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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Italie - Loi du 15 d&#233;cembre 1999, n&#176; 482 &#171; Les normes en mati&#232;re de protection des minorit&#233;s linguistiques historiques &#187;</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Italie-Loi-du-15-decembre-1999-no-482-Les-normes-en-matiere-de-protection-des</link>
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		<dc:date>2016-01-10T21:42:38Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>Langues</dc:subject>
		<dc:subject>Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Art. 1. 1. La langue officielle de la R&#233;publique est l'italien. 2. La R&#233;publique, qui valorise le patrimoine linguistique et culturel de la langue italienne, promeut aussi la valorisation des langues et cultures prot&#233;g&#233;es par la pr&#233;sente loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Art. 2. 1. En application de l'article 6 de la Constitution et en harmonie avec les principes g&#233;n&#233;raux &#233;tablis par les organismes europ&#233;ens et internationaux, la R&#233;publique prot&#232;ge la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Italie-+" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Langues-+" rel="tag"&gt;Langues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-+" rel="tag"&gt;Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Art. 1.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. La langue officielle de la R&#233;publique est l'italien.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. La R&#233;publique, qui valorise le patrimoine linguistique et culturel de la langue italienne, promeut aussi la valorisation des langues et cultures prot&#233;g&#233;es par la pr&#233;sente loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 2.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. En application de l'article 6 de la Constitution et en harmonie avec les principes g&#233;n&#233;raux &#233;tablis par les organismes europ&#233;ens et internationaux, la R&#233;publique prot&#232;ge la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, germaniques, grecques, slov&#232;nes et croates et celles parlant le fran&#231;ais, le franco-proven&#231;al, le friulan, le ladino, l'occitan et le sarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 3.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. La d&#233;limitation de la zone territoriale et sub-communale dans laquelle s'appliquent les dispositions de protection des minorit&#233;s linguistiques historiques pr&#233;vues par la pr&#233;sente loi est adopt&#233;e par le Conseil provincial, les communes int&#233;ress&#233;es ayant &#233;t&#233; consult&#233;es, sur la demande d'au moins quinze pour cent des citoyens inscrits sur les listes &#233;lectorales et r&#233;sidant dans ces m&#234;mes communes, ou bien d'un tiers des conseillers communaux des m&#234;mes communes.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Dans le cas o&#249; il ne subsiste aucune des deux conditions de l'alin&#233;a 1 et que, sur le territoire communal, une minorit&#233; linguistique comprise dans la liste de l'article 2 insiste, on entame une proc&#233;dure au cas o&#249; la population r&#233;sidente se prononcerait favorablement &#224; travers une consultation appropri&#233;e, promue par des sujets ayant droit et selon les modalit&#233;s pr&#233;vues par les statuts et r&#232;glements communaux respectifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Quand les minorit&#233;s linguistiques consid&#233;r&#233;es &#224; l'article 2 se trouvent r&#233;parties sur des territoires provinciaux ou r&#233;gionaux diff&#233;rents, elles peuvent constituer des organismes de coordination et de proposition et les organismes locaux int&#233;ress&#233;s ont la facult&#233; de les reconna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 4.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans les &#233;coles maternelles des communes concern&#233;es par l'article 3, l'&#233;ducation linguistique pr&#233;voit, &#224; c&#244;t&#233; de l'utilisation de la langue italienne, l'utilisation aussi de la langue de la minorit&#233; pour le d&#233;roulement des activit&#233;s &#233;ducatives. Dans les &#233;coles &#233;l&#233;mentaires et dans les &#233;coles secondaires de premier niveau, il est pr&#233;vu aussi l'usage de la langue de la minorit&#233; comme outil d'enseignement.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Les institutions scolaires &#233;l&#233;mentaires et secondaires de premier niveau, conform&#233;ment &#224; ce qui est pr&#233;vu &#224; l'article 3, alin&#233;a 1 de la pr&#233;sente loi, dans l'exercice de l'autonomie organisationnelle et didactique indiqu&#233; &#224; l'artcle 21, alin&#233;a 8 et 9 de la loi du 15 mars 1997, n&#176; 59, dans les limites de l'horaire des programmes dans leur ensemble, d&#233;fini au niveau national et dans le respect de l'ensemble des obligations de service des enseignants pr&#233;vus dans les conventions collectives, dans le but d'assurer l'apprentissage de la langue de la minorit&#233;, d&#233;lib&#232;rent, aussi sur la base des demandes des parents d'&#233;l&#232;ves, sur les modalit&#233;s du d&#233;roulement des activit&#233;s d'enseignement de la langue et des traditions culturelles des communaut&#233;s locales, en en fixant les rythmes et les m&#233;thodes, et aussi les crit&#232;res d'&#233;valuation des &#233;l&#232;ves et les modalit&#233;s d'emploi des enseignants qualifi&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Les m&#234;mes institutions scolaires concern&#233;es par l'alin&#233;a 2, au sens de l'article 21, alin&#233;a 10, de la loi du 15 mars 1997, n&#176; 59, soit individuellement, soit sous une forme associative, peuvent r&#233;aliser des extensions de l'offre de formation en faveur des adultes. Dans l'exercice de l'autonomie de la recherche, de l'exp&#233;rimentation et du d&#233;veloppement, cit&#233; &#224; l'article 21, alin&#233;a 10, les institutions scolaires adoptent, y compris sous des formes associ&#233;es, des initiatives dans le domaine de l'&#233;tude des langues et des traditions culturelles de ceux qui appartiennent &#224; une minorit&#233; linguistique reconnue au sens des articles 2 et 3 de la pr&#233;sente loi et poursuivent des activit&#233;s de formation et de formation continue des enseignants d&#233;di&#233;s &#224; ces disciplines. Les institutions scolaires, dans cette perspective, peuvent conclure des conventions, au sens de l'article 21, alin&#233;a 12, de la loi n&#176; 59 de 1997 d&#233;j&#224; cit&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Les initiatives pr&#233;vues aux alin&#233;as 2 et 3 sont r&#233;alis&#233;es par les m&#234;mes institutions scolaires en utilisant les ressources humaines &#224; disposition, la dotation financi&#232;re attribu&#233;e au sens de l'article 21, alin&#233;a 5 de la loi n&#176; 59 du 15 mars 1997, mais aussi les ressources suppl&#233;mentaires accessibles par des conventions, en pr&#233;voyant les priorit&#233;s &#233;tablies par le m&#234;me alin&#233;a 5 de la pr&#233;sente loi. Dans la r&#233;partition des ressources cit&#233;es &#224; l'alin&#233;a 5 de l'article 21 de la loi n&#176; 59 de 1997, on tient compte des priorit&#233;s suppl&#233;mentaires du pr&#233;sent alin&#233;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. Au moment de la pr&#233;inscription, les parents communiquent &#224; l'institution scolaire concern&#233;e s'ils ont l'intention de faire valoir pour leurs enfants, l'enseignement de la langue de la minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 5.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Le Ministre de l'instruction publique, par d&#233;crets, donne les crit&#232;res g&#233;n&#233;raux pour la mise en place des mesures contenues dans l'article 4 et peut promouvoir et r&#233;aliser des projets nationaux et locaux dans le domaine de l'&#233;tude des langues et traditions culturelles de ceux qui appartiennent &#224; une minorit&#233; linguistique reconnue au sens des articles 2 et 3 de la pr&#233;sente loi. Pour la r&#233;alisation des projets, on autorise une d&#233;pense de 2 milliards de lires par an, &#224; compter de l'ann&#233;e 1999.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Les mod&#232;les de d&#233;crets cit&#233;s &#224; l'alin&#233;a 1 sont transmis au Parlement pour avis des commissions comp&#233;tentes permanentes qui peuvent s'exprimer dans un d&#233;lai de soixante jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 6.&lt;br class='autobr' /&gt;
1 Au sens des articles 6 et 8 de la loi n&#176; 341 du 19 novembre 1990, les universit&#233;s des r&#233;gions int&#233;ress&#233;es, dans le cadre de leur autonomie et des cr&#233;dits ordinaires de leur budget, assument toute initiative, y compris l'institution de cours de langue et de culture des langues &#233;voqu&#233;es &#224; l'article 2, visant &#224; favoriser la recherche scientifique et les activit&#233;s culturelles et de formation pour soutenir les objectifs de la pr&#233;sente loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 7&lt;br class='autobr' /&gt;
1 Dans les communes &#233;voqu&#233;es &#224; l'article 3, les membres des conseils communaux et des autres organismes &#224; structure coll&#233;giale de l'administration peuvent utiliser, au cours de l'activit&#233; de ces organismes, la langue prot&#233;g&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. La disposition de l'alin&#233;a 2 s'applique aussi aux conseillers des communaut&#233;s de montagne, des provinces et des r&#233;gions dont les territoires comprennent des communes dans lesquelles la langue prot&#233;g&#233;e est reconnue et qui constituent globalement au moins 15% de la population concern&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Au cas o&#249; une ou plusieurs composantes des organes coll&#233;giaux concern&#233;s par les alin&#233;as 1 et 2, d&#233;clarent qu'ils ne connaissent pas la langue prot&#233;g&#233;e, une traduction imm&#233;diate en langue italienne doit &#234;tre garantie.&lt;br class='autobr' /&gt;
4. Au cas o&#249; les actes destin&#233;s &#224; un usage public sont r&#233;dig&#233;s dans les deux langues, seuls les actes et les d&#233;lib&#233;rations r&#233;dig&#233;s en langue italienne ont une valeur juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 8&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans les communes concern&#233;es par l'article 3, le Conseil communal peut proc&#233;der, les frais &#233;tant &#224; la charge du budget de la commune, en l'absence de ressources disponibles dans ce but, &#224; la publication dans la langue prot&#233;g&#233;e des actes officiels de l'Etat, des r&#233;gions, des collectivit&#233;s locales ainsi que des organismes publics non territoriaux, &#233;tant bien entendu que la valeur l&#233;gale des actes est r&#233;serv&#233;e exclusivement au texte r&#233;dig&#233; en langue italienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 9.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Sauf pour ce que pr&#233;voit l'article 7, dans les communes concern&#233;es par l'article 3, l'utilisation orale et &#233;crite de la langue prot&#233;g&#233;e est autoris&#233;e dans les bureaux des administrations publiques. Les forces arm&#233;es et les forces de la police d'Etat sont exclues de l'application du pr&#233;sent alin&#233;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Pour rendre effective la possibilit&#233; pr&#233;vue &#224; l'alin&#233;a 1, les administrations publiques veilleront, y compris au moyen de conventions avec d'autres organismes, &#224; garantir la pr&#233;sence de personnel qui soit en mesure de r&#233;pondre aux demandes du public en utilisant la langue prot&#233;g&#233;e. Dans ce but, il est institu&#233;, aupr&#232;s de la Pr&#233;sidence du Conseil des ministres- D&#233;partement des affaires r&#233;gionales, un Fonds national pour la protection des minorit&#233;s linguistiques avec une dotation financi&#232;re annuelle de 9.800.000.000 de lires &#224; partir de 1999. Ces ressources, consid&#233;r&#233;es comme la limite maximale de d&#233;pense, sont r&#233;parties chaque ann&#233;e par un d&#233;cret du Pr&#233;sident du Conseil des ministres, les administrations concern&#233;es ayant &#233;t&#233; consult&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. L'utilisation de la langue prot&#233;g&#233;e est autoris&#233;e dans les proc&#233;dures devant le juge de paix. Les dispositions de l'article 109 du code de proc&#233;dure p&#233;nale en restent exclues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art 10.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans les communes concern&#233;es par l'article 3, en suppl&#233;ment aux toponymes officiels, les conseils communaux peuvent d&#233;lib&#233;rer sur l'adoption de toponymes conformes aux traditions et usages locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 11.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Les citoyens qui font partie d'une minorit&#233; linguistique reconnue au sens des articles 2 et 3 et r&#233;sidant dans les communes concern&#233;es par le m&#234;me article 3, dont les noms et les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s avant la date d'entr&#233;e en vigueur de la pr&#233;sente loi ou qui ont &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233;s par le pass&#233; d'apposer leur nom de bapt&#234;me dans la langue de la minorit&#233;, ont le droit d'obtenir, sur la base d'une documentation ad&#233;quate, leur r&#233;tablissement dans la forme originelle. Le r&#233;tablissement du nom prend effet aussi pour les descendants des int&#233;ress&#233;s qui ne sont pas majeurs, ou qui, s'ils le sont, ont donn&#233; leur accord.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Dans les cas de l'alin&#233;a 1, la demande doit indiquer le pr&#233;nom ou le nom que l'on entend assumer et il est pr&#233;sent&#233; au Maire de la commune de r&#233;sidence du requ&#233;rant qui veille &#224; le transmettre d'office au pr&#233;fet, accompagn&#233; d'un extrait d'acte de naissance. Le pr&#233;fet, dans le cas o&#249; il y a recours aux pr&#233;suppos&#233;s pr&#233;vus &#224; l'alin&#233;a 1, promulgue le d&#233;cret de r&#233;tablissement du pr&#233;nom ou du nom. Pour les membres de la famille, le pr&#233;fet peut proc&#233;der avec un d&#233;cret unique. En cas de rejet de la demande, la mesure peut &#234;tre contest&#233;e, dans un d&#233;lai de 30 jours apr&#232;s la communication, par un recours au Ministre de la justice qui d&#233;cide sur avis du Conseil d'Etat. La proc&#233;dure est exempt&#233;e de frais et doit &#234;tre conclue d'ici 90 jours &#224; partir de la demande.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Les bureaux de l'&#233;tat civil des communes int&#233;ress&#233;es veillent aux annotations cons&#233;cutives &#224; la mise en oeuvre des dispositions du pr&#233;sent article. Tous les autres registres, les annuaires et les r&#244;les nominatifs sont rectifi&#233;s d'office par la commune et par les autres administrations comp&#233;tentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 12&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans la convention entre le Minist&#232;re des communications et la soci&#233;t&#233; concessionnaire du service public de radio-t&#233;l&#233;vision et dans le contrat de service qui s'ensuit, les conditions sont assur&#233;es pour la protection des minorit&#233;s linguistiques dans les zones d'appartenance.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Les r&#233;gions int&#233;ress&#233;es peuvent aussi souscrire des conventions sp&#233;ciales avec la soci&#233;t&#233; concessionnaire du service public de radio-t&#233;l&#233;vision pour des transmissions journalistiques ou des programmes dans les langues prot&#233;g&#233;es, dans le cadre des programmations radiophoniques et t&#233;l&#233;visuelles r&#233;gionales de la soci&#233;t&#233; concessionnaire ; dans le m&#234;me objectif, les r&#233;gions peuvent souscrire des accords sp&#233;ciaux avec les &#233;metteurs locaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. La protection des minorit&#233;s linguistiques dans le cadre du syst&#232;me des communications de masse est de la comp&#233;tence de l'Autorit&#233; pour les garanties dans les communications conform&#233;ment &#224; la loi n&#176; 249 du 31 juillet 1997, sans pr&#233;judice des fonctions d'orientation de la Commission parlementaire pour l'orientation g&#233;n&#233;rale et la surveillance des services radiot&#233;l&#233;vis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 13&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Les r&#233;gions &#224; statut ordinaire, dans le domaine de leur comp&#233;tence, adaptent leur l&#233;gislation aux principes &#233;tablis par la pr&#233;sente loi, sans pr&#233;judice des dispositions l&#233;gislatives r&#233;gionales en vigueur qui pr&#233;voient des conditions plus favorables pour les minorit&#233;s linguistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 14&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans le cadre de leur disponibilit&#233; budg&#233;taire, les r&#233;gions et les provinces dans lesquelles des groupes linguistiques cit&#233;s &#224; l'article 2 sont pr&#233;sents, ainsi que les communes des provinces susdites peuvent d&#233;terminer, sur la base de crit&#232;res objectifs, de subsides pour l'&#233;dition, pour les organes de presse et pour les &#233;missions radiot&#233;l&#233;vis&#233;es a caract&#232;re priv&#233; qui utilisent une des langues prot&#233;g&#233;es, ainsi que pour les associations reconnues et enracin&#233;es dans le territoire qui ont comme objectif la sauvegarde des minorit&#233;s linguistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 15&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Au-del&#224; de ce qui est pr&#233;vu par l'article 5, alin&#233;a 1 et 9, alin&#233;a 2, les d&#233;penses faites par les autorit&#233;s locales pour s'acquitter des obligations d&#233;coulant de la pr&#233;sente loi sont mis &#224; la charge du budget de l'Etat dans la limite globale maximale de 8.700.000.000 de lires par an &#224; compter de 1999.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. L'inscription aux budgets des autorit&#233;s locales des pr&#233;visions de d&#233;pense pour les exigences de l'alin&#233;a 1 est subordonn&#233;e &#224; un avis sur la r&#233;partition des ressources concern&#233;es par l'alin&#233;a 1 entre les collectivit&#233;s locales int&#233;ress&#233;es, &#224; fixer par d&#233;cret du Pr&#233;sident du Conseil des ministres.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. L'affectation des sommes r&#233;parties au sens de l'alin&#233;a 2 s'effectue sur la base d'un compte-rendu appropri&#233;, pr&#233;sent&#233; par l'autorit&#233; locale comp&#233;tente, avec les indications des motifs de l'intervention et les justifications sur la pertinence de la d&#233;pense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art 16&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Les r&#233;gions et les provinces peuvent pourvoir, &#224; charge de la disponibilit&#233; de leur budget, &#224; la cr&#233;ation d'instituts sp&#233;ciaux pour la protection des traditions linguistiques et culturelles des populations consid&#233;r&#233;es dans la pr&#233;sente loi, ou bien elles favorisent la constitution de sections autonomes des institutions culturelles d&#233;j&#224; existantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 17&lt;br class='autobr' /&gt;
1. les normes r&#232;glementaires de mise en oeuvre de la pr&#233;sente loi sont adopt&#233;es dans les six mois &#224; partir de la date de son entr&#233;e en vigueur, les r&#233;gions int&#233;ress&#233;es ayant &#233;t&#233; consult&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 18&lt;br class='autobr' /&gt;
1. Dans les r&#233;gions &#224; statut sp&#233;cial, l'application des dispositions les plus favorables de la pr&#233;sente loi est r&#232;glement&#233;e par des normes d'application des statuts respectifs. Les normes de protection existant dans les r&#233;gions &#224; statut sp&#233;cial et dans les provinces autonomes de Trentin et Bolzano restent inchang&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Jusqu'&#224; l'entr&#233;e en vigueur des normes de mise en oeuvre de l'alin&#233;a 1, dans les r&#233;gions &#224; statut sp&#233;cial dont la l&#233;gislation ne pr&#233;voit pas de normes de protection, les dispositions de la pr&#233;sente loi s'appliquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 19&lt;br class='autobr' /&gt;
1. La R&#233;publique promeut sous des formes et des modalit&#233;s qui seront pr&#233;vues au cas par cas par des conventions sp&#233;ciales et en cherchant des conditions de r&#233;ciprocit&#233; avec les Etats &#233;trangers, le d&#233;veloppement des langues et des cultures cit&#233;es &#224; l'article 2 r&#233;pandues &#224; l'&#233;tranger, dans le cas o&#249; les citoyens des communaut&#233;s concern&#233;es ont maintenu et d&#233;velopp&#233; l'identit&#233; socio-culturelle et linguistique d'origine.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Le Minist&#232;re des affaires &#233;trang&#232;res promeut les accords opportuns avec les autres Etats afin d'assurer des conditions favorables pour les communaut&#233;s de langue italienne pr&#233;sents sur leur territoire et de diffuser &#224; l'&#233;tranger la langue et la culture italienne. La R&#233;publique favorise la coop&#233;ration transfrontali&#232;re et interr&#233;gionale, y compris dans le cadre des programmes de l'Union europ&#233;enne.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Le gouvernement pr&#233;sente chaque ann&#233;e au Parlement un rapport &#224; propos de la mise en oeuvre des dispositions pr&#233;vues au pr&#233;sent article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Art. 20 &lt;br class='autobr' /&gt;
1 A la charge de la mise en oeuvre de la pr&#233;sente loi, &#233;valu&#233;e &#224; 20.500.000.000, &#224; compter de 1999, on prend les mesures n&#233;cessaires &#224; travers des r&#233;ductions correspondantes des pr&#233;visions de cr&#233;dits inscrits, en vue du budget triennal 1998-2000, dans le cadre de l'unit&#233; pr&#233;visionnelle de base de parties courantes &#034;Fonds sp&#233;cial&#034; de l'&#233;tat des pr&#233;visions du Minist&#232;re du Tr&#233;sor, du budget et de la programmation &#233;conomique pour l'ann&#233;e 1998, en utilisant partiellement dans ce but, quant &#224; 18.500.000.000, la r&#233;serve relative &#224; la Pr&#233;sidence du Conseil des ministres et quant &#224; 2.000.000.000, la r&#233;serve relative au Minist&#232;re de l'instruction publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. Le Ministre du Tr&#233;sor, du budget et de la programmation &#233;conomique est autoris&#233; &#224; apporter, par d&#233;cret, les modifications n&#233;cessaires au budget.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233;e sur la Gazzetta Ufficiale n&#176; 297 du 20 d&#233;cembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc Prevel - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires et le droit fran&#231;ais : quels obstacles juridiques &#224; la ratification ?</title>
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		<dc:date>2016-01-10T21:40:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marie Woehrling</dc:creator>


		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Langues</dc:subject>
		<dc:subject>Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Curieux destin que celui de la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires en France. Alors que celle-ci est le seul pays europ&#233;en &#224; avoir retenu une incompatibilit&#233; de sa Constitution avec la Charte et reste un des rares pays de l'Union europ&#233;enne (UE) &#224; ne pas l'avoir ratifi&#233;e, c'est aussi en France que la Charte a fait l'objet des d&#233;bats les plus intenses. Dans aucun pays, la litt&#233;rature politique et juridique sur le sujet n'a &#233;t&#233; aussi abondante. Pourtant le contenu et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Langues-+" rel="tag"&gt;Langues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-+" rel="tag"&gt;Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Curieux destin que celui de la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires en France. Alors que celle-ci est le seul pays europ&#233;en &#224; avoir retenu une incompatibilit&#233; de sa Constitution avec la Charte et reste un des rares pays de l'Union europ&#233;enne (UE) &#224; ne pas l'avoir ratifi&#233;e, c'est aussi en France que la Charte a fait l'objet des d&#233;bats les plus intenses. Dans aucun pays, la litt&#233;rature politique et juridique sur le sujet n'a &#233;t&#233; aussi abondante. Pourtant le contenu et l'objet de la Charte reste encore largement incompris en France. Sujet de beaucoup de fantasmes, elle n'a gu&#232;re donn&#233; lieu &#224; des examens attentifs. R&#233;actions d'autant plus paradoxales que la Charte peut &#234;tre &#233;valu&#233;e comme un instrument bien adapt&#233; autant &#224; la situation des langues r&#233;gionales de France qu'au cadre juridique fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est donc n&#233;cessaire de pr&#233;senter le syst&#232;me de protection de la Charte avant de porter une appr&#233;ciation sur la mani&#232;re dont le d&#233;bat juridique s'est d&#233;velopp&#233; &#224; son sujet en France. Le droit fran&#231;ais qui est tr&#232;s d&#233;favorable aux langues r&#233;gionales doit &#233;voluer pour rejoindre les standards europ&#233;ens exprim&#233;s par la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A. Les caract&#233;ristiques essentielles de la Charte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Charte pr&#233;sente huit caract&#233;ristiques principales.&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une protection directe des langues. Ce document international se distingue par son objet : la protection d'un bien culturel europ&#233;en, &#224; savoir les langues r&#233;gionales et minoritaires. La Charte ne pose pas la probl&#233;matique des langues r&#233;gionales et minoritaires en termes de groupes minoritaires. Son projet int&#233;resse tous les citoyens europ&#233;ens. La protection des langues r&#233;gionales ou minoritaires est l'affaire de tous. Ce n'est pas seulement le probl&#232;me des locuteurs de ces langues.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des obligations juridiques pour les Etats plut&#244;t que des droits propres aux locuteurs. La Charte s'adresse &#224; des instances publiques pour les amener &#224; prendre des engagements en faveur de la protection des langues r&#233;gionales minoritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une exigence d'actions positives. La Charte ne se satisfait pas de prohiber des comportements n&#233;gatifs de la part des Etats &#224; l'encontre de certaines langues. Elle veut obtenir des autorit&#233;s publiques des engagements positifs, une politique r&#233;solue de soutien et de promotion &#224; l'&#233;gard des langues r&#233;gionales ou minoritaires.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La compl&#233;mentarit&#233; langue nationale &#8211; langues r&#233;gionales. La Charte ne se place pas dans un contexte d'opposition entre la langue nationale et les langues r&#233;gionales. Elle opte clairement pour un contexte de plurilinguisme et de pluralisme culturel. La Charte est &#233;galement fond&#233;e sur une certaine id&#233;e de tol&#233;rance et de respect de la diff&#233;rence et des identit&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Des r&#233;gimes juridiques diff&#233;renci&#233;s selon les langues. La reconnaissance de l'&#233;gale dignit&#233; des langues et cultures ne nie pas pour autant la diff&#233;rence de position juridique et de fonction sociale des langues et cultures. Respecter d'une mani&#232;re &#233;gale toutes les langues et cultures europ&#233;ennes n'implique pas de vouloir leur appliquer le m&#234;me statut, les m&#234;mes protections juridiques ou la m&#234;me position au plan des instances politiques.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Ces caract&#233;ristiques de la Charte en font un instrument d'une grande originalit&#233; et expliquent la difficult&#233; rencontr&#233;e souvent par ses promoteurs pour que celle-ci soit comprise dans ses objectifs et dans ses m&#233;thodes. De plus, la Charte ne se con&#231;oit pas comme une alternative aux autres instruments de protection &#233;labor&#233;s par le Conseil de l'Europe (Convention europ&#233;enne des Droits de l'Homme ou Convention-cadre pour la Protection des Minorit&#233;s nationales). Elle les compl&#232;te au plan des droits culturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Charte est organis&#233;e autour de deux parties principales :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une partie g&#233;n&#233;rale qui fixe des principes et des objectifs communs &#224; tous les Etats et &#224; toutes les langues ; c'est la Partie II ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; des engagements concrets, particuliers, pouvant varier selon les Etats et les langues ; c'est la Partie III.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux cas, Partie II ou Partie III, nous avons affaire &#224; des dispositions, &#224; des engagements juridiques qu'il revient aux Etats d'ex&#233;cuter dans leur ordre interne. Cependant, au niveau de la Partie II, ces obligations sont exprim&#233;es de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale , alors que dans la Partie III ils se d&#233;clinent dans des mesures plus concr&#232;tes parmi lesquelles les Etats peuvent effectuer un choix pour mettre en oeuvre la promotion des langues r&#233;gionales ou minoritaires . Les principes g&#233;n&#233;raux figurant dans la Partie II sont valables pour toutes les langues et pour tous les Etats. La Partie III de la Charte propose aux Etats une panoplie de mesures concr&#232;tes en fonction des situations particuli&#232;res des diff&#233;rentes langues, en donnant aux Etats la possibilit&#233; de s'engager pour telle ou telle mesure particuli&#232;re. En quelque sorte, la Charte propose dans la Partie III aux Etats un &#171; menu &#187; de modalit&#233;s pratiques en vue de la concr&#233;tisation des objectifs de la Partie II.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;B. La situation des langues r&#233;gionales en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La France est caract&#233;ris&#233;e par un grand nombre de langues r&#233;gionales ou minoritaires pr&#233;sentant de tr&#232;s grandes diff&#233;rences. La France m&#233;tropolitaine comporte une vingtaine de langues traditionnellement parl&#233;es sur son territoire. A cela, il faut ajouter plusieurs dizaines langues pratiqu&#233;es dans les r&#233;gions d'Outre Mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la R&#233;volution, jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente ces langues &#233;taient consid&#233;r&#233;es comme une menace pour l'unit&#233; nationale. Elles &#233;taient combattues par le syst&#232;me de l'instruction publique, ignor&#233;es par l'appareil administratif ou judiciaire et g&#233;n&#233;ralement m&#233;pris&#233;es comme des expressions linguistiques inf&#233;rieures (patois). Depuis une trentaine d'ann&#233;es la l&#233;gislation a m&#234;me renforc&#233; l'obligation du recours au fran&#231;ais dans les domaines administratifs et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des langues r&#233;gionales de France est extr&#234;mement pr&#233;caire. Le nombre de leurs locuteurs a fortement baiss&#233;. Elles sont d&#233;sormais profond&#233;ment marginalis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si de timides mesures ont &#233;t&#233; prises en faveur de ces langues depuis les ann&#233;es 1980, par exemple en mati&#232;re de toponymie bilingue, celles-ci restent largement inefficaces pour &#233;viter l'affaiblissement constant de ces langues. Ce n'est que vers le milieu des ann&#233;es 1980 qu'un enseignement bilingue a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;, mais il ne touche qu'un pourcentage tr&#232;s limit&#233; des familles potentiellement int&#233;ress&#233;es et se concentre dans les classes maternelles et primaires. La pr&#233;sence des langues r&#233;gionales dans les m&#233;dias publics est sporadique. Elles sont interdites dans l'administration. La part des budgets culturels qui leur est consacr&#233;e est infinit&#233;simale. En bref, il n'y a pas de soutien public s&#233;rieux et efficace au b&#233;n&#233;fice de ces langues. Pourtant, en 2008 un article 75-I a &#233;t&#233; introduit dans la Constitution, aux termes duquel &#171; les langues r&#233;gionales appartiennent au patrimoine de la France &#187;. Cette disposition exprime la m&#234;me pr&#233;occupation que la Charte europ&#233;enne : les langues r&#233;gionales constituent un patrimoine culturel commun qu'il revient &#224; la collectivit&#233; de prot&#233;ger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une adh&#233;sion &#224; la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires impliquerait la volont&#233; de d&#233;velopper, comme la Charte le demande, &#171; une action r&#233;solue &#187; en faveur de ces langues de mani&#232;re &#224; permettre leur transmission aux jeunes g&#233;n&#233;rations et leur pr&#233;sence effective dans la vie publique. Les autorit&#233;s fran&#231;aises ne se sont cependant nullement converties &#224; une telle politique. Elles estiment, bien &#224; tort, que ce qu'elles font pour les langues r&#233;gionales satisfait d&#233;j&#224; aux exigences de la Charte. C'est dans cet esprit qu'elles ont r&#233;solu d'adh&#233;rer &#224; la Charte&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C. La r&#233;ception de la Charte en France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mai 1999, la France a sign&#233; la Charte &#224; l'occasion du sommet organis&#233; par le Conseil de l'Europe &#224; Budapest. Cette signature &#233;tait toutefois accompagn&#233;e d'une &#171; d&#233;claration interpr&#233;tative &#187; qui avait pour but de limiter significativement les engagements que la France acceptait de souscrire par son adh&#233;sion &#224; la Charte. N&#233;anmoins, le 15 juin 1999, le Conseil constitutionnel a estim&#233; que la Charte est incompatible avec &#171; les principes constitutionnels d'indivisibilit&#233; de la R&#233;publique, d'&#233;galit&#233; devant la loi, d'unicit&#233; du peuple fran&#231;ais et d'usage officiel de la langue fran&#231;aise &#187;, comme le r&#233;sume le Conseil d'Etat dans son avis du 30 juillet 2015 d&#233;favorable &#224; la ratification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette position du Conseil constitutionnel ne peut que surprendre car 25 Etats europ&#233;ens pour qui le principe d'&#233;galit&#233; a &#233;galement une valeur constitutionnelle, qui affirment pareillement l'unit&#233; de leur peuple et qui ont eux aussi une langue officielle n'ont pas consid&#233;r&#233; que la Charte mettait en cause ces principes. En r&#233;alit&#233;, la Charte ne porte pas atteinte &#224; l'&#233;galit&#233; des citoyens, &#224; l'unit&#233; de l'Etat ou aux pr&#233;rogatives de la langue nationale. Le Conseil constitutionnel a d&#233;velopp&#233; une conception de la Charte non fid&#232;le &#224; son contenu et proc&#233;d&#233; &#224; une interpr&#233;tation extr&#234;mement n&#233;gative de la Constitution au regard de la diversit&#233; linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, pour ratifier la Charte, une r&#233;forme constitutionnelle est devenue n&#233;cessaire en France. En toute bonne logique, cette r&#233;forme doit manifester le rejet de la position du Conseil constitutionnel. Cependant le gouvernement fran&#231;ais voudrait ratifier la Charte tout en confirmant l'interpr&#233;tation de la Constitution donn&#233;e par le Conseil constitutionnel, ce qui est contradictoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette fin, le projet de loi constitutionnelle tendant &#224; la ratification de la Charte ne se borne pas autoriser cette ratification, mais se r&#233;f&#232;re &#224; la d&#233;claration de 1999 affirmant notamment que cette ratification ne conf&#232;re pas de droits collectifs aux locuteurs des langues r&#233;gionales ou minoritaires, qu'elle ne remet pas en cause le principe selon lequel l'usage du fran&#231;ais s'impose aux usagers dans leurs relations avec l'administration et les services publics et qu'elle pr&#233;serve le caract&#232;re facultatif de l'enseignement des langues r&#233;gionales ou minoritaires. Ces notions font r&#233;f&#233;rence &#224; la jurisprudence du Conseil constitutionnel tr&#232;s restrictive au regard des langues r&#233;gionales, laquelle se trouve ainsi confirm&#233;e. Le Conseil constitutionnel pourra ainsi s'opposer aux mesures qui seraient n&#233;cessaires pour appliquer la Charte. Il pourra &#224; l'avenir s'opposer &#224; ce que l'acquisition d'une langue r&#233;gionale soit reconnue comme un droit car celui-ci serait analys&#233; comme un droit collectif au b&#233;n&#233;fice de locuteurs de langues r&#233;gionales. De m&#234;me, il pourra faire obstacle &#224; l'utilisation de langues r&#233;gionales dans le cadre des autorit&#233;s publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, le projet permettra de ratifier la Charte mais aussi de s'opposer &#224; une mise en &#339;uvre effective de celle-ci. D'ailleurs, aucun projet de loi visant &#224; am&#233;liorer la situation des langues r&#233;gionales dans l'esprit de la Charte n'est pr&#233;vu. Au contraire, la quasi-totalit&#233; des amendements en vue d'am&#233;liorer la situation l&#233;gale des langues r&#233;gionales, propos&#233;s lors de l'examen de propositions de lois diverses, ont &#233;t&#233; rejet&#233;s &#224; la demande du gouvernement, fid&#232;le en cela &#224; la position de tous ses pr&#233;d&#233;cesseurs de gauche ou de droite. A Paris, beaucoup pensent que les engagements que France accepte de souscrire en vertu de la Charte sont d&#233;j&#224; mis en &#339;uvre. Il n'y a pas de mesures l&#233;gales suppl&#233;mentaires &#224; prendre. La ratification permettra par contre de faire taire les revendications des promoteurs des langues r&#233;gionales : ceux-ci ne pourront plus reprocher &#224; la France de ne pas avoir ratifi&#233; la Charte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci explique que de nombreuses organisations de promotion des langues r&#233;gionales sont hostiles &#224; ce projet de loi constitutionnelle s'il conserve une r&#233;f&#233;rence &#224; la d&#233;claration interpr&#233;tative. Par ailleurs, cela ne fait sens de ratifier la Charte que si l'on a l'intention de la mettre en oeuvre effectivement. Ceci implique que les autorit&#233;s fran&#231;aises mettent en place une v&#233;ritable politique de soutien efficace aux langues r&#233;gionales. Cela n&#233;cessiterait une loi donnant un vrai statut &#224; ces langues et garantissant un syst&#232;me d'enseignement accessible pour toutes les familles qui le souhaitent. Si l'on consid&#232;re les langues r&#233;gionales comme un patrimoine culturel commun menac&#233;, des actions &#233;nergiques en faveur de ces langues dans la vie publique et culturelle sont indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de proc&#233;der &#224; une ratification formelle de la Charte d&#233;pourvue de toute suite concr&#232;te, il faudrait que la France s'engage d'abord dans la mise en &#339;uvre effective des principes et des actions figurant dans la Charte. Une fois qu'elle aura r&#233;alis&#233;, de mani&#232;re effective, les orientations de la Charte, elle pourra la ratifier comme couronnement de son action en faveur des langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Marie Woehrling&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de Tribunal administratif honoraire - Strasbourg&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires : la France et certains trait&#233;s internationaux</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-la-France-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/La-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-la-France-et</guid>
		<dc:date>2016-01-10T21:37:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ulrich Bohner</dc:creator>


		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Langues</dc:subject>
		<dc:subject>Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires, adopt&#233;e en 1992 par le Comit&#233; des Ministres est bien un trait&#233; international, une convention europ&#233;enne au m&#234;me titre que la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales. Pour ce qui est des quelques 218 conventions du Conseil de l'Europe ( institution europ&#233;enne de 47 membres si&#233;geant &#224; Strasbourg), elles n&#233;cessitent en effet, pour chaque pays, d'abord la signature, puis la ratification, pour entrer en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Charte-europeenne-des-langues-regionales-ou-minoritaires-+" rel="tag"&gt;Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires, adopt&#233;e en 1992 par le Comit&#233; des Ministres est bien un trait&#233; international, une convention europ&#233;enne au m&#234;me titre que la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales. Pour ce qui est des quelques 218 conventions du Conseil de l'Europe ( institution europ&#233;enne de 47 membres si&#233;geant &#224; Strasbourg), elles n&#233;cessitent en effet, pour chaque pays, d'abord la signature, puis la ratification, pour entrer en vigueur &#224; l'&#233;gard du pays concern&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le bilan global de la France par rapport &#224; ces trait&#233;s &#233;manant du Conseil de l'Europe est tout &#224; fait honorable (elle en a ratifi&#233; 133 sur 218, avec 38 sign&#233;es en plus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, dans le d&#233;tail, certaines situations peuvent laisser perplexes ou signifier des difficult&#233;s importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons par exemple : le trait&#233; le plus fondamental du Conseil de l'Europe : la Convention europ&#233;enne des droits de l'Homme (STCE 005). Elle a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#224; Rome en 1950, un peu plus d'un an apr&#232;s la cr&#233;ation du Conseil de l'Europe. La France, notamment &#224; travers le professeur Ren&#233; Cassin, a jou&#233; un r&#244;le fondamental dans son processus d'&#233;laboration.&lt;br class='autobr' /&gt;
La ratification de cette convention y compris l'article 34 qui permet des recours individuels &#224; la Cour de Strasbourg, est aujourd'hui obligatoire pour l'ensemble des Etats membres (y compris la Russie, la Turquie,&#8230;). Et c'est chose faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France, qui l'avait sign&#233;e d&#232;s 1950, l'a ratifi&#233;e seulement en mais 1974, sous la pr&#233;sidence int&#233;rimaire d'Alain Poher. Et il a fallu attendre la pr&#233;sidence Mitterrand et Robert Badinter comme Garde des sceaux en 1981 pour que la France reconnaisse la comp&#233;tence de la Cour pour les requ&#234;tes individuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si l'on admet que les proc&#233;dures europ&#233;ennes soient habituellement lentes, 24, voire 21 ans sont quand m&#234;me des p&#233;riodes extr&#234;mement longues. Sans doute la guerre d'Alg&#233;rie et ses exactions y sont-elles pour quelque chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la France, souvent en proie &#224; des sursauts &#171; souverainistes &#187; conna&#238;t aussi d'autres sujets sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le Conseil de l'Europe a adopt&#233;, en 1980, la Convention-cadre sur la coop&#233;ration transfrontali&#232;re des collectivit&#233;s ou autorit&#233;s territoriales (STCE 106), la France a &#233;t&#233; tr&#232;s r&#233;ticente, voire hostile, dans un premier temps, craignant pour son int&#233;grit&#233; territoriale, Elle l'a toutefois ratifi&#233;e d&#232;s 1984 (mais apr&#232;s un changement de pr&#233;sidence). Elle a m&#234;me ensuite pouss&#233; &#224; l'adoption de protocoles additionnels et &#224; l'adoption de trait&#233;s allant dans le m&#234;me sens, au sein d'autres structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre sujet sensible : le droit de vote des &#233;trangers (aux &#233;lections locales). Pour l'Union europ&#233;enne (UE), le Trait&#233; de Maastricht de 1992, ratifi&#233; par la France apr&#232;s r&#233;f&#233;rendum, pr&#233;voit ce droit. Pourtant, la France a laiss&#233; passer une &#233;lection locale avant de le mettre en &#339;uvre, a minima (limit&#233; aux &#233;lections locales, alors que l'article 72 de la Constitution met les communes, les d&#233;partements et les r&#233;gions sur un pied d'&#233;galit&#233;, et ne permet pas aux &#233;trangers de devenir Maire ou Adjoint). Pour ce qui est du Conseil de l'Europe, la Convention sur la participation des &#233;trangers &#224; la vie publique au niveau local (STCE 144) n'a jamais &#233;t&#233; ni sign&#233;e ni ratifi&#233;e par la France. Il est vrai qu'elle ne distingue pas entre les &#233;trangers de l'UE et ceux venus d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre dossier : l'autonomie locale. Les repr&#233;sentants fran&#231;ais ont eu beaucoup de difficult&#233;s lors des n&#233;gociations pour l'adoption d'un autre trait&#233; du Conseil de l'Europe, la Charte europ&#233;enne de l'autonomie locale, (STCE 122) adopt&#233;e, non sans difficult&#233;s en 1985, mais n&#233;anmoins sign&#233;e imm&#233;diatement par la France. Toujours les soucis des &#171; souverainistes &#187;, alors que les lois Defferre venaient de consacrer en France, en 1982, un bon nombre des principes contenus dans la Charte. Il est vrai que la terminologie utilis&#233;e en France parle de &#171; libre administration &#187;, et non d' &#187;autonomie &#187; (Art 72 Constitution). Dans le paysage politique fran&#231;ais, ce dernier mot a en effet &#233;t&#233; souvent utilis&#233; pour qualifier les ind&#233;pendantistes, voire les irr&#233;dentistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, la &#171; Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires &#187; (STCE 148) serait, pour beaucoup d'esprits chagrin, de nature &#224; porter atteinte &#224; l &#187;'indivisibilit&#233; &#187; de la nation et &#224; l'&#233;galit&#233; des citoyens affirm&#233;es &#224; l'article premier de la Constitution. Ces questions font l'objet de l'article de la Jean-Marie Woehrling dans ce m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la France a refus&#233; d'embl&#233;e de signer la Convention cadre pour la protection des minorit&#233;s nationales (STCE 157), adopt&#233;e au Conseil de l'Europe en 1995, la notion de &#171; minorit&#233; nationale &#187;, utilis&#233;e fr&#233;quemment dans d'autres parties de l'Europe, surtout de l'Europe centrale et orientale, &#233;tant bannie du vocabulaire politique et constitutionnel dans le contexte fran&#231;ais, comme incitant au &#171; communautarisme &#187; et comme &#233;tant contraire au principe de l'&#233;galit&#233; de tous devant la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ulrich Bohner&lt;br class='manualbr' /&gt;Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral honoraire du Congr&#232;s des Pouvoirs Locaux et R&#233;gionaux du Conseil de l'Europe &lt;br class='manualbr' /&gt;Membre du Comit&#233; directeur de l'UEF France - Strasbourg&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Multilinguisme et interculturalit&#233; au coeur de l'Europe</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Multilinguisme-et-interculturalite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Multilinguisme-et-interculturalite</guid>
		<dc:date>2012-09-26T10:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Vielledent</dc:creator>


		<dc:subject>Focus</dc:subject>
		<dc:subject>Langues</dc:subject>
		<dc:subject>Commission europ&#233;enne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La traduction &#224; la Commission europ&#233;enne 1958-2010 &lt;br class='autobr' /&gt; Le 12 mars 2010, la direction g&#233;n&#233;rale de la Traduction de la Commission pr&#233;sentait la premi&#232;re initiative pour retracer l'&#233;volution de la traduction &#224; la Commission europ&#233;enne depuis ses d&#233;buts, il y a d&#233;j&#224; plus d'un demi-si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Loin d'&#234;tre une fin en soi, cette histoire du service de traduction est un &#233;l&#233;ment essentiel de la &#171; m&#233;moire institutionnelle &#187; de l'Union europ&#233;enne (UE) qui nous permet de comprendre comment le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Fedechoses-Numero-154-decembre-2011-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 154 &#8212; 2011/12&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Focus-+" rel="tag"&gt;Focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Langues-+" rel="tag"&gt;Langues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Commission-europeenne-+" rel="tag"&gt;Commission europ&#233;enne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La traduction &#224; la Commission europ&#233;enne&lt;br class='autobr' /&gt;
1958-2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 12 mars 2010, la direction g&#233;n&#233;rale de la Traduction&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Commission pr&#233;sentait la premi&#232;re initiative pour retracer l'&#233;volution de la traduction &#224; la Commission europ&#233;enne depuis ses d&#233;buts, il y a d&#233;j&#224; plus d'un demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre une fin en soi, cette histoire du service&lt;br class='autobr' /&gt;
de traduction est un &#233;l&#233;ment essentiel de la &#171; m&#233;moire&lt;br class='autobr' /&gt;
institutionnelle &#187; de l'Union europ&#233;enne (UE) qui nous&lt;br class='autobr' /&gt;
permet de comprendre comment le multilinguisme &#8212; l'un&lt;br class='autobr' /&gt;
de ses principes fondamentaux &#8212; a &#233;t&#233; &#171; traduit &#187; en actions&lt;br class='autobr' /&gt;
concr&#232;tes d&#232;s les premiers instants, bien avant d'&#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;fini formellement comme une politique &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la &lt;strong&gt;D&#233;claration Robert Schuman du 9 mai 1950&lt;/strong&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
les p&#232;res fondateurs ont imagin&#233; une communaut&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
paix et de d&#233;mocratie dans laquelle chacun jouirait des&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;mes droits, du m&#234;me respect et des m&#234;mes chances.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un des fondements de cette communaut&#233;, le respect de la&lt;br class='autobr' /&gt;
diversit&#233; linguistique et culturelle, a donn&#233; le r&#233;gime&lt;br class='autobr' /&gt;
linguistique de la Communaut&#233; europ&#233;enne du Charbon&lt;br class='autobr' /&gt;
et de l'Acier, repris par la Communaut&#233; &#233;conomique&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;enne et inscrit dans son tout premier r&#232;glement, le&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#232;glement 1/1958 du 15 avril 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, l'Europe a donc &#233;t&#233; multilingue : on parlait&lt;br class='autobr' /&gt;
allemand et fran&#231;ais dans trois pays, n&#233;erlandais dans&lt;br class='autobr' /&gt;
deux pays et italien dans un seul. A l'entr&#233;e en vigueur&lt;br class='autobr' /&gt;
du Trait&#233; de Paris, en juillet 1952, les ministres des&lt;br class='autobr' /&gt;
affaires &#233;trang&#232;res consacrent ces langues comme&lt;br class='autobr' /&gt;
langues officielles et de travail de la CECA. Le protocole&lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi adopt&#233; est l'acte de naissance du multilinguisme, en&lt;br class='autobr' /&gt;
rupture avec toutes les pratiques existantes au niveau&lt;br class='autobr' /&gt;
international. Depuis lors, le multilinguisme, sans qu'on&lt;br class='autobr' /&gt;
s'en aper&#231;oive, s'est impos&#233; comme une r&#233;alit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
incontournable. Aujourd'hui, l'Europe parle 23 langues et&lt;br class='autobr' /&gt;
implique plus de 500 combinaisons linguistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant un demi-si&#232;cle, au coeur de la machine&lt;br class='autobr' /&gt;
communautaire, la traduction s'adapte pour accompagner&lt;br class='autobr' /&gt;
les &#233;volutions politiques et technologiques. &lt;strong&gt;Apr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
l'installation de la Haute Autorit&#233; de la CECA &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Luxembourg&lt;/strong&gt;, la Commission CEE et la Commission&lt;br class='autobr' /&gt;
Euratom s'installent &#224; Bruxelles en 1958. Ce sont les&lt;br class='autobr' /&gt;
premiers pas d'un service linguistique dot&#233; de quelque&lt;br class='autobr' /&gt;
trente traducteurs (la denr&#233;e est rare &#224; l'&#233;poque), de rares&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;viseurs et d'une horde de dactylographes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation est &#224; la fois artisanale et quasi industrielle,&lt;br class='autobr' /&gt;
au sein d'une direction de l'administration qui exerce ses&lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoirs de suivi, notamment statistique. La fusion des&lt;br class='autobr' /&gt;
trait&#233;s des trois Communaut&#233;s, d&#233;cid&#233;e en 1965, va&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;rer de grandes r&#233;flexions sur l'avenir de la&lt;br class='autobr' /&gt;
traduction. Une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des traducteurs en&lt;br class='autobr' /&gt;
1968 dresse une v&#233;ritable liste de revendications (un&lt;br class='autobr' /&gt;
linguiste &#224; la t&#234;te des traducteurs, disposer d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
description de poste de terminologue, d&#233;cider d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
organisation th&#233;matique ou linguistique, une&lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sentation permanente des traducteurs) qui sera un&lt;br class='autobr' /&gt;
cahier des charges pour les vingt ans qui suivront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1973, le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni&lt;br class='autobr' /&gt;
entrent dans la CEE&lt;/strong&gt;. C'est le premier &#233;largissement&lt;br class='autobr' /&gt;
(sur un total de six &#224; ce jour !) et le recrutement, difficile&lt;br class='autobr' /&gt;
car le m&#233;tier de traducteur n'existe pas vraiment, est suivi&lt;br class='autobr' /&gt;
avec un soin m&#233;ticuleux. Depuis dix ans, de vastes&lt;br class='autobr' /&gt;
chantiers terminologiques accompagnent la traduction de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'acquis communautaire. L'entr&#233;e de la Gr&#232;ce, en 1981,&lt;br class='autobr' /&gt;
amorce une prise de conscience : le service de traduction&lt;br class='autobr' /&gt;
serait-il le plus grand du monde ? L'informatique&lt;br class='autobr' /&gt;
s'attaque &#224; l'assimilation du nouvel alphabet dans la base&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#233;gislative Celex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pr&#233;vision du prochain &#233;largissement, le Conseil d&#233;bat d'un &#171; r&#233;gime transitoire &#187; des langues qui donne lieu &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#226;pres n&#233;gociations et, en 1984 le Parlement europ&#233;en&lt;br class='autobr' /&gt;
consacre sa session pl&#233;ni&#232;re au multilinguisme. Celui-ci&lt;br class='autobr' /&gt;
devient pour la premi&#232;re fois une question de co&#251;t ! C'est&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi l'&#233;poque o&#249; le Chancellier Kohl &#233;crit &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
Commission Thorn pour se plaindre de la raret&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
documents en allemand, notamment pour ce qui est des&lt;br class='autobr' /&gt;
appels d'offres et des documents de comit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En juin 1986, alors que l'Espagne et le Portugal ont&lt;br class='autobr' /&gt;
rejoint la Communaut&#233;&lt;/strong&gt;, le Service de traduction est en&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;moi &#224; Bruxelles : les sections linguistiques sont&lt;br class='autobr' /&gt;
dispers&#233;es sur 6 ou 7 sites &#224; travers la ville, rendant la&lt;br class='autobr' /&gt;
coordination des travaux &#224; peu pr&#232;s impossible. On dit&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'une d&#233;l&#233;gation de traducteurs aurait fait en juin 1986&lt;br class='autobr' /&gt;
le si&#232;ge du bureau du Pr&#233;sident Delors pour obtenir que&lt;br class='autobr' /&gt;
soit tenue la promesse de les regrouper au Rond-point&lt;br class='autobr' /&gt;
Schuman. Ce sera chose faite en 1989. Un directeur&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;ral ad personam est nomm&#233; &#224; sa t&#234;te (et celle de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'informatique), une d&#233;cennie commence qui sera&lt;br class='autobr' /&gt;
domin&#233;e par la bataille de la productivit&#233; et par une&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;organisation majeure. La traduction, jusque l&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
organis&#233;e en sections linguistiques, bascule vers une&lt;br class='autobr' /&gt;
organisation th&#233;matique ax&#233;e sur les travaux des services&lt;br class='autobr' /&gt;
clients. La synchronisation des travaux, surveill&#233;e par le&lt;br class='autobr' /&gt;
conseiller th&#233;matique, est au coeur de la machine. D&#233;j&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
on pr&#233;pare un nouvel &#233;largissement et on cr&#233;&#233;e dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
capitales des antennes locales bien dot&#233;es (30 recrues&lt;br class='autobr' /&gt;
locales dirig&#233;es par un fonctionnaire traducteur) qui&lt;br class='autobr' /&gt;
prennent en charge la traduction de l'acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 1995, l'Autriche, la Finlande et la Su&#232;de font leur&lt;br class='autobr' /&gt;
entr&#233;e&lt;/strong&gt; tandis que la Norv&#232;ge renonce une nouvelle fois,&lt;br class='autobr' /&gt;
suite &#224; l'&#233;chec du referendum. La standardisation des&lt;br class='autobr' /&gt;
documents (pour les avis de march&#233;s notamment) et la&lt;br class='autobr' /&gt;
constitution de vastes m&#233;moires de traduction permettent&lt;br class='autobr' /&gt;
de lib&#233;rer le service de documents r&#233;p&#233;titifs. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
nouveaux venus sont familiers des ordinateurs personnels&lt;br class='autobr' /&gt;
qui font alors leur apparition dans les services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 90&lt;/strong&gt;, d&#233;j&#224; on s'int&#233;resse au prochain&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;largissement : les premiers documents de r&#233;flexion&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#244;nent de raccourcir les documents et d'am&#233;liorer la&lt;br class='autobr' /&gt;
qualit&#233; des originaux. Depuis la ratification du Trait&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
Maastricht, et le Conseil d'Edinburgh 1993, la qualit&#233; de&lt;br class='autobr' /&gt;
la r&#233;daction l&#233;gislative est devenue une&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;occupation (on pense &#224; la campagne de&lt;br class='autobr' /&gt;
communication qui a suivi le double referendum de 2005&lt;br class='autobr' /&gt;
sur le trait&#233; constitutionnel). &lt;strong&gt;En 1998, la cr&#233;ation de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'euro&lt;/strong&gt; est au coeur de l'actualit&#233; et, dans un contexte o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'on parle d&#233;j&#224; de &#171; d&#233;ficit d&#233;mocratique &#187; de l'UE, un&lt;br class='autobr' /&gt;
journaliste de Ouest-France, lance l'id&#233;e de demander&lt;br class='autobr' /&gt;
aux jeunes de proposer &#171; Une devise pour l'Europe &#187;. Fin&lt;br class='autobr' /&gt;
1999, 80.000 &#233;l&#232;ves dans les 15 pays alors membres de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'UE planchent et d&#233;posent plus de 2.000 propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 mai 2000, le Grand Jury europ&#233;en, sous la&lt;br class='autobr' /&gt;
responsabilit&#233; de Jacques Delors, choisit finalement la&lt;br class='autobr' /&gt;
devise &#171; Unit&#233; dans la diversit&#233; &#187; (In varietate concordia&lt;br class='autobr' /&gt;
en latin) qui est proclam&#233;e pour la premi&#232;re fois le jour&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me au Parlement europ&#233;en. En 2004, elle figure aux&lt;br class='autobr' /&gt;
c&#244;t&#233;s des symboles de l'Europe dans le pr&#233;ambule du&lt;br class='autobr' /&gt;
Trait&#233; constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est surtout une p&#233;riode de grande incertitude, apr&#232;s le&lt;br class='autobr' /&gt;
bouleversement g&#233;ostrat&#233;gique intervenu en 1989 et la&lt;br class='autobr' /&gt;
chute du Mur de Berlin. Aux incertitudes politiques s'ajoute l'instabilit&#233; administrative puisqu'en quatre ans,&lt;br class='autobr' /&gt;
le Service de traduction va changer quatre fois de chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne sait quels pays vont vraiment adh&#233;rer. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
Ministres des affaires &#233;trang&#232;res fran&#231;ais et allemand,&lt;br class='autobr' /&gt;
Joschka Fischer et Hubert V&#233;drine, s'adressent &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
Commission en 2001 pour protester contre un projet&lt;br class='autobr' /&gt;
d'all&#232;gement du r&#233;gime linguistique interne. Afin de&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;rer les neuf nouvelles langues dot&#233;es d'&#233;quipes encore&lt;br class='autobr' /&gt;
tr&#232;s restreintes de traducteurs, le service de traduction&lt;br class='autobr' /&gt;
revient en 2003 &#224; une organisation linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 1er mai 2004&lt;/strong&gt;, l'Europe devient celle des 25 et la&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelle Direction g&#233;n&#233;rale de la traduction adopte une&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;cision majeure sur la demande de traduction au sein&lt;br class='autobr' /&gt;
des services et impose une longueur maximale par type&lt;br class='autobr' /&gt;
de document. Une direction Strat&#233;gie de la traduction est&lt;br class='autobr' /&gt;
alors cr&#233;&#233;e pour s'occuper de la demande, interne et&lt;br class='autobr' /&gt;
externe, ainsi que de multilinguisme. C'est ce que les&lt;br class='autobr' /&gt;
v&#233;t&#233;rans du service d&#233;crivent comme le &#171; Big Bang &#187; : on&lt;br class='autobr' /&gt;
hurle dans les services auteurs mais, comme aucune&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;riode de transition n'a &#233;t&#233; conc&#233;d&#233;e, ce qui est &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
traduire obligatoirement l'est dans toutes les langues&lt;br class='autobr' /&gt;
officielles, quelles que soient les capacit&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette travers&#233;e du d&#233;sert, l'entr&#233;e de&lt;strong&gt; la Bulgarie et&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Roumanie&lt;/strong&gt; b&#233;n&#233;ficie de l'exp&#233;rience r&#233;cemment&lt;br class='autobr' /&gt;
acquise. Le service se dote d'une direction centr&#233;e sur les&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelles fonctions de la traduction : la communication&lt;br class='autobr' /&gt;
rapide et multilingue sur la toile, la traduction des&lt;br class='autobr' /&gt;
messages de l'institution pour le public local&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#171; localisation &#187;) et la coordination des petites antennes&lt;br class='autobr' /&gt;
install&#233;es dans les capitales europ&#233;ennes, au sein des&lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sentations de la Commission. Une unit&#233; est&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;galement charg&#233;e de la qualit&#233; des originaux,&lt;br class='autobr' /&gt;
majoritairement r&#233;dig&#233;s en anglais par des&lt;br class='autobr' /&gt;
administrateurs de langue maternelle autre. Par ailleurs,&lt;br class='autobr' /&gt;
la DGT s'organise pour mettre &#224; disposition du nouveau&lt;br class='autobr' /&gt;
Commissaire charg&#233; du multilinguisme son savoir-faire&lt;br class='autobr' /&gt;
de plus de cinquante ans, au contact avec le march&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
industries des langues, avec les professionnels et les&lt;br class='autobr' /&gt;
sp&#233;cialistes des technologies de l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un regard en arri&#232;re permet de constater que, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
s'adapter &#224; l'arriv&#233;e r&#233;guli&#232;re de nouvelles langues, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Communaut&#233; a mis en place un vaste dispositif&lt;br class='autobr' /&gt;
linguistique entre toutes les institutions, pour un co&#251;t&lt;br class='autobr' /&gt;
somme toute tr&#232;s modeste : quelque 1 % du budget&lt;br class='autobr' /&gt;
communautaire aujourd'hui et moins de 1 / 10.000 du&lt;br class='autobr' /&gt;
produit int&#233;rieur brut de l'UE2 ! La Commission a vu ses&lt;br class='autobr' /&gt;
effectifs de traducteurs cro&#238;tre de 30 &#224; environ 1.700&lt;br class='autobr' /&gt;
depuis 1958. Le m&#234;me travail continuera &#224; l'avenir &#224; &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
assur&#233; en maximisant les avanc&#233;es technologiques&lt;br class='autobr' /&gt;
(accumulation de donn&#233;es, des r&#233;f&#233;rences et&lt;br class='autobr' /&gt;
d'alignements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la traduction nous aide aussi &#224; prendre le&lt;br class='autobr' /&gt;
recul n&#233;cessaire par rapport &#224; certains d&#233;bats&lt;br class='autobr' /&gt;
d'aujourd'hui, parfois tr&#232;s anim&#233;s. Ce r&#233;cit montre qu'au&lt;br class='autobr' /&gt;
cours du temps, ce sont les m&#234;mes probl&#232;mes et les&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;mes inqui&#233;tudes qui se r&#233;p&#232;tent pour les gestionnaires&lt;br class='autobr' /&gt;
et les traducteurs. A l'issue de ce long processus, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Direction g&#233;n&#233;rale de la traduction est devenue ce qu'elle est aujourd'hui : l'un des plus grands et des meilleurs&lt;br class='autobr' /&gt;
services de traduction au monde, consid&#233;r&#233; comme une&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;f&#233;rence pour d'autres services en Europe et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien entendu difficile d'imaginer &#224; l'horizon de dix&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es que la traduction communautaire en restera l&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; plusieurs &#201;tats du sud-est de l'Europe frappent &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
porte avec insistance. La diversit&#233; linguistique est mieux&lt;br class='autobr' /&gt;
prise en compte au plan europ&#233;en, comme base&lt;br class='autobr' /&gt;
fondatrice de la d&#233;mocratie et facteur d'adh&#233;sion des&lt;br class='autobr' /&gt;
citoyens &#224; la construction europ&#233;enne. Depuis 2005,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'usage restreint des langues r&#233;gionales qui, sans &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
langues officielles de l'UE, ont un statut officiel dans une&lt;br class='autobr' /&gt;
partie du territoire national, est autoris&#233; si un &#201;tat&lt;br class='autobr' /&gt;
membre en fait la demande : les citoyens du Pays basque,&lt;br class='autobr' /&gt;
de la Catalogne et de la Galice et depuis 2009, ceux du&lt;br class='autobr' /&gt;
Pays de Galles et de l'Ecosse peuvent ainsi communiquer&lt;br class='autobr' /&gt;
avec les institutions de l'UE dans leur langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multilinguisme historique de la Communaut&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;enne a donc connu une destin&#233;e extraordinaire : au&lt;br class='autobr' /&gt;
fil du temps, il a profond&#233;ment marqu&#233; de son empreinte&lt;br class='autobr' /&gt;
les modes de travail au sein des institutions, g&#233;n&#233;r&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
acc&#233;l&#233;rations technologiques spectaculaires et constitue&lt;br class='autobr' /&gt;
une r&#233;f&#233;rence pour les industries du langage et pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
grands ensembles r&#233;gionaux du monde. Aujourd'hui, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Direction g&#233;n&#233;rale de la traduction dialogue&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;guli&#232;rement avec les principales r&#233;gions du monde,&lt;br class='autobr' /&gt;
Asie, tout particuli&#232;rement Chine et Inde, Russie, Union&lt;br class='autobr' /&gt;
africaine, Afrique du Sud, institutions ou pays qui&lt;br class='autobr' /&gt;
comptent chacun entre 10 et plus de 20 langues&lt;br class='autobr' /&gt;
officielles. Elle se compare aussi avec des services&lt;br class='autobr' /&gt;
comme le Bureau canadien de traduction dont la&lt;br class='autobr' /&gt;
production, en volume, est comparable, quoique sur une&lt;br class='autobr' /&gt;
base bilingue.$Pour le service de traduction de la Commission, les&lt;br class='autobr' /&gt;
transformations ont &#233;t&#233; profondes, tendant &#224; en faire un&lt;br class='autobr' /&gt;
service, int&#233;gr&#233; dans le processus politique, dot&#233; d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#233;gie fond&#233;e sur une analyse des besoins li&#233;s au&lt;br class='autobr' /&gt;
multilinguisme et tourn&#233;e vers l'ensemble de l'institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La DGT contribue ainsi &#224; la politique du multilinguisme,&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvelle n&#233;e &#224; la Commission Barroso en 2004 au titre&lt;br class='autobr' /&gt;
des comp&#233;tences sp&#233;cifiques du Commissaire Figel et&lt;br class='autobr' /&gt;
consacr&#233;e comme politique europ&#233;enne d&#233;but 2007, sous&lt;br class='autobr' /&gt;
la responsabilit&#233; du premier commissaire roumain,&lt;br class='autobr' /&gt;
Leonard Orban. Des communications strat&#233;giques de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Commission d&#233;clinent les grandes actions &#224; mener pour&lt;br class='autobr' /&gt;
promouvoir la diversit&#233; linguistique dans la soci&#233;t&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
favoriser une &#233;conomie multilingue performante et&lt;br class='autobr' /&gt;
donner aux citoyens un acc&#232;s aux informations de l'UE&lt;br class='autobr' /&gt;
dans leur propre langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le multilinguisme traverse d&#233;sormais tous les champs,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomique, &#233;ducatif, culturel, social. Il est sorti des&lt;br class='autobr' /&gt;
bureaux de linguistes et des salles de classe. Gageons que&lt;br class='autobr' /&gt;
cette prise de conscience du facteur langagier,&lt;br class='autobr' /&gt;
intimement li&#233;e &#224; la n&#233;cessaire gestion de la complexit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
dans un monde multipolaire et globalis&#233;, nourrira toutes&lt;br class='autobr' /&gt;
les autres politiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Catherine Vieilledent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Membre du Bureau europ&#233;en de l'UEF - Bruxelles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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