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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Le Parti Basque en campagne dans le Sud Ouest. Interview de Jean Tellechea, t&#234;te de liste &#171; Euskadi Europan &#187;</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Parti-Basque-en-campagne-dans,192</link>
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		<dc:date>2009-11-05T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre d'une campagne d'interview des t&#234;tes de liste aux &#233;lections europ&#233;ennes, Le Taurillon a rencontr&#233; Jean TELLECHEA, t&#234;te de liste d'Euzko Alderdi Jeltzalea - Parti Nationaliste Basque, pr&#233;sent en Pays Basque fran&#231;ais (Iparralde) depuis 1996. Nous avons d&#233;cid&#233; de reproduire ce texte sachant que F&#233;d&#233;choses ne soutient pas la strat&#233;gie de pr&#233;senter des candidats f&#233;d&#233;ralistes de mani&#232;re auitonome aux &#233;lections. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois les propos de Jean TELLECHEA ne peuvent qu'int&#233;resser notre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre d'une campagne d'interview des t&#234;tes de liste aux &#233;lections europ&#233;ennes, Le Taurillon a rencontr&#233; Jean TELLECHEA, t&#234;te de liste d'Euzko Alderdi Jeltzalea - Parti Nationaliste Basque, pr&#233;sent en Pays Basque fran&#231;ais (Iparralde) depuis 1996. Nous avons d&#233;cid&#233; de reproduire ce texte sachant que F&#233;d&#233;choses ne soutient pas la strat&#233;gie de pr&#233;senter des candidats f&#233;d&#233;ralistes de mani&#232;re auitonome aux &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois les propos de Jean TELLECHEA ne peuvent qu'int&#233;resser notre revue qui a toujours soutenu le combat des formations autonomistes d&#233;mocratiques, souvent r&#233;unies en France dans la F&#233;d&#233;ration R&#233;gions &amp; Peuples Solidaires (R&amp;PS). Le PNB qui a des liens traditionnels avec R&amp;PS ayant cette fois d&#233;cid&#233; de faire cavalier seul contrairement &#224; ses autres composantes qui ont fait listes communes avec Europe Ecologie ; &#224; souligner &#224; ce sujet la brillante &#233;lection de Fran&#231;ois ALFONSI, porte parole de R&amp;PS et 2&#176; le la liste Europe Ecologie dans le Sud Est, au Parlemetn europ&#233;en. Election dont F&#233;d&#233;choses se f&#233;licite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 5 juin 2009 par St&#233;phane du BOISPEAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Est ce que vous pouvez nous pr&#233;senter rapidement votre parti, EAJ-PNB, et nous dire quel est le sens de votre candidature en Pays basque fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Le PNB est l'un des plus vieux partis d&#233;mocratiques d'Europe. Fond&#233; en 1895, c'est le parti qui a obtenu l'autonomie au Pays basque espagnol avant la Guerre civile et qui a men&#233; la r&#233;sistance contre le franquisme. Sa trajectoire irr&#233;prochable et d&#233;mocratique en a fait depuis la fin de la dictature espagnole, le parti majoritaire du Pays basque sud. En Pays basque fran&#231;ais, sa pr&#233;sence est aussi ancienne, mais plus discr&#232;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le PNB n'est pr&#233;sent aux &#233;lections que depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Il compte des adjoints et conseillers municipaux dans plusieurs villes et villages. C'est aussi un parti profond&#233;ment europ&#233;en, dont les dirigeants ont &#233;t&#233; co-fondateurs des Nouvelles &#201;quipes Europ&#233;ennes et de la d&#233;mocratie chr&#233;tienne europ&#233;enne. Son slogan &#233;tait d&#233;j&#224;&#8230; en 1932, &#171; Euzkadi Europan &#187;, le Pays basque en Europe. Notre parti compte un euro-d&#233;put&#233; &#224; Strasbourg et devrait conserver ce si&#232;ge au titre du Pays basque espagnol. Notre candidature, c&#244;t&#233; fran&#231;ais, est donc hautement symbolique. &#202;tre pr&#233;sent, le m&#234;me jour, de part et d'autre de la Bidassoa, pour un rendez-vous aussi important que l'&#233;lection europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Vous avez sign&#233; le pacte des Jeunes Europ&#233;ens, vous engageant notamment &#224; faire l'int&#233;gralit&#233; de votre mandat si vous &#234;tes &#233;lu, et &#224; &#234;tre assidu. On reproche souvent aux partis de faire peu de cas du Parlement europ&#233;en, de ne pas le prendre au s&#233;rieux. Que faites vous pour &#233;chapper &#224; ces reproches ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Toute initiative en faveur d'un approfondissement de la construction europ&#233;enne, sur un mod&#232;le f&#233;d&#233;ral, d&#233;mocratique et pluraliste, ne peut que retenir notre soutien. On parle beaucoup de la Commission, mais on oublie le r&#244;le prioritaire de la plus grande assembl&#233;e d&#233;mocratique du monde, le Parlement europ&#233;en. Le Parlement doit &#234;tre au centre du pouvoir d&#233;mocratique dans l'Union, pour assurer la repr&#233;sentation des citoyens, des peuples et des territoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;videmment, le Pacte des Jeunes europ&#233;ens r&#233;pond &#224; cette attente. Il donne du sens &#224; celles et ceux qui croient, comme nous, que l'Union peut encore &#233;voluer dans le bon sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, EAJ-PNB a fait partie des cercles f&#233;d&#233;ralistes europ&#233;ens. Est ce que vous vous consid&#233;rez toujours comme &#171; f&#233;d&#233;ralistes &#187; ? Que proposez vous sur le plan institutionnel pour faire avancer l'Europe pendant la prochaine l&#233;gislature ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Comme je le disais pr&#233;c&#233;demment, le PNB est un vieux compagnon de route de la construction europ&#233;enne. Pour nous, qui repr&#233;sentons l'un des plus vieux peuples d'Europe et l'un des plus modernes d'un point de vue &#233;conomique et social en m&#234;me temps, l'Union ne peut &#234;tre que f&#233;d&#233;rale. Mais selon un f&#233;d&#233;ralisme qui ne s'arr&#234;te pas aux &#201;tats. Le f&#233;d&#233;ralisme institutionnel doit &#234;tre int&#233;gral : de bas en haut, dans une logique de subsidiarit&#233; et de d&#233;l&#233;gation de pouvoir, depuis les r&#233;gions et les pouvoirs locaux, c'est &#224; dire, les territoires et les peuples.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'&#233;chelle europ&#233;enne, nous plaidons pour une v&#233;ritable constitution, organisant la s&#233;paration des pouvoirs, avec un pouvoir l&#233;gislatif autour du Parlement, &#233;lu sur des territoires de proximit&#233;, y compris des circonscriptions trans-nationales (Pays Basque, Catalogne&#8230;), un pouvoir ex&#233;cutif autour de la Commission, responsable devant le Parlement, et un pouvoir judiciaire, d&#233;j&#224; existant autour de la CJCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Quels sont les deux dossiers l&#233;gislatifs prioritaires &#224; vos yeux, et quels sont les propositions de votre liste sur ces questions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. La r&#233;forme de la PAC, tout d'abord, car l'Union est l'organisation la plus interventionniste au monde dans ce domaine, mais sur un mod&#232;le qui a perdu ses vertus initiales et qui produit aujourd'hui trop d'effets pervers (productivisme, agonie des petites exploitations, in&#233;galit&#233; des aides financi&#232;res, OGM&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'harmonisation fiscale et sociale ensuite. L'Union doit se doter d'une Charte sociale et donner &#224; l'emploi et &#224; la solidarit&#233; (pas seulement territoriale mais aussi sociale et inter-g&#233;n&#233;rationnelle) une place pr&#233;pond&#233;rante dans la construction europ&#233;enne. Le tout-march&#233;, le tout-concurrence ne peut plus &#234;tre l'alpha et l'om&#233;ga de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous insistons sur l'effort que l'Union doit faire sur la formation, l'innovation, la recherche, pour que le d&#233;veloppement et le progr&#232;s restent des moteurs de la croissance dans une perspective durable et respectueuse de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Pour vous le Pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne doit-il &#234;tre issu de la majorit&#233; politique du Parlement europ&#233;en ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Dans le sch&#233;ma d&#233;mocratique que j'ai pr&#233;sent&#233;, &#231;a me semble &#234;tre une &#233;vidence. Question de responsabilit&#233; politique ! Mais le choix majoritaire n'emp&#234;che pas de perp&#233;tuer la culture du consensus qui r&#232;gne sur les grandes questions institutionnelles au sein du Parlement. En tout cas, si responsabilit&#233; il doit y avoir, ce sera devant le Parlement, et non pas devant le Conseil europ&#233;en ou les Etats !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Le Pays basque est malheureusement associ&#233; &#224; l'image de la violence et d'un conflit qui dure depuis des d&#233;cennies. Pouvez vous rappeler l'analyse et la position de votre parti sur cette question, et nous dire en quoi l'Union europ&#233;enne peut aider &#224; la r&#233;solution de cette situation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. Le PNB est un parti visc&#233;ralement oppos&#233; &#224; la violence, dont il a lui-m&#234;me trop souffert, sous le franquisme mais aussi, &#224; certains moments, de la part d'ETA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le PNB, une solution polici&#232;re et judiciaire ne pourra suffire seule. Depuis 40 ans, on le saurait. La lutte contre le terrorisme d'ETA doit s'accompagner de la main tendue, sinon &#224; l'organisation clandestine, du moins &#224; son aile politique, qui repr&#233;sente peu ou prou 8 &#224; 15 % de la population du Pays basque espagnol. L'Etat espagnol s'ent&#234;te &#224; ill&#233;galiser la &#171; gauche ind&#233;pendantiste &#187;. C'est une voie sans issue, politiquement et d&#233;mocratiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Casser le thermom&#232;tre n'a jamais fait tomber la fi&#232;vre&#8230; et encore moins l'infection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ETA doit faire le premier pas, c'est incontestable. Comme l'IRA a eu le courage de le faire en Irlande du nord. Mais il faut aussi du courage politique : le dernier lehendakari, c'est &#224; dire pr&#233;sident du gouvernement autonome basque -Juan Jos&#233; Ibarretxe- avait propos&#233; une feuille de route. Elle a &#233;t&#233; torpill&#233;e &#224; la fois par ETA et par le Gouvernement espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe, et tout particuli&#232;rement le Parlement, doit permettre d'aborder toutes les questions politiques, sans tabou, dans le respect des diff&#233;rences, et hors du sillon tout trac&#233; des int&#233;r&#234;ts &#233;tatiques. De nombreux d&#233;put&#233;s, de sensibilit&#233;s diff&#233;rentes, peuvent aider &#224; tendre des ponts, basques, fran&#231;ais, espagnols, irlandais, bretons, de droite, de gauche, ind&#233;pendantistes ou r&#233;gionalistes&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Europe ne peut ignorer son territoire le plus europ&#233;en, sa langue la plus ancienne, son peuple le plus tourn&#233; vers le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q. Une des propositions importante de votre liste est la cr&#233;ation d'une &#171; euror&#233;gion &#187; basque. En quoi cela consiste-t-il sur le plan institutionnel, &#233;conomique ou culturel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R. L'euro-r&#233;gion basque, c'est l'autre nom d'une r&#233;alit&#233; qui a pour nom&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Euskadi ! Un territoire qui partage identit&#233;, langue, culture communes. Mais aussi un destin commun, pour ses &#233;tudiants, pour ses entreprises, ses infrastructures, son agriculture. Nous voulons donner corps et voix &#224; cette r&#233;gion de dimension europ&#233;enne, sans rupture, sans violence, sur des projets d'avenir. L'Europe doit &#234;tre le cadre institutionnel de cette euro-r&#233;gion basque, de 3 millions d'habitants, de Bilbao &#224; Bayonne, de Pamplune &#224; Maul&#233;on.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re &#233;tape de cette euro-r&#233;gion, reconnue par l'Union, serait une circonscription commune et unique pour la prochaine &#233;lection des d&#233;put&#233;s europ&#233;ens. Un acte symbolique &#224; la hauteur de nos ambitions et de notre engagement &#171; europtimiste &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jean-Pierre GOUZY, Histoire de l'Europe - 1949-2009</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Jean-Pierre-GOUZY-Histoire-de-l</link>
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		<dc:date>2009-11-04T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Jean-Pierre GOUZY, Histoire de l'Europe - 1949-2009, Editions de Paris, Versailles, 2009, pp. 311, &#8364; 24, ISBN 978-2-85162-246-4 &lt;br class='autobr' /&gt; Notre continent s'est m&#233;tamorphos&#233;, ces soixantes derni&#232;res ann&#233;es, dans une qu&#232;te d'int&#233;gration &#224; la fois laborieuse et grandiose. &lt;br class='autobr' /&gt;
La construction europ&#233;enne a connue des strates succesives et nos propres tentatives d'Europe politique n'ont pas d&#233;pass&#233; jusqu'ici le stade de la coop&#233;ration intergouvernementale, de m&#234;me en mati&#232;re de d&#233;fense. &lt;br class='autobr' /&gt;
Surmontant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Pierre GOUZY, Histoire de l'Europe - 1949-2009, Editions de Paris, Versailles, 2009, pp. 311, &#8364; 24, ISBN 978-2-85162-246-4&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre continent s'est m&#233;tamorphos&#233;, ces soixantes derni&#232;res ann&#233;es, dans une qu&#232;te d'int&#233;gration &#224; la fois laborieuse et grandiose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction europ&#233;enne a connue des strates succesives et nos propres tentatives d'Europe politique n'ont pas d&#233;pass&#233; jusqu'ici le stade de la coop&#233;ration intergouvernementale, de m&#234;me en mati&#232;re de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surmontant obstacles et crises, la r&#233;alit&#233; communautaire n'a cess&#233; de s'approfondir et de s'&#233;largir, puis de se d&#233;mocratiser avec l' &#233;lection au suffrage universel du Parlement europ&#233;en et le renforcement de ses pouvoirs. La Communaut&#233; s'est transform&#233;e en Union europ&#233;enne avec le Trait&#233; de Maastricht, &#224; l'origine d'une monnaie unique : l'euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne compte 491 millions d'habitants et 27 Etats membres. 16 d'entre eux ont adopt&#233; l'euro et 24 adh&#232;rent &#224; la Convention de Shengen permettant la libre circulation des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste &#224; l'Union trois &#233;tapes &#224; franchir : consolider son &#233;largissement, construire une autorit&#233; politique, assurer la d&#233;fense de ses int&#233;r&#234;ts et de son identit&#233; dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la formation et du fonctionnement des institutions europ&#233;ennes permet de mieux comprendre les &#233;v&#232;nements de notre actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Gouzy (vice-pr&#233;sident du Centre international de formation europ&#233;enne et de la Maison de l'Europe de Paris, ancien Pr&#233;sident de l'Association europ&#233;enne des journalistes, &#233;troitement associ&#233; &#224; la presse europ&#233;enne et f&#233;d&#233;raliste en France, tout d'abord L'Europe en formation, puis, plus r&#233;cemment, F&#233;d&#233;choses) a v&#233;cu depuis l'origine comme journaliste et t&#233;moin engag&#233;, le parcours tumultueux de l'int&#233;gration europ&#233;enne. Il &#233;tait particuli&#232;rement qualifi&#233; pour publier cette Histoire de l'Europe, que nous pr&#233;senterons prochainement de mani&#232;re plus d&#233;taill&#233;e &#224; nos lecteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La globalisation, les &#201;tats nationaux et la d&#233;mocratie deviendront compatibles&#8230; gr&#226;ce au f&#233;d&#233;ralisme mondial</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-globalisation-les-Etats,190</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/La-globalisation-les-Etats,190</guid>
		<dc:date>2009-11-03T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antonio Mosconi</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dani RODRIK, One Economics, Many Recipes. Globalization, Institutions and Economic Growth, Ed. Princeton University Press, Princeton N. J., 2007 &lt;br class='autobr' /&gt; Dans un essai de 1997, Dani Rodrik posait cette question : est-ce que l'opinion publique mondiale, g&#233;n&#233;ralement favorable &#224; rendre les &#233;changes plus libres, resterait inchang&#233;e si les effets n&#233;gatifs de la globalisation n'&#233;taient pas contr&#244;l&#233;s et corrig&#233;s ? Je publiai une revue de cet essai pour The Federalist Debate en 2000 seulement, apr&#232;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dani RODRIK, One Economics, Many Recipes. Globalization, Institutions and Economic Growth, Ed. Princeton University Press, Princeton N. J., 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un essai de 1997, Dani Rodrik posait cette question : est-ce que l'opinion publique mondiale, g&#233;n&#233;ralement favorable &#224; rendre les &#233;changes plus libres, resterait inchang&#233;e si les effets n&#233;gatifs de la globalisation n'&#233;taient pas contr&#244;l&#233;s et corrig&#233;s ? Je publiai une revue de cet essai pour The Federalist Debate en 2000 seulement, apr&#232;s l'&#233;chec du sommet de l'OMC &#224; Seattle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dani Rodrik, Has Globalisation Gone Too far ?, Ed. Institute for (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, quand il &#233;tait d&#233;j&#224; &#233;vident que la question qu'il soulevait &#233;tait proph&#233;tique. C'est ainsi que je reconnaissais qu'il avait mis le doigt sur l'essentiel, en observant cependant que les corrections &#171; techniques &#187; &#224; la gouvernance qu'il sugg&#233;rait n'&#233;taient pas suffisantes pour mettre de c&#244;t&#233; la proposition de donner un gouvernement &#171; politique &#187; &#224; la globalisation. Depuis lors, je me suis efforc&#233; de porter plus d'attention &#224; ce qu'il &#233;crit et cette fois-ci j'examine sans retard One Economics, Many Recipes, qui s'applique encore mieux que son essai ant&#233;rieur au f&#233;d&#233;ralisme mondial. La r&#233;flexion de Rodrik, maintenant que les &#233;v&#233;nements ont confirm&#233; ses craintes, va jusqu'&#224; saisir finalement la question qu'il avait &#233;lud&#233;e l'autre fois : la globalisation est-elle compatible avec la gouvernance par des Etats nationaux et avec la d&#233;mocratie ? Le livre se compose de trois parties : d&#233;veloppement &#233;conomique, institutions et globalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude &#233;conomique du d&#233;veloppement n'est pas seulement le sujet sp&#233;cifique de la premi&#232;re partie mais aussi l'objectif qui &#233;claire tout le livre. Rodrik aboutit &#224; des conclusions tr&#232;s int&#233;ressantes et originales parce que, en d&#233;m&#234;lant les contradictions entre les faits et les lieux communs, il se pose les questions correctes. Dans le cas du d&#233;veloppement &#233;conomique sa question est : pourquoi les pays qui se sont align&#233;s sur l'orthodoxie du Consensus de Washington n'ont pas atteint des niveaux de d&#233;veloppement satisfaisants, tandis que ceux qui ont poursuivi des chemins nationaux h&#233;t&#233;rodoxes suscitent aujourd'hui l'admiration de chacun ? Les deux zones qui contrastent sont d'un c&#244;t&#233; l'Am&#233;rique latine et de l'autre, les pays asiatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rodrik offre deux explications soutenues par une recherche en profondeur sur un grand nombre de pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 / L'application au monde entier des recettes standard, telle qu'elle est faite par les &#233;conomistes n&#233;o-lib&#233;raux par le Consensus, sous-estime la flexibilit&#233; de l'analyse &#233;conomique n&#233;o-classique et son adaptabilit&#233; aux diff&#233;rents environnements nationaux. Les principes fondamentaux (droits de propri&#233;t&#233;, concurrence, soutien ad&#233;quat, stabilit&#233; mon&#233;taire, etc.) peuvent &#234;tre mis en oeuvre dans diff&#233;rents plans politiques qui d&#233;pendent strictement des contraintes locales et des opportunit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 / Le d&#233;collage d'un processus de d&#233;veloppement &#233;conomique requiert des politiques diff&#233;rentes de celles qui doivent soutenir un processus qui est d&#233;j&#224; en marche. Pour le d&#233;collage, il faut peu de r&#233;formes, souvent non orthodoxes, comme des initiatives publiques ou la suppression de lourdes charges fiscales qui d&#233;passent une capacit&#233; &#233;conomique donn&#233;e. Rodrik propose un mod&#232;le diagnostic sous la forme d'un arbre de prise de d&#233;cision (la premi&#232;re bifurcation s&#233;pare les causes d'un rendement &#233;conomique faible de celle des co&#251;ts de financement &#233;lev&#233;s ; ensuite on continue par des analyses de plus en plus d&#233;taill&#233;es). L'une des causes sp&#233;cifiques de rendements faibles ou de la raret&#233; des capitaux dans un pays donn&#233; a &#233;t&#233; identifi&#233;e, on peut concentrer l'intervention du gouvernement sur les points critiques pour &#233;liminer les obstacles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, soutenir le d&#233;veloppement sur le long terme est une t&#226;che complexe qui demande la construction d'une structure institutionnelle pour rendre l'&#233;conomie susceptible de r&#233;sister aux secousses, pour soutenir l'&#233;lan et pour renforcer la capacit&#233; &#224; r&#233;soudre les conflits. L&#224;, un r&#244;le important est jou&#233; par la d&#233;mocratie qui est un amortisseur et une m&#233;ta-institution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Chine est l'exemple le plus important parmi les nombreux cas illustr&#233;s par Rodrik. En 1977, l'aile mod&#233;r&#233;e du Parti communiste chinois, conduite par Deng Xiaoping reprit le dessus par rapport aux extr&#233;mistes et soutint la ligne de &#171; l'&#233;conomie socialiste du libre march&#233; &#187;, gr&#226;ce &#224; laquelle les instruments du march&#233; &#233;taient mis au service des objectifs socialistes. Depuis lors, la Chine a mis en place des politiques bien choisies. Elle a combin&#233; une &#233;conomie de march&#233; avec un contr&#244;le du capital et des mouvements d'&#233;changes. Elle a exp&#233;riment&#233; des formes de propri&#233;t&#233; priv&#233;e, mis &#224; part la propri&#233;t&#233; de la terre, en m&#234;me temps que la propri&#233;t&#233; publique et la propri&#233;t&#233; mixte (une formule, par exemple, qui a &#233;t&#233; adopt&#233;e pour les zones d'entreprises d'exportation) ; elle a refus&#233; la d&#233;-r&#233;glementation des prix agricoles mais elle a permis aux agriculteurs de vendre sous un r&#233;gime de libre march&#233; pour les produits qui d&#233;passent la production planifi&#233;e, de fa&#231;on &#224; ce que les salaires industriels puissent rester bas. Elle a atteint des r&#233;sultats extraordinaires avec des taux de croissance annuels au-dessus de 10 %. Comme d'autres &#233;conomies asiatiques qui sont entr&#233;es dans le march&#233; mondial sous la pression et le contr&#244;le de l'Etat, elle a profit&#233; d'un succ&#232;s qui a, d'un autre c&#244;t&#233;, &#233;chapp&#233; &#224; d'autres &#233;conomies, principalement les sud-am&#233;ricaines, qui ont suivi de la fa&#231;on la plus orthodoxe la norme officielle n&#233;o-lib&#233;rale de l'Ecole de Chicago. L'augmentation du revenu, avec un planning familial rigoureux, qui a r&#233;duit de 7 &#224; 2 le nombre d'enfants par femme, a accru le revenu par t&#234;te. Le taux d'ouverture du commerce international (le rapport entre la somme des importations et des exportations et le PNB &#233;tait de plus de 50% ), plus de deux fois celui des Etats-Unis et de l'Union europ&#233;enne. Les Chinois de la diaspora, qui contr&#244;lent les &#233;conomies de la plupart des pays de l'Asie du Sud-est, ne consid&#232;rent plus le gouvernement de leur m&#232;re patrie comme un r&#233;gime qui bloque l'initiative priv&#233;e, mais comme une source de prestige et de s&#233;curit&#233; pour leur participation comp&#233;titive sur le march&#233; mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la seconde partie du livre, Rodrik traite de la question des institutions qui sont n&#233;cessaires pour soutenir le d&#233;veloppement &#224; long terme. Le passage des ressources d'activit&#233;s traditionnelles non productives &#224; des activit&#233;s modernes plus productives n'est pas un processus automatique. Cela requiert des march&#233;s qui fonctionnent bien, mais aussi une &#171; politique industrielle &#187; (un terme &#224; &#233;viter &#224; tout prix pendant les trente ann&#233;es de supr&#233;matie de la vulgate) qui donne une impulsion aux investissements et aux initiatives des entreprises dans de nouvelles activit&#233;s, avec des profits dans le r&#233;seau et les interstices de l'&#233;conomie globale. Rodrik illustre de nombreux instruments de politique industrielle que les gouvernements peuvent utiliser, en &#233;troite relation avec les r&#233;alit&#233;s et possibilit&#233;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'argument habituel contre une politique industrielle c'est que les gouvernements ne savent jamais trouver des gagnants &#187;, mais Rodrik montre que &#171; ceci n'est pas la bonne mani&#232;re de penser comment fonctionne la politique industrielle. Une politique industrielle convenablement structur&#233;e est un processus de collaboration strat&#233;gique entre le secteur public et le secteur priv&#233; dont l'objectif est d'identifier les blocages et les obstacles aux nouveaux investissements et &#224; &#233;tablir des politiques appropri&#233;es comme r&#233;ponse &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rodrik, One Economics..., pp. 7-8.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans ce cas, pour &#233;tayer sa th&#233;orie, Rodrik pr&#233;sente les performances tr&#232;s diff&#233;rentes de l'est de l'Asie et de l'Am&#233;rique latine : &#171; la diff&#233;rence... n'est pas que la transformation a &#233;t&#233; activ&#233;e par l'Etat dans un cas et par le march&#233; dans l'autre cas : c'est que la politique industrielle n'a pas &#233;t&#233; aussi concert&#233;e et coh&#233;rente en Am&#233;rique latine que dans l'Asie de l'est, avec pour cons&#233;quence que la transformation a &#233;t&#233; moins profond&#233;ment enracin&#233;e dans la premi&#232;re que dans la seconde. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 110.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Egalement pour les institutions qui soutiennent le march&#233;, (droits de propri&#233;t&#233;, institution de r&#233;glementation, institutions de stabilisation macro-&#233;conomique, institutions d'assurances sociales et de traitement des conflits) Rodrik souligne l'importance de la connaissance locale et recommande qu'en les &#233;tablissant, les acteurs politiques ne donnent pas une importance excessive aux sch&#233;mas directeurs th&#233;oriques, au lieu de l'exp&#233;rimentation. &#171; La question est, comment concevoir de telles institutions qui soient sensibles &#224; la connaissance locale et aux besoins locaux. &#187; L'auteur insiste sur le fait &#171; que les syst&#232;mes politiques de participation sont les m&#233;canismes les plus efficaces pour faire fonctionner et rassembler la connaissance locale. &#187; En effet, la d&#233;mocratie est une m&#233;ta-institution pour construire de bonnes institutions &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 8.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui fournit des s&#233;ries de cas qui prouvent comment les d&#233;mocraties participatives permettent une meilleure qualit&#233; de d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, Rodrik r&#233;fute plusieurs lieux communs de la litt&#233;rature r&#233;cente concernant les institutions. L'attention port&#233;e aux r&#232;gles du jeu d'une soci&#233;t&#233;, comme facteur d&#233;terminant du d&#233;veloppement &#224; long terme, n'implique pas une sous-estimation des objectifs et des contraintes de la politique &#233;conomique. Les institutions d'aujourd'hui, dans les pays en voie de d&#233;veloppement, ont &#233;t&#233; fortement influenc&#233;es par les processus de d&#233;colonisation, mais ceci n'implique pas que les mod&#232;les de d&#233;veloppement soient d&#233;termin&#233;s de fa&#231;on rigide par l'histoire. Les institutions essaient de r&#233;duire le fort conditionnement apport&#233; par la g&#233;ographie sur la production du revenu, mais ceci n'implique pas que la g&#233;ographie soit d&#233;nu&#233;e de cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les droits de propri&#233;t&#233; sont critiques, mais cela n'implique pas que les pays en voie de d&#233;veloppement adopteront des r&#233;gimes de propri&#233;t&#233; semblables &#224; ceux qui pr&#233;valent aux Etats-Unis et en Europe. Les deux premi&#232;res parties du livre sont consacr&#233;es, comme nous l'avons vu, &#224; la question d'adapter avec soin les politiques et les institutions aux r&#233;alit&#233;s locales. La derni&#232;re partie, qui est plus significative d'un point de vue politique, s'attaque &#224; la n&#233;cessit&#233; d'un gouvernement de la globalisation. Rodrik ne tergiverse pas, il va droit au but, il sugg&#232;re un &#171; f&#233;d&#233;ralisme global &#187; comme &#233;tant la seule forme de gouvernement pour faire face aux besoins de l'&#233;conomie mondiale et capable de combiner globalisation et d&#233;mocratie. Cependant il remet cette solution &#171; &#224; long terme &#187;, quand, comme disait Keynes, &#171; nous serons tous morts &#187;. Pour le pr&#233;sent, il propose donc de restaurer le compromis de Bretton Woods. Voici comment il r&#233;sume, dans l'introduction son id&#233;e sur la question : &#171; ... J'identifie le dilemme central de l'&#233;conomie mondiale comme la tension entre la nature globale de nombreux march&#233;s d'aujourd'hui pour les marchandises, les capitaux et les services et la nature nationale de presque toutes les institutions qui les &#233;tayent et les soutiennent. Les besoins d'efficacit&#233;, d'&#233;quit&#233; et de l&#233;gitimit&#233; ne peuvent pas tous &#234;tre remplis. Si nous souhaitons faire progresser la globalisation &#233;conomique, il nous faut c&#233;der soit sur l'Etat-nation, soit sur la d&#233;mocratie. Si nous voulons garder l'Etat-nation nous devons c&#233;der soit sur une int&#233;gration &#233;conomique profonde, soit sur la d&#233;mocratie de masse. Et si nous voulons approfondir la d&#233;mocratie, nous devons sacrifier soit l'Etat-nation, soit une int&#233;gration profonde. Mais le message d'ensemble n'est pas pessimiste. Notre d&#233;fi n'est pas tr&#232;s diff&#233;rent de celui auquel furent confront&#233;s les architectes du syst&#232;me de Bretton Woods, apr&#232;s la deuxi&#232;me guerre mondiale. En concevant des institutions appropri&#233;es de gouvernance &#233;conomique globale -en incorporant des m&#233;canismes de clauses de sauvegarde et de retrait- nous pouvons conserver une bonne part du b&#233;n&#233;fice de la globalisation &#233;conomique, tout en accordant aux d&#233;mocraties l'espace dont elles ont besoin pour r&#233;aliser les objectifs internes &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., pp. 8-9.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La justification de Rodrik pour conserver la souverainet&#233; nationale est du &#171; r&#233;alisme &#187;, mais ceci l'am&#232;ne &#224; accepter des pratiques tr&#232;s dangereuses -si on les laissait aux d&#233;cisions arbitraires des Etats individuels. En particulier, en ce qui concerne le commerce, l'auteur argumente qu'un &#171; r&#233;gime commercial souhaitable serait un r&#233;gime qui offrirait aux pays en voie de d&#233;veloppement un espace politique beaucoup plus large pour poursuivre des strat&#233;gies de croissance con&#231;ues et organis&#233;es localement, qui pourraient inclure des pratiques peu orthodoxes, comme des subventions &#224; l'exportation, une protection du commerce, des r&#232;glements faibles sur les brevets et sur les exigences de performances des investissements (&#8230;). Le r&#244;le de l'OMC serait de r&#233;guler les interfaces entre des r&#233;gimes de r&#233;glementation diff&#233;rents suivant les nations, plut&#244;t que de r&#233;duire les diff&#233;rences entre eux (&#8230;). Si les n&#233;gociateurs du commerce global sont s&#233;rieux pour faire fonctionner la globalisation pour les pays en voie de d&#233;veloppement, ils devraient laisser de c&#244;t&#233; tout le reste de leur agenda et se concentrer sur un programme de permis de travail temporaires qui permettent aux travailleurs sans qualification des pays pauvres de trouver de l'emploi (pour des p&#233;riodes de trois &#224; cinq ans) dans les pays riches &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 9.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute un &#171; r&#233;alisme &#187; d'une esp&#232;ce diabolique, celui qui conduit Rodrik, juste apr&#232;s avoir identifi&#233; dans le &#171; f&#233;d&#233;ralisme global &#187; la solution du probl&#232;me (&#171; le f&#233;d&#233;ralisme global alignerait les juridictions avec le march&#233; et supprimerait les effets de fronti&#232;re &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 201.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) pour assembler un jeu de propositions capable de l&#233;gitimer des pratiques du type &#171; tant pis pour mon voisin &#187; et compromettre la paix mondiale ! Apr&#232;s avoir lu et relu le chapitre 7, je crois que je peux conclure que Rodrik plonge dans l'erreur parce qu'il ne conna&#238;t pas assez bien le f&#233;d&#233;ralisme. Il a sous les yeux les Etats-Unis qui sont aujourd'hui devenus un Etat national centralisateur et il croit, &#224; tort, qu'un gouvernement mondial sera semblable &#224; ce mod&#232;le. Dans ce cas de figure, il surestime les transferts de souverainet&#233; des Etats aux Nations unies, n&#233;cessaires pour assurer la gouvernance de la globalisation et il n&#233;glige enti&#232;rement le fait que le compromis de Bretton Woods fonctionna gr&#226;ce &#224; la pr&#233;sence d'un pouvoir h&#233;g&#233;monique et &#224; &#171; l'&#233;talon dollar &#187;, deux conditions qui ne peuvent pas se r&#233;p&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; son &#171; r&#233;alisme &#187; mal compris qui le fait penser que le &#171; f&#233;d&#233;ralisme global &#187; est une solution capable de combiner la globalisation et la d&#233;mocratie, mais qui r&#233;duit &#224; pratiquement rien les Etats nationaux. Au lieu de cela, le f&#233;d&#233;ralisme n'est pas incompatible avec les Etats nations, mais seulement avec leur souverainet&#233; absolue et exclusive. En fait, le f&#233;d&#233;ralisme permet de composer ou associer un trio : la globalisation, les Etats nationaux et la d&#233;mocratie, comme le montre l'Union europ&#233;enne. L'Etat (un Etat h&#233;g&#233;monique ou un Etat f&#233;d&#233;ral) doit &#233;tablir les fondations du march&#233;. Il en est ainsi pour les &#233;conomies nationales et continentales ; il ne peut pas en &#234;tre autrement pour le march&#233; global. Les r&#232;gles de la concurrence doivent garantir un march&#233; libre (droits de propri&#233;t&#233;, discipline dans l'ex&#233;cution des contrats, l&#233;gislation anti-trust globale), corriger ses faiblesses (monnaie, politique &#233;conomique, r&#233;gulation et contr&#244;le des march&#233;s financiers et des banques), assurer la rectitude morale (i. e. la justice globale : des crit&#232;res sociaux standards, une politique globale pour le d&#233;veloppement), mettre des limitations &#224; la poursuite du profit (comme la solidarit&#233; globale et la protection globale de l'environnement). Comme Hoffe le r&#233;sume, &#171; la globalisation, dans ses diff&#233;rentes formes, cr&#233;&#233; ou rend plus &#233;vidente la n&#233;cessit&#233; d'agir qui exige, pour r&#233;pondre aux besoins du droit, de la justice et de la d&#233;mocratie, un ordre g&#233;n&#233;ral qui remplace la force par la loi, qui lie la loi aux principes de justice et confie des lois justes &#224; une r&#233;publique mondiale subsidiaire et f&#233;d&#233;rale.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Horfried Hoffe, Demokratie im Zeitalter der Globalisierung, Munich, C.H. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les Nations unies r&#233;form&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Antonio MOSCONI&lt;br class='manualbr' /&gt;Article publi&#233; en commun avec The Federalist Debate - Turin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Joseph MONTCHAMP - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dani Rodrik, Has Globalisation Gone Too far ?, Ed. Institute for International Economics, Washington, D.C., March 1997, revu par A. Mosconi, Politics have not Gone Far Enough, in, The Federalist Debate, XIII, 2000, n&#176; 3, p. 52-54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Rodrik, One Economics..., pp. 7-8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p. 110.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p. 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., pp. 8-9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p. 9.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid., p. 201.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Horfried Hoffe, Demokratie im Zeitalter der Globalisierung, Munich, C.H. Beck, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une relance d&#233;mocratique de l'Europe</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Pour-une-relance-democratique-de-l</link>
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		<dc:date>2009-11-02T07:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Daniel Cohn-Bendit, Jos&#233; Bov&#233;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Jos&#233; BOVE - candidat d'Europe-Ecologie aux &#233;lections europ&#233;ennes. Daniel COHN-BENDIT - D&#233;put&#233; europ&#233;en Vert Article paru dans l'&#233;dition du 29.05.09 du Monde &lt;br class='autobr' /&gt; A quelques jours d'une &#233;ch&#233;ance capitale pour l'avenir de tous les Europ&#233;ens, les listes Europe-Ecologie ont d'ores et d&#233;j&#224; prouv&#233; deux choses qui pouvaient para&#238;tre impensables. Nous avons r&#233;ussi &#224; montrer qu'il est possible de r&#233;unir dans la m&#234;me dynamique et un projet partag&#233; les trois grandes familles historiques de l'&#233;cologie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jos&#233; BOVE - candidat d'Europe-Ecologie aux &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;br class='manualbr' /&gt;Daniel COHN-BENDIT - D&#233;put&#233; europ&#233;en Vert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans l'&#233;dition du 29.05.09 du Monde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quelques jours d'une &#233;ch&#233;ance capitale pour l'avenir de tous les Europ&#233;ens, les listes Europe-Ecologie ont d'ores et d&#233;j&#224; prouv&#233; deux choses qui pouvaient para&#238;tre impensables. Nous avons r&#233;ussi &#224; montrer qu'il est possible de r&#233;unir dans la m&#234;me dynamique et un projet partag&#233; les trois grandes familles historiques de l'&#233;cologie politique : associatifs, acteurs des mouvements sociaux et militants politiques. Ce rassemblement est d'autant plus significatif qu'il a permis de d&#233;passer, sans la nier, l'opposition entre deux camps politiques que beaucoup veulent croire irr&#233;conciliables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les traumatismes de la campagne r&#233;f&#233;rendaire de 2005 demeurent. Valmy pour les uns, Waterloo pour les autres, l'affrontement a laiss&#233; de profondes traces dans l'opinion fran&#231;aise. Car, tr&#232;s loin de la substance du texte, ce sont deux imaginaires antagonistes, deux perceptions des finalit&#233;s et du sens de la construction europ&#233;enne qui se sont cristallis&#233;s le 29 mai 2005. Depuis, une partie de la classe politique hexagonale en a fait un &#233;l&#233;ment de son identit&#233; et s'obstine &#224; vouloir rejouer le match, comme de vieux supporteurs nostalgiques d'une gloire pass&#233;e, tandis que l'autre partie s'empresse d'en dissimuler les s&#233;quelles derri&#232;re la grande com&#233;die de l'unit&#233;, en d&#233;pit des blessures internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui nous concerne, nous avons fait le choix de la r&#233;flexion, de la clarification des divergences par le dialogue, la rencontre et l'entente, pour porter une vision commune. Quand on a le regard fix&#233; dans son r&#233;troviseur, on ne fait pas attention &#224; ce qui est devant soi. Or il faut faire face &#224; d'immenses d&#233;fis, dont la complexit&#233; nous impose d'y r&#233;pondre ensemble. Le danger de volatilisation de nos &#233;conomies, l'augmentation de la souffrance humaine et les limites des r&#233;ponses politiques classiques viennent ajouter de l'urgence sociale &#224; l'urgence &#233;cologique d&#233;sormais &#233;vidente pour tous : ces deux exigences s'imposent en m&#234;me temps &#224; l'action politique ; si l'on n&#233;glige l'une pour l'autre, on paiera la crise une nouvelle fois et bien plus cher. C'est dans ces moments que se d&#233;cide l'avenir, et nous refusons de nous laisser enfermer dans des combats d'arri&#232;re-garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dire &#224; quel point la question des trait&#233;s, de Lisbonne ou d'ailleurs, peut para&#238;tre secondaire. Suspendu au bon vouloir d'un pr&#233;sident tch&#232;que eurosceptique et ultralib&#233;ral, ou au seul choix d'un &#233;lectorat irlandais assomm&#233; par la r&#233;cession, le trait&#233; de Lisbonne entrera en vigueur en 2010 - ou pas. C'est un texte utile sur beaucoup de points. Il promet ainsi la fin des pr&#233;sidences tournantes du Conseil, donc des &#034;sarkoshow&#034; nationaux. Surtout, il renforce consid&#233;rablement le r&#244;le de l&#233;gislateur du Parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, dans la m&#233;thode (sordides marchandages intergouvernementaux) comme dans la substance, c'est un texte qui ne r&#233;sout pas l'essentiel et laisse intact le profond d&#233;ficit de l&#233;gitimit&#233; politique qui mine la construction europ&#233;enne depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Or seule une r&#233;elle l&#233;gitimation politique du projet europ&#233;en par les citoyens pourra r&#233;soudre la crise persistante de confiance envers les institutions europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi nous proposons de relancer un v&#233;ritable processus constituant, pour doter l'Europe d'une Constitution digne de ce nom - c'est-&#224;-dire d'un texte court et intelligible par tous, commun &#224; tous les Europ&#233;ens, rappelant les valeurs et les projets qui les unissent, d&#233;crivant les institutions et les droits qui les r&#233;gissent et donnant une substance &#224; la citoyennet&#233; europ&#233;enne qui reste encore une fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit r&#233;dig&#233; par une Assembl&#233;e constituante sp&#233;cifique, par le prochain Parlement europ&#233;en ou au sein d'une nouvelle Convention, ce texte tirera surtout sa l&#233;gitimit&#233; de sa ratification par un r&#233;f&#233;rendum paneurop&#233;en &#224; la double majorit&#233; des Etats et des citoyens. Les peuples qui auraient choisi de le refuser pourraient alors poser en toute clart&#233; la question de leur participation ou non &#224; l'UE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ses &#233;videntes imperfections, l'Europe est aujourd'hui le seul embryon fonctionnel d'une d&#233;mocratie supranationale. Mais, dans nos d&#233;mocraties contemporaines, la l&#233;gitimit&#233; politique se forge dans la participation des citoyens &#224; l'espace public. Cette exigence de participation des citoyens europ&#233;ens est forte et ne doit pas &#234;tre &#233;touff&#233;e. Il faut y r&#233;pondre en d&#233;veloppant des pratiques d&#233;mocratiques &#224; l'&#233;chelle du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Europe-Ecologie en propose deux. Primo, des &#034;consultations citoyennes d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral&#034;, chaque fois que l'avenir de l'Union europ&#233;enne est en jeu, en posant &#224; tous les citoyens europ&#233;ens, le m&#234;me jour, une ou plusieurs questions simples et concr&#232;tes li&#233;es aux r&#233;formes envisag&#233;es. Secundo, un changement progressif du mode d'&#233;lection du Parlement europ&#233;en pour arriver &#224; des listes transnationales dont les t&#234;tes correspondraient aux candidats des partis europ&#233;ens &#224; la pr&#233;sidence de la Commission. Voil&#224; qui contribuerait efficacement &#224; faire na&#238;tre un espace public continental, tout en &#034;dramatisant&#034; l'enjeu du scrutin europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction de l'Europe ne peut plus se limiter &#224; faciliter la prise de d&#233;cisions entre vingt-sept Etats membres, dans un grand supermarch&#233; continental. Apr&#232;s cinquante ans d'une int&#233;gration limit&#233;e &#224; l'&#233;conomie, l'Europe arrive &#224; maturit&#233; : elle doit entrer dans une v&#233;ritable phase politique et construire une d&#233;mocratie &#224; l'&#233;chelle du continent. C'est une occasion historique pour penser, enfin, la politique hors du cadre &#233;troit et myope de l'int&#233;r&#234;t national et desseuls int&#233;r&#234;ts commerciaux et financiers. Une d&#233;mocratie enracin&#233;e dans la diversit&#233; sociale et nationale des citoyens et des peuples europ&#233;ens et donnant une nouvelle dimension &#224; l'action politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; ce qu'affirment les nostalgiques de 2005 et les souverainistes corcen&#233;s, ce ne sont pas les trait&#233;s qui font les politiques europ&#233;ennes. C'est la politique qui fait les trait&#233;s. Face aux crises qui se conjuguent, les r&#233;ponses doivent n&#233;cessairement d&#233;passer le cadre fran&#231;ais. Nous nous sommes r&#233;unis justement parce que la politique se nourrit de vision commune, d'imagination partag&#233;e et d'ambition collective. C'est cette ambition que nous voulons porter ensemble dans l'enceinte du Parlement europ&#233;en -et au-del&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plaidoyer pour une Constituante Et si on (r&#233;)essayait la voie d&#233;mocratique ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Plaidoyer-pour-une-Constituante-Et,188</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Plaidoyer-pour-une-Constituante-Et,188</guid>
		<dc:date>2009-10-31T15:58:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronan Blaise</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avant propos Comme tout article, celui-ci a une histoire. Pour rappeler son contexte, je veux juste pr&#233;ciser qu'il a &#233;t&#233; publi&#233; en novembre 2007. Ce qui correspondait au d&#233;but de la campagne de ratification du Trait&#233; de Lisbonne, pr&#233;sent&#233; par les Chefs d'Etat et de gouvernements en juin 2007. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agissait alors de tirer les le&#231;ons de l'&#233;chec constitutionnel de 2004-2005, de donner mon sentiment sur le nouveau Trait&#233;, n&#233; d'une actualit&#233; encore r&#233;cente, et sur les proc&#233;dures de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avant propos&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme tout article, celui-ci a une histoire. Pour rappeler son contexte, je veux juste pr&#233;ciser qu'il a &#233;t&#233; publi&#233; en novembre 2007. Ce qui correspondait au d&#233;but de la campagne de ratification du Trait&#233; de Lisbonne, pr&#233;sent&#233; par les Chefs d'Etat et de gouvernements en juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait alors de tirer les le&#231;ons de l'&#233;chec constitutionnel de 2004-2005, de donner mon sentiment sur le nouveau Trait&#233;, n&#233; d'une actualit&#233; encore r&#233;cente, et sur les proc&#233;dures de ratification en cours, enfin, de me projeter vers l'avenir dans la perspective des &#233;lections europ&#233;ennes. Encore constern&#233; par l'&#233;chec du processus constitutionnel, je l'&#233;tais tout autant par le projet que les Chefs d'Etat et de gouvernements nous proposaient en &#171; remplacement &#187;, projet de trait&#233; minimaliste et insatisfaisant, sinon hors sujet, &#224; bien des &#233;gards. Je tentais donc de me projeter dans l'avenir, avec en point de mire les &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2009, qui pouvaient repr&#233;senter une perspective politique forte, o&#249; il aurait &#233;t&#233; question de &#171; recadrer &#187; le travail des chefs d'Etat et de gouvernements avec l'appui de l'opinion publique et la l&#233;gitimit&#233; forte conf&#233;r&#233;e par le suffrage universel. On pouvait alors esp&#233;rer que chacun prendrait conscience de l'enjeu historique et de l'urgence ; que les associations europ&#233;ennes lanceraient fortement et ouvertement le d&#233;bat public, que les dirigeants nationaux et la Pr&#233;sidence de la Commission feraient &#171; mousser &#187; le d&#233;bat, que les candidats s'engageraient clairement, enfin, que l'opinion publique se saisirait de la question&#8230; et s'exprimerait. Or, h&#233;las, hormis quelques &#171; &#233;piph&#233;nom&#232;nes &#187; (articles militants perdus sur la toile, d&#233;clarations politiques isol&#233;es, chez les Verts ou de la part de S&#233;gol&#232;ne Royal notamment) rien de tout cela n'est arriv&#233;. Les associations europ&#233;ennes (moralement affaiblies par la lassitude des combats perdus ?) se sont montr&#233;es incroyablement timor&#233;es et n'ont pas pos&#233; la question frontalement au monde politique, ni devant l'opinion publique. Les responsables politiques, eux, ont carr&#233;ment ignor&#233; le sujet. Quant aux candidats, de m&#234;me que leurs partis, ils n'ont pas os&#233; en faire le th&#232;me central de la campagne. Enfin, les &#233;lecteurs, faute d'enjeux mobilisateurs, sont massivement rest&#233;s chez eux. A bien les entendre, tous, il semblerait donc que l'Europe actuelle satisfasse pleinement ceux qui veulent bien encore y croire (de moins en moins nombreux) ! Quant aux autres, ils se r&#233;fugient dans une attitude souvent consommatrice, parfois protestataire, mais toujours sans espoir. De l'Union europ&#233;enne actuelle, on veut bien lui arracher tout ce qu'elle donne,&#8230; mais pas question de retour d'affection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quant &#224; construire l'Europe avec les citoyens, cela semble &#234;tre un v&#339;u pieux &#233;mis par des gens qui laissent &#224; penser que, finalement, ils n'y croient pas vraiment, ou, inexplicablement, qu'ils refusent de s'en donner les moyens. A ce titre, l'autocensure, le d&#233;faitisme r&#233;sign&#233; et le refus de l'obstacle dont ont fait preuve les associations europ&#233;ennes, m&#233;riteraient &#224; eux seuls une vaste analyse (&#8230;) Autant d'occasions de se tirer une balle dans le pied. Autant d'excuses commodes pour ne finalement rien faire de s&#233;rieux afin de faire avancer la &#171; cause &#187; de mani&#232;re d&#233;cisive. En fait, un discours soit franchement cynique, soit fondamentalement d&#233;pressif, qui a conduit les partisans de l'int&#233;gration europ&#233;enne &#224; se faire voler leur campagne. Les euroti&#232;des et autres eurosceptiques n'auront pas eu besoin de beaucoup faire d'efforts pour investir la campagne, profiter de l'abstention et, en d&#233;finitive, tirer les marrons du feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bilan des op&#233;rations : un parlement mal &#233;lu dont il sera toujours possible de contester la l&#233;gitimit&#233; si certains de ses membres osaient encore sortir du bois (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation actuelle pose donc plus de questions qu'elle n'apporte de r&#233;ponses. Elle pr&#233;sente plus de raisons de d&#233;couragement que de motifs de satisfaction. Mais, si elle est vraiment pr&#233;occupante, c'est surtout qu'elle pose quelques questions fondamentales : comment -aujourd'hui- pr&#233;tendre construire une Europe unie sans jamais en proposer clairement le projet &#224; ses citoyens ni demander franchement l'adh&#233;sion &#224; ses peuples ? (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plaidoyer pour une Constituante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Europe cherche (vraie) sortie de crise d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#187;. Non, le r&#233;cent Trait&#233; de Lisbonne n'a, en fait, rien r&#233;gl&#233; : il ne fait que provisoirement diff&#233;rer dans le temps l'in&#233;vcitavle r&#232;glement d&#233;mocratique de la -quoi qu'on en dise- toujours br&#251;lante question politique et institutionnelle europ&#233;ennes. Celle l&#224; m&#234;me dont la r&#233;solution semble imparfaitement suspendue &#224; ce jour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car aucune des r&#233;formes des politiques de l'Union itimidement envisag&#233;es par ceux-l&#224; m&#234;me qui nous gouvernenent ne pourra jamais &#234;tre adopt&#233;e sans l'adoption de quelque r&#233;forme institutionnelle plus ambitieuse et profonde que ce trop timide &#171; lifting &#187; laborieusement obtenu par nos Chefs d'Etat et de gouvernements &#224; Lisbonne. Et car nos contemporains n'accepteront jamais l'Europe telle qu'elle se construit actuellement -en catimini et sans eux- que si elle (re)devient vraiment un objet d&#233;mocratique sont ils pourront librement faire le choix et dont ils pourraient s'approprier r&#233;ellement les destin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, non content de profond&#233;ment d&#233;cevoir bon nombre de &#171; nonistes &#187; de la derni&#232;re campagne r&#233;f&#233;rendaire (puisqu'ils ne remettent finalement en question fondamentalement aucune des politiques de l'UE et aucune de ses orientations &#233;conomiques alors tant d&#233;cri&#233;es&#8230;), ce Trait&#233; de Lisbonne d&#233;sesp&#232;re &#233;galement -&#224; force d'abandons symboliques et de taille- nombre des partisans de l'anvien TCE. Pire ; de par son mode r&#233;dactionnel -soumis aux seules r&#232;gles du jeu intergouvernental- ce texte renonce (et enterre ?) la pourtant novatricve &#171; m&#233;thode conventionnelle &#187;, l'une des pourtant trop rares proc&#233;dures r&#233;dactionnelles un tant soit peu d&#233;mocratique exp&#233;riment&#233;e jusqu'&#224; pr&#233;sent dans l'histoire de la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Identifier l'obstacle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bon, le diagnostic est ais&#233;ment v&#233;rifiable. Et n'importe quel observateur attentif l'aura sans nul doute remarqu&#233;. Aujourd'hui comme hier (par exemple lors du Sommet de Nice, en d&#233;cembre 2000), ce qui blique irr&#233;m&#233;diablement dans le syst&#232;me europ&#233;en actuel, ce sont encore et toujours les Etats membres (el les Chefs d'Etat et de gouvernements&#8230;). Ils se pressent aux Sommets europ&#233;ens, otages d'une presse souvent eurosceptique (et parfois outranci&#232;re) et avant toute chose attentifs aux &#233;ventuelles r&#233;actions des franges les plus extr&#234;mes de leurs &#233;lectorats &#8216;domestiques &#187; respectifs. Plus soucieux encore de revenir &#224; la maison -de Bruxelles ou d'ailleurs- avec un minimum de concessions (et un maximum de &#171; victoires &#187; aptes &#224; soulever l'orgueil national) que de v&#233;ritablement servir l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral europ&#233;en. Ainsi les Chefs d'Etat et de gouvernements ne semblent d&#233;cid&#233;ment plus &#234;tre capables d'incarner l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral europ&#233;en, m&#233;caniquement contraints see s'aligner sur les moins ambitieux d'entre eux, incapables de se mettre d'accord sur autre chose que des compromis boiteux, des accors au rabais, toujours plus m&#233;diocres&#8230; De sommets en sommets (et de brouilllons de trait&#233;s en compromis b&#226;cl&#233;s ; de piteues reculades en trait&#233;s croupions&#8230;) les partisans de l'Union vont de d&#233;ceptions en d&#233;cepstions. Voil&#224; un diagnostic que ceux l&#224; m&#234;me avaient accept&#233; d'adopter pour eux-m&#234;mes. C'&#233;tait &#224; Laeken, en 2001. Et c'est de ce disgnostic qu'&#233;tait n&#233;e l'id&#233;e d'une Conventionn, cette Convention qui avait rempli d'espoirs les militants de l'Europe unie. Cette m&#234;me Convention dont les travaux -partiellement d&#233;natur&#233;s par une Conf&#233;rence intergouvernementale de plus&#8230;- avaient donn&#233; avaient donn&#233; naissance au fameux Trait&#233; constitutionnel europ&#233;en, promis au triste sort que l'on sait. Les Etats membres de l'UE avaient su trouver tout &#224; la fois le probl&#232;me et la clef du probl&#232;me. Mais tout &#231;&#224; pour -n&#233;anmoins, aujourd'hui comme hier, mieux refermer la porte alors si timidement entrouverte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Controuner l'obtscle ; d&#233;border les Etats, oser la d&#233;mocratie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que nous avons enfin identifi&#233; ce blocage du conservatisme &#233;tatique, deux attitudes sont possibles. Soit d&#233;finitivement baisser les bras, en nous soumettant docilement &#224; la sacro-saint souverain&#233;t&#233; des Etats (celle-l&#224; m&#234;me contre laquelle les partisans sinc&#232;res de l'Europe luttent depuis toujours&#8230;), soit, vouloir renverser l'obstacle, ou tout au moins essayer de le contourner. En d&#233;bordant les Etats, par la seule voie qui vaille : la voie d&#233;mocratique. En effet, pour contourner l'obstacle, et d&#233;border tous les conservatismes &#233;tatiques qui ligotent aujourd'hui l'Europe et l'emp&#234;chent de se d&#233;velopper, il existe une voie, la voie d&#233;mocratique. Et, enfin, une ocacsion : l'&#233;lection en 2009 du prochain Parlement europo&#233;en au suffrage universel. Que les candidats &#224; la d&#233;putation europ&#233;enne, toutes ob&#233;diences confondues, proclament leur intention de faire de cette &#233;lection un enjeut &#171; constituant &#187; et nous verrons bien, alors, que les Etats membres n'auront pas la possibilit&#233; d'emp&#234;cher ni un tel d&#233;bat d'avoir lieu, ni le scrutin de se d&#233;rouler. Gageons m&#234;me que la tenue d'un tel d&#233;bat pourrait fort bien inciter les Etats membres de l'UE, &#224; r&#233;activer la m&#233;thode conventionnelle (ne serait-ce que pour tenter de conserver une certaine influence sur les d&#233;bats&#8230;). Quoi qu'il en soit : que cette Assemb&#233;le europ&#233;enne d&#233;mocratiquement &#233;lue au suffarge universel, se proclame alors (amjoritairement) Assembl&#233;e constituante ayant pour mission de r&#233;aliser l'Union europ&#233;enne et l'Europe pourra -enfin, d&#233;mocratiquement- se doter des institutions qui lui font actuellement cruellement d&#233;faut. En guise d'illustration, on pourrait rapidement rappel&#233; le projet de Trait&#233; d'Union europ&#233;enne soumis &#224; l'approbation du Parlement europ&#233;en par l'eurod&#233;put&#233; Altiero Spinellin en 1985-1986 ; &#233;ni&#232;me projet constitutionnel jet&#233; dans les poubelles de l'histoire par nos d&#233;j&#224; si pusillanimes Chefs d'Etat et de gouvernements. On pourrait &#233;galement rappeler le projet f&#233;d&#233;raliste du Congr&#232;s du Peuple europ&#233;en (CPE) dans les ann&#233;es 1950. Deux timides tentatives de &#171; coup d'Etat d&#233;mocratique &#187; dont l'histoire a cependant connu biend &#8216;autres pr&#233;c&#233;dents remarquables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un coup d'Etat d&#233;mocratique europ&#233;en est-il possible ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aisni, en mars 1848, pendant la fameuse ann&#233;e r&#233;volutionnaire, une cinquantaine de citoyens venus de tous les Etats allemands -d&#233;put&#233;s, savants, int&#233;llectuels, &#233;craivains- s'&#233;taient r&#233;unis &#224; Heidelberg pour prendre la t&#234;te du mouvement unitaire et lib&#233;ral qui soulevait alors toutes les Allemagnes. Le Directoire de cette Assembl&#233;e provisoire d'Heidelberg convoque &#224; Francfort tous les membres des chambres constitutionnelles d'Allemagne, invitant l'ensemble des Etats allemands &#224; d&#233;signer au suffrage universel un Parlemetn supplantant tous les Parlements des Etats et ayant pour mission de r&#233;aliser l'unit&#233; allemande et, in fine, d'assumer le pouvoir. Le 18 mai 1848, cette Assembl&#233;e de Francfort, d&#233;ocratiquemen &#233;lue tant sa s&#233;ance inaugurale dans l'Eglise r&#233;form&#233;e Saint-Paul de Francfort (Hesse). Majoritairement compos&#233;e de lib&#233;raux mod&#233;r&#233;s, de socialistes et de juristes, cette assembl&#233;e savante, o&#249; l'&#233;oquence coulait &#224; flot et qui &#233;tait fort divis&#233;e sur de nombreux autres sujets, su n&#233;anmoins adopter une constitution f&#233;d&#233;rale, nommer un gouvernement et jeter les bases de la future unit&#233; allemande. Las, l'exp&#233;rience devait tourner court, trahie par la trahison des grands Etats (Autriche, Bavi&#232;re, Wurtemberg, Hanovre, Saxe et Prusse) qui refus&#232;rent cet accord historique qu'une trentaine de petist Etats venaient cependant de ratifier. D&#233;finitivement discr&#233;dit&#233; par cet &#233;chec, d&#233;laiss&#233; par ses membres, le Parlement de Francfort allait sombrer dans le n&#233;ant. R&#233;duit &#224; une centaine de d&#233;put&#233;s r&#233;volutionnaires (et oblig&#233; de d&#233;m&#233;nager pour Stuttgart), il sera d&#233;finitvement dispers&#233; par la troupe en juin 1849. C'est du coup, vingt ans plus tard, par la Prusse imp&#233;riale et belliqueuse du Chancelier Bismark, et par la voie de la guerre et de l'autoritarisme monarchique (et non pas par la voie d&#233;mocratique&#8230;) que l'Allemagne allait trouvber son unit&#233;, &#171; par le fer et dans le sang &#187;, avec les tristes cons&#233;quences g&#233;opolitiques et continentales que l'on sait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tirer des le&#231;ons du pass&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rience d'une Assembl&#233;e r&#233;volutionnaire constituante allemande, lors de l'une des ann&#233;es les plus troubl&#233;es du turbulent XIX&#176; si&#232;cle, peut soulever bien des objections. Certains s'appuieront sur son &#233;chec final et auront beau jeu de dire que seul le contexte r&#233;volutionnaire de l'&#233;poque a pu permettre l'&#233;mergence d'un tel &#233;piph&#233;nom&#232;ne. Mais d'autres ne manqueront sans soute pas de dire que seules les m&#339;urs politiques -belliqueuses, polici&#232;res et autoritaires- de l'&#233;poque ont pu permettre d'&#233;touffer dans l'&#339;uf cette exp&#233;rience d&#233;mocratique, unique et originale. Autre pr&#233;c&#233;dent historique de taille, la fameuse r&#233;union du 20 juin 1789, dite &#171; dela Salle du jeu de paume &#187; &#224; l'occasion de laquelle, lors des premi&#232;res semaines de la R&#233;volution fran&#231;aise les d&#233;put&#233;s du tiers-&#233;tat brav&#232;rent l'autorit&#233; royale en se r&#233;unissant ill&#233;galement et, geste effectivement r&#233;volutionnaire, s'autoproclam&#232;rent Assembl&#233;e constituante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Resterait alors aux futurs d&#233;put&#233;s constituants &#171; europ&#233;ens &#187; &#224; montrer autant de d&#233;termination que les d&#233;put&#233;s du tiers-&#233;tat de la R&#233;volution fran&#231;aise et &#224; &#233;viter l'erreur de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs allemands (ou des militants f&#233;d&#233;ralistes des ann&#233;es 1950) : &#233;viter d'&#234;tre r&#233;duits &#224; une minorit&#233; de r&#233;volutionnaires utopsites isol&#233;s et nosnrepr&#233;sentatifs de leur soci&#233;t&#233; dans un univers perclus de conservatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pr&#233;senter la perspective d'une Assembl&#233;e constituante europ&#233;enne &#224; nos contemporains, notamment gr&#226;ce aux si efficaces outils m&#233;diatiques de notre temps, serait leur t&#233;moigner un grande confiance ainsi qu'une grande marque de respect. Pr&#233;cis&#233;ment celles l&#224; qu'ils r&#233;clament, &#224; corps et &#224; cris, &#224; longueur d'eurobarom&#232;tres ou de consultations r&#233;f&#233;rendaires tronqu&#233;es. Qui osera essayer de transformer ces tr&#232;s fortes demandes &#233;manant de l'opinion publique en un v&#233;ritable d&#233;bat public ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opinion publique europ&#233;enne dit vouloir ce d&#233;bat, et, en France, lors de la fameuse campagne r&#233;f&#233;rendaire de 2005, s'est visiblement passionn&#233;e pour cette question. Alors qui aura donc l'audace de (re)mettre cette balle dans le camp de l'opinion publique ? Et de faire, enfin, de la construction europ&#233;enne, un grand d&#233;bat d&#233;mocratique &#224; la mesure des grandes esp&#233;rances de notre temps et &#224; l'&#233;chelle de notre continent. Certains objecteront qu'il s'agirait l&#224; d'une v&#233;ritable r&#233;volution (d&#233;mocratique). Et alors ? Accepter d'op&#233;rer une profonde r&#233;volution dans nos fa&#231;oons de concevoir l'Etat, ll'exercice du pouvoir, les relations inetrnationales, le principe de la souverainet&#233; nationale et la d&#233;mocratie, n'est-ce-pas, en fin de compte, ce &#224; quoi la construction europ&#233;enne nous a pr&#233;par&#233;s depuis pr&#232;s d'un demi-si&#232;cle ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ronan BLAISE&lt;br class='manualbr' /&gt;Ancien responsable des Jeunes Europ&#233;ens - ancien R&#233;dacteur en chef du Taurillon - Dieppe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre ouverte des f&#233;d&#233;ralistes &#224; M. Daniel COHN-BENDIT</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Lettre-ouverte-des-federalistes-a</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Lettre-ouverte-des-federalistes-a</guid>
		<dc:date>2009-10-30T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Francis Billion, Jean-Luc Prevel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jean-Luc PREVEL - Directeur de la publication de F&#233;d&#233;choses Jean-Francis BILLION - Secr&#233;taire de r&#233;daction de F&#233;d&#233;choses &lt;br class='autobr' /&gt; Lyon, le 17 juin 2009 Cher Monsieur, tout le monde sait que le nouveau Parlement europ&#233;en devra faire face &#224; des d&#233;fis importants : la crise &#233;conomique, l'environnement et les crises &#233;nerg&#233;tiques, les probl&#232;mes de la s&#233;curit&#233; internationale. Tous ces &#233;l&#233;ments exigent un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean-Luc PREVEL - Directeur de la publication de F&#233;d&#233;choses &lt;br class='manualbr' /&gt;Jean-Francis BILLION - Secr&#233;taire de r&#233;daction de F&#233;d&#233;choses&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lyon, le 17 juin 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher Monsieur,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;tout le monde sait que le nouveau Parlement europ&#233;en devra faire face &#224; des d&#233;fis importants : la crise &#233;conomique, l'environnement et les crises &#233;nerg&#233;tiques, les probl&#232;mes de la s&#233;curit&#233; internationale. Tous ces &#233;l&#233;ments exigent un &#034;gouvernement europ&#233;en&#034; l&#233;gitime et efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gitimit&#233; signifie que l'ex&#233;cutif -la Commission europ&#233;enne- doit &#234;tre politiquement responsable devant le Parlement, ce qui est normal dans une d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'efficacit&#233; signifie que la Commission europ&#233;enne doit disposer de ressources suffisantes pour faire les politiques dont les Europ&#233;ens ont besoin, ce qui signifie que le budget de l'Union europ&#233;enne devrait &#234;tre consid&#233;rablement augment&#233; et que les crit&#232;res pour le paiement des d&#233;penses n'aient plus &#224; subir les contraintes nationales, mais devraient &#234;tre fond&#233;s sur l' &#034;int&#233;r&#234;t europ&#233;en&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces changements de perspective radicaux se produiront difficilement si le nouveau Parlement n'affirme pas son autorit&#233; tant sur la question de la nomination de la Commission europ&#233;enne (et de son Pr&#233;sident, en premier lieu) que sur celle du budget de l'Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, la premi&#232;re &#233;tape est cruciale. Si le Parlement accepte de laisser au Conseil europ&#233;en le choix du Pr&#233;sident de la Commission, alors il n'aura pas la force politique de contr&#244;ler l'action de l'ex&#233;cutif ni m&#234;me de mener une bataille sur le budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons vous informer que les f&#233;d&#233;ralistes ont lanc&#233; un Appel aux nouveaux membres du Parlement europ&#233;en (ci-joint, pour information l'Appel diffus&#233; par l'UEF France) en demandant qu'ils d&#233;cident eux m&#234;mes du choix du pr&#233;sident du Parlement et de la Commission europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que Directeur de la publication et de R&#233;dacteur en chef de la revue FEDECHOSES &#8211; Pour le f&#233;d&#233;ralisme, autonome de toute organisation f&#233;d&#233;raliste, nous nous f&#233;licitons et tenons &#224; vous remercier de ce que vous faites pour faire respecter les pouvoirs du Parlement europ&#233;en dans le choix du Pr&#233;sident de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre combat et celui des mouvements f&#233;d&#233;ralistes sont compl&#233;mentaires : la construction de la d&#233;mocratie europ&#233;enne et d'un gouvernement d&#233;mocratique pour une Union f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cet Appel arrive &#224; tous les parlementaires europ&#233;ens la lutte f&#233;d&#233;raliste sera plus forte. C'est pourquoi, nous souhaiterions que vous acceptiez de relayer cette action aupr&#232;s de vos coll&#232;gues, et en particulier aupr&#232;s des membres du nouveau groupe Verts &#8211; ALE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'espoir de prochaines rencontres nous vous adressons nos salutations respectueuses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les parlementaires europ&#233;ens doivent gagner la confiance de l'&#233;lectorat apr&#232;s une campagne d&#233;cevante&#8230; </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Les-parlementaires-europeens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Les-parlementaires-europeens</guid>
		<dc:date>2009-10-29T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Samuele Pii</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;lection du Parlement europ&#233;en en 1979 a constitu&#233; un signe d'espoir pour la d&#233;mocratie. Au cours des trois d&#233;cennies suivantes, le Parlement a augment&#233; ses pouvoirs &#224; chaque r&#233;forme des trait&#233;s de l'Union europ&#233;enne. Mais les &#233;lections qui se sont tenues du 4 au 7 juin ont &#233;t&#233; des &#233;lections nationales, coordonn&#233;es sur une base europ&#233;enne. La campagne &#233;lectorale a montr&#233; une fois encore que l'&#233;lection directe des membres du Parlement ne suffit pas pour donner naissance &#224; une d&#233;mocratie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;lection du Parlement europ&#233;en en 1979 a constitu&#233; un signe d'espoir pour la d&#233;mocratie. Au cours des trois d&#233;cennies suivantes, le Parlement a augment&#233; ses pouvoirs &#224; chaque r&#233;forme des trait&#233;s de l'Union europ&#233;enne. Mais les &#233;lections qui se sont tenues du 4 au 7 juin ont &#233;t&#233; des &#233;lections nationales, coordonn&#233;es sur une base europ&#233;enne. La campagne &#233;lectorale a montr&#233; une fois encore que l'&#233;lection directe des membres du Parlement ne suffit pas pour donner naissance &#224; une d&#233;mocratie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau national, le lien entre les citoyens, les partis, le Parlement et le gouvernement est clair. Au niveau de l'UE, les partis politiques sont encore trop faibles et la fonction de gouvernement est partag&#233;e entre la Commission europ&#233;enne et le Conseil des ministres. Les partis politiques exposent leurs propositions mais les citoyens doivent essayer de comprendre les diff&#233;rentes visions de l'Europe qui sont offertes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On manque de leaders qui sachent expliquer comment l'UE fonctionne et qui cherchent un soutien pour leurs id&#233;es et beaucoup de m&#233;dias ne font pas assez pour faire passer le message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se souviendra de cette campagne &#233;lectorale comme d'une occasion manqu&#233;e. Les grands partis auraient d&#251; pr&#233;senter leurs candidats &#224; la Pr&#233;sidence de la Commission pour faire monter les enjeux de ces &#233;lections et provoquer un d&#233;bat public. Cela aurait permis aux citoyens de mettre des visages en regard des programmes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faible participation, et m&#234;me un chiffre record, est un sujet d'inqui&#233;tude. Le nouveau Parlement devra travailler dur pour gagner sa l&#233;gitimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection du Pr&#233;sident de la Commission sera le premier test &#224; ce sujet. Les groupes politiques devraient se mettre d'accord sur un candidat sur la base d'un programme de gouvernement commun. Les socialistes, les lib&#233;raux et les verts pourraient, par exemple, mettre sur pied une coalition en faveur du pr&#233;c&#233;dent Premier Ministre belge Guy Verhofstadt comme alternative &#224; Jos&#233; Manuel Barroso. Une telle comp&#233;tition entre des candidats renforcerait la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau Parlement devrait r&#233;affirmer son engagement &#224; r&#233;aliser les r&#233;formes pr&#233;vues par le Trait&#233; de Lisbonne sans attendre les r&#233;sultats du second r&#233;f&#233;rendum irlandais sur le Trait&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UE devra &#234;tre plus active sur la sc&#232;ne mondiale pour d&#233;fendre ses propres int&#233;r&#234;ts et promouvoir la paix, la d&#233;mocratie et les droits humains. Pour cela, il faudra que le Parlement devienne un atelier de politiques d'avant-garde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plan &#233;conomique europ&#233;en devrait constituer une priorit&#233; absolue pour soutenir l'emploi, la croissance et pourvoir aux besoins des g&#233;n&#233;rations futures. Un new deal europ&#233;en est n&#233;cessaire pour combattre le changement climatique et ouvrir la voie vers le d&#233;veloppement durable. La citoyennet&#233; europ&#233;enne doit &#234;tre mise en avant &#224; travers la mobilit&#233; des jeunes. Il faut introduire, comme cela a &#233;t&#233; envisag&#233; par le Trait&#233; de Lisbonne, le droit de lancer des initiatives populaires en tant qu'&#233;l&#233;ment de la d&#233;mocratie directe, afin d'impliquer les citoyens dans le processus d&#233;cisionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont seulement quelques unes des priorit&#233;s que la nouvelle g&#233;n&#233;ration des parlementaires europ&#233;ens devrait prendre en compte s'ils veulent vraiment gagner la confiance des citoyens. Pour se relier aux citoyens, les institutions de l'UE doivent r&#233;affirmer leur attachement &#224; la morale civile, &#224; travers des codes de conduite plus stricts et une utilisation plus transparente de l'argent public. Une nouvelle force morale devrait mettre en avant une initiative f&#233;d&#233;raliste au sein du Parlement. En suivant l'exemple d'Altiero Spinelli qui, en 1984, sut convaincre le Parlement d'approuver &#224; une large majorit&#233; le premier projet de constitution europ&#233;enne, des parlementaires devraient constituer un nouvel intergroupe f&#233;d&#233;raliste lors de la premi&#232;re session pl&#233;ni&#232;re du 15 juillet &#224; Strasbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois que le Trait&#233; de Lisbonne sera en vigueur, le Parlement pourra jouer un r&#244;le plus important dans le processus de r&#233;forme des trait&#233;s de l'UE, pour permettre de donner &#224; l'Europe un gouvernement d&#233;mocratique et f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Samuele PII&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident des Jeunes Europ&#233;ens F&#233;d&#233;ralistes &#8211; JEF Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc PREVEL - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pourquoi voter pour un parlement, sans voter pour un gouvernement europ&#233;en ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Pourquoi-voter-pour-un-parlement</link>
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		<dc:date>2009-10-28T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guido Montani</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en ont r&#233;v&#233;l&#233; un double d&#233;ficit de l'Union europ&#233;enne : un d&#233;ficit d&#233;mocratique et un d&#233;ficit de gouvernance. Les citoyens votent volontiers pour les &#233;lections nationales car ils peuvent choisir non seulement leur parti politique mais aussi qui va gouverner leur pays. &lt;br class='autobr' /&gt; Au plan europ&#233;en ce choix est impossible. Le Parlement europ&#233;en a de nombreux pouvoirs, mais le syst&#232;me de prise de d&#233;cision est myst&#233;rieux. Qui est responsable pour les politiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en ont r&#233;v&#233;l&#233; un double d&#233;ficit de l'Union europ&#233;enne : un d&#233;ficit d&#233;mocratique et un d&#233;ficit de gouvernance. Les citoyens votent volontiers pour les &#233;lections nationales car ils peuvent choisir non seulement leur parti politique mais aussi qui va gouverner leur pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au plan europ&#233;en ce choix est impossible. Le Parlement europ&#233;en a de nombreux pouvoirs, mais le syst&#232;me de prise de d&#233;cision est myst&#233;rieux. Qui est responsable pour les politiques europ&#233;ennes ? Aucun citoyen n'est capable de r&#233;pondre &#224; cette question. En cons&#233;quence d'un processus d&#233;mocratique peu clair, l'Union europ&#233;enne est consid&#233;r&#233;e comme un ensemble bureaucratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne, le seul pouvoir ex&#233;cutif responsable devant le Parlement europ&#233;en, n'a rein fait pour combler le d&#233;ficit d&#233;mocratique, en utilisant ses pouvoirs existants. Par exemple, au lieu de proposer un plan audacieux contre la crise financi&#232;re -en relan&#231;ant la proposition de Jacques Delors de lancer des obligations de l'Union afin de financer un v&#233;ritable plan de redressement- la Commission Barroso accepte d'&#234;tre le secr&#233;tariat docile du Conseil des ministres. C'est pourquoi seuls des gouvernements nationaux sans coordination entre eux agisssent contre la crise financi&#232;re de mani&#232;re inefficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;ennes deviendra une communaut&#233; politique lorsqu'un d&#233;bat politique entre une majorit&#233; et une minorit&#233; se d&#233;veloppera au Parlement europ&#233;en. Il n'y a pas d'un nouveau trait&#233; pour commencer une lutte politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parties europ&#233;ens ont le pouvoir de d&#233;passer les d&#233;ficits d&#233;mocratique et de gouvernance. Ils avaient la possibilit&#233; de proposer leur candidat &#224; la Pr&#233;sidence de la Commission europ&#233;enne avant les &#233;lections europ&#233;ennes. Alors, les citoyens auraient eu la possibilit&#233; de prendre part &#224; une r&#233;elle comp&#233;tition politique europ&#233;enne, avec divers leaders soutenant un programme de gouvernements pour l'Europe, dans un contexte pan-europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul le PPE a propose Jos&#233; Manuel Barroso en tant que candidat. Les autres partis, en premier lieu les socialistes, n'ont par relev&#233; ce d&#233;fi. C'est pourquoi les &#233;lections europ&#233;ennes sont devenues une somme de comp&#233;titions nationales, divers partis eurosceptiques gagn&#232;rent des si&#232;ges au Parlement europ&#233;en et pourquoi la participation chuta une nouvelle fois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les &#233;lections europ&#233;ennes de 2009 ont &#233;t&#233; une occasion manqu&#233;e.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est pas exact que les citoyens europ&#233;ens n'aiment pas l'Europe. Divers sondages montrent qu'une majorit&#233; des citoyens europ&#233;ens est en faveur d'une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne. Le destin de l'Union europ&#233;enne n'est pas &#8216;l'Europe des patries &#187;. Les Verts de Coihn-Bendit ont &#233;t&#233; capables de faire un excellent score car ils ont eu le courage de proposer un plan clair pour construire une Europe f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La le&#231;on des &#233;lections europ&#233;ennes de 2009 est limpide. L'Europe a besoin d'un gouvernement f&#233;d&#233;ral et les citoyens europ&#233;ens sont pr&#234;ts &#224; soutenir les partis politiques d&#233;sireux de se battre pour un gouvernement d&#233;mocratique responsable devant le Parlement europ&#233;en. Dans le nouveau Parlement europ&#233;en, les partis europ&#233;ens ont le pouvoir, si ils le veulent, de d&#233;passer le double d&#233;ficit de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Guido MONTANI&lt;br class='manualbr' /&gt;Professeur d'&#233;conomie europ&#233;enne &#224; l'Universit&#233; de Pavie &#8211; Vice pr&#233;sident de l'UEF Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais par Jean-Francis BILLION - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s l'&#233;lection du Parlement en 2009, &#171; longue vie au Peuple europ&#233;en ! &#187; Les souverainismes : nouveau JANUS pour les Europ&#233;ens ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Apres-l-election-du-Parlement-en,183</link>
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		<dc:date>2009-10-27T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Morin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Janus, le vieux dieu romain des portes, symbole des double-faces, compl&#233;mentaires et oppos&#233;es, semble s'&#234;tre refait une jeunesse &#224; l'occasion de l'&#233;lection europ&#233;enne du Parlement. &lt;br class='autobr' /&gt; Le symbole du passage de la guerre &#224; la paix, suivant que la porte du temple de Janus &#233;tait ouverte ou ferm&#233;e, a disparu avec le temps. Mais le passage des pratiques intergouvernementales aux diverses formes de nationalismes et de souverainismes l'a remplac&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet l'analyse des r&#233;sultats montre que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Janus, le vieux dieu romain des portes, symbole des double-faces, compl&#233;mentaires et oppos&#233;es, semble s'&#234;tre refait une jeunesse &#224; l'occasion de l'&#233;lection europ&#233;enne du Parlement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le symbole du passage de la guerre &#224; la paix, suivant que la porte du temple de Janus &#233;tait ouverte ou ferm&#233;e, a disparu avec le temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le passage des pratiques intergouvernementales aux diverses formes de nationalismes et de souverainismes l'a remplac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet l'analyse des r&#233;sultats montre que les &#233;lecteurs ont soutenu fortement les partis au pouvoir dans les gouvernements nationaux, lorsque ceux-ci ont d&#233;velopp&#233; des strat&#233;gies intergouvernementales fortes et sans complexe, abandonnant toute politique europ&#233;enne coordonn&#233;e ou int&#233;gr&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
De &#171; l'intergouvernentalisme flamboyant &#187; de la Pr&#233;sidence fran&#231;aise &#224; la &#171; solidarit&#233; ib&#233;rique &#187; supplantant les convergences politiques entre socialistes europ&#233;ens, en passant par les d&#233;fenses identitaires des uns ou des autres, toutes les formes de reprise en main par les Etats nationaux ont &#233;t&#233; soutenues par les &#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les positions contamin&#233;es par des ambigu&#239;t&#233;s europ&#233;istes ont &#233;t&#233; d&#233;valoris&#233;es et d&#233;bout&#233;es par les &#233;lecteurs, que cela concerne les gouvernements, comme les travaillistes au Royaume uni, qui ont &#233;t&#233; doubl&#233;s dans leur m&#233;fiance pour l'Europe par plus radicaux qu'eux, ou les eurosceptiques organis&#233;s, au sein de Libertas en particulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette mouvance, les nationalistes affirm&#233;s, les identitaires x&#233;nophobes, les europhobes l'ont emport&#233; plus nettement que leurs concurrents masqu&#233;s ou plus conciliants. Le faux-nez europ&#233;en dont s'&#233;taient affubl&#233;s les partis associ&#233;s dans Libertas leur a fait perdre la partie. Provisoirement ou durablement, l'avenir le dira.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que faut-il penser de tout cela ? L'antagonisme entre les tenants de l'intergouvernemental et les nationalistes/souverainistes est-il profond ou seulement apparent et provisoire ? Y-a-t-il a un syst&#232;me de vases communiquants entre ces deux positions, et surtout entre une mise en pratique (l'intergouvernemental) et une r&#233;f&#233;rence plus id&#233;ologique (les principes souverainistes/nationalistes) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparaison n'est pas raison, mais le siphonage de l'&#233;lectorat lep&#233;niste au profit d'une politique s&#233;curitaire effective a illustr&#233;, en 2007 en France, les possibles passages entre un &#233;lectorat et une politique r&#233;elle. Je crains que nous vivions une situation similaire avec une modernisation de la capacit&#233; de r&#233;action des Etats nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas oublier que parmi les abstentionnistes, un tiers environ affirme n'avoir pas vot&#233; parce qu'ils sont &#171; contre l'Europe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part je suis tent&#233; de voir une compl&#233;mentarit&#233; et une articulation entre ces formulations politiques. Mais cette hypoth&#232;se a besoin d'&#234;tre compl&#233;t&#233;e avec l'observation de l'ensemble des r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les expressions politiques du Peuple europ&#233;en et les challenges pour les f&#233;d&#233;ralistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le refus de la Guerre d'Irak, unanime chez les citoyens europ&#233;ens, y compris contre les gouvernements qui se sont engag&#233;s aux c&#244;t&#233;s de G. W. Bush, il y a eu peu d'opportunit&#233; pour que se manifestent les tendances politiques du Peuple europ&#233;en.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais lors de cette &#233;lection, l'analyse montre que le &#171; Peuple europ&#233;en &#187;, le &#171; peuple d'Europe &#187; comme pr&#233;conise de l'appeler M. Giscard d'Estaing, et tout au moins l'opinion publique europ&#233;enne, s'exprime politiquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi quatre grandes mouvances peuvent &#234;tre identifi&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, &#171; les souverainismes double-face &#187;, pr&#233;sent&#233;s dans l'analyse pr&#233;c&#233;dente. Ils d&#233;termineront la marche du Parlement europ&#233;en, et encore plus du Conseil et de la Commission.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; un premier challenge pour les f&#233;d&#233;ralistes. Les forces politiques europhobes et x&#233;nophobes, nationalistes et souverainistes, et leur version all&#233;g&#233;e &#171; inter gouvernementalistes &#187;, qui se sont exprim&#233;es constituent un bloc h&#233;t&#233;rog&#232;ne et repr&#233;sentent moins de la moiti&#233; de l'opinion publique en Europe. Paradoxalement, &#224; l'int&#233;rieur de cette mouvance, des individus sont authentiquement pro-europ&#233;ens mais la m&#233;canique politique g&#233;n&#233;rale &#224; laquelle ils sont associ&#233;s contribue au maintien et &#224; la r&#233;sistance des Etats nationaux et &#224; la pr&#233;servation de leur souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet ensemble demeure minoritaire, mais ce noyau est la base qui permet de faire basculer les d&#233;cisions quand l'avenir de l'Europe se joue, lorsque viennent le rejoindre les m&#233;contentements divers (sociaux ou antigouvernementaux), comme cela a pu se produire lors des r&#233;f&#233;rendums en France, en Irlande ou ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les f&#233;d&#233;ralistes doivent donc continuer et renforcer leur travail politique pour contrer et d&#233;noncer les fondements de ces forces id&#233;ologiques et leurs pratiques associ&#233;es dans les nouvelles formes des politiques intergouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite l'abstention : g&#233;n&#233;rale, de forte &#224; tr&#232;s forte, structurellement proche dans tous les pays. C'est un point commun. Elle marque les distances prises par les citoyens europ&#233;ens avec l'Europe r&#233;elle. Ils ne veulent ou ne peuvent rentrer dans le jeu d'un Parlement mal identifi&#233;. Et les arguments sur l'Europe utilitaire, utiles, ne suffisent pas. Comme l'&#233;crivait Jacques Delors &#171; on ne tombe pas amoureux d'un grand march&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; un second challenge pour les f&#233;d&#233;ralistes, ils doivent contribuer &#224; rendre l'Europe &#171; aimable &#187;. Le travail politique entrepris au sein de l'UEF -Europe sur l'identit&#233; et la citoyennet&#233; europ&#233;ennes n'est pas anecdotique et doit &#234;tre poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une troisi&#232;me grande tendance, positive pour tous les pro-europ&#233;ens, est le vote en faveur d'organisations appelant &#224; construire une Europe f&#233;d&#233;rale, mais en lui donnant en plus un contenu, une mission, des objectifs politiques (&#233;cologie ; libert&#233;s ; solidarit&#233;s mondiales). Ce fr&#233;missement de la politisation de la d&#233;mocratie europ&#233;enne n'a malheureusement pas &#233;t&#233; aussi loin que nous le souhaitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choix du Congr&#232;s de l'UEF et la campagne &#171; Qui est votre candidat &#224; la pr&#233;sidence de la Commission ? &#187; &#233;taient sur la bonne ligne. Il faudra prolonger cette strat&#233;gie dans les ann&#233;es &#224; venir car cette politisation est vitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les injonctions ne peuvent suffire, surtout dans un contexte d'influences dominantes des souverainismes. Une question vient complexifier les strat&#233;gies et d&#233;bats sur ce sujet : comment concilier la n&#233;cessaire politisation du d&#233;bat pour int&#233;resser les citoyens avec la m&#233;thode de construction de l'Europe qui entra&#238;ne des n&#233;gociations, des compromis et une gestion du temps long ? Comment concilier les contradictions entre les shows m&#233;diatiques, caricaturaux et r&#233;ducteurs des d&#233;bats politiques, sinon politiciens, avec ce qui est v&#233;cu comme des arrangements entre groupes oppos&#233;s au sein du Parlement europ&#233;en qui permettent de construire des majorit&#233;s raisonnables sur des questions d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ? Les r&#233;ponses ne sont pas aussi simples qu'il y parait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place des f&#233;d&#233;ralistes dans les d&#233;bats sur la d&#233;mocratie europ&#233;enne, participative et repr&#233;sentative, doit &#234;tre importante &#224; travers les articulations entre &#233;lus europ&#233;ens et citoyens, &#224; travers l'Intergroupe f&#233;d&#233;raliste au sein du Parlement lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re grande orientation formul&#233;e par le Peuple europ&#233;en : la perte de confiance dans les propositions social-d&#233;mocrates port&#233;es pourtant au moyen d'un Manifesto adopt&#233; par une organisation au niveau europ&#233;en. Le poids de la crise &#233;conomique, le manque de coh&#233;rence entre le programme et les pratiques des partis enferm&#233;es dans les cadres nationaux, qu'ils soient ou aient &#233;t&#233; au pouvoir, n'ont pas mobilis&#233; les &#233;lecteurs des couches populaires. Les taux d'abstention des ouvriers et des employ&#233;s ont &#233;t&#233; nettement sup&#233;rieurs aux moyennes. D'autant que les concurrences des gauches plus radicales sont venues rogner en partie leurs r&#233;sultats, sans pour autant r&#233;ussir &#224; convaincre massivement ces citoyens du bien fond&#233; de leurs propositions radicales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet avant-dernier challenge, contribuer &#224; l'attachement des milieux populaires &#224; la construction europ&#233;enne, doit &#234;tre une obligation pour les f&#233;d&#233;ralistes, car le creusement d'un foss&#233; entre eux serait p&#233;rilleux. Sinon des forces puissantes pourraient &#234;tre d&#233;tourn&#233;es sur les voies dangereuses du nationalisme et de la x&#233;nophobie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une Europe sans sa jeunesse ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dernier challenge, et pas le moindre, n&#233; de l'observation des votes jeunes en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, l'abstention des jeunes, en France en particulier mais pas seulement, a &#233;t&#233; forte. Malgr&#233; un attachement affirm&#233; &#224; l'Europe et &#224; ses valeurs, les jeunes se sont beaucoup plus abstenus que leurs a&#238;n&#233;s : 70 &#224; 72 % pour les deux tranches, 18-24 ans et 25-34 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, les choix exprim&#233;s par les jeunes de plusieurs pays en faveur des partis extr&#233;mistes, x&#233;nophobes et nationalistes, ont &#233;t&#233; deux fois plus nombreux que les moyennes nationales en faveur de ces options. Cette rupture avec l'Europe comme mod&#232;le de d&#233;mocratie et ses valeurs est un germe pr&#233;occupant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas l&#224; d'une vieille rengaine des anciens par rapport aux plus jeunes, car les r&#233;ussites des jeunes militants f&#233;d&#233;ralistes sont l&#224; pour t&#233;moigner que cette g&#233;n&#233;ration m&#232;ne les actions qu'il faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le chantier est bien l&#224; : la fraction jeune du Peuple europ&#233;en ne marque pas un enthousiasme puissant pour la construction de l'Europe f&#233;d&#233;rale que les f&#233;d&#233;ralistes appellent de leurs v&#339;ux. C'est un enjeu consid&#233;rable pour nous tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces &#233;lections, l'impact des souverainismes, et la main mise des pratiques intergouvernementales sur le fonctionnement de l'Union europ&#233;enne, conduisent les f&#233;d&#233;ralistes &#224; compl&#233;ter analyses et m&#233;thodes afin d'assumer leur r&#244;le de pr&#233;curseurs vers l'Europe f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel MORIN&lt;br class='manualbr' /&gt;Membre du Comit&#233; f&#233;d&#233;ral europ&#233;en de l'UEF (38 - Villefontaine)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La mont&#233;e des n&#233;o-nationalismes en Europe</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-montee-des-neo-nationalismes-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/La-montee-des-neo-nationalismes-en</guid>
		<dc:date>2009-10-27T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Soldini</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Intervention &#224; l'Universit&#233; f'automne des F&#233;d&#233;ralistes de Rh&#244;ne-Alpes 2007 &lt;br class='autobr' /&gt; Un politologue ou un sociologue aurait sans doute pu expliquer ce ph&#233;nom&#232;ne bien mieux que moi&#8230; Comment se d&#233;finissent les nouveaux groupes d'extr&#234;me droite ? Quels sont les liens aujourd'hui entre les discours social et national ? Quelle est la distinction entre le nationalisme et le patriotisme ?&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne peux naturellement pas me substituer &#224; eux et r&#233;pondre &#224; ces nombreuses questions. C'est donc en simple (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-144-2009-02-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 144 &#8212; 2009/02&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Intervention &#224; l'Universit&#233; f'automne des F&#233;d&#233;ralistes de Rh&#244;ne-Alpes 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un politologue ou un sociologue aurait sans doute pu expliquer ce ph&#233;nom&#232;ne bien mieux que moi&#8230; Comment se d&#233;finissent les nouveaux groupes d'extr&#234;me droite ? Quels sont les liens aujourd'hui entre les discours social et national ? Quelle est la distinction entre le nationalisme et le patriotisme ?&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux naturellement pas me substituer &#224; eux et r&#233;pondre &#224; ces nombreuses questions. C'est donc en simple militant politique f&#233;d&#233;raliste que je vais m'exprimer, laissant &#224; d'autres sp&#233;cialistes le soin de d&#233;finir et expliquer cette nouvelle &#233;volution de nos soci&#233;t&#233;s. Ainsi, c'est dans une perspective exclusivement politique que j'aborderai cette question douloureuse. En r&#233;alit&#233;, il s'agit ici de d&#233;finir, de tracer les contours, d'appr&#233;hender les nouvelles m&#233;tamorphoses de notre ennemi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avant tout en essayant de d&#233;finir ce que nous sommes -ou plus pr&#233;cis&#233;ment ce que je suis- que je propose d'approcher cet ennemi. Quelle est la sp&#233;cificit&#233; du f&#233;d&#233;ralisme par rapport aux autres id&#233;ologies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent le f&#233;d&#233;ralisme est confondu avec une vision exclusivement vou&#233;e &#224; l'objectif unitaire europ&#233;en. Il s'agirait alors d'aborder la politique &#171; en plus grand &#187;. Pourtant, de nombreuses autres id&#233;ologies se caract&#233;risent par cette volont&#233; de s'adresser &#224; un ensemble plus grand que la nation. Il ne s'agit nullement d'une sp&#233;cificit&#233; du f&#233;d&#233;ralisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parfois le f&#233;d&#233;ralisme est confondu avec une forme de localisme. Pourtant souvent, le localisme, qu'il soit r&#233;gionaliste ou autre se confond avec des formes de nationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, le f&#233;d&#233;ralisme c'est avant tout la recherche d'un &#233;quilibre. Il s'agit de s'interroger sur le meilleur niveau possible de gouvernance, d&#233;finir le point d'&#233;quilibre entre l'autonomie ou la libert&#233; et l'autorit&#233;. Il n'existe naturellement aucune transcendance, aucun mythe, susceptible de r&#233;soudre cette question pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'un trait caract&#233;ristique du f&#233;d&#233;ralisme : la distinction entre la question de l'identit&#233; et la question politique. Le f&#233;d&#233;ralisme peut &#233;galement &#234;tre pr&#233;sent&#233; comme une red&#233;finition de la question identitaire : qui sommes nous ? A quelles collectivit&#233;(s) appartenons nous ? Par rapport &#224; quoi / &#224; qui devons nous d&#233;finir nos droits et nos devoirs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme se caract&#233;rise des autres id&#233;ologies politiques car il n'offre aucune r&#233;ponse a priori &#224; ces questions. Le f&#233;d&#233;ralisme appara&#238;t comme une m&#233;thode qui n'est pas conditionn&#233;e par une &#171; fin &#187; fix&#233;e &#224; l'avance. Ainsi, il est &#233;vident pour les f&#233;d&#233;ralistes aussi europ&#233;ens soit-ils que tout ne se r&#233;sout pas par l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme, c'est pr&#233;cis&#233;ment l'inverse. C'est une id&#233;ologie fond&#233;e sur une transcendance, sur une v&#233;rit&#233; a priori. Pour le nationalisme, il existe donc un lien &#233;troit entre la question politique et un aspect de notre identit&#233; (la langue, le territoire, la religion, la couleur de la peau&#8230;). Cette identit&#233; est h&#233;g&#233;monique et attractive. Tout le reste s'efface au profit d'une seule et unique appartenance fond&#233;e sur un crit&#232;re qui est d&#232;s lors mythifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cet exclusivisme identitaire d&#233;coule une croyance politique (c'est le propre du nationalisme politique) : tous les probl&#232;mes peuvent &#234;tre r&#233;solus par un seul pouvoir organis&#233; autour de la collectivit&#233; unique. Il s'agit en quelque sorte de la reproduction du mod&#232;le familial traditionnel : l'enfant doit tout &#224; ses parents. Le nationalisme appara&#238;t comme un infantilisme politique. Ce caract&#232;re simpliste constitue paradoxalement sa force principale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois que l'homme a peur, qu'il se sent menac&#233;, qu'il redoute la crise, il s'infantilise et recherche des solutions simplistes. Il faut alors s'armer de bonne volont&#233; pour r&#233;sister au simplisme et respecter la complexit&#233; qui caract&#233;rise la personne humaine et le r&#233;el et qui doit donc &#234;tre au c&#339;ur de la politique. Aujourd'hui le ch&#244;mage, l'impuissance politique, la peur de l'avenir, des changements, des mutations sociales et soci&#233;tales alimentent de nouveau le d&#233;mon nationaliste. Il change de visage -certains groupes d'extr&#234;me droite pr&#244;nant une unit&#233; europ&#233;enne nationaliste et fond&#233;e sur une introuvable identit&#233;, l'extr&#234;me gauche abandonnant d&#233;finitivement les r&#234;ves internationalistes et unissant in&#233;luctablement la question sociale et la question nationale- mais sa nature reste identique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sister &#224; cette vague de fond il faut permettre aux citoyens de sortir de l'infantilisme politique. Cela d&#233;pend naturellement de l'&#233;ducation mais aussi des choix soci&#233;taux et politiques propos&#233;s, des discours politiques et m&#233;diatiques, de l'environnement culturel&#8230; A tous les niveaux, il faut s'employer &#224; casser d&#233;finitivement le mythe. C'est donc une bataille politique, id&#233;ologique et culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le f&#233;d&#233;ralisme ne pr&#244;ne pas une totale r&#233;volution culturelle. Il vise simplement le progr&#232;s de la connaissance, de la libert&#233; et la promotion du d&#233;bat public d&#233;mocratique. En somme, il &#339;uvre au progr&#232;s de l'&#233;mancipation humaine. Cela peut para&#238;tre simple, banal, et pourtant c'est sans doute le combat le plus difficile : Etre libre vis-&#224;-vis des dogmes et parfois aussi vis-&#224;-vis de nous-m&#234;mes et de nos croyances.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;David SOLDINI&lt;br class='manualbr' /&gt;Vice-pr&#233;sident de l'UEF &#8211; France&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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