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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Le Brexit, une opportunit&#233; pour ceux qui restent&#8230; isn't it ?</title>
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		<dc:date>2021-02-14T21:17:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oph&#233;lie Omnes</dc:creator>


		<dc:subject>FED'Actualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant longtemps, la position timor&#233;e, parfois contre-productive, souvent contest&#233;e, du gouvernement britannique vis-&#224;-vis de la construction europ&#233;enne a pu &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une &#233;pine dans le pied des Europ&#233;ens, qui les emp&#234;chait de pouvoir aller de l'avant. De ce point de vue, on pourrait donc consid&#233;rer que le d&#233;part des Britanniques (quand il sera enfin finalis&#233;) permettra &#224; l'Union europ&#233;enne d'avancer et de parachever la construction politique du continent. Cependant, si le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-187-Decembre-2020-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 187 - D&#233;cembre 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-FED-Actualite-+" rel="tag"&gt;FED'Actualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH110/arton732-79bab.png?1731954572' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant longtemps, la position timor&#233;e, parfois contre-productive, souvent contest&#233;e, du gouvernement britannique vis-&#224;-vis de la construction europ&#233;enne a pu &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une &#233;pine dans le pied des Europ&#233;ens, qui les emp&#234;chait de pouvoir aller de l'avant. De ce point de vue, on pourrait donc consid&#233;rer que le d&#233;part des Britanniques (quand il sera enfin finalis&#233;) permettra &#224; l'Union europ&#233;enne d'avancer et de parachever la construction politique du continent. Cependant, si le triste spectacle que donne &#224; voir le Brexit depuis 2016 a en r&#233;alit&#233; &#233;galement nui &#224; l'Union europ&#233;enne depuis 2016, il pourrait en susciter le r&#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Royaume-Uni n'est pas responsable de tous les maux europ&#233;ens
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, l'activation effective de l'article 50, au demeurant peu pr&#233;cis, est la d&#233;monstration de la r&#233;versibilit&#233; de l'int&#233;gration europ&#233;enne, en d&#233;pit de la volont&#233; initiale des r&#233;dacteurs du Trait&#233; de Lisbonne d'introduire une porte de sortie, dans l'espoir que son existence m&#234;me emp&#234;cherait qui que ce soit d'essayer de la prendre. D&#232;s lors, cet &#233;pisode constitue un pr&#233;c&#233;dent malheureux dans une Union dont les Etats se sont engag&#233;s &#224; &#339;uvrer &#224; ce qu'elle soit &#171; sans cesse plus &#233;troite &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, l'Union europ&#233;enne &#224; 27 ne s'est pas r&#233;v&#233;l&#233;e pr&#234;te &#224; sauter le pas d&#233;cisif au parach&#232;vement de sa construction politique, m&#234;me dans la perspective du d&#233;part des Britanniques. En effet, les positions aust&#232;res des Frugal 4 (Autriche, Danemark, Pays-Bas, Su&#232;de) au moment des discussions relatives aux contributions nationales des Etats membres au budget europ&#233;en ou le veto initialement pos&#233; par la Hongrie et la Pologne au cadre financier pluriannuel 2021-2027 en raison de leur opposition relative au respect de l'&#233;tat de droit sont autant d'exemples des blocages institutionnels subis par l'Union europ&#233;enne au cours des derniers, sans que le Royaume-Uni n'ait eu aucun r&#244;le &#224; jouer. N&#233;anmoins, ces &#233;pisodes d&#233;montrent, si c'&#233;tait encore n&#233;cessaire, que le v&#233;ritable probl&#232;me de l'Union europ&#233;enne vis-&#224;-vis de sa propre construction r&#233;side dans son incapacit&#233; de r&#233;former ses institutions et de prendre les d&#233;cisions qui s'imposent pour devenir un ensemble v&#233;ritablement politique et d&#233;mocratique, et non le seul positionnement d'enfant difficile adopt&#233; par l'un ou l'autre de ses Etats membres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Brexit est finalement un contre-exemple de souverainet&#233; mal exerc&#233;e
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant toute la campagne pour le Brexit, il a &#233;t&#233; question pour le peuple britannique de &#171; reprendre le contr&#244;le &#187; (&#171; take back control &#187;). N&#233;anmoins, il s'agit l&#224; d'un exemple parfait d'une bien mauvaise gestion de la souverainet&#233; qu'un peuple peut exercer par le biais de ses repr&#233;sentants, puisque le Royaume-Uni s'en est retrouv&#233; plus affaibli, et non plus fort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, l'exp&#233;rience rat&#233;e du Brexit, et les cons&#233;quences extr&#234;mement dommageables auxquelles les autorit&#233;s britanniques continuent d'exposer leurs citoyens, sont un plaidoyer vivant pour la construction europ&#233;enne. Le spectacle d&#233;solant, particuli&#232;rement dans l'hypoth&#232;se d'un no-deal, des montages juridiques plus inventifs les uns que les autres auxquels citoyens et entreprises doivent recourir afin de pouvoir esp&#233;rer diminuer l'impact que le Brexit aura sur leur acc&#232;s au march&#233; int&#233;rieur, en termes de libert&#233; de circulation des marchandises et des services, mais aussi et surtout des personnes, ne peut qu'inciter les Etats europ&#233;ens &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; deux fois avant de d&#233;cider d'appuyer sur la g&#226;chette de l'article 50. Les si prestigieuses universit&#233;s outre-Manche auront ainsi bien du souci &#224; se faire une fois qu'elles seront sorties du r&#233;seau europ&#233;en au sein duquel les &#233;tudiants venus de toute l'Union europ&#233;enne peuvent se d&#233;placer librement car s&#251;rs d'obtenir une &#233;quivalence &#224; leur dipl&#244;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, au cours du (long !) processus qu'a constitu&#233; le Brexit, cette exp&#233;rience qui aurait pu &#234;tre traumatique pour l'Union europ&#233;enne si elle n'&#233;tait pas parvenue &#224; faire preuve d'unit&#233;, s'est finalement r&#233;v&#233;l&#233;e comme une opportunit&#233; pour les 27 de prouver qu'ils &#233;taient capables d'adopter un front commun, pour peu qu'ils en aient la volont&#233; politique. Ce constat, loin d'aller de soi en 2016, doit &#234;tre accueilli comme un motif d'espoir pour les modifications structurelles et institutionnelles qui devront &#234;tre entreprises (et aboutir) pour parvenir &#224; l'&#233;tablissement d'Union plus d&#233;mocratique et plus efficace (en un mot, f&#233;d&#233;rale). Ce n'est qu'ensemble que les Europ&#233;ens peuvent pr&#233;tendre &#234;tre plus forts, pas en c&#233;dant aux caprices illusoires du nationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un potentiel rebond pour la construction europ&#233;enne
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A plus ou moins court terme, eu &#233;gard aux r&#233;alit&#233;s qu'il a permis de mettre en exergue, le Brexit doit &#234;tre consid&#233;r&#233; par l'Union europ&#233;enne comme l'occasion de rebondir, et de prendre des mesures concr&#232;tes d'&#233;viter une nouvelle exp&#233;rience du genre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un premier temps, elle doit se d&#233;barrasser &#224; tout prix de la r&#232;gle de l'unanimit&#233;. Le pouvoir de blocage du Royaume-Uni au niveau europ&#233;en n'aurait jamais pu &#234;tre aussi grand si l'Union n'avait pas elle-m&#234;me permis de pouvoir &#234;tre prise en otage par l'un de ses Etats membres, au moyen du veto. La r&#232;gle de la majorit&#233; qualifi&#233;e doit devenir la r&#232;gle en mati&#232;re de prise de d&#233;cisions europ&#233;ennes au sein du Conseil si l'Union ne veut pas devenir une construction scl&#233;ros&#233;e, tributaire du seul bon vouloir des gouvernements de ses Etats membres. &lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, &#224; terme, seul le d&#233;veloppement d'une v&#233;ritable sph&#232;re europ&#233;enne, de nature &#224; susciter un sentiment d'appartenance permettant l'exercice d'une citoyennet&#233; vivante par les habitants du continent europ&#233;en. Cela permettra d'&#233;viter de reproduire la situation insoluble qui a men&#233; au Brexit, dans laquelle la moiti&#233; des citoyens d'un Etat appartenant &#224; un ensemble comme l'Union europ&#233;enne consid&#232;re qu'elle n'a rien en commun avec cet ensemble et pr&#233;f&#232;re partir. Le d&#233;part des Britanniques peut &#8211; et doit &#8211; &#234;tre envisag&#233; comme une opportunit&#233; de donner aux citoyens europ&#233;ens les moyens d'envisager la construction europ&#233;enne comme une r&#233;ponse efficace aux d&#233;fis actuels, et non plus comme une id&#233;e issue des &#233;lites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le Brexit ! et apr&#232;s ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-et-apres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-et-apres</guid>
		<dc:date>2020-05-27T18:53:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Herland</dc:creator>


		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous &#233;tions de ceux qui esp&#233;rions le Brexit (un cheval de Troie en moins dans le flanc de l'Europe) sans trop y croire. Le leave, en effet, l'avait emport&#233; de justesse lors du r&#233;f&#233;rendum de 2016 et Theresa May se r&#233;v&#233;lait impuissante &#224; obtenir du Parlement britannique la majorit&#233; n&#233;cessaire pour le rendre effectif. Son remplacement par Boris Johnson, anti-europ&#233;en convaincu et fin man&#339;uvrier, a chang&#233; la donne. &#192; l'issue des derni&#232;res &#233;lections parlementaires, il disposait de la l&#233;gitimit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-184-Mars-2020-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 184 - Mars 2020&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L150xH84/arton695-d91a3.jpg?1730488810' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions de ceux qui esp&#233;rions le Brexit (un cheval de Troie en moins dans le flanc de l'Europe) sans trop y croire. Le leave, en effet, l'avait emport&#233; de justesse lors du r&#233;f&#233;rendum de 2016 et Theresa May se r&#233;v&#233;lait impuissante &#224; obtenir du Parlement britannique la majorit&#233; n&#233;cessaire pour le rendre effectif. Son remplacement par Boris Johnson, anti-europ&#233;en convaincu et fin man&#339;uvrier, a chang&#233; la donne. &#192; l'issue des derni&#232;res &#233;lections parlementaires, il disposait de la l&#233;gitimit&#233; suffisante et de la majorit&#233; parlementaire indispensable pour acter la s&#233;paration, ce qui fut fait. M&#234;me si beaucoup reste &#224; faire pour la finaliser. B. Johnson et les Britanniques sont en effet confront&#233;s d&#233;sormais &#224; une alternative qui ne devrait pas trop les r&#233;jouir, soit prendre v&#233;ritablement leur ind&#233;pendance et se priver d'un acc&#232;s facile au march&#233; int&#233;rieur europ&#233;en (comme la Suisse et la Norv&#232;ge en b&#233;n&#233;ficient), soit accepter les r&#232;gles du march&#233; unique au risque de vider le leave de presque toute signification autre que symbolique. Car les Britanniques au sein de l'Europe soi-disant Unie avaient d&#233;j&#224; l'enti&#232;re ma&#238;trise des principaux attributs de la souverainet&#233;, &#224; savoir la diplomatie, la d&#233;fense et la monnaie. Sans parler de la restitution financi&#232;re qu'ils avaient obtenue au pr&#233;judice des autres &#201;tats membres. M&#234;me si les symboles comptent en politique, les Britanniques finiront sans doute par comprendre que le Brexit fut soit une erreur soit un coup d'&#233;p&#233;e dans l'eau. Et n'oublions pas le r&#233;veil de l'unionisme irlandais, les vell&#233;it&#233;s d'ind&#233;pendance de l'Ecosse et maintenant du Pays de Galles attis&#233;es par le Brexit et donc le risque d'&#233;clatement du Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons les Britanniques &#224; leurs probl&#232;mes. Les f&#233;d&#233;ralistes, quoi qu'il en soit, ne peuvent que se r&#233;jouir de voir dispara&#238;tre du Conseil europ&#233;en un pays qui ne cessait d'&#339;uvrer pour l'affaiblissement de l'UE. Mais, que ce soit &#224; 27 ou &#224; 28, l'Europe demeure ingouvernable dans des domaines aussi strat&#233;giques que la d&#233;fense, l'immigration et m&#234;me en mati&#232;re commerciale. Voir &#224; ce propos l'incapacit&#233; de parvenir &#224; une doctrine coh&#233;rente face &#224; la Chine (et l'on ne parle pas ici du coronavirus) et aux &#201;tats-Unis. Inutile de s'appesantir sur la Chine, sur le refus des Europ&#233;ens de faire pr&#233;valoir des clauses sociales et environnementales pour taxer les importations de ce pays. Concernant les &#201;tats-Unis, on demeure pantois que l'on en soit encore &#224; se demander comment taxer les GAFAM &#224; la hauteur de profits r&#233;alis&#233;s en Europe. S'en remettre &#224; l'OCDE dont les &#201;tats-Unis sont partie prenante est un moyen assez s&#251;r d'aboutir &#224; pas grand-chose. Rappelons-nous que c'est l'OCDE qui est charg&#233; de lutter contre les paradis fiscaux : on a vu avec quelle efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quation du probl&#232;me est connue. 1) Une Europe l&#233;gitime aux yeux des citoyens est une Europe prosp&#232;re. 2) Une Europe prosp&#232;re est une Europe puissante, capable de tenir la drag&#233;e haute &#224; la Chine, aux &#201;tats-Unis, &#224; la Russie, tous gouvern&#233;s par des chefs d'&#201;tat qui ne s'embarrassent d'aucun scrupule. 3) Une Europe puissante doit &#234;tre gouvern&#233;e. 4) Pas d'Europe-puissance sans f&#233;d&#233;ration europ&#233;enne. 5) Pas de f&#233;d&#233;ration sans l'accord unanime des 27. 6) Donc pas de f&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison pour laquelle les f&#233;d&#233;ralistes, et au-del&#224; tous les citoyens qui ne se satisfont pas de l'impuissance de l'UE, doivent imp&#233;rativement renoncer au r&#234;ve d'une f&#233;d&#233;ration rassemblant tous les pays membres de l'UE (aujourd'hui 27 mais il est question d'&#233;largir encore du c&#244;t&#233; des Balkans). Continuer avec les institutions actuelles o&#249; tout repose sur le marchandage (je te conc&#232;de ceci en &#233;change de cela) ne peut conduire qu'&#224; des cotes mal taill&#233;es, &#224; des mauvaises solutions quand ce n'est pas, plus fr&#233;quemment, au blocage. D'o&#249; l'absence de perspective pour les peuples. Apr&#232;s quoi, il n'est pas surprenant que des leaders aux programmes plus ou moins fantaisistes, souvent pernicieux, acc&#232;dent au pouvoir avec l'appui de populations d&#233;boussol&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit clair qu'il ne s'agit pas ici de droite ou de gauche. Tous les m&#233;contents ne sont pas des id&#233;alistes &#224; la recherche de la justice sociale mais tous demandent la s&#233;curit&#233; et une certaine prosp&#233;rit&#233;, deux choses qui peuvent leur &#234;tre apport&#233;es aussi bien par des gouvernements de droite que de gauche (plus vraisemblablement du centre), &#224; condition que ceux-ci aient une vision claire et poss&#232;dent les moyens de leur politique. Or nous savons que dans nombre de domaines cruciaux les &#201;tats-nations europ&#233;ens n'ont pas la taille critique pour imposer leur volont&#233;, aussi judicieuse soit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls les &#201;tats europ&#233;ens ne peuvent rien faire, ou pas grand-chose, or ils s'av&#232;rent incapables de s'unir : c'est la quadrature du cercle ! Pour en sortir, la solution est connue : &#224; d&#233;faut des 27, se rabattre sur un nombre r&#233;duit de pays mais qui ensemble p&#232;seront suffisamment fort sur l'&#233;chiquier mondial. &#192; eux seuls les pays du &#171; Pacte de Weimar &#187;, Allemagne, France et Pologne, regroupent presque la moiti&#233; de la population des 27 : ceci n'est qu'un exemple d'une configuration possible et d'ailleurs pas la plus probable. Mais laquelle serait plus probable ? C'est ici que le b&#226;t blesse vraiment. Dans l'&#233;tat actuel des forces politiques en Europe, on ne voit pas quels pays, non, pas quels pays, quels gouvernements nationaux seraient pr&#234;ts &#224; se faire hara-kiri pour laisser sortir de leur ventres respectifs un seul gouvernement plus fort. Mais nous avons eu d&#233;j&#224; l'occasion de l'&#233;crire : nos gouvernants ne sont pas des h&#233;ros. Ils ont le &#171; conatus &#187; &#8211; pour employer un terme spinozien &#8211; bien accroch&#233;. Ils entendent avant tout &#171; pers&#233;v&#233;rer dans leur &#234;tre &#187; de gouvernants dont ils tirent maints avantages. En particulier en France o&#249; les pratiques de la monarchie r&#233;publicaine sont si bien ancr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'attaquant &#224; des lieux symboliques du pouvoir (l'Arc de Triomphe) et de la richesse (les Champs-Elys&#233;es), les gilets jaunes, en France, n'ont pas choisi leurs cibles au hasard. Malheureusement, les dix-huit milliards d'euros &#8211; si l'on en cro&#238;t le chiffrage le plus courant &#8211; distribu&#233;s en r&#233;ponse &#224; leur mouvement ne sortiront pas la France de l'orni&#232;re. Ce n'est pas avec cela qu'on luttera contre la d&#233;sindustrialisation, par exemple (l'emploi industriel est pass&#233; de 4 millions &#224; moins de 2,8 millions en moins de vingt ans). Pour les f&#233;d&#233;ralistes, la difficult&#233; consiste &#224; mobiliser la population en vue d'une fin qui para&#238;t n&#233;cessairement abstraite. L'Europe n'est pas un objectif pour l'immense majorit&#233; des citoyens. Ses v&#233;ritables objectifs ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; mentionn&#233;s : la s&#233;curit&#233; et la prosp&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, on ne fera pas la f&#233;d&#233;ration &#8211; contre les gouvernements &#8211; sans un appui populaire massif. D&#232;s lors, la seule strat&#233;gie ouverte aux f&#233;d&#233;ralistes consiste &#224; convaincre les citoyens des pays qui semblent les plus proches (politiquement, &#233;conomiquement, socialement&#8230;) et les plus susceptibles de s'unir que leurs objectifs particuliers ne pourront &#234;tre atteints en dehors d'une f&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Brexit et l'avenir de l'Union</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-et-l-avenir-de-l-Union</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-et-l-avenir-de-l-Union</guid>
		<dc:date>2016-11-06T20:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Roberto Castaldi</dc:creator>


		<dc:subject>Focus</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Royaume-Uni sortira de l'Union europ&#233;enne. Le vote britannique peut &#234;tre analys&#233; selon plusieurs perspectives et il entra&#238;ne des implications selon plusieurs points de vue, &#224; diff&#233;rents niveaux d'analyse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue historique nous avons peut-&#234;tre assist&#233; en direct &#224; l'exp&#233;rience du suicide politique d'un &#201;tat tout entier. Au moment o&#249; il sort de l'Union, le Royaume-Uni s'engage probablement &#224; cesser d'&#234;tre le m&#234;me. En &#201;cosse et en Irlande du Nord, le Remain a nettement pr&#233;valu. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-173-Septembre-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 173 - Septembre 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Focus-+" rel="tag"&gt;Focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Royaume-Uni sortira de l'Union europ&#233;enne. Le vote&lt;br class='autobr' /&gt;
britannique peut &#234;tre analys&#233; selon plusieurs perspectives et&lt;br class='autobr' /&gt;
il entra&#238;ne des implications selon plusieurs points de vue, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rents niveaux d'analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue historique nous avons peut-&#234;tre assist&#233; en&lt;br class='autobr' /&gt;
direct &#224; l'exp&#233;rience du suicide politique d'un &#201;tat tout&lt;br class='autobr' /&gt;
entier. Au moment o&#249; il sort de l'Union, le Royaume-Uni&lt;br class='autobr' /&gt;
s'engage probablement &#224; cesser d'&#234;tre le m&#234;me. En &#201;cosse&lt;br class='autobr' /&gt;
et en Irlande du Nord, le &lt;i&gt;Remain&lt;/i&gt; a nettement pr&#233;valu. La&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re ministre &#233;cossaise a d&#233;j&#224; d&#233;clar&#233; son intention de&lt;br class='autobr' /&gt;
convoquer un nouveau referendum pour l'ind&#233;pendance et&lt;br class='autobr' /&gt;
sa permanence au sein de l'UE. L'&#201;cosse aurait un grand&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;r&#234;t &#224; figurer comme &#201;tat successeur du Royaume-Uni&lt;br class='autobr' /&gt;
sans devoir ouvrir une n&#233;gociation complexe pour&lt;br class='autobr' /&gt;
l'adh&#233;sion. Et ensemble avec l'Irlande, elle pourrait attirer&lt;br class='autobr' /&gt;
de nombreuses entreprises qui avaient choisi l'Angleterre&lt;br class='autobr' /&gt;
comme base &#224; l'int&#233;rieur du march&#233; unique europ&#233;en, y&lt;br class='autobr' /&gt;
compris pour des raisons linguistiques. L'id&#233;e de r&#233;tablir les&lt;br class='autobr' /&gt;
fronti&#232;res entre l'Irlande et l'Irlande du Nord pourrait&lt;br class='autobr' /&gt;
amener un retour de la violence dans un contexte&lt;br class='autobr' /&gt;
particuli&#232;rement fragile de la part des ind&#233;pendantistes&lt;br class='autobr' /&gt;
irlandais, au nom de la r&#233;unification de l'&#238;le dans le cadre de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Royaume-Uni avait un &#233;norme int&#233;r&#234;t politique et&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomique &#224; rester dans l'UE. Toutes les organisations&lt;br class='autobr' /&gt;
internationales, les think tanks, les centres d'&#233;tude&lt;br class='autobr' /&gt;
indiquaient les co&#251;ts significatifs et les cons&#233;quences&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;fastes en cas de Brexit. Boris Johnson a simplement&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;pondu &lt;i&gt;&#171; ayez confiance, ils ont tort &#187;&lt;/i&gt;. La modernit&#233; a &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
fond&#233;e, dans une large mesure, sur la confiance en la raison.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la postmodernit&#233; on se m&#233;fie de la raison. Mais on se&lt;br class='autobr' /&gt;
tromperait si on pensait simplement que &#171; les tripes &#187; l'ont&lt;br class='autobr' /&gt;
emport&#233; sur &#171; la t&#234;te &#187;. Ce sont des &#171; tripes &#187; &#233;duqu&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
durant des si&#232;cles dans le cadre d'une culture politique et&lt;br class='autobr' /&gt;
d'un sens de l'identit&#233; dominantes qui ont pr&#233;valu et qui ne&lt;br class='autobr' /&gt;
sont m&#234;me plus per&#231;ues comme &#171; une culture &#187;, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
comme un fait naturel : le nationalisme. La campagne du&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Leave&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; centr&#233;e sur l'attaque des migrants (europ&#233;ens),&lt;br class='autobr' /&gt;
sur l'orgueil national et l'appel &#224; une souverainet&#233; absolue&lt;br class='autobr' /&gt;
inspir&#233;e du XIX&#176; si&#232;cle, sur la sollicitation des pulsions de&lt;br class='autobr' /&gt;
fermeture, sur le &#171; nous &#187; contre les autres &#8211;comme au bon&lt;br class='autobr' /&gt;
temps de la seconde guerre mondiale dans &lt;i&gt;&#171; the finest hours &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et celui qui pense autrement peut finir par &#234;tre consid&#233;r&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
comme un tra&#238;tre, comme l'a estim&#233; l'assassin de Jo Cox &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
et comme le soutiennent certains Italiens &#171; anti-euro &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui David Cameron passe &#224; la post&#233;rit&#233; ; il vient&lt;br class='autobr' /&gt;
tout juste d'annoncer sa d&#233;mission et l'on risque de s'en&lt;br class='autobr' /&gt;
souvenir comme du dernier Premier ministre du Royaume&lt;br class='autobr' /&gt;
Uni dans sa composition actuelle, l'homme qui en un seul&lt;br class='autobr' /&gt;
coup a ouvert la voie &#224; la destruction du Royaume-Uni et&lt;br class='autobr' /&gt;
(peut-&#234;tre) de l'Union europ&#233;enne. Victime des sondages et&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'interaction toujours plus dangereuse entre politique&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale et politique europ&#233;enne. Pour conserver l'unit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
du parti conservateur plut&#244;t que gagner les &#233;lections &#8211;qu'il&lt;br class='autobr' /&gt;
ne pensait pas gagner en fait- il a promis le referendum en&lt;br class='autobr' /&gt;
comptant gouverner avec les lib&#233;raux qui l'auraient&lt;br class='autobr' /&gt;
emp&#234;ch&#233; de le tenir. Au contraire il a gagn&#233; et il a d&#251; le&lt;br class='autobr' /&gt;
fixer en construisant lui-m&#234;me la sc&#232;ne sur laquelle il serait&lt;br class='autobr' /&gt;
pendu. Et apr&#232;s avoir tir&#233; sur l'UE pendant des ann&#233;es et&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;goci&#233; un accord sp&#233;cial pour le Royaume-Uni, il s'est&lt;br class='autobr' /&gt;
soudainement avis&#233; de devoir faire campagne pour le&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Remain&lt;/i&gt; et de devoir d&#233;fendre la m&#234;me UE qu'il avait utilis&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
comme bouc &#233;missaire pendant des ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entreprise difficile et rat&#233;e, si l'on consid&#232;re surtout que le&lt;br class='autobr' /&gt;
Royaume-Uni a toujours &#233;t&#233; un membre r&#233;ticent de l'UE &#8211;&lt;br class='autobr' /&gt;
mais dont il ne pouvait pas se passer &#233;conomiquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union re&#231;oit un nouveau coup &#224; sa cr&#233;dibilit&#233;. Apr&#232;s 66&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;es durant lesquelles les &#201;tats n'ont toujours fait que&lt;br class='autobr' /&gt;
s'ajouter, passant de 6 &#224; 28, un &#201;tat d&#233;cide maintenant de&lt;br class='autobr' /&gt;
sortir, montrant que l'UE est per&#231;ue toujours plus comme&lt;br class='autobr' /&gt;
une partie du probl&#232;me, plut&#244;t que sa solution. L'UE est un&lt;br class='autobr' /&gt;
projet incomplet. Elle n'est pas (encore) une v&#233;ritable&lt;br class='autobr' /&gt;
f&#233;d&#233;ration mais elle est d&#233;j&#224; un syst&#232;me de gouvernement &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
plusieurs niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle lie les &#201;tats membres mais elle n'offre pas de&lt;br class='autobr' /&gt;
politiques f&#233;d&#233;rales ad&#233;quates. C'est le seul niveau de&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement qui permettrait d'affronter les grands d&#233;fis&lt;br class='autobr' /&gt;
de notre &#233;poque auxquels nous sommes confront&#233;s &#8211;le&lt;br class='autobr' /&gt;
terrorisme, la s&#233;curit&#233;, la stabilisation du voisinage, la&lt;br class='autobr' /&gt;
relance de l'&#233;conomie, le d&#233;fi environnemental, mais elle ne&lt;br class='autobr' /&gt;
dispose pas des pouvoirs et des comp&#233;tences n&#233;cessaires ce&lt;br class='autobr' /&gt;
qui alimente donc des attentes qui, dans les faits, sont&lt;br class='autobr' /&gt;
frustr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, concr&#232;tement, le Brexit change peu de choses. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
Royaume-Uni &#233;tait d&#233;j&#224; au dehors de presque tout avec des&lt;br class='autobr' /&gt;
opting out sp&#233;cifiques &#8211;de la monnaie unique, de la Charte&lt;br class='autobr' /&gt;
des droits fondamentaux, de la justice et des affaires&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;rieures et, en partie, de Schengen- et, en substance, il ne&lt;br class='autobr' /&gt;
participait qu'au march&#233; unique comme la Norv&#232;ge et la&lt;br class='autobr' /&gt;
Suisse qui sont en dehors de l'UE mais qui qui sont&lt;br class='autobr' /&gt;
oblig&#233;es d'en respecter les normes et de contribuer au&lt;br class='autobr' /&gt;
budget de l'UE. S'il veut continuer &#224; participer au march&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
unique, le Royaume-Uni devra passer un accord analogue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lieu d'&#234;tre plus ind&#233;pendant et autonome, il le sera&lt;br class='autobr' /&gt;
moins en devant appliquer des r&#232;gles qu'il n'aura pas&lt;br class='autobr' /&gt;
contribu&#233; &#224; &#233;crire et continuer &#224; contribuer &#224; l'odieux&lt;br class='autobr' /&gt;
budget communautaire &#8211;qui est une mis&#232;re avec 0,9% du&lt;br class='autobr' /&gt;
PIB europ&#233;en ! L'UE a int&#233;r&#234;t &#224; offrir au Royaume-Uni des&lt;br class='autobr' /&gt;
accords photocopi&#233;s par rapport &#224; ceux avec la Norv&#232;ge et&lt;br class='autobr' /&gt;
la Suisse, ou moins bons, pour &#233;viter de cr&#233;er des&lt;br class='autobr' /&gt;
incitations &#224; en sortir. Et la Grande Bretagne se trouvera&lt;br class='autobr' /&gt;
vite en condition de devoir ren&#233;gocier dans une position de&lt;br class='autobr' /&gt;
faiblesse des accords commerciaux avec le monde entier&lt;br class='autobr' /&gt;
puisque ceux de l'UE ne s'appliqueront plus. Les citoyens&lt;br class='autobr' /&gt;
britanniques risquent de payer leur choix un prix assez sal&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
en termes &#233;conomiques. Les citoyens europ&#233;ens qui vivent&lt;br class='autobr' /&gt;
au Royaume-Uni pourront en subir les contrecoups &#8211;au&lt;br class='autobr' /&gt;
terme de la n&#233;gociation pour la sortie- de m&#234;me que les citoyens britanniques au sein des pays europ&#233;ens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#201;tats les moins favorables &#224; l'int&#233;gration ont&lt;br class='autobr' /&gt;
aujourd'hui perdu leur leader et leur position peut&lt;br class='autobr' /&gt;
paradoxalement &#234;tre affaiblie par le succ&#232;s eurosceptique de&lt;br class='autobr' /&gt;
Farage et Johnson. L'UKIP a gagn&#233; sa bataille et perdu sa&lt;br class='autobr' /&gt;
raison d'&#234;tre et pourra difficilement survivre comme force&lt;br class='autobr' /&gt;
autonome sur le long terme. Pour les Pays Bas, le&lt;br class='autobr' /&gt;
Danemark, la Hongrie, la Pologne, il &#233;tait possible de faire&lt;br class='autobr' /&gt;
un front commun derri&#232;re le leadership britannique, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
maintenant ce sera beaucoup plus difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats les plus europ&#233;istes ont perdu leur alibi &#171; nous&lt;br class='autobr' /&gt;
voudrions plus d'int&#233;gration mais le Royaume-Uni freine &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Renzi, Merkel et Hollande ont souvent fait de grands&lt;br class='autobr' /&gt;
discours sur &#171; la relance de l'int&#233;gration &#187;, sur l'union&lt;br class='autobr' /&gt;
politique, sur la vision de Spinelli. Tous disent que l'UE&lt;br class='autobr' /&gt;
doit changer. Ils ont maintenant une extraordinaire fen&#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
d'opportunit&#233; pour transformer une crise de rejet de cette&lt;br class='autobr' /&gt;
Union incompl&#232;te et imparfaite, en s'engageant dans une&lt;br class='autobr' /&gt;
voie pour la rendre plus compl&#232;te et parfaite &#8211;ce qui fut&lt;br class='autobr' /&gt;
l'objectif que les Am&#233;ricains se donn&#232;rent &#224; travers la&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention de Philadelphie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous verrons rapidement si ce sont les gouvernements&lt;br class='autobr' /&gt;
nationaux des grands &#201;tats ou les institutions&lt;br class='autobr' /&gt;
supranationales europ&#233;ennes, &#224; commencer par le&lt;br class='autobr' /&gt;
Parlement, qui prendront l'initiative de r&#233;pondre &#224; cette&lt;br class='autobr' /&gt;
crise de consensus au sein de l'Union. Le risque le plus&lt;br class='autobr' /&gt;
grand, c'est que tous cherchent rapidement &#224; &#233;liminer le&lt;br class='autobr' /&gt;
probl&#232;me et &#224; retourner au &lt;i&gt;&#171; business as usual &#187;&lt;/i&gt;. Ce serait la&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;monstration qu'en Europe, il n'y a plus de leadership&lt;br class='autobr' /&gt;
disponible en mesure de prendre une telle initiative. Et en&lt;br class='autobr' /&gt;
jouant seulement sur la d&#233;fense d'un statu quo insatisfaisant,&lt;br class='autobr' /&gt;
ils ouvriraient la route &#224; l'affirmation des populismes &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
toutes les sauces. Le processus de crise de la civilisation&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;enne moderne &#8211;dont les tendances &#224; la fermeture de&lt;br class='autobr' /&gt;
type x&#233;nophobe et nationaliste t&#233;moignent- en serait&lt;br class='autobr' /&gt;
acc&#233;l&#233;r&#233;. C'est parce que dans le monde global, seuls les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tats de dimensions continentales comptent &#8211;comme les&lt;br class='autobr' /&gt;
USA, la Chine, l'Inde, la Russie- que le choix pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
Europ&#233;ens continue d'&#234;tre &#171; s'unir ou p&#233;rir &#187; comme le&lt;br class='autobr' /&gt;
rappelaient, entre autres, les Britanniques Lord Beveridge et&lt;br class='autobr' /&gt;
Toynbee.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Roberto Castaldi est professeur associ&#233; de philosophie politique et Directeur du Centro di Ricerca sui processi d'integrazione e governance multi-livello dell'Universit&#224; eCampus. Pour le Centre d'&#233;tudes sur le f&#233;d&#233;ralisme de Turin, &#233;diteur de Perspectives on Federalism et du Bibliographical Bulletin on Federalism - Pise&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article publi&#233; initialement sur The Federalist Debate &#8211; Turin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc Prevel - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BREXIT : le grand chambardement </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</guid>
		<dc:date>2016-07-04T06:12:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>Royaume-Uni</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Royaume-Uni-+" rel="tag"&gt;Royaume-Uni&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de Grande-Bretagne, des am&#233;nagements aux trait&#233;s existants qui les autorisaient &#224; rester &#233;ventuellement membres de l'Union europ&#233;enne (UE), en &#233;change de nouveaux accommodements destin&#233;s &#224; permettre aux insulaires de se soustraire aux r&#232;gles communes impos&#233;es aux autres pays partenaires, avec la b&#233;n&#233;diction de &#171; Bruxelles &#187;. Ni ces &#171; bricolages &#187;, comme les a qualifi&#233;s le leader travailliste Jeremy Corbyn, ni l'assassinat de l'anti-brexit d&#233;put&#233;e Jo Cox, le 16 juin dernier, dans le Yorkshire ; ni les avertissements du Pr&#233;sident des Etats-Unis, du Ministre allemand des finances, Wolfgang Scha&#252;ble, ou des repr&#233;sentants des grandes institutions internationales, n'ont contrari&#233; la d&#233;cision britannique d'opter pour le &#171; Brexit &#187; &#224; pr&#232;s de 52 % des suffrages exprim&#233;s, convaincus comme ils l'&#233;taient que d&#233;sormais leur pays n'avait plus d'int&#233;r&#234;t &#224; demeurer au sein d'une UE frapp&#233;e de plein fouet par la crise depuis 2008, encombr&#233;e de pays peu fiables (&#224; leurs yeux) comme la Gr&#232;ce : incapable au surplus de ma&#238;triser les probl&#232;mes migratoires, etc. D&#232;s lors, les europhobes avaient le vent en poupe pour prendre le grand large. Sans m&#234;me percevoir le fait qu'en contrepartie, le Royaume r&#233;unissant l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Ulster appara&#238;trait singuli&#232;rement d&#233;suni d&#232;s la proclamation des r&#233;sultats : 62 % des Ecossais, et 55,8 % des Irlandais du Nord, s'&#233;tant ouvertement oppos&#233;s au &#171; splendide isolement &#187; sauce Brexit. La menace latente d'une &#233;ventuelle s&#233;cession &#233;cossaise a d'ailleurs d&#233;j&#224; par la m&#234;me occasion refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, sur le continent europ&#233;en, la vague populiste, eurosceptique et nationaliste qui n'a cess&#233; de grossir ces temps derniers dans la plupart des pays d'Europe occidentale, centrale et m&#234;me m&#233;ridionale, a re&#231;u un s&#233;rieux coup de pouce. Marine Le Pen n'a pas &#233;t&#233; la seule &#224; &#171; exulter &#187;. La question d'un r&#233;f&#233;rendum susceptible d'avoir les m&#234;mes effets stato-nationaux qu'en Angleterre se pose d&#233;sormais, m&#234;me dans les pays fondateurs. Aux Pays-Bas, le &#171; Nexit &#187; est d&#233;sormais &#224; la mode. Les partis parlementaires traditionnels sont un peu partout sur la d&#233;fensive. Les Pays-Bas, la France, l'Allemagne seront confront&#233;s &#224; des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales majeures en 2017 et le risque d&#8216;un effet domino dont le Brexit est porteur, s'en trouve naturellement accru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une telle conjoncture, les forces centrifuges s'en donnent &#224; c&#339;ur joie. &#171; L'art de d&#233;tricoter l'Europe &#187; ou plut&#244;t &#171; le peu d'Europe &#187; qui subsiste vraiment sera bient&#244;t entre toutes les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la situation demeure potentiellement explosive alors &lt;br class='autobr' /&gt;
que les pr&#233;mices de la campagne pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles vont se manifester d&#232;s la prochaine &#171; rentr&#233;e &#187;. Le &#171; Brexit &#187; ayant fini par s'imposer, le couple M&#233;lenchon &#8211; Le Pen m&#232;ne la sarabande souverainiste. Ils se veulent, par excellence, les candidats de la &#171; sortie des trait&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le camp de la gauche gouvernementale, on attend toujours un projet europ&#233;en coh&#233;rent et porteur d'avenir. En dehors d'Emmanuel Macron, porteur, &#224; ses risques et p&#233;rils, de perspectives qui font sens, jusqu'ici rien de bien nouveau n'est sorti des arcanes de la rue Solferino o&#249; &#171; l'Europe &#187;, l&#224; encore, est consid&#233;r&#233;e comme un facteur exog&#232;ne de divisions internes. Issue de la mouvance libertaire des manifs de mai 1968, un homme seul, mais qui garde une forte audience populaire, se d&#233;bat comme un beau diable, en exposant dans les m&#233;dias, les raisons de son choix sans ambigu&#239;t&#233; en faveur d'une Europe f&#233;d&#233;rale : Daniel Cohn-Bendit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la droite dite &#171; r&#233;publicaine &#187;, on voit s'accumuler depuis le coup de Trafalgar du &#171; Brexit &#187;, des appels en faveur d'une &#171; refondation &#187; et d'une &#171; r&#233;novation &#187;, de l'UE, sans annoncer le moindre projet, du moins, jusqu'ici. Ces d&#233;clarations dans le vide masquent un certain d&#233;sarroi, d&#232;s que la question des transferts de souverainet&#233; dans les domaines r&#233;galiens de la d&#233;fense, de la politique &#233;trang&#232;re et de la fiscalit&#233; sont abord&#233;s. Quand Fran&#231;ois Fillon, par exemple, s'en prend au &#171; f&#233;d&#233;ralisme administratif &#187; auquel les Etats membres se sont toujours efforc&#233; de r&#233;duire le r&#244;le de la Commission, il ne nous dit pas au profit de quoi, sinon d'une &#171; Europe politique &#187; ind&#233;finie. M. Fillon se garde bien d'&#233;voquer l'id&#233;e d'un &#171; f&#233;d&#233;ralisme politique &#187; par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au jeu de farces et attrapes auquel nous sommes &#224; nouveau confront&#233;s, les partisans d'une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne doivent sortir de leur torpeur, &#224; moins qu'ils ne se soient volatilis&#233;s. Il faut de plus qu'ils reprennent la main au sein du Mouvement Europ&#233;en, dans la perspective cruciale des &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises. Les &#171; faux culs de l'Europe &#187; doivent &#234;tre d&#233;nonc&#233;s pour ce qu'ils sont. Ces gens-l&#224; n'ont qu'un objectif dont la derni&#232;re d&#233;convenue britannique nous rappelle la r&#233;alit&#233; pr&#233;gnante : emp&#234;cher &#224; tout prix que n'&#233;merge du chaos ambiant, une Europe enfin capable d'assumer son destin. Curieusement, une Europe enfin souveraine leur para&#238;t plus &#224; redouter que de devoir s'en remettre pour la gestion des affaires mondiales aux ma&#238;tres des superpuissances dont les jeux d&#233;terminent les rapports de forces dans le monde d'aujourd'hui : les Etats-Unis (le candidat r&#233;publicain &#224; la pr&#233;sidence vient de se gausser publiquement de la d&#233;composition de l'Union europ&#233;enne) : la Russie de Wladimir Poutine et de Gazprom ; la Chine de Xijing Ping et d'Ali baba ; m&#234;me si les uns et les autres se d&#233;testent cordialement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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