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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Les f&#233;d&#233;ralistes et la Catalogne</title>
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		<dc:date>2018-02-14T21:36:27Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Herland</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Catalogne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'exception des &#201;cossais, les responsables politiques de tous bords condamnent &#224; qui mieux mieux les aspirations des Catalans &#224; l'ind&#233;pendance. Que les chefs d'&#201;tat et le pr&#233;sident de leur Conseil se montrent oppos&#233;s &#224; une telle volont&#233; d'&#233;mancipation se comprend ais&#233;ment : ils redoutent qu'une Catalogne ind&#233;pendante n'encourage des mouvements s&#233;paratistes &#224; l'int&#233;rieur de leurs propres fronti&#232;res. Les &#201;tats centralis&#233;s sont hostiles par nature &#224; une autonomie un tant soit peu pouss&#233;e ; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-177-Decembre-2017-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 177 - D&#233;cembre 2017&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Catalogne-+" rel="tag"&gt;Catalogne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'exception des &#201;cossais, les responsables politiques de tous bords condamnent &#224; qui mieux mieux les aspirations des Catalans &#224; l'ind&#233;pendance. Que les chefs d'&#201;tat et le pr&#233;sident de leur Conseil se montrent oppos&#233;s &#224; une telle volont&#233; d'&#233;mancipation se comprend ais&#233;ment : ils redoutent qu'une Catalogne ind&#233;pendante n'encourage des mouvements s&#233;paratistes &#224; l'int&#233;rieur de leurs propres fronti&#232;res. Les &#201;tats centralis&#233;s sont hostiles par nature &#224; une autonomie un tant soit peu pouss&#233;e ; m&#234;me les &#201;tats f&#233;d&#233;raux (comme la Bundesrepublik Deutschland) n'ont aucune envie que leur territoire se r&#233;duise, ni m&#234;me de d&#233;l&#233;guer &#224; l'&#233;chelon inf&#233;rieur davantage de comp&#233;tences que celles qui sont d&#233;j&#224; les siennes. La r&#232;gle, en l'occurrence, est simple : nul ne souhaite la diminution de ses pouvoirs. En France, l'enchev&#234;trement des comp&#233;tences entre les diff&#233;rents niveaux de la puissance publique (d&#233;partements, r&#233;gions, &#201;tat, pour s'en tenir &#224; quelques-uns !) illustre bien l'impossibilit&#233; d'une v&#233;ritable d&#233;centralisation dans un pays dont la tradition est &#224; l'oppos&#233;. Ainsi, alors que la construction et l'entretien des b&#226;timents des &#233;tablissements d'enseignement sont de la comp&#233;tence des autorit&#233;s locales, le minist&#232;re de l'&#201;ducation &#171; nationale &#187; demeure une administration tentaculaire (le &#171; mammouth &#187;) et toute puissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas de meilleure preuve de la soumission de la Commission europ&#233;enne aux &#201;tats que la prise de position de son pr&#233;sident contre l'ind&#233;pendance de la Catalogne. Aux yeux des f&#233;d&#233;ralistes, la Commission devrait &#234;tre l'embryon du futur gouvernement de l'Europe. En r&#233;alit&#233;, elle n'est que l'instrument du Conseil, ce qui s'explique ais&#233;ment puisque ses membres sont nomm&#233;s par les chefs d'&#201;tat. Ceci l'emp&#234;che de se laisser aller &#224; la tendance &#224; l'accroissement de ses pouvoirs qui serait naturellement la sienne si elle proc&#233;dait directement d'un vote populaire. Faut-il rappeler que le principal obstacle &#224; la naissance de la f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne est d&#251; &#224; la pr&#233;sence des &#201;tats qui conservent des pr&#233;rogatives r&#233;galiennes (arm&#233;e, justice, police, diplomatie, d&#233;fense) qui devraient &#234;tre confi&#233;es au niveau f&#233;d&#233;ral ? Seule la monnaie a &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;e jusqu'ici. Encore cela ne concerne-t-il que les pays de la zone euro, lesquels, d'ailleurs, se soucient comme une guigne des engagements souscrits &#224; Maastricht (d&#233;ficit budg&#233;taire maximum de 3% - poids de la dette publique inf&#233;rieur &#224; 60% du PIB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Admettons que la Catalogne (et l'&#201;cosse, etc.) acc&#232;dent &#224; l'ind&#233;pendance. Ces provinces n'ont ni arm&#233;e, ni r&#233;seau diplomatique, etc. Leur int&#233;r&#234;t serait d'int&#233;grer une Europe f&#233;d&#233;ralis&#233;e qui remplirait pour elles ces fonctions indispensables de mani&#232;re bien plus efficace que si elles devaient s'en charger elles-m&#234;mes. Nul n'ignore, en effet, que l'&#233;parpillement des fonctions r&#233;galiennes entre les &#201;tats, tel qu'il existe actuellement, est source non seulement de gaspillages mais encore d'impuissance. Or les &#201;tats, plus pr&#233;cis&#233;ment leurs repr&#233;sentants au niveau europ&#233;en, les &#171; chefs d'&#201;tat et de gouvernement &#187; &#8211; ne souhaitent &#233;videmment pas renoncer &#224; des pouvoirs qui, bien que souvent illusoires sur le plan de l'action, leur apportent des avantages symboliques consid&#233;rables (et dans une moindre mesure des avantages p&#233;cuniaires). La preuve en est que, m&#234;me apr&#232;s avoir mesur&#233; leur impuissance, m&#234;me au comble de l'impopularit&#233;, m&#234;me s&#233;v&#232;rement battus, les leaders politiques ne pensent qu'&#224; reconqu&#233;rir leur poste. Autre preuve s'il en &#233;tait besoin : le nombre d'aspirants au poste supr&#234;me alors que, regard&#233; de sang-froid, il n'y a rien de s&#233;duisant &#224; se retrouver oblig&#233;, une fois &#233;lu, de renier la plupart de ses promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#224; reconna&#238;tre que le roi est nu, il y a en effet une distance que les politiques ne savent pas franchir. C'est pourquoi ils s'accrochent aux apparences du pouvoir. Ils travaillent dur ; ils prennent toute sorte de d&#233;cisions. Sans nul doute conscients &#8211; ils ne sont pas idiots &#8211; qu'ils ne sont pas en mesure de choisir la bonne, ils se rabattent sur des politiques sous-optimales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un autre exemple. Le nouveau chef d'&#201;tat fran&#231;ais a d&#233;cid&#233; de baisser la fiscalit&#233; sur le capital au d&#233;triment en particulier des retrait&#233;s ais&#233;s qui subiront de plein fouet la hausse de la CSG. Pourquoi a-t-il pris cette d&#233;cision ? Tout simplement parce que les chefs d'&#201;tat europ&#233;ens n'ont pas r&#233;ussi &#224; se mettre d'accord pour mettre fin &#224; la concurrence fiscale entre leurs pays. Aussi absurde que cela puisse para&#238;tre, des &#201;tats europ&#233;ens ont la possibilit&#233; d'attirer les investisseurs en leur proposant un taux d'imposition sur les b&#233;n&#233;fices quasi nul ! Alors, &#233;videmment, les autres sont &#171; oblig&#233;s &#187; d'abaisser &#224; leur tour les imp&#244;ts sur les entreprises. N'importe quel observateur ext&#233;rieur ne manquerait pas de remarquer que dans un espace o&#249; les capitaux, les marchandises et les hommes circulent librement, il est indispensable d'harmoniser les imp&#244;ts (et les charges sociales), sauf &#224; cr&#233;er des distorsions indispensables. Eh bien, ce n'est pas ainsi que fonctionne l'Europe ! On ne s'&#233;tonnera pas qu'elle fonctionne si mal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ind&#233;pendance de certaines provinces et autres r&#233;gions qui en ont le d&#233;sir (&#224; condition, &#233;videmment, qu'il soit confirm&#233; par un vote de la population concern&#233;e apportant toutes les garanties n&#233;cessaire ) est la meilleure des nouvelles pour les f&#233;d&#233;ralistes. Rappelons que le partage des pouvoirs, dans une f&#233;d&#233;ration bien construite, ob&#233;it &#224; la r&#232;gle &#171; d'exacte ad&#233;quation &#187; : chaque collectivit&#233;, de la plus locale &#224; la f&#233;d&#233;ration elle-m&#234;me, d&#233;tient les pouvoirs qui sont les mieux assur&#233;s &#224; son niveau . Dans une Europe f&#233;d&#233;rale il n'y a plus de place pour les &#201;tats. La d&#233;fense, la diplomatie, le commerce ext&#233;rieur et le contr&#244;le des fronti&#232;res sont &#224; l'instar de la monnaie pr&#233;rogatives de la f&#233;d&#233;ration. La culture, l'&#233;ducation, le d&#233;veloppement &#233;conomique, etc. rel&#232;vent du niveau imm&#233;diatement infra-&#233;tatique (la province ou la grande r&#233;gion). Les entit&#233;s constitutives de ce niveau se distinguent principalement les unes des autres par des diff&#233;rences culturelles, linguistiques souvent, h&#233;rit&#233;es de l'histoire (Catalogne / Castille ; Flandre / Wallonie, etc.). La construction des &#201;tats a cr&#233;&#233; des s&#233;parations artificielles (comme entre les Catalans et les Basques espagnols et fran&#231;ais) qu'il serait opportun de supprimer tant que le sentiment d'appartenance &#224; une culture commune demeure suffisamment fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il subsiste des comp&#233;tences partag&#233;es entre entit&#233;s composantes et compos&#233;es dans une f&#233;d&#233;ration bien ordonn&#233;e, il n'y a pas cependant de recouvrement. Par exemple, les polices municipales, provinciales et f&#233;d&#233;rale coexistent avec des missions diff&#233;rentes. De m&#234;me pour le pouvoir l&#233;gislatif, etc. Reste l'&#233;conomie. L'objection soulev&#233;e &#224; l'&#233;gard des provinces qui souhaitent prendre leur ind&#233;pendance est de cet ordre-l&#224;. On refuse leur &#233;mancipation au pr&#233;texte que leur d&#233;part appauvrirait le reste du pays . Dans l'UE actuelle, la redistribution s'exer&#231;ant principalement au niveau national, c'est effectivement le cas mais, d'une part, on ne voit pas quel droit invoquer pour s'opposer au principe d'autod&#233;termination, d'autre part et surtout, dans une f&#233;d&#233;ration bien organis&#233;e l'essentiel de la redistribution serait confi&#233;e au niveau f&#233;d&#233;ral , ce qui permettrait de r&#233;duire bien plus efficacement les disparit&#233;s que le syst&#232;me actuel qui laisse subsister des &#233;carts consid&#233;rables entre r&#233;gions appartenant &#224; des pays diff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, l'accession &#224; &#171; l'ind&#233;pendance &#187; (&#224; l'int&#233;rieur de l'UE) des provinces les plus riches de certains &#201;tats devrait acc&#233;l&#233;rer la disparition de ces &#201;tats, une &#233;volution &#233;minemment favorable &#224; la construction d'une authentique f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne, puisque les provinces devenues autonomes (au sens de la th&#233;orie du f&#233;d&#233;ralisme) n'auraient aucune incitation &#224; briguer les comp&#233;tences de l'&#201;tat-nation qui sont mieux exerc&#233;es au niveau f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Herland&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;conomiste et &#233;crivain. Professeur honoraire aux universit&#233;s des Antilles et de la Guyane et d'Aix-en-Provence - Martinique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intervention de Bernard Lesfargues &#224; Barcelone le 20 janvier 2015</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Intervention-de-Bernard-Lesfargues-a-Barcelone-le-20-janvier-2015</link>
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		<dc:date>2015-11-06T13:14:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Catalogne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de l'ouverture de la Biblioth&#232;que de traductions Bernard Lesfargues &lt;br class='autobr' /&gt; Charles Sorel, l'auteur de L'Histoire comique de Francion (1633) &#233;crit que &#171; traduire des livres est une chose tr&#232;s servile &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dieu merci, depuis l'&#233;poque de Louis XIII le m&#233;tier de traducteur a beaucoup &#233;volu&#233;. En t&#233;moigne par exemple Diderot qui, dans Les Bijoux indiscrets (1748), fait bri&#232;vement dialoguer Bloculocus avec Mangogul. Celui-ci demande : &lt;br class='autobr' /&gt; Vous savez donc le grec ? Moi, seigneur, point du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-169-Septembre-2015-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 169 - Septembre 2015&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Catalogne-+" rel="tag"&gt;Catalogne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L120xH150/arton538-63278.jpg?1729837277' class='spip_logo spip_logo_right' width='120' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion de l'ouverture de la Biblioth&#232;que de traductions Bernard Lesfargues&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Charles Sorel, l'auteur de L'Histoire comique de Francion (1633) &#233;crit que &#171; traduire des livres est une chose tr&#232;s servile &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu merci, depuis l'&#233;poque de Louis XIII le m&#233;tier de traducteur a beaucoup &#233;volu&#233;. En t&#233;moigne par exemple Diderot qui, dans Les Bijoux indiscrets (1748), fait bri&#232;vement dialoguer Bloculocus avec Mangogul. Celui-ci demande :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;- Vous savez donc le grec ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Moi, seigneur, point du tout.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Ne m'avez-vous pas dit que vous traduisiez Philox&#232;ne et qu'il avait &#233;crit en grec ?&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;- Oui, seigneur, mais il n'est pas n&#233;cessaire d'entendre une langue pour la traduire, puisque l'on ne traduit que pour des gens qui ne l'entendent point.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Diderot nous amuse, mais il n'est pas si loin de nous le temps o&#249; l'on raffolait des &#171; belles infid&#232;les &#187;. Cioran, tr&#232;s s&#233;rieux, se permet d'&#233;crire : &lt;i&gt;&#171; Je mets un bon traducteur au-dessus d'un bon auteur. &#187;&lt;/i&gt; Exag&#232;re-t-il ? C'est probable. Mais il &#233;crit encore : &lt;i&gt;&#171; Tous les traducteurs sans exception que j'ai rencontr&#233;s &#233;taient intelligents, et souvent plus int&#233;ressants que les auteurs qu'ils traduisaient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'oublie pas l'amiti&#233; qui liait Cioran et Armel Guerne, une amiti&#233; qui peut nous aider &#224; comprendre les propos quelque peu surprenants de Cioran sur la traduction. Mais on a si souvent minor&#233; le r&#244;le des traducteurs, qu'il ne leur d&#233;pla&#238;t pas de recevoir des &#233;loges en g&#233;n&#233;ral m&#233;rit&#233;s. Merci, monsieur Cioran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'orgueil et de l'humilit&#233;, oui, mais pas de servilit&#233;. Entre ces deux extr&#234;mes, le traducteur trouve sa juste place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je savoure et je fais miennes les lignes r&#233;paratrices qu'&#233;crit Cioran. Je ne pense pas qu'il survalorise la t&#226;che du traducteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que fait le traducteur ? Assis &#224; sa table de travail, l'ordinateur en marche, c'est lui d&#233;sormais la fameuse &#171; page blanche &#187; qui faisait jadis tellement peur aux &#233;crivains et qui, je crois, leur fait toujours aussi peur. Les dictionnaires narquois sont &#224; port&#233;e de main. Et le traducteur est seul. Tout seul &#224; se battre, page apr&#232;s page, &#224; se torturer le cerveau pour translater dans sa propre langue ce qu'a &#233;crit, proche ou lointain, un autre auteur qui a le droit d'&#233;crire ce qui lui passe par la t&#234;te, tandis que lui, mis&#233;rable traducteur, ne peut que s'interdire de retoucher si peu que ce soit au texte qu'apr&#232;s tout il a accept&#233; de traduire et non de modifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble, mesdames et messieurs, que vous avez &#233;t&#233; bien imprudents en donnant mon nom &#224; cette biblioth&#232;que. La coutume est de patienter quelque peu, d'attendre que la personne &#224; qui l'on rend hommage ait disparu de la terre des vivants. On ne sait jamais ce qui peut passer par la t&#234;te d'un vieillard&#8230; Mais je vais faire en sorte de ne pas d&#233;m&#233;riter de vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, surtout, dites-vous bien que je n'ai gu&#232;re de m&#233;rite. Traduire Joan Sales, traduire Merc&#232; Rodoreda, traduire Jaume Cabr&#233;, c'est un immense plaisir. Ce n'est absolument pas un pensum. Je termine donc en r&#233;p&#233;tant haut et fort combien j'ai aim&#233; consacrer des heures et des heures de ma vie &#224; la litt&#233;rature catalane, &#224; la langue catalane qu'un imb&#233;cile grad&#233; avait tout fait pour l'&#233;radiquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture catalane est bien vivante. Je crie aussi fort que je peux :&lt;br class='manualbr' /&gt;Vive la Catalogne !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Visca Catalunya !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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