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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Trump et l'Europe</title>
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		<dc:date>2017-01-12T08:13:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le jour de l'An 2017, l'Union europ&#233;enne (UE) est pr&#233;sid&#233;e par la lilliputienne R&#233;publique de Malte, c'est-&#224;-dire le plus petit de ses Etats-membres (311 km2) qui, en vertu du Trait&#233; de Lisbonne, en a h&#233;rit&#233; statutairement jusqu'&#224; la fin du mois de juin. Comme l'Ile de Chypre, Malte est devenue membre de l'UE en maintenant son appartenance au Commonwealth britannique. Par ailleurs, le calendrier politique veut que la Grande-Bretagne pr&#233;side &#224; son tour l'Union pendant le second (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-174-Decembre-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 174 &#8211; D&#233;cembre 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le jour de l'An 2017, l'Union europ&#233;enne (UE) est pr&#233;sid&#233;e par la lilliputienne R&#233;publique de Malte, c'est-&#224;-dire le plus petit de ses Etats-membres (311 km2) qui, en vertu du Trait&#233; de Lisbonne, en a h&#233;rit&#233; statutairement jusqu'&#224; la fin du mois de juin. Comme l'Ile de Chypre, Malte est devenue membre de l'UE en maintenant son appartenance au Commonwealth britannique. Par ailleurs, le calendrier politique veut que la Grande-Bretagne pr&#233;side &#224; son tour l'Union pendant le second semestre de l'ann&#233;e en cours. Situation baroque quand on sait qu'en vertu du Brexit, Teresa May a fait savoir en octobre dernier qu'elle comptait lancer la proc&#233;dure de divorce avec l'Union dans le courant du prochain mois de mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UE n'aura pas seulement &#224; se pencher, au cours des temps qui viennent, sur l'une des plus difficiles n&#233;gociations de son histoire. Elle devra aussi affronter parall&#232;lement une s&#233;rie de questions majeures (en commen&#231;ant par les probl&#232;mes que ne manqueront pas de lui poser l'exub&#233;rance et l'impr&#233;visibilit&#233; du nouveau Pr&#233;sident des Etats-Unis apr&#232;s sa prise de fonction le 20 janvier, au nom du slogan &#171; America first &#187;, pendant sa campagne &#233;lectorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trump est, en effet, apparu comme un personnage &#233;bouriffant faisant volontiers son miel des exc&#232;s de langage dont il s'est montr&#233; prodigue, mais sans pour autant se laisser assimiler &#224; un clown, comme il a su en convaincre l'&#233;lectorat f&#233;d&#233;ral. Son gout prononc&#233; pour la &#171; Realpolitik &#187; transparait dans ses propos, qu'il s'agisse de prendre syst&#233;matiquement le contre-pied d'Obama ou de se vouloir isolationniste, en tant que leader de la superpuissance mondiale, ou champion d'un protectionnisme qui s'est d&#233;j&#224; traduit dans la &#171; zone Pacifique &#187; par l'abandon du Trait&#233; de Libre-&#233;change (TIP) conclu par son pr&#233;d&#233;cesseur avec les pays asiatiques, &#224; l'exception notable de la Chine. Celle-ci s'est d'ailleurs r&#233;jouie imm&#233;diatement d'un renoncement susceptible de lui permettre d'instaurer un partenariat &#233;conomique r&#233;gional dont elle serait, cette fois, le pivot. Le projet de Partenariat &#171; transatlantique pour le commerce et l'investissement &#187; d'autre part en cours de n&#233;gociation (TTIP), parait destin&#233; &#224; un sort comparable. Sino-sceptique, climato-sceptique, Trump est aussi un eurosceptique, comme il l'a montr&#233; en applaudissant l'annonce du succ&#232;s obtenu par le Brexit Outre-manche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les Europ&#233;ens vont devoir faire face &#224; un &#171; partenaire &#187; imbuvable, mais incontournable, chaque fois que des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, politiques ou strat&#233;giques majeurs seront en cause. Un partenaire, de plus, qui cultive sa proximit&#233; avec les &#233;l&#233;ments les plus durs de la droite europ&#233;enne. Trump, sans aucun doute et sans tarder invitera ses alli&#233;s europ&#233;ens &#224; s'assumer d&#233;sormais sur le plan de la d&#233;fense, notamment dans le domaine budg&#233;taire, laissant par ailleurs clairement entendre que l'Organisation du Trait&#233; de l'Atlantique Nord (OTAN) est devenue &#171; obsol&#232;te &#187;. C'est un des points clefs de son programme, m&#234;me si on ne per&#231;oit pas quel nouvel organisme pourrait se substituer dans le contexte actuel &#224; l'OTAN dont les Am&#233;ricains assurent, &#224; eux seuls, pr&#232;s de la moiti&#233; de la charge et contr&#244;lent plus de la moiti&#233; des infrastructures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus et surtout quels sont les pays europ&#233;ens pr&#234;ts &#224; accepter les transferts significatifs de souverainet&#233; aujourd'hui n&#233;cessaires &#224; la mise en service d'une nouvelle organisation militaire int&#233;gr&#233;e pour faire preuve d'efficacit&#233;, sans &#234;tre technologiquement, budg&#233;tairement, politiquement d&#233;pendante des Etats-Unis ? Faute d'en avoir la volont&#233; suffisante, les Europ&#233;ens n'ont cess&#233; de tourner en rond autour de ces dilemmes fondamentaux. F&#233;derica Mogherini, Chef de la diplomatie de l'UE, a d&#233;j&#224; proclam&#233; urbi et orbi qu'il ne pouvait &#234;tre question de &#171; cr&#233;er une arm&#233;e europ&#233;enne &#187; ; la seule chose qui puisse s'envisager &#233;tant celle d'une &#171; coop&#233;ration plus effective &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, comme a tenu &#224; nous le faire savoir Robert Fico qui &#171; pr&#233;sidait &#187;, au nom de la Slovaquie, le Conseil europ&#233;en lors du deuxi&#232;me semestre 2016, le mal- &#234;tre europ&#233;en appelle &#224; &#171; moins d'int&#233;gration &#187; au motif que &#171; plus d'int&#233;gration mettrait en danger les identit&#233;s nationales &#187; ! Dans ces conditions, les avertissements du quarante-cinqui&#232;me pr&#233;sident des Etats-Unis risquent de n'&#234;tre, au moment o&#249; il se pr&#233;pare &#224; assumer sa charge, que des avertissements de &#171; Trump l'&#339;il &#187;, malgr&#233; les d&#233;clarations et les pratiques de Poutine qui a, pour l'instant, toutes ses faveurs. On peut donc se demander de quoi l'Europe pourra se montrer encore capable &#224; l'occasion du soixanti&#232;me anniversaire des Trait&#233;s de Rome, le 25 mars prochain. Car, il faudra bien, au del&#224; des congratulations de circonstance, &#233;voquer les incertitudes de l'avenir dans la foire d'empoigne mondiale, deux mois apr&#232;s que le propri&#233;taire de la Trump Tower se soit install&#233; dans le bureau ovale de la Maison blanche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'affaire Barroso</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/L-affaire-Barroso</link>
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		<dc:date>2016-10-13T08:35:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes ont tr&#232;s g&#233;n&#233;ralement soutenu la Commission trop souvent dite de &#171; Bruxelles &#187; et le Parlement dit de &#171; Strasbourg &#187; par les m&#233;dias &#171; grand public &#187;. M&#234;me si, dans nombre de cas de figure, il s'est agi d'un soutien critique &#224; l'occasion de l'&#233;largissement ou du renforcement de leurs comp&#233;tences. C'est pourquoi nous devons nous associer &#224; celles et ceux qui ont d&#233;nonc&#233; ces temps derniers l'attitude du pr&#233;d&#233;cesseur de Jean-Claude Juncker &#224; la t&#234;te de la Commission (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-173-Septembre-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 173 - Septembre 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes ont tr&#232;s g&#233;n&#233;ralement soutenu la Commission trop souvent dite de &#171; Bruxelles &#187; et le Parlement dit de &#171; Strasbourg &#187; par les m&#233;dias &#171; grand public &#187;. M&#234;me si, dans nombre de cas de figure, il s'est agi d'un soutien critique &#224; l'occasion de l'&#233;largissement ou du renforcement de leurs comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous devons nous associer &#224; celles et ceux qui ont d&#233;nonc&#233; ces temps derniers l'attitude du pr&#233;d&#233;cesseur de Jean-Claude Juncker &#224; la t&#234;te de la Commission europ&#233;enne. C'est-&#224;-dire Jose Manuel Barroso qui en assuma la pr&#233;sidence entre 1984 et 1994. Le Portugais a d&#233;cid&#233;, en effet, d'agr&#233;menter les avantages d'une d&#233;j&#224; tr&#232;s confortable retraite en accueillant sans &#233;tat d'&#226;me les offres de &#171; pantouflage &#187; de la tristement c&#233;l&#232;bre banque am&#233;ricaine Goldman Sachs mondialement connue pour les responsabilit&#233;s assum&#233;es lors du d&#233;clenchement de la violente crise financi&#232;re des &#171; subprimes &#187;, provoquant &#224; partir de 2008 un clash sans pr&#233;c&#233;dent depuis les ann&#233;es 1930, &#233;branlant de ce fait les &#233;conomies am&#233;ricaine, europ&#233;enne et m&#234;me mondiale, frappant de plein fouet la jeune et encore fragile zone euro, au passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu, au d&#233;but de Juillet dernier, pr&#233;sident non ex&#233;cutif de la branche internationale de Goldman Sachs sise &#224; Londres, Barroso a fait savoir ses intentions en les annon&#231;ant &#224; la cantonade, contribuant ainsi &#224; mettre luim&#234;me &#171; le feu aux poudres &#187;. Par exemple, quand il a d&#233;clar&#233; tout de go au &#171; Financial Times &#187; qu'il &#233;tait pr&#234;t en prenant la t&#234;te d'une telle banque d'affaires, &#171; &#224; participer &#187; au d&#233;nouement des cons&#233;quences financi&#232;res du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative de Barroso a, de toute &#233;vidence, plong&#233; dans l'embarras la Commission Juncker, d&#233;j&#224; emp&#234;tr&#233;e dans les bourbiers grec et migratoire, sans parler des redoutables cons&#233;quences potentielles du rejet r&#233;f&#233;rendaire de l'appartenance britannique &#224; l'Union europ&#233;enne. M&#234;me si, formellement, l'illustre Barroso fort de ses 32 doctorats &#171; honoris causa &#187; et b&#233;n&#233;ficiant d'une cinquantaine de prix et m&#233;dailles, a respect&#233; les &#171; r&#232;gles de d&#233;cence &#187; aujourd'hui prescrites au nom des textes statutaires de l'Union europ&#233;enne, plus de 120.000 signatures faisant l'objet d'une p&#233;tition &#233;lectronique auraient &#233;t&#233; recueillies l'&#233;t&#233; dernier &#224; son encontre, en vue d'&#234;tre soumise aux pr&#233;sidents en exercice de la Commission, du Parlement et du Conseil europ&#233;en, pour requ&#233;rir des &#171; sanctions exemplaires &#187;. L'eurod&#233;put&#233;e Sylvie Goulard, bien connue en France pour son engagement europ&#233;en, a appel&#233; les chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union, en t&#234;te desquels Angela Merkel et Fran&#231;ois Hollande, ainsi que les responsables actuels du gouvernement de Lisbonne, &#224; exprimer publiquement &#171; leur r&#233;probation &#187; sugg&#233;rant &lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me qu'ils invitent M. Barroso &#224; d&#233;missionner de ses nouvelles fonctions, alors que celui-ci s'estime victime &#171; d&#8216;all&#233;gations discriminatoires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, l'affaire Barroso a pris un tour nouveau quand la M&#233;diatrice de l'Union, &#233;lue par le Parlement europ&#233;en, l'Irlandaise Emily O'Reilly a fait savoir, le 6 Septembre dernier, qu'elle attendait tr&#232;s officiellement de Jean-Claude Juncker une &#171; clarification &#187; de la position de la Commission dans cette affaire. Le Luxembourgeois a r&#233;pondu trois jours plus tard, en assurant son interlocutrice qu'il avait demand&#233; que lui soit communiqu&#233; le contrat de travail liant d&#233;sormais M. Barroso &#224; Goldman Sachs. D'autre part, il a saisi la Commission d'&#233;thique ad hoc du cas de figure que posait, en la circonstance, son pr&#233;d&#233;cesseur. Cette r&#233;ponse n'a, apparemment, pas enti&#232;rement satisfait Mme O'Rielly qui, en pleine connaissance des textes existants (y compris, l'article 245 du Trait&#233; sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne), a exprim&#233; des doutes sur leur efficacit&#233;, tels qu'ils avaient &#233;t&#233; r&#233;dig&#233;s. En cons&#233;quence, la code de conduite devrait &#234;tre r&#233;vis&#233; et inclure, selon elle, de nouvelles sanctions sp&#233;cifiques. L'affaire suivra donc son cours&#8230; et continuera &#224; nuire &#224; l'image de la Commission tant qu'elle n'aura pas abouti &#224; des conclusions moralement acceptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Barroso m&#233;rite notre attention particuli&#232;re. C'est, en effet, &#224; son initiative que s'est tenue aux &#238;les A&#231;ores, le 15 Mars 2003 l'historique rencontre &#224; l'issue de laquelle l'am&#233;ricain Bush, le britannique Blair, l'espagnol Azenar ont donn&#233; le &#171; feu vert &#187; de la guerre d'Irak. Comment, d&#232;s lors mieux le remercier de son virage atlantique , qu'en parrainant sa candidature &#224; la pr&#233;sidence de la Commission europ&#233;enne ? C'est ce que fit Tony Blair au d&#233;triment de celle, jug&#233;e &#171; trop f&#233;d&#233;raliste &#187; du belge Guy Verhofstadt, aujourd'hui charg&#233; par le Parlement europ&#233;en de suivre les n&#233;gociations qui s'annoncent avec Londres, &#224; la suite du Brexit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la t&#234;te de la Commission, dix ans durant, le &#171; M&#233;rou &#187; (surnom portugais de Jos&#233;-Manuel) a aussi assum&#233; un deuxi&#232;me virage notoire, : celui d'une &#171; technocratisation &#187; acc&#233;l&#233;r&#233;e de l'ex&#233;cutif europ&#233;en, conform&#233;ment aux v&#339;ux britanniques. Quoi qu'il en soit, les f&#233;d&#233;ralistes doivent, en la circonstance, soutenir les requ&#234;tes de Mme O'Reilly, de la m&#234;me fa&#231;on qu'il est de leur devoir de s'associer au combat de la danoise Margrethe Vestager, Commissaire europ&#233;en en charge de la concurrence, aux prises avec le g&#233;ant am&#233;ricain de l'informatique et du num&#233;rique, APPLE. Ne serait-ce que pour des raisons morales et &#233;viter que la communaut&#233; des citoyens ne rejette une fois pour toutes une construction europ&#233;enne appel&#233;e, par ailleurs, &#224; f&#234;ter son soixanti&#232;me anniversaire en mars 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Schuman et Monnet &#233;taient encore de ce monde, diraient-ils, &#171; autre chose ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BREXIT : le grand chambardement </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</guid>
		<dc:date>2016-07-04T06:12:01Z</dc:date>
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		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>Royaume-Uni</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Royaume-Uni-+" rel="tag"&gt;Royaume-Uni&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de Grande-Bretagne, des am&#233;nagements aux trait&#233;s existants qui les autorisaient &#224; rester &#233;ventuellement membres de l'Union europ&#233;enne (UE), en &#233;change de nouveaux accommodements destin&#233;s &#224; permettre aux insulaires de se soustraire aux r&#232;gles communes impos&#233;es aux autres pays partenaires, avec la b&#233;n&#233;diction de &#171; Bruxelles &#187;. Ni ces &#171; bricolages &#187;, comme les a qualifi&#233;s le leader travailliste Jeremy Corbyn, ni l'assassinat de l'anti-brexit d&#233;put&#233;e Jo Cox, le 16 juin dernier, dans le Yorkshire ; ni les avertissements du Pr&#233;sident des Etats-Unis, du Ministre allemand des finances, Wolfgang Scha&#252;ble, ou des repr&#233;sentants des grandes institutions internationales, n'ont contrari&#233; la d&#233;cision britannique d'opter pour le &#171; Brexit &#187; &#224; pr&#232;s de 52 % des suffrages exprim&#233;s, convaincus comme ils l'&#233;taient que d&#233;sormais leur pays n'avait plus d'int&#233;r&#234;t &#224; demeurer au sein d'une UE frapp&#233;e de plein fouet par la crise depuis 2008, encombr&#233;e de pays peu fiables (&#224; leurs yeux) comme la Gr&#232;ce : incapable au surplus de ma&#238;triser les probl&#232;mes migratoires, etc. D&#232;s lors, les europhobes avaient le vent en poupe pour prendre le grand large. Sans m&#234;me percevoir le fait qu'en contrepartie, le Royaume r&#233;unissant l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Ulster appara&#238;trait singuli&#232;rement d&#233;suni d&#232;s la proclamation des r&#233;sultats : 62 % des Ecossais, et 55,8 % des Irlandais du Nord, s'&#233;tant ouvertement oppos&#233;s au &#171; splendide isolement &#187; sauce Brexit. La menace latente d'une &#233;ventuelle s&#233;cession &#233;cossaise a d'ailleurs d&#233;j&#224; par la m&#234;me occasion refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, sur le continent europ&#233;en, la vague populiste, eurosceptique et nationaliste qui n'a cess&#233; de grossir ces temps derniers dans la plupart des pays d'Europe occidentale, centrale et m&#234;me m&#233;ridionale, a re&#231;u un s&#233;rieux coup de pouce. Marine Le Pen n'a pas &#233;t&#233; la seule &#224; &#171; exulter &#187;. La question d'un r&#233;f&#233;rendum susceptible d'avoir les m&#234;mes effets stato-nationaux qu'en Angleterre se pose d&#233;sormais, m&#234;me dans les pays fondateurs. Aux Pays-Bas, le &#171; Nexit &#187; est d&#233;sormais &#224; la mode. Les partis parlementaires traditionnels sont un peu partout sur la d&#233;fensive. Les Pays-Bas, la France, l'Allemagne seront confront&#233;s &#224; des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales majeures en 2017 et le risque d&#8216;un effet domino dont le Brexit est porteur, s'en trouve naturellement accru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une telle conjoncture, les forces centrifuges s'en donnent &#224; c&#339;ur joie. &#171; L'art de d&#233;tricoter l'Europe &#187; ou plut&#244;t &#171; le peu d'Europe &#187; qui subsiste vraiment sera bient&#244;t entre toutes les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la situation demeure potentiellement explosive alors &lt;br class='autobr' /&gt;
que les pr&#233;mices de la campagne pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles vont se manifester d&#232;s la prochaine &#171; rentr&#233;e &#187;. Le &#171; Brexit &#187; ayant fini par s'imposer, le couple M&#233;lenchon &#8211; Le Pen m&#232;ne la sarabande souverainiste. Ils se veulent, par excellence, les candidats de la &#171; sortie des trait&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le camp de la gauche gouvernementale, on attend toujours un projet europ&#233;en coh&#233;rent et porteur d'avenir. En dehors d'Emmanuel Macron, porteur, &#224; ses risques et p&#233;rils, de perspectives qui font sens, jusqu'ici rien de bien nouveau n'est sorti des arcanes de la rue Solferino o&#249; &#171; l'Europe &#187;, l&#224; encore, est consid&#233;r&#233;e comme un facteur exog&#232;ne de divisions internes. Issue de la mouvance libertaire des manifs de mai 1968, un homme seul, mais qui garde une forte audience populaire, se d&#233;bat comme un beau diable, en exposant dans les m&#233;dias, les raisons de son choix sans ambigu&#239;t&#233; en faveur d'une Europe f&#233;d&#233;rale : Daniel Cohn-Bendit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la droite dite &#171; r&#233;publicaine &#187;, on voit s'accumuler depuis le coup de Trafalgar du &#171; Brexit &#187;, des appels en faveur d'une &#171; refondation &#187; et d'une &#171; r&#233;novation &#187;, de l'UE, sans annoncer le moindre projet, du moins, jusqu'ici. Ces d&#233;clarations dans le vide masquent un certain d&#233;sarroi, d&#232;s que la question des transferts de souverainet&#233; dans les domaines r&#233;galiens de la d&#233;fense, de la politique &#233;trang&#232;re et de la fiscalit&#233; sont abord&#233;s. Quand Fran&#231;ois Fillon, par exemple, s'en prend au &#171; f&#233;d&#233;ralisme administratif &#187; auquel les Etats membres se sont toujours efforc&#233; de r&#233;duire le r&#244;le de la Commission, il ne nous dit pas au profit de quoi, sinon d'une &#171; Europe politique &#187; ind&#233;finie. M. Fillon se garde bien d'&#233;voquer l'id&#233;e d'un &#171; f&#233;d&#233;ralisme politique &#187; par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au jeu de farces et attrapes auquel nous sommes &#224; nouveau confront&#233;s, les partisans d'une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne doivent sortir de leur torpeur, &#224; moins qu'ils ne se soient volatilis&#233;s. Il faut de plus qu'ils reprennent la main au sein du Mouvement Europ&#233;en, dans la perspective cruciale des &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises. Les &#171; faux culs de l'Europe &#187; doivent &#234;tre d&#233;nonc&#233;s pour ce qu'ils sont. Ces gens-l&#224; n'ont qu'un objectif dont la derni&#232;re d&#233;convenue britannique nous rappelle la r&#233;alit&#233; pr&#233;gnante : emp&#234;cher &#224; tout prix que n'&#233;merge du chaos ambiant, une Europe enfin capable d'assumer son destin. Curieusement, une Europe enfin souveraine leur para&#238;t plus &#224; redouter que de devoir s'en remettre pour la gestion des affaires mondiales aux ma&#238;tres des superpuissances dont les jeux d&#233;terminent les rapports de forces dans le monde d'aujourd'hui : les Etats-Unis (le candidat r&#233;publicain &#224; la pr&#233;sidence vient de se gausser publiquement de la d&#233;composition de l'Union europ&#233;enne) : la Russie de Wladimir Poutine et de Gazprom ; la Chine de Xijing Ping et d'Ali baba ; m&#234;me si les uns et les autres se d&#233;testent cordialement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un accord en trompe l'&#339;il</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Un-accord-en-trompe-l-oeil</link>
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		<dc:date>2016-04-11T13:33:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment s'efforcer, en quelques lignes, de clarifier ce qui appara&#238;t pour tout un chacun n&#233;buleux ? Desvagues de r&#233;fugi&#233;s depuis des mois, ont fui le grand Orient en guerre via la Turquie, traversant l'imp&#233;tueuse mer Eg&#233;e sur des barcasses de fortune, pour gagner les &#238;les grecques &#224; leurs risques et p&#233;rils, amplifiant ainsi un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; observ&#233; en M&#233;diterran&#233;e centrale &#224; l'approche des rives italiennes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Que penser, par ailleurs, de l'accord euro-turc conclu &#224; Bruxelles le 17 mars (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-171-Mars-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 171 - Mars 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Refugies-+" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment s'efforcer, en quelques lignes, de clarifier ce qui appara&#238;t pour tout un chacun n&#233;buleux ? Desvagues de r&#233;fugi&#233;s depuis des mois, ont fui le grand Orient en guerre via la Turquie, traversant l'imp&#233;tueuse mer Eg&#233;e sur des barcasses de fortune, pour gagner les &#238;les grecques &#224; leurs risques et p&#233;rils, amplifiant ainsi un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; observ&#233; en M&#233;diterran&#233;e centrale &#224; l'approche des rives italiennes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser, par ailleurs, de l'accord euro-turc conclu &#224; Bruxelles le 17 mars dernier pour tenter de tarir ce flux et si possible de provoquer des reflux d'amplitude ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Plus de 2 millions de r&#233;fugi&#233;s, dont pr&#232;s de la moiti&#233; de Syriens &#171; campaient &#187; en Turquie, toujours plus nombreux depuis des ann&#233;es. Erdogan, fra&#238;chement r&#233;&#233;lusouhaitait qu'ils &#171; d&#233;campent &#187;. Finalement, il s'est content&#233; de &#171; laisser filer &#187; vers l'Europe, tous ceux d'entre eux qui ne sachant o&#249; aller, d&#233;siraient y &#171; refaire leur vie &#187;. On les a donc vus serpenter longuement dans les montagnes balkaniques en qu&#234;te des riches &#171; terres promises &#187; : l'Autriche ; l'Allemagne surtout ; mais aussi la Su&#232;de qui les accueillirent d'abord de grand c&#339;ur. Angela Merkel leur a litt&#233;ralement ouvert les bras. Fille d'un pasteur protestant, &#171; Mutti &#187; qui avait v&#233;cuses jeunes ann&#233;es et les suivantes en Allemagne de l'Est mur&#233;e par les Sovi&#233;tiques, ne tenait pas &#224; voir son pays aujourd'hui &#233;panoui au c&#339;ur d'une Union europ&#233;enne (UE) en paix se transformer peu ou prou en une sorte de &#171; bunker &#187;. Au surplus, l'Allemagne n'a plus qu'un ch&#244;mage r&#233;siduel et veut continuer &#224; cr&#233;er des emplois, malgr&#233; une courbe d&#233;mographique d&#233;clinante. M&#234;me si la masse des nouveaux venus ne cessait d'augmenter, la chanceli&#232;re r&#233;p&#233;tait l'ann&#233;e derni&#232;re pour rassurer ses compatriotes : &#171; Nous y arriverons &#187;. Les pays danubiens et balkaniques, membres de l'UE, qui n'ont pas voulu la suivre sur un terrain devenu trop mouvant, faisaient donc bande &#224; part, fermant leurs fronti&#232;res et dans plusieurs cas, &#233;difiant, des cl&#244;tures au sein de l'espace de Schengen. A Bruxelles, Jean-Claude Juncker, gardien du temple europ&#233;en, ne cessait de mettre en cause les &#171; solos nationaux &#187; et tentait, en vain, de mettre en &#339;uvre son planeurop&#233;en de &#171; relocalisation &#187; par quotas des r&#233;fugi&#233;s, sans vraiment y parvenir autrement qu'au compte-goutte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Devant ce fiasco, Angela d&#233;cida de &#171; tourner casaque &#187; en privil&#233;giant une n&#233;gociation avec les &#233;missaires d'Erdogan. Courant f&#233;vrier 2016, elle est parvenue &#224; arracher un &#171; Sommet &#187; euro-turc (les m&#233;chantes langues diront &#171; germano-turc &#187;) qui s'est tenu le 7 mars suivant, apr&#232;s une soir&#233;e bruxelloise o&#249; Ahmet Duvatoglu, homologue turc de la Chanceli&#232;re, a pu r&#233;gler en t&#234;te &#224; t&#234;te avec elle les questions qui f&#226;chaient encore. Il ne restait plus au Conseil europ&#233;en, r&#233;uni dix jours plus tard qu'&#224; ent&#233;riner, avec quelques modifications &#224; la marge, le troc diplomatique dont Berlin et Ankara avaient pris l'initiative. A savoir : un r&#233;fugi&#233; syrien sera, &#224; partir du 20 mars 2016, accueilli en Gr&#232;ce de mani&#232;re l&#233;gale en &#233;change d'un demandeur d'asile syrien en situation irr&#233;guli&#232;re qui sera renvoy&#233; en Turquie. Ceci dans la limite actuelle de 72000 personnes. Pour ce faire, la Gr&#232;ce s'est engag&#233;e, en l'occurrence, &#224; reconna&#238;tre la Turquie comme un &#171; pays s&#251;r &#187;, alors que dans les faits, ce n'est pas vraiment le cas sous le r&#232;gne plus qu'autoritaire d'Erdogan.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie, les &#171; 28 &#187; se sont engag&#233;s &#224; ouvrir &#224; la n&#233;gociation un chapitre du projet de trait&#233; d'adh&#233;sion turc &#224; l'UE en abordant la question des &#171; dispositions budg&#233;taires &#187; ;&#224; verser 3 nouveaux milliards d'euros au gouvernement d'Ankara (pour l'aide que la Turquie assume &#224; l'&#233;gard des r&#233;fugi&#233;s dont elle a la charge, et qui s'ajoute aux 3 milliards d'euros dont le versement a &#233;t&#233; promis &#224; Ankara pr&#233;c&#233;demment) ; enfin, &#224; anticiper au mois de juin prochain la lev&#233;e du r&#233;gime des visas pour les ressortissants turcs venant dans l'UE, sous r&#233;serve d'un chapelet de 72 conditions &#233;dict&#233;es par la Commission de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En admettant que le flux des r&#233;fugi&#233;s &#171; irr&#233;guliers &#187; finisse en vertu du m&#233;canisme con&#231;u par le tandem Merkel-Duvatoglu par s'imposer &#8211; ce qui, pour l'heure est loin d'&#234;tre acquis &#8211; plusieurs questions essentielles ouvertes par cette crise restent ouvertes,&#224; commencer par celles du statut et du sort des 1.200.000 r&#233;fugi&#233;s d&#233;j&#224; en Europe avant le 20 mars dernier ; celle d'un dispositif analogue pour les migrants venus du Maghreb et du Sahel, via la M&#233;diterran&#233;e centrale, pour atteindre Lampedusa ou la Sicile ; celle &#233;galement , d'un statut de Schengen renforc&#233; pour pr&#233;server la libre-circulation des Europ&#233;ens ; celle, non moins fondamentale, d'une politique f&#233;d&#233;rale europ&#233;enne du droit d'asile et des migrations dot&#233;e de moyens ad&#233;quats, tout en sachant d&#232;s maintenant que la fin des luttes arm&#233;es est la condition sine qua non pour mettre un v&#233;ritable terme aux flux migratoires aliment&#233;s par les guerres de Syrie et d'Irak, et que l'Europe invert&#233;br&#233;e dont nous sommes dot&#233;s, continuera &#224; zigzaguer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Quand l'Europe se d&#233;glingue</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Quand-l-Europe-se-deglingue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Quand-l-Europe-se-deglingue</guid>
		<dc:date>2016-01-14T08:31:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un distingu&#233; chroniqueur du Figaro a cru devoir titrer son article du 16 d&#233;cembre dernier : &#171; L'Europe se meurt, l'Europe est morte &#187; en nous expliquant pourquoi &#171; en l'espace d'un an &#187;, elle &#171; est devenue une sorte de canard sans t&#234;te qui continue &#224; courir, sans savoir qu'elle n'existe plus &#187; sur le plan industriel &#171; assassin&#233;e par les fonctionnaires bruxellois &#187; ; sur celui de l'&#233;nergie et des transports &#171; assassin&#233;e par Angela Merkel &#187; quand elle a r&#233;pudi&#233; &#171; le recours &#224; l'&#233;nergie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-170-Decembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 170 - D&#233;cembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un distingu&#233; chroniqueur du &lt;i&gt;Figaro&lt;/i&gt; a cru devoir titrer son article du 16 d&#233;cembre dernier : &lt;i&gt;&#171; L'Europe se meurt, l'Europe est morte &#187;&lt;/i&gt; en nous expliquant pourquoi &#171; en l'espace d'un an &#187;, elle &#171; est devenue une sorte de canard sans t&#234;te qui continue &#224; courir, sans savoir qu'elle n'existe plus &#187; sur le plan industriel &#171; assassin&#233;e par les fonctionnaires bruxellois &#187; ; sur celui de l'&#233;nergie et des transports &#171; assassin&#233;e par Angela Merkel &#187; quand elle a r&#233;pudi&#233; &#171; le recours &#224; l'&#233;nergie nucl&#233;aire &#187; ; sur celui des politiques financi&#232;res et de la croissance quand Bruxelles a voulu imposer co&#251;te que co&#251;te &#171; une doxa grav&#233;e dans le marbre depuis plus de vingt ans &#187; ; celui de la s&#233;curit&#233;, enfin, quand Angela Merkel a choisi &#171; de mani&#232;re unilat&#233;rale d'ouvrir les portes de l'Allemagne &#224; tous les migrants qui le voulaient &#187; et de &#171; tuer, par la m&#234;me occasion Schengen et la libre circulation des citoyens europ&#233;ens &#187;. Il ne resterait, donc plus, qu'une &#171; Europe politique &#187; dont le caract&#232;re assez d&#233;risoire est sommairement mis en lumi&#232;re. Or, pr&#233;cis&#233;ment, c'est l&#224; o&#249; le b&#226;t blesse : il n'y a pas d'Europe politique &#224; proprement parler, aujourd'hui sur notre continent. Comme le d&#233;clare, tout de go, Daniel Cohn-Bendit, dans le &lt;i&gt;Journal du dimanche&lt;/i&gt; du 27 d&#233;cembre, nous sommes en face d'une Europe &#171; ad&#233;mocratique &#187;, au sein de laquelle, on d&#233;cide &#224; l'unanimit&#233;, en imposant &#171; le r&#233;gime de la minorit&#233; &#187;. Il est ais&#233;, dans ces conditions, de mettre &#171; tout sur le dos de l'Europe alors que les Etats-nations sont en r&#233;alit&#233; ceux qui emp&#234;chent les d&#233;cisions &#187;. Que faire dans ces conditions ? Pour D.C-B., on se doit d'affronter une r&#233;alit&#233; incontournable : &#171; revoir l'architecture d&#233;mocratique, aller plus loin avec une Constitution europ&#233;enne, quitte &#224; laisser de c&#244;t&#233; les Etats r&#233;calcitrants qui sortiront de l'espace politique commun, tout en restant dans l'espace &#233;conomique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; tr&#232;s grands traits cette option fondamentale nous convient, quand nous observons le spectacle que donne le continent europ&#233;en o&#249; l'euroscepticisme et l'euro-populisme prosp&#232;rent, o&#249; les formations politiques traditionnelles, incapables de sortir de leurs cloisonnements coutumiers tr&#233;buchent, qu'il s'agisse des &#171; r&#233;fugi&#233;s &#187; ou de l'emploi, de la s&#233;curit&#233; ou de l'&#233;veil r&#233;gional au Royaume-Uni (avec l'Ecosse), en Espagne (avec la Catalogne, voire au Pays-basque), en France (avec la Corse qui vient de se rappeler &#224; son bon souvenir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains &#233;v&#232;nements majeurs r&#233;cents ne font que nous renforcer dans nos intimes convictions&#8230; Tel est le cas des &#233;lections en Pologne, le 25 octobre dernier,qui ont donn&#233; la majorit&#233; absolue aux ultraconservateurs et eurosceptiques patent&#233;s du PIS (&#171; Droit et Justice &#187;),leur permettant de prendre le pouvoir &#224; Varsovie, et du m&#234;me coup, de faire tomber un &#201;tat essentiel de l'Union europ&#233;enne (UE) dans leur escarcelle. Tel est le cas du Danemark o&#249; le r&#233;f&#233;rendum du 3 d&#233;cembre suivant a permis , sous la pression de l'extr&#234;me-droite (&#171; Parti du peuple danois &#187;) qui soutient le gouvernement lib&#233;ral minoritaire du cru comme la corde soutient le pendu, de r&#233;pondre formellement &#171; non &#187; &#224; plus d'Europe dans le domaine de la coop&#233;ration judiciaire et polici&#232;re. Tel est le cas en France o&#249; le Front National a &#233;chou&#233; de peu, le 19 d&#233;cembre 2015, &#224; faire main basse sur les nouveaux ex&#233;cutifs r&#233;gionaux, mais qui a permis &#233;lectoralement au parti d'extr&#234;me-droite de monter en puissance dans l'hexagone en revendiquant 6.820.000 voix et plus de 27 % des suffrages exprim&#233;s ainsi que 358 si&#232;ges dans les conseils r&#233;gionaux. En Espagne, les &#233;lections qui se sont tenues le 20 d&#233;cembre, ont confirm&#233; l'avanc&#233;e de nouvelles forces d&#233;mocratiques plus ouvertes &#171; au changement &#187;, que les partis traditionnels. &#192; savoir : &lt;i&gt;Podemos&lt;/i&gt; &#224; gauche de l'&#233;chiquier politique et &lt;i&gt;Ciudadanos&lt;/i&gt; qui se situe au centre, mais avec un r&#233;sultat paradoxal ; personne n'est d'accord avec personne, au sein des partis qui ont monopolis&#233; le bilat&#233;ralisme depuis la fin du franquisme et des jeunes formations nouvelles apparues sur l'&#233;chiquier politique au moment o&#249; pour la premi&#232;re fois depuis 2008, le ch&#244;mage (21 % de la population active) commence &#224; baisser et o&#249; la croissance repart &#224; l'envie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe qui s'introverse et se cloisonne au lieu de s'ouvrir et de se renforcer n'est-elle pas en train, &#224; des degr&#233;s divers et sous diff&#233;rentes formes, de se d&#233;glinguer tout bonnement ? Il faut, &#224; cet &#233;gard, prendre au s&#233;rieux, la derni&#232;re &#171; sortie &#187; de Cohn-Bendit. Les f&#233;d&#233;ralistes devraient &#234;tre les premiers &#224; le comprendre, mais &#224; propos, o&#249; sont les f&#233;d&#233;ralistes en ce d&#233;but d'ann&#233;e 2016 ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au pied du mur ! </title>
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		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

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&lt;p&gt;Comment ne pas &#234;tre frapp&#233; par les carences r&#233;p&#233;titives de l'Union europ&#233;enne (UE) quand sa raison d'&#234;tre est pr&#233;cis&#233;ment de r&#233;pondre aux d&#233;fis singuliers qui caract&#233;risent notre temps ? &lt;br class='autobr' /&gt; -* La crise des subprimes partie des &#201;tats-Unis en 2008 a balay&#233; les fragiles acquis de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire con&#231;ue par Jacques Delors, provoquant une mont&#233;e sans pr&#233;c&#233;dent du ch&#244;mage depuis les ann&#233;es 1930 en guise &#171; d'Europe sociale &#187;, une r&#233;cession dont nous peinons &#224; nous extraire (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH69/arton523-00daf.jpg?1732067444' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment ne pas &#234;tre frapp&#233; par les carences r&#233;p&#233;titives de l'Union europ&#233;enne (UE) quand sa raison d'&#234;tre est&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;cis&#233;ment de r&#233;pondre aux d&#233;fis singuliers qui caract&#233;risent notre temps ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; La crise des subprimes partie des &#201;tats-Unis en 2008 a balay&#233; les fragiles acquis de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire con&#231;ue par Jacques Delors, provoquant une mont&#233;e sans pr&#233;c&#233;dent du ch&#244;mage depuis les ann&#233;es 1930 en guise &#171; d'Europe sociale &#187;, une r&#233;cession dont nous peinons &#224; nous extraire difficilement, au prix d'effets d&#233;flationnistes et d'une accumulation de d&#233;ficits budg&#233;taires de dettes publiques, d'une croissance poussive, d'une th&#233;rapie aust&#233;ritaire contest&#233;e dans plusieurs pays de la zone euro parmi les plus pr&#233;caris&#233;s. Les d&#233;sordres mon&#233;taires cons&#233;cutifs &#224; cette crise ont &#233;t&#233; tant bien que mal ma&#238;tris&#233;s avec l'institution en catastrophe d'un m&#233;canisme de stabilit&#233; pourvu d'une dotation de 500 milliards d'euros, d'un pacte budg&#233;taire (trait&#233; intergouvernemental que Londres s'est abstenu de signer) puis d'un &#171; semestre europ&#233;en &#187; instaurant une surveillance des politiques &#233;conomiques ; enfin d'une Union bancaire compl&#233;t&#233;e par un programme de relance - &#171; Quantative easing &#187; - dot&#233; de 1.100 milliards d'euros, destin&#233;s &#224; endiguer les effets destructeurs d'une longue p&#233;riode d&#233;stabilisatrice et du m&#234;me coup &#224; relancer la croissance. Mario Draghi a assum&#233; la responsabilit&#233; de la plupart de ces mesures, tandis que Jean-Claude Juncker pr&#233;sentait un plan d'investissements de 315 milliards d'euros. Elles n'ont fait que combler les lacunes d'une Union &#233;conomique et mon&#233;taire (UEM) prise de court par les &#233;v&#232;nements et d&#233;pourvue des instruments et des moyens d'y faire face.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La crise grecque, longtemps latente, a &#233;clat&#233; au d&#233;but de l'ann&#233;e en cours, surprenant &#171; Bruxelles &#187; et les autres capitales europ&#233;ennes par son amplitude, mena&#231;ant d'&#233;branler les fondements de l'ensemble de l'UEM, au risque de provoquer des effets de contagion dans les autres pays p&#233;riph&#233;riques de la zone euro et m&#234;me sa d&#233;sagr&#233;gation &#224; terme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans cette affaire, les Europ&#233;ens ont fait preuve de beaucoup d'ang&#233;lisme : adh&#233;sion pr&#233;matur&#233;e d'une Gr&#232;ce manifestement non pr&#233;par&#233;e aux contraintes d'une telle &#233;preuve, d'autant que &#171; Bruxelles &#187; ne disposait, &#224; l'&#233;poque, ni d'une capacit&#233; &#171; v&#233;rificatrice &#187; suffisante des statistiques ni des donn&#233;es r&#233;elles des d&#233;ficits publics grecs apparus fortement maquill&#233;es &#224; l'exp&#233;rience. Finalement, le &#171; compromis Tsipras &#187;, de l'&#233;t&#233; dernier a permis de sauver provisoirement la mise au virevoltant gouvernement d'Ath&#232;nes et &#224; la zone euro elle-m&#234;me. Il faudra maintenant, de part et d'autre, en payer le prix. Jean-Claude Juncker qui s'&#233;tait entremis &#224; bon escient dans la n&#233;gociation a provoqu&#233; le courroux de l'incommode Wolfgang Sch&#228;uble, le Ministre des finances allemandes. Un comble !&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La crise migratoire, elle, a pris compl&#232;tement au d&#233;pourvu l'UE, les &#171; outils &#187; dont elle disposait se r&#233;v&#233;lant assez d&#233;risoires eu &#233;gard &#224; l'ampleur des chambardements dont elle &#233;tait porteuse. Le syst&#232;me mis en place &#224; Schengen par Mitterrand et Kohl, en leur temps, n'est certes pas &#224; jeter aux orties, mais doit &#234;tre r&#233;nov&#233; et renforc&#233; aujourd'hui dans une Europe dont les fronti&#232;res ext&#233;rieures courent d&#233;sormais du Cap Nord aux &#238;les de la Mer Eg&#233;e, si on veut r&#233;ellement pr&#233;server la libre-circulation au sein de l'Union qui, par ailleurs, doit mettre en &#339;uvre une v&#233;ritable politique commune du droit d'asile l&#224; o&#249; il n'existe encore que des mesures &#233;parses.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Dans un domaine totalement diff&#233;rent, &#171; le scandale Volkswagen &#187; permet de dresser un constat de carence similaire. Lors d'un d&#233;bat organis&#233; le 23 septembre, les d&#233;put&#233;s europ&#233;ens ont d&#233;plor&#233; la faiblesse du contr&#244;le des syst&#232;mes d'homologation des voitures dans l'UE. Les Am&#233;ricains, en l'occurrence, ont lev&#233; un li&#232;vre de taille (au profit de leur propre industrie automobile) et qui tend &#224; d&#233;cr&#233;dibiliser l'Union incapable apparemment jusqu'ici de tester les effets polluants des v&#233;hicules diesel en &#233;tat r&#233;el de conduite, alors qu'elle est volontiers donneuse de le&#231;ons en mati&#232;re d'environnement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De plus, l'UE apparait, en tant que telle, quasi totalement absente des vastes espaces ouverts &#224; la politique &#233;trang&#232;re (Ukraine, Moyen-Orient) malgr&#233; l'existence, d'une Haute repr&#233;sentante de la PESC, Mme Mogherini, bard&#233;e de fonctionnaires pleins d'expertise et de diplomates &#171; &#233;m&#233;rites &#187; qui, pour sauver les apparences, multiplient d&#233;clarations et contacts. En fait, elle est l'incarnation, pour le citoyen lambda, d'une Europe sans strat&#233;gie, d'une Europe impuissante, d'une Europe/Potemkine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La seule alternative qui s'impose pour de nouveaux parcours, au regard du d&#233;roul&#233; des plus r&#233;cents &#233;v&#232;nements, est donc bel et bien celle de la promotion d'une Europe f&#233;d&#233;rale, dot&#233;e d'un gouvernement directement responsable devant la communaut&#233; de ses &#201;tats membres et les repr&#233;sentants &#233;lus du Peuple europ&#233;en, &#224; laquelle Altiero Spinelli a ouvert la voie &#224; Ventotene.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le ballon d'essai de Juncker</title>
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		<dc:date>2015-04-09T13:40:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;fense</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En attendant que la lourde machinerie administrative et juridique qui r&#233;gule la marche de l'Union europ&#233;enne (UE) se mette en branle pour traduire en projets concrets le plan de relance de 315 milliards d'euros qui porte son nom, Jean-Claude Juncker a lanc&#233;, le 8 mars un ballon d'essai dominical sur un sujet o&#249; on ne l'attendait gu&#232;re : la cr&#233;ation d'une arm&#233;e europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; qui ne peut que r&#233;jouir les seniors du f&#233;d&#233;ralisme auxquels je m'honore d'appartenir. La France qui avait con&#231;u (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-167-Mars-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 167 &#8212; Mars 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Defense-+" rel="tag"&gt;D&#233;fense&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En attendant que la lourde machinerie administrative et juridique qui r&#233;gule la marche de l'Union europ&#233;enne (UE) se mette en branle pour traduire en projets concrets le plan de relance de 315 milliards d'euros qui porte son nom, Jean-Claude Juncker a lanc&#233;, le 8 mars un ballon d'essai dominical sur un sujet o&#249; on ne l'attendait gu&#232;re : la cr&#233;ation d'une arm&#233;e europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui ne peut que r&#233;jouir les seniors du f&#233;d&#233;ralisme auxquels je m'honore d'appartenir. La France qui avait con&#231;u dans les ann&#233;es 1950, la Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense (CED, donc, une arm&#233;e europ&#233;enne int&#233;gr&#233;e) rejeta le b&#233;b&#233; qu'elle avait con&#231;u, &#224; l'issue d'un d&#233;bat hom&#233;rique qui se d&#233;roula dans l'enceinte surchauff&#233;e du Palais bourbon, le 30 ao&#251;t 1954, tant l'id&#233;e d'une arm&#233;e europ&#233;enne con&#231;ue, selon les id&#233;es supranationales de Jean Monnet et de Robert Schuman, insupportait les gros bataillons du gaullisme et du Parti communiste qui dominaient une bonne part de la classe politique fran&#231;aise de l'&#233;poque. Faute de mieux, sous la pression de Washington, Paris accepta de substituer &#224; la CED, avec l'active complicit&#233; de Londres, une sorte de succ&#233;dan&#233; militaire pur jus intergouvernementalement garanti : l'Union de l'Europe Occidentale (UEO). Seuls, les initi&#233;s du s&#233;rail peuvent tenter d'expliquer soixante ans plus tard, &#224; quoi elle a servi, en dehors du r&#233;armement (strictement balis&#233;) de l'Allemagne d'Adenauer, pour calmer les pr&#233;ventions fran&#231;aises. On peut aujourd'hui en parler d'autant plus librement que l'honorable UEO. a totalement disparu du paysage europ&#233;en. Passons sur les initiatives sympathiques mais vell&#233;itaires qui, depuis lors, ont pu se manifester ici et l&#224;, au titre de la coop&#233;ration franco-allemande ou, plus ou moins subrepticement, &#224; l'occasion de r&#233;formes communautaires successives, pour en venir au Trait&#233; de Lisbonne qui r&#233;git de nos jours l'UE. Celui-ci a bien pr&#233;vu une PESC (politique ext&#233;rieure et de s&#233;curit&#233; commune) h&#233;rit&#233;e de trait&#233;s ant&#233;rieurs, elle-m&#234;me agr&#233;ment&#233;e d'une PESDC (politique de s&#233;curit&#233; et de d&#233;fense commune). S&#339;urs siamoises, la PESC et la PESDC sont comme la d&#233;funte UEO de nature intergouvernementale. La premi&#232;re brille par son inefficacit&#233;, m&#234;me si la Haute repr&#233;sentante qui l'incarne fait des pieds et des mains pour manifester sa raison d'&#234;tre, &#224; d&#233;faut de sa consistance. La seconde, la PESDC se caract&#233;rise, elle, par son inexistence, m&#234;me si le Trait&#233; de Lisbonne a pr&#233;vu explicitement qu'elle devrait d&#233;finir &#171; progressivement une politique commune qui conduira &#224; une d&#233;fense europ&#233;enne &#187; en prenant appui sur des dispositions sp&#233;cifiques : &#171; coop&#233;ration structurelle permanente &#187;, agence europ&#233;enne de d&#233;fense, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparemment, quand J.-C.J. &#233;voque une &#171; arm&#233;e europ&#233;enne &#187;, il pense &#224; une initiative nouvelle qui ne s'inscrirait pas n&#233;cessairement dans le cadre juridique &#233;troit des trait&#233;s. En fait, il tente d'ouvrir un d&#233;bat de fond. Poser la question de &#171; l'arm&#233;e europ&#233;enne &#187;, c'est en effet, quoi qu'on puisse en penser, poser dans un m&#234;me mouvement, la question de l'autorit&#233; politique dont elle d&#233;pendra. Nous sommes au c&#339;ur du sujet f&#233;d&#233;ral, comme ce fut le cas dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Honn&#234;tement, les gouvernements europ&#233;ens sont-ils pr&#234;ts &#224; affronter un tel d&#233;bat en 2015 ? L'Allemagne &#8211;sans dout&#8211; (on assure d'ailleurs &#224; cet &#233;gard que Juncker n'est intervenu qu'apr&#232;s s'&#234;tre concert&#233; avec Angela Merkel) ; l'Espagne de Mariano Rajoy, sans doute &#233;galement, mais le compteur &#233;lectoral a commenc&#233; &#224; tourner &#224; Madrid ; la Pologne et les Pays Baltes, aussi probablement, en raison du voisinage de Poutine et des r&#233;cents &#233;v&#232;nements d'Ukraine. De m&#234;me que l'Italie pr&#233;occup&#233;e par le chaos libyen et les trafics maritimes &#224; ses portes ; avec en prime quelques autres partenaires, comme la Belgique. Mais il faut tenir compte de plusieurs &#233;vidences : les petits pays neutres de l'Union ne se voudront pas concern&#233;s ; aucun des Etats europ&#233;ens potentiellement int&#233;ress&#233;s ne s'engagera sans le feu vert de l'OTAN consid&#233;r&#233;e comme la garantie supr&#234;me du fait de la pr&#233;&#233;minence am&#233;ricaine ; la Grande-Bretagne, pour sa part, n'aura de cesse de torpiller l'initiative, tant qu'elle ne la r&#233;duira pas &#224; une fausse couche ; la France, qu'elle soit &#171; hollandaise &#187; ou d'une complexion diff&#233;rente, veillera jalousement avant tout &#8211;m&#234;me si elle donne un accord de principe&#8211; &#224; la pr&#233;servation des attributs de la souverainet&#233; hexagonale. C'est pourquoi, sa tendance, une fois au pied du mur sera de favoriser la mise en &#339;uvre d'une force exp&#233;rimentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nonobstant, l'arm&#233;e europ&#233;enne reste un objectif potentiellement mobilisateur et r&#233;aliste &#224; une triple condition : faire preuve d'un volontarisme politique dont nous ne percevons malheureusement pas encore les signes avant-coureurs, rallier au projet un nombre cons&#233;quent d'Etats de l'Union susceptibles de lui conf&#233;rer une pleine cr&#233;dibilit&#233;, s'assurer de l'assentiment majoritaire des parties concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ballon d'essai junkerien m&#233;rite donc consid&#233;ration, m&#234;me si le silence des m&#233;dia et des chancelleries &#224; son encontre nous para&#238;t, &#224; vrai dire, assourdissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pense le Parlement europ&#233;en ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le hold-up de Super Poutine</title>
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		<dc:date>2014-05-01T08:26:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les faux-culs qui pr&#233;tendent orchestrer les destin&#233;es de l'Union europ&#233;enne en tournant le dos aux prescriptions des &#171; P&#232;res fondateurs &#187; sont les m&#234;mes personnages, depuis la crise des subprimes (2007) et la faillite de Lehman Brothers (2008), qui ont souteni mordicus que l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire pr&#233;vue &#224; Maastricht devrait permettre &#224; la zone euro de sortir haut la main des difficult&#233;s auxquelles elle se trouvait brutalement confront&#233;e. Or, il n'en a rien &#233;t&#233;, le pilier &#233;conomique (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-163-Mars-2014-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 163 &#8211; Mars 2014&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les faux-culs qui pr&#233;tendent orchestrer les destin&#233;es de l'Union europ&#233;enne en tournant le dos aux prescriptions des &#171; P&#232;res fondateurs &#187; sont les m&#234;mes personnages, depuis la crise des subprimes (2007) et la faillite de Lehman Brothers (2008), qui ont souteni mordicus que l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire pr&#233;vue &#224; Maastricht devrait permettre &#224; la zone euro de sortir haut la main des difficult&#233;s auxquelles elle se trouvait brutalement confront&#233;e. Or, il n'en a rien &#233;t&#233;, le pilier &#233;conomique de l'Union existait surtout sur le papier, fragilisant une Union mon&#233;taire encore balbutiante, au moment o&#249; on lui demandait d'affronter des perturbations sans &#233;quivalent depuis les ann&#233;es 1930 et la seconde guerre mondiale. Il a fallu plus de six ans pour rattraper le temps perdu, notamment, en n&#233;gociant un projet d'Union bancaire qui puisse tenir la route et permettre de jeter les premiers fondements d'une Union budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout r&#233;cemment, la crise ukrainienne a permis, &#224; son tour, d'appr&#233;cier l'inanit&#233; de notre politique &#233;trang&#232;re et de s&#233;curit&#233; (PESC) dont la responsabilit&#233; a &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; l'ineffable Lady Ashton, avec le mandat de faire respecter la r&#232;gle souveraine de l'unanimit&#233; qui se confond avec celle du plus petit commun d&#233;nominateur, au d&#233;triment de l'&#233;laboration de politiques d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral efficaces comme cela aurait d&#251; &#234;tre le cas ces derni&#232;res ann&#233;es dans le bassin m&#233;diterran&#233;en, dans l'&#233;tablissement de nos relations avec le monde arabo-musulman, les crises du Sahel, notamment au Mali et en R&#233;publique centrafricaine. La m&#234;me PESC a jou&#233; un r&#244;le tout &#224; fait subsidiaire, par ailleurs, dans les n&#233;gociations nucl&#233;aires avec l'Iran, alors que l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, traitaient directement, en tant que puissances &#171; souveraines &#187;, avec T&#233;h&#233;ran, comme le firent, pour leur part, trois poids lourds embl&#233;matiques de la politique mondiale : Chine, Etats-Unis, Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte domin&#233;, au surplus, par l'effervescence des tensions en Orient et le reflux des engagements am&#233;ricains, qu'a &#233;clat&#233; la bombe ukrainienne. L'impuissance des Europ&#233;ens face aux &#233;v&#232;nements de Kiev et S&#233;bastopol est la cons&#233;quence d'une s&#233;rie d'&#233;checs : celui des laborieuses n&#233;gociations engag&#233;es depuis 2009 par l'Union europ&#233;enne (UE) avec le Pr&#233;sident Ianoukovitch, sold&#233;es par la volte-face du personnage au profit des Russes, porteurs d'un pr&#233;cieux accord avec Gazprom, agr&#233;ment&#233; d'un ch&#232;que de 15 milliards de dollars destin&#233;s au sauvetage d'une &#233;conomie en pleine d&#233;route ; &#233;chec aussi d'une diplomatie convaincue que le Kremlin respecterait l'engagement de ne pas interf&#233;rer dans les affaires internes du cousin ukrainien ; d&#233;fectuosit&#233; des relations avec les services am&#233;ricains comp&#233;tents (D&#233;partement d'Etat et OTAN). &#171; Que l'Union europ&#233;enne aille se faire foutre ! &#187; aurait, tout de go, d&#233;clar&#233; la dame Norland, Secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricain adjoint. Selon maints observateurs bas&#233;s &#224; Bruxelles, Poutine accapar&#233; par les Jeux olympiques d'hiver &#224; Sotchi, laisserait les Ukrainiens se d&#233;brouiller entre eux, pour &#171; s&#233;parer le bon grain de l'ivraie &#187; &#224; l'issue des empoignades de Kiev. &#171; L'ivraie &#187;, en la circonstance, pouvant s'assimiler aussi bien aux matraqueurs policiers dont nous avons pu appr&#233;cier le savoir-faire sur nos &#233;crans de t&#233;l&#233;, qu'aux extr&#233;mistes de Svoboda et de Praviy Sektor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'homme-lige du Kremlin, Viktor Ianoukovitch, d&#233;savou&#233; par les siens, a pris la poudre d'escampette, en se r&#233;fugiant dans l'immensit&#233; russe. Quant &#224; Poutine, il a admirablement su tirer parti de la confusion g&#233;n&#233;rale en d&#233;cidant de profiter de l'occasion pour r&#233;gler un vieux compte avec les cousins rebelles, en proc&#233;dant &#224; l'annexion &#233;clair de la Crim&#233;e, ancienne Riviera des tsars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militaires ukrainiens bas&#233;s autour de S&#233;bastopol, la base navale russe de la Mer noire d'o&#249; partent les navires de guerre et les ravitailleurs de Bachar Al Assad, ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; capituler sans s'opposer aux commandos russes qui surgissaient de partout. Bref, le droit international a &#233;t&#233; copieusement bafou&#233;. L'int&#233;grit&#233; territoriale ukrainienne a vol&#233; en &#233;clats. Les sanctions prises depuis lors par les Am&#233;ricains et les Europ&#233;ens sont des sanctions en trompe l'&#339;il, elles n'affectent pas les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques essentiels de la Russie. Le gaz russe continuera donc a &#234;tre livr&#233; aux Allemands qui en ont grand besoin. Le sacro-saint business ne sera contrari&#233; qu'&#224; la marge. Les oligarques peuvent, du moins pour le moment, continuer &#224; prosp&#233;rer au sein de la City de Londres, toujours si accueillante. La France esp&#232;re bien tirer son &#233;pingle du jeu en &#233;vitant, de son c&#244;t&#233;, de rester en carafe avec ses porte-h&#233;licopt&#232;res &#171; Mistral &#187;, d'autant que 96,6 % des &#233;lecteurs de Crim&#233;e ont ratifi&#233; le hold-up poutinien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question qui reste ouverte est donc, la suivante : les grandes villes russophones d'Ukraine ne vont-elles pas commencer &#224; s'interroger s&#233;rieusement sur leur propre statut, au cours des temps qui viennent ? M&#234;me questionnement, &#233;videmment, au sein des minorit&#233;s russophones voisines de l'Ukraine, en Moldavie et en Transnistrie, pour ne pas parler des Pays baltes dont la s&#233;curit&#233; se veut, il est vrai, &#171; garantie &#187; par l'OTAN. Vladimir Vladimirovitch, ancien colonel du KGB promu d&#233;sormais au r&#244;le de Super Poutine, est confront&#233; aujourd'hui aux cons&#233;quences impr&#233;visibles de ses propres actes, depuis les interventions militaires russes de G&#233;orgie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'est exclu &#224; cet &#233;gard : la cr&#233;ation d'un nouvel espace euro-asiatique ; le retour &#224; un certain statu quo avec l'UE et les Etats-Unis ; les pr&#233;misses d'une nouvelle guerre continentale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'observait, r&#233;cemment, l'ancien conseiller pr&#233;sidentiel am&#233;ricain d'origine polonaise, Zbigniew Brezczinski, en prenant la Crim&#233;e, Poutine a, en tout cas, du m&#234;me coup, perdu l'Ukraine pour un temps ind&#233;fini. Si le sang coule, le prix &#224; payer n'en sera que plus &#233;lev&#233;. Une seule certitude pour le moment, nous n'en avons pas fini avec les retomb&#233;es du hold-up de Crim&#233;e !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#201;chec et mat !</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Echec-et-mat</link>
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		<dc:date>2014-01-07T07:46:39Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire d'&#233;piloguer longuement sur les r&#233;sultats tordus des r&#233;unions de nos grands argentiers et du Conseil europ&#233;en, qui se sont d&#233;roul&#233;es &#224; Bruxelles en d&#233;cembre. Manifestement, le mariage symbolique CDU-SPD s'incarnant, &#224; l'issue des &#233;lections allemandes, dans les personnages d'Angela Merkel et du nouveau Fabius de la diplomatie germanique, Frank-Walter Steinmeier, n'a produit aucune avanc&#233;e f&#233;d&#233;raliste, &#224; l'issue de leur rencontre &#171; au sommet &#187; avec Fran&#231;ois Hollande et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-162-Decembre-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 162 &#8212; D&#233;cembre 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas n&#233;cessaire d'&#233;piloguer longuement sur les r&#233;sultats tordus des r&#233;unions de nos grands argentiers et du Conseil europ&#233;en, qui se sont d&#233;roul&#233;es &#224; Bruxelles en d&#233;cembre. Manifestement, le mariage symbolique CDU-SPD s'incarnant, &#224; l'issue des &#233;lections allemandes, dans les personnages d'Angela Merkel et du nouveau Fabius de la diplomatie germanique, Frank-Walter Steinmeier, n'a produit aucune avanc&#233;e f&#233;d&#233;raliste, &#224; l'issue de leur rencontre &#171; au sommet &#187; avec Fran&#231;ois Hollande et leurs alter ego du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, on est, enfin, parvenu &#224; un compromis complexe sur les projets d'Union bancaire en d&#233;bat depuis juin 2012, sous la forme de m&#233;canismes aptes &#224; r&#233;duire les crises comme celles que nous avons v&#233;cues en Belgique, en Espagne, en Irlande et autres lieux s&#233;ants de la zone euro. Mario Draghi avait tr&#232;s clairement fix&#233; l'objectif, en tant que pr&#233;sident de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) : il s'agissait de mettre en place un dispositif &#171; unique &#187;, c'est-&#224;-dire int&#233;gr&#233;. Le dispositif qui s'esquisse pr&#233;voit la cr&#233;ation d'un Conseil de r&#233;solution constitu&#233; par les Etats membres, apte &#224; statuer sur le sort de tel ou tel &#233;tablissement bancaire susceptible d'&#234;tre mis en faillite. En cas de n&#233;cessit&#233;, les actionnaires et les d&#233;tenteurs de dettes obligataires suivis des d&#233;posants dont les comptes franchiraient le seuil de 100.000 euros (comme cela a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; le cas &#224; Chypre, l'&#233;t&#233; dernier) seraient les premiers &#224; &#234;tre mis &#224; contribution. Passons sur les d&#233;tails qu'un tel &#171; billet &#187; ne peut prendre en compte, tout en sachant que le diable y r&#233;side plus ou moins n&#233;cessairement, pour pr&#233;ciser qu'au cas o&#249; les pharmacop&#233;es pr&#233;c&#233;dentes s'av&#233;reraient insuffisantes, un fonds de r&#233;solution europ&#233;en financ&#233; par les banques &#224; hauteur de 55 milliards d'euros serait tr&#232;s progressivement mis en place afin d'&#234;tre pleinement op&#233;rationnel en 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui nous laisse un peu de temps pour souffler, d'autant qu'en attendant l'heureuse &#233;ch&#233;ance, les Etats de la zone euro pourraient faire &#233;ventuellement appel, sous r&#233;serve de confirmation, en cas de n&#233;cessit&#233; et &#224; titre transitoire, au M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; (MES) d&#233;j&#224; mis en place dans le cadre de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'avenir de ce projet de mutualisation tr&#232;s graduelle d'un fonds de r&#233;solution financ&#233; par le secteur bancaire sous le contr&#244;le des Etats devra &#234;tre n&#233;goci&#233; avec le Parlement europ&#233;en si, comme on peut le penser, celui-ci ne l'entend pas de cette oreille. De m&#234;me, le r&#244;le subsidiaire r&#233;serv&#233; dans le texte intergouvernemental &#224; la Commission europ&#233;enne para&#238;t inacceptable. C'est une rupture de l'&#233;quilibre institutionnel communautaire tel qu'il avait &#233;t&#233; con&#231;u par Jean Monnet d&#232;s les ann&#233;es 1950. A la veille d'une campagne &#233;lectorale d&#233;cisive pour son renouvellement, le Parlement europ&#233;en se serait bien pass&#233; d'une nouvelle &#233;preuve de force avec le Conseil, apr&#232;s des mois et des mois de d&#233;bats budg&#233;taires, mais en la circonstance, semble-t-il, n&#233;cessit&#233; fait loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mots encore concernant l'autre grand th&#232;me &#224; l'ordre du jour du Conseil europ&#233;en &#224; la veille des f&#234;tes de No&#235;l : l'Europe de la d&#233;fense exclue de ses d&#233;lib&#233;rations depuis 2008, comme s'il ne se passait aucun &#233;v&#233;nement dans le monde qui puisse troubler sa s&#233;r&#233;nit&#233;. A vrai dire, c'est &#224; l'initiative de la France emp&#234;tr&#233;e dans les op&#233;rations militaires du Mali et de la R&#233;publique centrafricaine, que l'honorable grand &#171; Caucus &#187; europ&#233;en s'est d&#233;cid&#233; &#224; mettre la question &#224; l'ordre du jour, comme le souhaitait de son c&#244;t&#233; Herman Van Rompuy, premier Pr&#233;sident permanent du Conseil europ&#233;en, r&#233;cemment bombard&#233; &#171; prix Charlemagne &#187; pour la pers&#233;v&#233;rance dont il a fait preuve dans l'exercice de ses fonctions. Certes, il n'&#233;tait pas question de se lancer dans une politique d'int&#233;gration europ&#233;enne &#224; vocation universelle, mais, plus modestement, d'examiner selon quelles modalit&#233;s et dans quel secteur, il serait possible d'obtenir des avanc&#233;es concr&#232;tes dans le domaine de la d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats, en dehors de la confirmation des bonnes intentions, ont &#233;t&#233; quasiment nuls, comme on pouvait s'y attendre d'ailleurs, les Britanniques s'opposant &#224; tout ce qui, dans leur esprit, rel&#232;ve de la seule comp&#233;tence de l'OTAN et les Allemands faisant montre, en la circonstance, d'une prudence toute merkelienne. Pas question, notamment, de donner vie &#224; un &#233;tat-major europ&#233;en. Pas question d'augmenter les budgets militaires partout &#224; la baisse &#224; la suite de restructurations budg&#233;taires. Dans de telles conditions, le projet de Fran&#231;ois Hollande visant &#224; la cr&#233;ation d'un fonds europ&#233;en pour les op&#233;rations ext&#233;rieures (dont les Fran&#231;ais auraient, par ailleurs, &#233;t&#233; les premiers b&#233;n&#233;ficiaires) a &#233;t&#233; renvoy&#233; &#224; des temps meilleurs. Pas question, &#233;galement, d'augmenter significativement le budget de l'Agence europ&#233;enne de d&#233;fense, m&#234;me si la cyberd&#233;fense devient le point de mire des nouveaux strat&#232;ges qui soulignent, par ailleurs, l'ardente obligation de doter l'Europe en formation d'une base technologique et industrielle digne de ce nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'&#233;chec en France du projet de Communaut&#233; europ&#233;enne de d&#233;fense (CED) voici bient&#244;t soixante ans, force est de constater que tous les projets europ&#233;ens en mati&#232;re de d&#233;fense ont d&#233;p&#233;ri ou, pour le moins, apr&#232;s de br&#232;ves phases euphoriques, stagn&#233;, m&#234;me lorsqu'ils relevaient de la pure coop&#233;ration intergouvernementale (UEO, accords franco-britanniques de Saint-Malo, prolongements militaires de la coop&#233;ration franco-allemande, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, tr&#234;ve d'hypocrisie : en attendant, un miracle f&#233;d&#233;ral &#171; l'Europe de la d&#233;fense &#187; a des allures de mauvaise plaisanterie, n'en d&#233;plaise &#224; la tr&#232;s british Lady Ashton qui en incarne si bien, aujourd'hui, les fantasmagories. Et, ce n'est pas l'&#233;ventuelle pr&#233;sence d'une &#171; mission europ&#233;enne &#187; en Centrafrique qui changera le cours de l'histoire !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Fran&#231;ois l'incr&#233;dule</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Francois-l-incredule</link>
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		<dc:date>2013-10-18T07:40:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est un fait &#8211; pour reprendre une remarque judicieuse de Jean Pisani-Ferry &#8211; que &#171; l'Europe garde une grande capacit&#233; de d&#233;cevoir &#187;. Cependant, de temps &#224; autre, il n'est pas interdit de manifester un optimisme mesur&#233; &#224; propos de tel ou tel &#233;v&#232;nement ou d'interventions des individualit&#233;s susceptibles d'en orienter le cours. Sans remonter &#224; Mathusalem, je dirai que ce fut le cas de Delors quand il pr&#233;sidait la Commission europ&#233;enne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le m&#234;me esprit, nous pouvions raisonnablement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-161-Septembre-2013-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 161 &#8212; Septembre 2013&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est un fait &#8211; pour reprendre une remarque judicieuse de Jean&lt;br class='autobr' /&gt;
Pisani-Ferry &#8211; que &#171; l'Europe garde une grande capacit&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;cevoir &#187;. Cependant, de temps &#224; autre, il n'est pas interdit de&lt;br class='autobr' /&gt;
manifester un optimisme mesur&#233; &#224; propos de tel ou tel&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;v&#232;nement ou d'interventions des individualit&#233;s susceptibles&lt;br class='autobr' /&gt;
d'en orienter le cours. Sans remonter &#224; Mathusalem, je dirai&lt;br class='autobr' /&gt;
que ce fut le cas de Delors quand il pr&#233;sidait la Commission&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, nous pouvions raisonnablement esp&#233;rer&lt;br class='autobr' /&gt;
que le dernier n&#233; des pr&#233;sidents de la R&#233;publique fran&#231;aise&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;pondrait au moins pour une part &#224; nos attentes, d'autant&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'on le disait proche du m&#234;me Jacques Delors. Or, qu'avons-nous&lt;br class='autobr' /&gt;
observ&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis qu'il est aux affaires, Fran&#231;ois Hollande s'est efforc&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
dans la tradition de la Ve R&#233;publique, de maintenir les&lt;br class='autobr' /&gt;
traditionnels rapports privil&#233;gi&#233;s nou&#233;s par ses pr&#233;d&#233;cesseurs&lt;br class='autobr' /&gt;
avec les d&#233;cideurs d'Outre-Rhin, en commen&#231;ant par l'actuelle&lt;br class='autobr' /&gt;
chanceli&#232;re, Angela Merkel, qui vient d'&#234;tre brillamment r&#233;&#233;lue&lt;br class='autobr' /&gt;
pour un troisi&#232;me mandat ; ensuite, de participer &#224; la remise en&lt;br class='autobr' /&gt;
marche de la zone euro, apr&#232;s avoir abandonn&#233; l'id&#233;e de&lt;br class='autobr' /&gt;
ren&#233;gocier le pacte budg&#233;taire officiellement baptis&#233; &#171; Trait&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
sur la stabilit&#233;, la coordination et la gouvernance &#187;. La question&lt;br class='autobr' /&gt;
essentielle qui s'est vite pos&#233;e parmi nos partenaires &#224; propos&lt;br class='autobr' /&gt;
de Fran&#231;ois Hollande &#233;tait donc toute simple&#8230; Que souhaitait&lt;br class='autobr' /&gt;
vraiment l'h&#244;te de l'Elys&#233;e pour l'Europe ? Pencherait-il en&lt;br class='autobr' /&gt;
faveur d'un syst&#232;me politique peu ou prou f&#233;d&#233;ral, ou bien&lt;br class='autobr' /&gt;
envisagerait-il un autre modus vivendi europ&#233;en am&#233;lior&#233;, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
lequel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On savait seulement que Hollande &#233;tait favorable aux&lt;br class='autobr' /&gt;
eurobonds ; &#224; la taxation financi&#232;re des banques (qui&lt;br class='autobr' /&gt;
n'int&#233;resse qu'une minorit&#233; de pays de l'Union europ&#233;enne) ; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
un r&#233;&#233;quilibrage de l'Union &#233;conomique et mon&#233;taire ; &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement de la zone euro ; &#171; &#224; une Europe apte &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
fonctionner &#224; g&#233;om&#233;trie variable selon les sujets &#187;. Resterait &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
savoir qui la gouvernerait effectivement, la Commission ou, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'inverse, les ministres nationaux concern&#233;s des pays de la&lt;br class='autobr' /&gt;
zone euro, avec des modalit&#233;s appropri&#233;es qui n'excluraient&lt;br class='autobr' /&gt;
pas l'usage du veto en dernier recours ? Rien n'est bien clair&lt;br class='autobr' /&gt;
encore dans ce fatras&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, sur un point central, le suspens pr&#233;sidentiel n'est&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me plus un secret de polichinelle&#8230; Un de nos dynamiques coll&#232;gues du &#171; Taurillon &#187; a attir&#233; notre attention sur une&lt;br class='autobr' /&gt;
interview du 30 ao&#251;t dernier, de Fran&#231;ois Hollande, parue dans&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le Monde &#187;, laconique mais d&#233;grisante. &#192; la question&lt;br class='autobr' /&gt;
(pourtant pas vraiment compromettante) : &#171; &#192; terme, cette&lt;br class='autobr' /&gt;
Europe pourrait-elle &#234;tre f&#233;d&#233;rale ? &#187;, l'&#233;lys&#233;en personnage&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;pond sans d&#233;tour : &#171; je ne vois pas encore suffisamment de&lt;br class='autobr' /&gt;
volont&#233; de participer &#224; un id&#233;al commun. Je ne crois pas aux&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tats-Unis d'Europe. Commen&#231;ons &#224; faire en sorte que les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tats soient unis pour l'Europe &#187;. Autrement dit, l'Europe est&lt;br class='autobr' /&gt;
l'affaire des &#201;tats comme dans la vision gaullienne, les peuples&lt;br class='autobr' /&gt;
ne sont pas encore m&#251;rs. Quant aux &#201;tats-Unis d'Europe, il&lt;br class='autobr' /&gt;
s'agit d'une utopie. Chacun &#224; leur mani&#232;re, et pour ne citer&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'eux, Victor Hugo, po&#232;te visionnaire, Jean Monnet,&lt;br class='autobr' /&gt;
autodidacte de g&#233;nie, comptent parmi les pr&#233;curseurs de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
utopie. Pourtant, Monnet &#233;tait typiquement un r&#233;alisateur, aux&lt;br class='autobr' /&gt;
antipodes des id&#233;ologies. Quand en 1955, il fonda le Comit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
d'action pour les &#201;tats-Unis d'Europe, &#224; qui fit-il appel ? Aux&lt;br class='autobr' /&gt;
leaders responsables des principaux partis et syndicats de la&lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;re Europe communautaire, celle du Charbon et de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'acier. Des socialistes comme Guy Mollet, Erich Ollenhauer,&lt;br class='autobr' /&gt;
Matteo Matteotti, Max Buset ; des chr&#233;tiens-d&#233;mocrates&lt;br class='autobr' /&gt;
comme Fanfani, Kurt Kiesinger, Robert Lecourt, Th&#233;o Lefevre .&lt;br class='autobr' /&gt;
Idem pour les lib&#233;raux dont Maurice Faure, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral&lt;br class='autobr' /&gt;
du Parti radical socialiste qui signa les Trait&#233;s de Rome au nom&lt;br class='autobr' /&gt;
de la France, avec le socialiste Christian Pineau ; les&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sidents et secr&#233;taires g&#233;n&#233;raux des syndicats europ&#233;en, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la seule exception des communistes. L'un des premiers gestes&lt;br class='autobr' /&gt;
symboliques de Fran&#231;ois Mitterrand devenu pr&#233;sident de la Ve&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;publique ne consista-t-il pas d'ailleurs &#224; assumer le transfert&lt;br class='autobr' /&gt;
des cendres de Jean Monnet au Panth&#233;on ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tous ces hommes avaient connu la guerre et savaient,&lt;br class='autobr' /&gt;
par d&#233;finition, ce qui leur en avait co&#251;t&#233;, mais nous ne sommes&lt;br class='autobr' /&gt;
pas les seuls &#224; nous en souvenir. Loin de l&#224; ! Jean Monnet,&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ailleurs, demeure tr&#232;s pr&#233;sent dans les universit&#233;s fran&#231;aises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Attention, donc ! Au-del&#224; des apparences et des faux&lt;br class='autobr' /&gt;
semblants, des jeux de go d'&#233;narques qui composent&lt;br class='autobr' /&gt;
l'oligarchie d'&#201;tat, ne nous m&#233;prenons pas sur le sens de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'histoire et la v&#233;ritable signification de l'entreprise&lt;br class='autobr' /&gt;
communautaire. L'incr&#233;dulit&#233; ne dessert pas l'euroscepticisme,&lt;br class='autobr' /&gt;
bien au contraire, comme nous aurons fort probablement&lt;br class='autobr' /&gt;
l'occasion de le v&#233;rifier lors des prochaines &#233;lections&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;ennes. Malheureusement !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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