt;strong&gt; Campagne pour les Etats-Unis d'Europe&lt;/strong&gt; &#187;, l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens - France (UEF France) a entrepris d'adresser aux &lt;strong&gt;membres fran&#231;ais du Parlement europ&#233;en&lt;/strong&gt; (PE) une s&#233;rie de &#171; lettres ouvertes &#187; relatives &#224; quelques questions-cl&#233;s, de nature principalement institutionnelle, voire constitutionnelle, qui d&#233;terminent la progression de l'int&#233;gration politique et f&#233;d&#233;rale de l'UE telle que pr&#233;vue par les Trait&#233;s fondateurs et r&#233;affirm&#233;e par le Trait&#233; de Lisbonne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lettres ouvertes n'ont pas pour objectif de r&#233;capituler la probl&#233;matique de ces questions, mais de pr&#233;senter aux &#233;lus des propositions concr&#232;tes et ambitieuses -mais aussi juridiquement fond&#233;es- ouvrant la voie, d'ici 2014, &#224; une relance du processus constitutionnel europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;deux premi&#232;res lettres ouvertes&lt;/strong&gt; avaient trait :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; aux ressources propres de l'UE (11 octobre 2010) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; la gouvernance &#233;conomique de l'UE (26 octobre 2010).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Un des probl&#232;mes institutionnels majeurs soulev&#233;s par ces deux th&#232;mes &#233;tait celui du &lt;strong&gt;droit de veto&lt;/strong&gt; de chaque Etat membre pour toute d&#233;cision importante dans ces domaines. Pour cette raison, la&lt;strong&gt; troisi&#232;me et pr&#233;sente lettre ouverte&lt;/strong&gt; concerne la n&#233;cessaire suppression de ce droit de veto, en particulier pour la r&#233;vision des trait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un constat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1. Les trait&#233;s successifs ont progressivement substitu&#233; la r&#232;gle du vote majoritaire des Etats membres (au sein du Conseil) &#224; celle du vote unanime -facilitant ainsi consid&#233;rablement la prise de d&#233;cision dans la quasi totalit&#233; des politiques communes de l'UE. Le Trait&#233; de Lisbonne a &#233;galement pr&#233;vu diverses dispositions permettant le passage au vote majoritaire sans n&#233;cessiter une modification des trait&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. le droit de veto demeure cependant applicable dans certains domaines -ou parties de domaines- rev&#234;tant une importance politique particuli&#232;re tels que : la politique &#233;trang&#232;re et de s&#233;curit&#233;, les ressources propres de l'UE, la fiscalit&#233;, la coop&#233;ration en mati&#232;re p&#233;nale, ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. surtout&lt;strong&gt; le droit de veto continue &#224; s'appliquer &#224; toute d&#233;cision de modification des trait&#233;s eux-m&#234;mes&lt;/strong&gt; c'est-&#224;-dire &#224; la proc&#233;dure de r&#233;vision des trait&#233;s, tant au stade de la d&#233;cision par le Conseil europ&#233;en qu'&#224; celle de la ratification par chacun des Etats membres ; or ce n'est que par la voie de la r&#233;vision des trait&#233;s que l'UE peut &#234;tre, par exemple, dot&#233;e de comp&#233;tences nouvelles (cf. la gouvernance &#233;conomique), mais aussi passer du vote unanime au vote majoritaire pour trancher certaines questions (cf. les ressources propres) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. la plupart des organisations internationales (ONU, FMI,...) ainsi que des F&#233;d&#233;rations d'Etats (Allemagne, Etats-Unis, ...) pr&#233;voient que leurs chartes ou statuts puissent &#234;tre r&#233;vis&#233;es avec l'accord d'une forte majorit&#233; des Etats signataires ; l'UE fait sur ce point, depuis plus de cinquante ans, figure d'exception ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. l'accroissement du nombre d'Etats membres de l'UE a progressivement rendu de plus en plus difficile l'obtention d'un consensus unanime pour parvenir &#224; une r&#233;vision des trait&#233;s. Les exp&#233;riences douloureuses et p&#233;rilleuses des ratifications des Trait&#233;s de Maastricht et surtout de Lisbonne l'ont amplement d&#233;montr&#233;, au point que toute perspective de nouvelle r&#233;vision (par exemple sur la question actuelle de la gouvernance &#233;conomique) soul&#232;ve &#224; pr&#233;sent un scepticisme entendu ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. &lt;strong&gt;la voie de la r&#233;vision des trait&#233;s doit cependant, par nature, rester ouverte pour permettre l'&#233;volution d'une Union toujours en cours d'approfondissement et d'&#233;largissement -surtout dans la mesure o&#249; ces trait&#233;s, contrairement &#224; une constitution, fixent et figent dans le d&#233;tail ses comp&#233;tences et ses r&#232;gles de fonctionnement ; le renoncement -de facto- &#224; toute r&#233;vision post&#233;rieure au Trait&#233; de Lisbonne serait en contradiction avec l'esprit m&#234;me de l'entreprise europ&#233;enne ; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. &lt;strong&gt;d&#232;s lors, la question centrale de la suppression du droit de veto de chaque Etat membre &lt;/strong&gt; (quelle que soit par ailleurs la taille de sa population variant de 0,2 &#224; 80 millions de citoyens)&lt;strong&gt; ne peut plus &#234;tre &#233;lud&#233;e mais doit au contraire entrer formellement dans le d&#233;bat politique de l'avenir de l'Union&lt;/strong&gt; ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. le Trait&#233; de Lisbonne a certes am&#233;nag&#233; les modalit&#233;s de r&#233;vision des trait&#233;s par la cr&#233;ation de la Convention et les a assouplies en pr&#233;voyant une proc&#233;dure dite simplifi&#233;e (art. 48 &#167; 6 TUE) ; il a &#233;galement introduit une &#171; clause de rendez-vous &#187; (art. 48 &#167; 5 TUE) destin&#233;e &#224; faire pression sur les Etats &#171; rencontrant des difficult&#233;s de ratification &#187;, l'exp&#233;rience ayant montr&#233; que les vraies difficult&#233;s se posent &#224; ce stade ultime de la proc&#233;dure&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour le Trait&#233; de Lisbonne, la dur&#233;e de la n&#233;gociation du Trait&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; mais il a maintenu la r&#232;gle de la double unanimit&#233; tant pour la d&#233;cision que pour la ratification de toute r&#233;vision des Trait&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. le Trait&#233; de Lisbonne a, d'autre part, innov&#233; en pr&#233;voyant que tout Etat membre puisse &#171; d&#233;cider de se retirer de l'UE &#187; et n&#233;gocier avec elle un accord relatif &#224; ses relations (ext&#233;rieures) avec l'Union (art. 50 TUE) ; cette clause vise notamment, de facto, l'Etat qui refuserait de signer ou ratifier une r&#233;vision des trait&#233;s accept&#233;e par une grande majorit&#233; des autres Etats membres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une position &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1. l'UEF-F consid&#232;re que le moment est venu, dans l'histoire de l'UE, d'envisager ouvertement la cr&#233;ation d'un m&#233;canisme de r&#233;vision des trait&#233;s par un accord d'une forte majorit&#233; des Etats membres, tant pour l'adoption de la d&#233;cision de r&#233;vision que pour sa ratification ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. en substance, une r&#233;vision des trait&#233;s devrait &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme applicable erga omnes lorsqu'elle est adopt&#233;e puis ratifi&#233;e -end&#233;ans des d&#233;lais pr&#233;d&#233;termin&#233;s- par une forte majorit&#233; des Etats membres repr&#233;sentant la m&#234;me majorit&#233; de la population de l'UE , par exemple les 4/5&#232;mes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. les Etats ultra-minoritaires qui n'auraient pas ratifi&#233; une r&#233;vision ainsi ent&#233;rin&#233;e devraient -end&#233;ans un nouveau d&#233;lai de gr&#226;ce- soit s'y rallier, soit faire valoir leur droit de retrait et n&#233;gocier avec l'UE un accord d'association, tout en conservant la facult&#233; de r&#233;int&#233;grer l'UE &#224; un stade ult&#233;rieur comme le pr&#233;voit express&#233;ment le Trait&#233; de Lisbonne (art. 50 &#167; 5 TUE) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. la phase la plus difficile -celle de la ratification- bien qu'interne aux Etats membres, devrait &#234;tre officiellement plac&#233;e sous l'&#171; observation &#187; du Pr&#233;sident du Conseil europ&#233;en ou de la Commission, charg&#233;s de s'assurer -au nom de l'UE- de la &#171; coop&#233;ration loyale &#187; de chaque Etat dans l'ex&#233;cution de sa t&#226;che de ratification ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. toute r&#233;vision significative (comme par exemple la cr&#233;ation d'une gouvernance &#233;conomique) devrait conserver un caract&#232;re exceptionnel et solennel -et surtout garantir les droits et int&#233;r&#234;ts l&#233;gitimes de tous les Etats ainsi que l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral de l'UE ; en confiant la phase centrale de la n&#233;gociation &#224; une Convention repr&#233;sentant conjointement les Gouvernements, les Parlements (nationaux et europ&#233;ens) et la Commission, le Trait&#233; de Lisbonne assure l'adoption de projets de r&#233;vision ambitieux et &#233;quilibr&#233;s (ainsi que l'ont d&#233;montr&#233;, par anticipation, les deux Conventions sur la Charte des droits fondamentaux puis sur le Trait&#233; de Lisbonne lui-m&#234;me ) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. la suppression du droit de veto peut d'ailleurs &#234;tre accompagn&#233;e d'autres mesures telles qu'une association plus &#233;troite des Parlements nationaux au stade pr&#233;paratoire -ou l'inclusion de clauses d&#233;rogatoires (opt-out) pour certains Etats et pour certains &#233;l&#233;ments -s&#233;parables- de la r&#233;vision, etc ... (voir R&#233;viser les Trait&#233;s : plaidoyer en faveur de la suppression du veto Policy paper, n&#176;37, Notre Europe) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. comme il est peu probable que les Etats membres ou la Commission prennent l'initiative de cette r&#233;vision,&lt;strong&gt; il appartiendrait au PE de la prendre en charge comme le pr&#233;voit express&#233;ment le Trait&#233; de Lisbonne (art. 48 &#167; 2)&lt;/strong&gt; ; une telle initiative n&#233;cessitant une s&#233;rieuse pr&#233;paration diplomatique et d&#233;mocratique, elle pourrait &#234;tre assum&#233;e par le PE issu des &#233;lections de 2014 et constituer un des th&#232;mes majeurs de la campagne politique qui les pr&#233;c&#232;dera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame la D&#233;put&#233;e, Monsieur le D&#233;put&#233;, l'UEF France vous remercie de l'attention que vous porterez &#224; la pr&#233;sente lettre ouverte -et esp&#232;re qu'il vous sera possible d'en tenir compte dans vos d&#233;lib&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette attente, je vous prie d'agr&#233;er, Madame la D&#233;put&#233;e, Monsieur le D&#233;put&#233; l'expression de mes salutations europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Guy GIRAUD &lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de l'UEF-France&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour le Trait&#233; de Lisbonne, la dur&#233;e de la n&#233;gociation du Trait&#233; constitutionnel puis du Trait&#233; final (Convention + CIG) fut relativement br&#232;ve : environ 28 mois. La phase de ratification (y compris la ratification avort&#233;e du Trait&#233; constitutionnel) s'est au contraire &#233;tal&#233;e sur une p&#233;riode deux fois plus longue : environ 60 mois, soit 5 ann&#233;es ; cette phase fut &#233;maill&#233;e de multiples incidents, lenteurs, n&#233;gligences, renvois et blocages divers tr&#232;s largement li&#233;s &#224; la gestion d&#233;ficiente des proc&#233;dures mises en oeuvre par les gouvernements de quelques Etats membres, parfois en contradiction flagrante avec leur devoir de &#171; coop&#233;ration loyale &#187; avec l'UE (cf. Art. 4 &#167; 3 TUE).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Budget europ&#233;en 2011 : nous avons perdu face aux Etats</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Budget-europeen-2011-nous-avons</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Budget-europeen-2011-nous-avons</guid>
		<dc:date>2011-05-22T09:42:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabien Cazenave</dc:creator>


		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le budget 2011 a &#233;t&#233; vot&#233; au Parlement europ&#233;en qui a accept&#233; toutes les volont&#233;s des Etats qui voulaient un budget limit&#233;. Non seulement les Etats ont r&#233;ussi &#224; retarder le d&#233;bat sur les ressources propres pour l'Union europ&#233;enne (UE)&#8230; mais en plus, ils veulent d&#233;sormais geler le budget de l'UE. Nous avons perdu sur toute la ligne. &lt;br class='autobr' /&gt; Le Parlement europ&#233;en a adopt&#233; lors de la session pl&#233;ni&#232;re le budget 2011 de l'UE mercredi 15 novembre 2010. Il y aura une hausse des d&#233;penses de 2,91 % ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-150-2010-12-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 150 &#8212; 2010/12&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le budget 2011 a &#233;t&#233; vot&#233; au Parlement europ&#233;en qui a accept&#233; toutes les volont&#233;s des Etats qui voulaient un budget limit&#233;. Non seulement les Etats ont r&#233;ussi &#224; retarder le d&#233;bat sur les ressources propres pour l'Union europ&#233;enne (UE)&#8230; mais en plus, ils veulent d&#233;sormais geler le budget de l'UE. Nous avons perdu sur toute la ligne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en a adopt&#233; lors de la session pl&#233;ni&#232;re le budget 2011 de l'UE mercredi 15 novembre 2010. Il y aura une hausse des d&#233;penses de 2,91 % ce qui porte le budget &#224; 126,5 milliards d'euros. Cela reste tr&#232;s inf&#233;rieur &#224; ce r&#233;clamaient les eurod&#233;put&#233;s (5,9 %). Cela respectait les limites globales fix&#233;es par le Conseil. En effet, il y a eu une bataille politique ces derni&#232;res semaines entre le Parlement et le Conseil : les &#233;lus demandaient un droit de regard sur les ressources propres &#224; venir de l'UE et posaient la question de l'int&#233;r&#234;t d'un imp&#244;t europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats ont argu&#233; de la crise &#233;conomique frappant le continent pour limiter la hausse du budget europ&#233;en auquel ils participent. Or avec le Trait&#233; de Lisbonne, l'UE a obtenu des nouvelles pr&#233;rogatives qui augmentent m&#233;caniquement ses besoins budg&#233;taires. C'est le Royaume-uni de David Cameron qui a men&#233; la charge des Etats ne voulant ni d'une hausse cons&#233;quente du budget europ&#233;en ni entendre parler de ressources propres pour l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un Parlement avec un genou &#224; terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'adoption du budget par le Parlement europ&#233;en &#224; une large majorit&#233; (508 voix contre 141) n'a pas cach&#233; l'amertume des d&#233;put&#233;s. &#171; On a gonfl&#233; la poitrine et puis on a eu peur de vaincre et on a tout arr&#234;t&#233; &#187; a d&#233;clar&#233; Daniel Cohn-Bendit des Verts. Le d&#233;put&#233; &#233;cologiste a r&#233;sum&#233; avec son sens de la formule habituel la bataille perdue par l'institution qui repr&#233;sente les citoyens au sein des institutions europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres positivent, tel Alain Lamassoure : &#171; dans les contraintes exceptionnelles de cette ann&#233;e, l'accord intervenu sur le projet de budget 2011 est le meilleur compromis possible &#187;. Ce n'est pas un mauvais argument dans l'hypoth&#232;se d'une recherche de compromis avec le Conseil. Mais cela r&#233;v&#232;le surtout l'impuissance des partis europ&#233;ens &#224; exister face aux chefs d'Etats et de gouvernements. Les souverainistes devraient &#234;tre contents : l'Europe des nations a gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en n'a pas &#233;t&#233; aid&#233; par la Commission europ&#233;enne. Certains commissaires europ&#233;ens ont bien essay&#233; de lancer l'id&#233;e d'un imp&#244;t europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a eu le grand m&#233;rite de proposer une autre voie pour financer le budget europ&#233;en face &#224; des Etats qui ont &#224; g&#233;rer sur le plan national une crise &#233;conomique. Pourtant, les besoins europ&#233;ens pour la relance de l'&#233;conomie sont pr&#233;gnants. Et cinq Etats ont d&#233;cid&#233; d'aller plus loin dans la victoire de leur int&#233;r&#234;t national sur l'int&#233;r&#234;t europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers un gel du budget europ&#233;en ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de cinq pays europ&#233;ens (France, Allemagne, Royaume-uni, Pays-Bas et Finlande) ont &#233;crit une lettre &#224; Jos&#233; Manuel Barroso, Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, pour demander d'imposer un gel du budget de l'UE pendant la dur&#233;e du prochain cadre financier pluriannuel (2014-2020), selon une lettre dat&#233;e du samedi 18 d&#233;cembre. Concr&#232;tement, ils demandent que les cr&#233;dits d'engagement ne devraient pas exc&#233;der leur niveau de 2013 corrig&#233; d'un taux de croissance inf&#233;rieur &#224; celui de l'inflation pendant la dur&#233;e du prochain cadre financier pluriannuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une fois, l'argument &#233;conomique est pr&#233;sent&#233; : &#171; l'enjeu des prochaines ann&#233;es ne sera pas pour l'UE de d&#233;penser plus mais de mieux d&#233;penser. Une meilleure efficacit&#233; de la d&#233;pense europ&#233;enne, un suivi pr&#233;cis des d&#233;penses engag&#233;es, la recherche d'un effet de levier &#233;conomique et la simplification du cadre financier permettront de r&#233;pondre &#224; cette exigence &#187;, explique le communiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cinq dirigeants nationaux ont donc d&#233;cid&#233; de pousser encore plus loin leur avantage sur le Parlement europ&#233;en et la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Deux visions de l'Europe, mais des combattants d'un seul c&#244;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; esp&#233;rer que les tenants d'un imp&#244;t europ&#233;en comprennent la le&#231;on. Ils ont perdu et ont fait perdre leur camp pour plusieurs mois. D&#233;sormais, comment allons-nous pouvoir nous opposer au Conseil qui a impos&#233; comme grille de lecture l'aust&#233;rit&#233; pour bien g&#233;rer l'Europe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car il ne faut pas voir dans l'argument des Sarkozy, Merkel et Cameron une preuve d'un rejet du projet europ&#233;en. C'est une vision combative de la construction europ&#233;enne : &#171; nous voulons que l'Europe ne concerne les pays nationaux que quand ils le d&#233;cident &#187;. Pour un Sarkozy ou une Merkel, c'est une mani&#232;re de s'assurer que lorsque la France et l'Allemagne avancent et font des propositions, l'Europe bouge. Pas s&#251;r que dans cette optique, Cameron soit un tr&#232;s bon alli&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre vision de la construction europ&#233;enne est celle qui met les citoyens au coeur du processus, c'est l'Europe f&#233;d&#233;rale. Mais pour ce faire, nous avons besoin d'une Commission europ&#233;enne qui agisse comme un r&#233;el gouvernement de l'Europe responsable devant les repr&#233;sentants des citoyens, le Parlement europ&#233;en. Mais pour le moment, ce dernier a baiss&#233; pavillon sans combattre, faute d'organisation en son sein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis politiques europ&#233;ens n'existent pas encore. C'est par eux et leurs membres que viendra la r&#233;volution europ&#233;enne. En attendant, les chefs d'Etats et de gouvernements feront ce pour quoi ils sont &#233;lus : d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts nationaux. Dans ce cas, quel avantage pour eux &#224; donner &#224; la Commission europ&#233;enne les moyens de son autonomie ? Autant la garder sous contr&#244;le en limitant ses moyens financiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Fabien CAZENAVE&lt;br class='manualbr' /&gt;Ancien Directeur du Taurillon et responsable des Jeunes Europ&#233;ens &#8211; France - Paris&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.taurillon.org/3875&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Article publi&#233; initialement sur Le Taurillon&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le &#171; Club du Crocodile &#187;</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Club-du-Crocodile</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Le-Club-du-Crocodile</guid>
		<dc:date>2011-04-11T08:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Altiero Spinelli</dc:creator>


		<dc:subject>Altiero Spinelli</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extraits de la conf&#233;rence de presse donn&#233;e par M. Altiero Spinelli, d&#233;put&#233; italien au Parlement europ&#233;en, &#224; Paris, le 26 novembre 1980 &lt;br class='autobr' /&gt; N&#176; 33 - 1&#176; trimestre 1981 &lt;br class='autobr' /&gt; Je ne reviendrai pas sur les contradictions qui existent entre la n&#233;cessit&#233; d'une Europe unie capable d'agir, capable d'affronter ses probl&#232;mes, capable d'assumer ses responsabilit&#233;s et cet ensemble d'institutions qui forment la Communaut&#233; et devrait les affronter, mais est incapable de le faire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je voudrais parler de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-149-septembre-2010-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 149 &#8212; 2010/09&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Altiero-Spinelli-3-+" rel="tag"&gt;Altiero Spinelli&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L131xH150/arton268-6f17b.jpg?1729709908' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Extraits de la conf&#233;rence de presse donn&#233;e par M. Altiero Spinelli, &lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;put&#233; italien au Parlement europ&#233;en, &#224; Paris, le 26 novembre 1980&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; N&#176; 33 - 1&#176; trimestre 1981&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je ne reviendrai pas sur les contradictions qui existent entre la n&#233;cessit&#233; d'une Europe unie capable d'agir, capable d'affronter ses probl&#232;mes, capable d'assumer ses responsabilit&#233;s et cet ensemble d'institutions qui forment la Communaut&#233; et devrait les affronter, mais est incapable de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais parler de l'&#233;tat d'esprit qui existe au Parlement europ&#233;en depuis son &#233;lection et de son &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement est n&#233; d'un acte politique d'une nouveaut&#233; absolue pour l'Europe car, si chaque pays a depuis longtemps &#224; titre individuel exp&#233;riment&#233; cet acte, l'Europe en tant que telle n'avait encore jamais fait l'exp&#233;rience de l'&#233;lection d'une seule entit&#233; &#233;lue par les &#233;lecteurs de plusieurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois en place, les parlementaires ont eu conscience qu'ils repr&#233;sentaient le peuple de la Communaut&#233; et qu'ils avaient une l&#233;gitimation d&#233;mocratique qui &#233;tait la plus importante des l&#233;gitimations connues &#224; notre &#233;poque. Imm&#233;diatement, ils se sont mis avec conscience &#224; essayer d'examiner tout ce qui leur serait possible de faire dans le cadre qui leur serait fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, ils n'ont pas &#233;prouv&#233; de sursaut de protestation contre la limitation des pouvoirs, mais ils ont d&#233;cid&#233; de faire leur travail et de t&#226;cher d'exploiter &#224; fond toutes les possibilit&#233;s qu'ils avaient &#224; Strasbourg, dans l'int&#233;r&#234;t de la Communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les possibilit&#233;s que le Parlement avaient, &#233;taient :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; de donner son avis sur toutes les initiatives de la Commission avant que le Conseil ne prenne des d&#233;cisions ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le pouvoir de participer &#224; l'&#233;laboration du budget et m&#234;me &#233;ventuellement de le rejeter ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le pouvoir d'obliger la Commission &#224; se d&#233;mettre ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le pouvoir de discuter sur tous les grands probl&#232;mes qui pouvaient se poser.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement est devenu le grand forum o&#249; l'on d&#233;bat des grands probl&#232;mes europ&#233;ens ou mondiaux en se rendant compte au fur et &#224; mesure, que tout ce verbiage ressemblait &#224; celui d'un &#171; Caf&#233; du Commerce &#187; international europ&#233;en. On parlait de ces probl&#232;mes, mais il n'y avait aucun impact r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, il est r&#233;sult&#233; de cette constatation un certain sentiment de frustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parlement avait et a le pouvoir de donner son avis sur les projets de la Commission. Il l'a donn&#233;. Il a pr&#233;tendu qu'il devait &#234;tre &#233;cout&#233;. Or, si la Commission &#233;coute bien &#171; quelques &#187; avis donn&#233;s par le Parlement, le Conseil des Ministres quant &#224; lui en a toujours fait fi d'une fa&#231;on d&#233;daigneuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement s'est trouv&#233; devant l'op&#233;ration extr&#234;mement importante du budget. Il a d&#233;clar&#233; qu'il n'&#233;tait pas satisfait de la fa&#231;on dont sa pr&#233;sentation &#233;tait con&#231;ue ; qu'il &#233;tait mal &#233;quilibr&#233; par rapport aux diff&#233;rentes politiques &#224; suivre ; qu'il &#233;tait inf&#233;rieur aux responsabilit&#233;s que la Communaut&#233; devait avoir et il a propos&#233; de le modifier d'une fa&#231;on significative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse du Conseil a &#233;t&#233; &#171; NON &#187;. En cons&#233;quence de quoi le Parlement a rejet&#233; le budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela, il &#233;tait n&#233;cessaire, compte tenu de l'importance qu'a un budget, d'en pr&#233;senter un nouveau dans les &lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;trois&lt;/strong&gt; mois suivant le rejet du premier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil et la Commission ont r&#233;agi d'une mani&#232;re &#224; la fois simple et d&#233;sinvolte. Ils ont laiss&#233; pourrir la situation durant des mois, contraignant la Communaut&#233; &#224; ne pas pouvoir prendre certains engagements qui auraient d&#251; l'&#234;tre. Pour le budget de 1981, la situation est encore plus grave. D'une part, le Parlement, la Commission et le Conseil ont d&#233;clar&#233; qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de &lt;strong&gt;r&#233;former&lt;/strong&gt; la politique agricole commune parce qu'elle avait eu pour cons&#233;quence certains aspects n&#233;gatifs. Il y a actuellement tout un ensemble de r&#232;glements qui engloutissent la tr&#232;s grosse majorit&#233; des ressources de la Communaut&#233; sans pour autant permettre de poursuivre une politique agricole coh&#233;rente ; d'autre part, il &#233;tait n&#233;cessaire d'augmenter les ressources de la Communaut&#233;, le 1% de l'assiette de la TVA pr&#233;vu actuellement n'&#233;tant plus suffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant toute l'ann&#233;e 1980, rien n'a &#233;t&#233; fait. Aucune modification n'a &#233;t&#233; apport&#233;e aux r&#232;glements concernant le budget. Certains compromis ont alors &#233;t&#233; envisag&#233;s et entre autre, soit d'&#233;tablir au printemps 1981 un budget rectificatif, soit de retenir une r&#233;serve permettant d'&#233;tablir un budget suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'est trouv&#233; en r&#233;alit&#233; devant un mur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la situation en est arriv&#233;e &#224; ce point, c'est que rien n'a &#233;t&#233; fait quand il le fallait et que cela eut &#233;t&#233; relativement facile, pour r&#233;former les r&#232;glements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement avait souvent attir&#233; l'attention sur cette lacune, sans succ&#232;s m&#234;me partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, les responsabilit&#233;s de la Communaut&#233; augmentent : il y a le probl&#232;me de l'&#233;nergie, de la reprise de l'&#233;conomie, des responsabilit&#233;s envers les pays en voie de d&#233;veloppement, etc. On se trouve aussi devant une s&#233;rie d'&#233;v&#232;nements mondiaux en face desquels l'Europe peut de moins en moins &#171; d&#233;l&#233;guer &#187; aux Etats-Unis, comme elle l'a fait ant&#233;rieurement, pratiquement pour toutes les grandes responsabilit&#233;s de politique &#233;trang&#232;re et de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Que faire devant cette situation ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement pourrait demander une chambre de discussion. Or le Parlement a, dans presque tous les groupes, un sentiment de frustration et il voudrait faire quelque chose et sortir de l'impasse o&#249; se trouve aussi la Communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, j'ai pens&#233;, avec quelques autres coll&#232;gues du Parlement europ&#233;en qu'il fallait faire quelque chose qui en r&#233;alit&#233; &#233;tait d'une extr&#234;me simplicit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;faut actuel provient du fait que toutes les d&#233;cisions sont prises par les &lt;strong&gt;neuf&lt;/strong&gt; gouvernements et bient&#244;t &lt;strong&gt;dix&lt;/strong&gt; puis &lt;strong&gt;douze&lt;/strong&gt; ; chacun a son propre processus de prise de d&#233;cision national. Chacun arrive avec un mandat lui permettant de n&#233;gocier en priorit&#233; sur tout ce qui est national et consid&#233;rer comme n&#233;gatif tout ce qui est europ&#233;en. Ceci ressemble &#224; un jeu de d&#233;s pip&#233;s o&#249; les m&#234;mes chiffres reviennent toujours, non pas simplement parce que les ministres sont trop nationalistes, mais parce que le jeu est fait ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans certaines conditions difficiles, les chefs de gouvernements pr&#233;voient de faire quelque chose en commun, mais ces grands principes restent toujours des &#171; &lt;strong&gt;voeux pieux&lt;/strong&gt; &#187; d&#232;s qu'il s'agit d'&#233;tablir des r&#232;gles d'application.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci doit changer. Il faut &#233;tablir un syst&#232;me o&#249;, tout en tenant compte des points de vue nationaux qui ne peuvent &#234;tre &#233;limin&#233;s, il y ait des processus de formation communs, un &lt;strong&gt;noyau r&#233;el&lt;/strong&gt; d'activit&#233; gouvernementale, un contr&#244;le d&#233;mocratique et une participation permettant que, lorsqu'on fait quelque chose, on puisse conna&#238;tre le degr&#233; de consensus qu'on a dans la population : il y a donc une r&#233;forme &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a &lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; mani&#232;res de faire cette r&#233;forme :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les gouvernements membres de la Communaut&#233; affirment qu'il faut changer quelque chose et que c'est &#224; eux de le faire. Sans aucun doute, le soin de mener &#224; bien les tractations sera alors remis entre les mains de &#171; diplomates &#187; qui d&#233;fendront les caract&#233;ristiques de leur propre pays. Le r&#233;sultat pr&#233;visible sera au mieux la cr&#233;ation d'un nouveau Conseil (un de plus) sans qu'aucun r&#233;sultat concret ne puisse en ressortir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le Parlement europ&#233;en &#233;lu a, rappelons le, la l&#233;gitimit&#233;. Il n'a peut-&#234;tre pas de pouvoir, mais il a le &lt;strong&gt;devoir de proclamer avec la plus grande &#233;nergie qu'il est le SEUL en Europe &#224; poss&#233;der le droit de parler au nom des citoyens europ&#233;ens&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, il doit se d&#233;cider &#224; pr&#233;parer les projets de r&#233;forme et les proposer aux &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il doit proposer que la Communaut&#233; ait ses lois fondamentales. Sans proposer une constitution, il doit proposer &lt;strong&gt;quatre&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;cinq&lt;/strong&gt; mesures les plus importantes &#224; prendre en mati&#232;re gouvernementale : d&#233;finition des comp&#233;tences, d&#233;finition budg&#233;taire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Parlement europ&#233;en se trouvent les repr&#233;sentants de toutes les forces politiques et de toutes les exigences nationales et il s'exerce un effort continu pour trouver des points de vue communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement est non seulement capable d'avoir des positions communes mais encore, il l'a d&#233;j&#224; prouv&#233; &#224; de nombreuses reprises, il est capable de d&#233;passer les limites nationales autant que celles des partis traditionnels et de former des majorit&#233;s novatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, il faut former un groupe de travail &lt;strong&gt;ad hoc&lt;/strong&gt; pour pr&#233;parer le d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai propos&#233; que tous les parlementaires dispos&#233;s &#224; travailler dans ce sens se r&#233;unissent, non pas pour cr&#233;er un nouveau groupe, mais pour former un &#171; &lt;strong&gt;Club&lt;/strong&gt; &#187; qui a pris le nom de &#171; &lt;strong&gt;Crocodile&lt;/strong&gt; &#187;, du nom m&#234;me du restaurant o&#249; eut lieu la premi&#232;re r&#233;union. Des signatures d'engagement ont commenc&#233; &#224; &#234;tre prises se montant &#224; une quarantaine &#224; ce jour (26/11/80). Toutefois, il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de ne pr&#233;senter officiellement les propositions du &lt;strong&gt;Club&lt;/strong&gt; que lorsque de nombreuses signatures auraient &#233;t&#233; recueillies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette action parlementaire a une chance de se d&#233;velopper si les parlementaires se rendent compte qu'il ne s'agit pas simplement de prononcer des discours, mais parall&#232;lement d'int&#233;resser &#224; cette action les partis qui les ont fait &#233;lire et l'opinion publique, car il s'agit du d&#233;but d'une bataille politique qui sera longue et ne doit pas se cantonner &#224; l'int&#233;rieur du Parlement europ&#233;en mais d&#233;border vers les parlements nationaux et les &#233;lecteurs de toute la Communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'insiste sur le fait que cette op&#233;ration, pour r&#233;ussir, doit aller au-del&#224; du Parlement europ&#233;en, &#234;tre connue et suivie par l'&lt;strong&gt;opinion publique&lt;/strong&gt; de toute la Communaut&#233; dont le r&#244;le est d'influencer leurs parlementaires nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Proposition de r&#233;solution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en,&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; conscient du fait qu'il a eu l'occasion, depuis l'&#233;lection de ses membres au suffrage universel, d'&#233;valuer le fonctionnement des institutions et l'efficacit&#233; des politiques de la Communaut&#233;, et qu'il est pratiquement impossible de d&#233;passer dans le syst&#232;me institutionnel actuel, le niveau d'am&#233;nagements tout &#224; fait marginaux des r&#232;gles et pratiques actuellement en vigueur ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; estimant de son devoir de pr&#233;senter, de d&#233;battre et de voter des propositions de r&#233;formes institutionnelles en se basant sur la l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique qui d&#233;rive de son &#233;lection directe par le peuple de la Communaut&#233; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; rappelant que, dans le pass&#233;, de nombreuses initiatives ont &#233;t&#233; lanc&#233;es par plusieurs groupes politiques, visant le sujet des r&#233;formes institutionnelles, dont notamment le projet de r&#233;solution du groupe PPE du 27 septembre 1979, demandant au Bureau du Parlement d'&#233;tablir la proc&#233;dure n&#233;cessaire pour affronter ce sujet ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; persuad&#233; que les propositions de r&#233;formes qui sortiront d'un large consensus des forces politiques de tous les pays membres et qui auront &#233;t&#233; vot&#233;es par le Parlement devront &#234;tre envoy&#233;es directement pour ratification aux organes constitutionnels comp&#233;tents dans chaque Etat membre ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; conscient qu 'il engage ainsi une action de grande importanc politique et diff&#233;rente des actions men&#233;es jusqu'ici et que, par cons&#233;quent, il devient n&#233;cessaire de former dans son sein un groupe de travail sp&#233;cifiquement charg&#233; de proc&#233;der &#224; toutes les consultations n&#233;cessaires, de lui pr&#233;parer et pr&#233;senter les diverses options institutionnelles et, sur la base des choix faits par le Parlement, de r&#233;diger et de lui proposer les textes d&#233;finitifs &#224; adopter ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; consid&#233;rant que ce groupe de travail devrait &#234;tre compos&#233; de telle fa&#231;on qu'il repr&#233;sente les courants de pens&#233;e existants dans le Parlement, et qu'il devrait examiner toutes les options relatives au d&#233;veloppement futur de la Communaut&#233; :&lt;/li&gt;&lt;li&gt; invite son Pr&#233;sident et le Bureau &#233;largi &#224; cr&#233;er, dans les meilleurs d&#233;lais un tel groupe de travail.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La proposition de r&#233;solution, sign&#233;e par 172 parlementaires a &#233;t&#233; remise &#224; la Pr&#233;sidente du Parlement durant la session de f&#233;vrier et devait venir en discussion en mai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Parlement europ&#233;en demande au Conseil de promouvoir la participation parlementaire aux Nations unies</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Parlement-europeen-demande-au</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Le-Parlement-europeen-demande-au</guid>
		<dc:date>2010-11-16T11:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>UNPA</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en a demand&#233; au Conseil de l'Union europ&#233;enne de proposer une implication parlementaire plus forte au sein des Nations unies durant la 65&#176; Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale qui d&#233;butera en septembre. &lt;br class='autobr' /&gt; Un jeu de recommendations adopt&#233; par le Parlement europ&#233;en le 25 mars &#224; Bruxelles inclus un paragraphe dans lequel il est demand&#233; au Conseil &#171; de promouvoir une participation plus forte des parlements nationaux et transnationaux dans les activit&#233;s des Nations unies dans le but de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-148-2010-06-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 148 &#8212; 2010/06&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-UNPA-+" rel="tag"&gt;UNPA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Parlement europ&#233;en a demand&#233; au Conseil de l'Union europ&#233;enne de proposer une implication parlementaire plus forte au sein des Nations unies durant la 65&#176; Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale qui d&#233;butera en septembre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un jeu de recommendations adopt&#233; par le Parlement europ&#233;en le 25 mars &#224; Bruxelles inclus un paragraphe dans lequel il est demand&#233; au Conseil &#171; de promouvoir une participation plus forte des parlements nationaux et transnationaux dans les activit&#233;s des Nations unies dans le but de renforcer la nature d&#233;mocratique de l'ONU, de ses programmes et de ses Agences ainsi que de soutenir les initiatives de la soci&#233;t&#233; civile et des parlements en ce sens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapporteur du Parlement europ&#233;en le MEP Alexander Grad, liberal allemande, a declare dans une interview que le Parlement &#171; n'est pas un corps l&#233;gislatif en mati&#232;re de politique ext&#233;rieure &#187;. Il esp&#232;re toutefois, &#171; que certaines de nos recommendations seront incorpor&#233;es dans les r&#233;solutions du Conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recommendations de renforcer la participation parlementaire au sein de l'ONU ont provoqu&#233; des sentiments divers parmi les soutiens de la Campagne internationale pour une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies (UNPA). &#171; Depuis 1994 le Parlement europ&#233;en a soutenu la cr&#233;atrion d'un corps parlementaire aux Nations unies. C'est une occasion manqu&#233;e que cette r&#233;solution mentionne seulement la participation des parlements nationaux et transationaux. Beaucoup pensent qu'il s'agit d'une position fadasse et r&#233;trograde &#187;, a d&#233;clar&#233; Andreas Bummel, responsable du Secr&#233;tariat de la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;f&#233;rence &#224; l'UNPA &#233;cart&#233;e en commission&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Commission du Parlement europ&#233;en pour les affaires &#233;trang&#232;res (AFET) avait auparavant approuv&#233;e de renoncer une r&#233;f&#233;rence en faveur d'une UNPA. Un amendement propos&#233; par Jo Leinen, pour le groupe socialiste, qui r&#233;it&#233;rait le support de longue date du Parlement en faveur de l'UNPA a &#233;t&#233; remplac&#233; par un compromis sans cette r&#233;f&#233;rence et n'a pas &#233;t&#233; mis au vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapporteur Mr. Lambdorff a expliqu&#233; que ce compromise &#233;tait acceptable par les Lib&#233;raux, les Verts, les Socialistes et les conservateurs &#233;galement. Faisant r&#233;f&#233;rence &#224; l'opposition de l'Union interparlementaire &#224; l'UNPA IL a d&#233;clar&#233; que le compromis &#233;tait de &#171; ne mentionner ni les arguments des partisans ni ceux des opposants &#187;. Selon Lambdorff, &#171; il n'y pas encore de position commune, unifi&#233;e, dans l'Assembl&#233;e &#187;. Le coordinnateur des Verts au sein de la Commission, Ulrike Lunacek, parlementaire autrichienne, a comment&#233; ainsi &#171; il y a deux possibilit&#233;s pour une meilleure participation des parlements au sein des Nations unies, une UNPA comme un nouvel organe ou un nouveau d&#233;veloppement et une am&#233;lioration de l'Union interparlementaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son opinion, le compromis &#171; laisse la porte ouverte pour les deux possibilit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des parlementaires cl&#233;s et les F&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens r&#233;enforcent leur soutien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le compromise au sein de la Commission des affaires &#233;trang&#232;res, des members cl&#233;s du Parlement europ&#233;en ont confirm&#233; leur support pour l'UNPA. Alors qu'on lui demandait sa position, Elmar Brok, MEP allemand, porte-parole du groupe conservateur pour les Affaires &#233;trang&#232;res, a d&#233;clar&#233; qu'il &#171; ssoutient la cr&#233;ation d'une UNPA car nous avons besoin de davantage de transparence et de d&#233;mocratie, principalement au niveau international &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Pr&#233;sident de l'Union des f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens (UEF), le parlementaire lib&#233;ral britannique Andrew Duff, pr&#233;voit de pousser la proposition. Duff a d&#233;clar&#233; : &#171; j'esp&#232;re tr&#232;s fortement que le Parlement acceptera d'inclure une d&#233;claration de soutien &#224; l'UNPA dans sa r&#233;solution finale pour la prochaine 65&#176; Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies. Moi et d'autres parlementaires pr&#233;senteront un amendement en ce sens lorsque la question sera soulev&#233;e en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re. Duff a ajout&#233; que &#171; ce serait un jour triste si le Parlement europ&#233;en manquait de l'ambition n&#233;cessaire pour projeter l'exp&#233;rience propre et tr&#232;s sp&#233;ciale de l'Europe en mati&#232;re de d&#233;mocratie trans-nationale au plan mondial. L'Europe devrait prendre le leadership sur la gouvernance d&#233;mocratique globale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une r&#233;solution des Jeunes europeens f&#233;d&#233;ralistes (JEF Europe), le mouvement supranational de jeunes, &#171; regrette la tr&#232;s regrettable d&#233;cision de la Commission des Affaires &#233;trang&#232;res du Parlement europ&#233;en qui a d&#233;cid&#233; de ne pas reprendre les positions et engagements ant&#233;rieurs du PE qui &#233;taient en faveurd e l'id&#233;e d'&#233;tablir une Assembl&#233;e parlementaire des Nations unies &#187;. La d&#233;claration poursuit que &#171; la JEF est en faveur d'introduire plus de d&#233;mocratie parlementaire au sein du syst&#232;me des Nations unies &#187; et que &#171; le Parlement europ&#233;en, en tant qu'Assembl&#233;e supranationale d&#233;mocratiquement &#233;lue du monde la plus influente, devrait &#234;tre en t&#234;te dans le soutien &#224; l'id&#233;e d'un parlement mondial, alors que l'UNPA peut &#234;tre un pas, petit mais significatif, dans la bonne direction &#187;. La JEF Europe, &#171; esp&#232;re pour cel&#224; que le Parlement europ&#233;en reconsid&#233;rera sa position et fera de son mieux pour fonder une gouvernance mondiale d&#233;mocratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lucio Levi, professeur de Science politique et de politiques compar&#233;es &#224; l'Universit&#233; de Turin, et membre du Comit&#233; f&#233;d&#233;ral de l'UEF, a exprim&#233; son d&#233;sapointement devant le compromis adopt&#233; par l'AFET du Parlement europ&#233;en. &#171; Nous sommes habitu&#233;s &#224; consid&#233;rer le Parlement europ&#233;en comme le laboratoire de la d&#233;mocratie internationale, pas seulement comme un mod&#232;le, mais aussi comme un moteur pour la diss&#233;mination de la d&#233;mocratie sans fronti&#232;re. Mais aujourd'hui, le Parlement europ&#233;en semble avoir perdu la chance de montrer la voie menant &#224; une r&#233;forme d&#233;mocratique des Nations unies, de la m&#234;me mani&#232;re que celle suivie par l'Union europ&#233;enne au plan continental &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Union parlementaire internationale
et l'UNPA, &#171; compl&#233;mentaires &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon une analyse d'experts de la Campagne pour l'UNPA, l'Union interparlementaire internationale et la nouvelle assembl&#233;e seraient &#171; compl&#233;mentaires &#187;. &#171; Selon nous, renforcer l'Union parlementaire internationale et cr&#233;&#233;er l'UNPA ne seraient pas n&#233;cessairement contradictoire &#187; a d&#233;clar&#233; M. Andreas Bummel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Comit&#233; pour des Nations unies d&#233;mocratiques - KDUN - Francfort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Jean-Francis BILLION - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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