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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>A Franco Claretti, maire leghiste de Coccaglio (Pr. de Brescia) sur son initiative d'un &#8220;No&#235;l blanc&#8221;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Pougala</dc:creator>


		<dc:subject>Italie</dc:subject>

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&lt;p&gt;Gen&#232;ve le 22 d&#233;cembre 2009 &lt;br class='autobr' /&gt;
Cher Maire, &lt;br class='autobr' /&gt;
permets-moi de te tutoyer car je suis tellement &#233;mu de me sentir en parfaite entente avec toi et tes id&#233;es que je ne peux que te tutoyer, ce qui n'est pas un manque de respect, mais le signe que je cherche profond&#233;ment &#224; te ressembler. Je viens juste d'apprendre ta belle initiative du White Christmas, le No&#235;l blanc, c'est &#224; dire du No&#235;l seulement pour les Blancs. Alors je me suis dit, &#171; tu es un g&#233;nie &#187;, &#171; tu es un grand homme &#187;, comme il y en a peu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Italie-+" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gen&#232;ve le 22 d&#233;cembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cher Maire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;permets-moi de te tutoyer car je suis tellement &#233;mu de me sentir en parfaite entente avec toi et tes id&#233;es que je ne peux que te tutoyer, ce qui n'est pas un manque de respect, mais le signe que je cherche profond&#233;ment &#224; te ressembler. Je viens juste d'apprendre ta belle initiative du White Christmas, le No&#235;l blanc, c'est &#224; dire du No&#235;l seulement pour les Blancs. Alors je me suis dit, &#171; tu es un g&#233;nie &#187;, &#171; tu es un grand homme &#187;, comme il y en a peu dans ce si&#232;cle. Comment cette id&#233;e lumineuse qui, selon moi, te fera gagner un prix Nobel, t'est-elle venue ? Oui mais quel prix Nobel ? Peu importe lequel. D&#232;s que le monde entier saura que tu es le rempart pour la d&#233;fense de notre pure race blanche, avec une id&#233;e aussi originale, on te d&#233;cernera certainement un prix. Comme le dit ton adjoint &#224; la s&#233;curit&#233; Claudio Abiendi, &#171; pour moi, No&#235;l n'est pas la f&#234;te de l'accueil mais celle de la tradition chr&#233;tienne, celle de notre identit&#233; &#187;. Il a vraiment raison. J'ajoute que la d&#233;fense de ces traditions chr&#233;tiennes est un devoir ainsi qu'une obligation divine comme le rappelle le 208&#232;me pape, Nicolas V (n&#233; Tomaso Parentucelli), qui, avec sa bulle du 16 juin 1452 dite &#171; Dum Diversas &#187; au roi du Portugal Alphonse V, marqua le d&#233;but de la d&#233;portation de Guin&#233;e de ces &#171; clandestins &#187; qu'on appelait alors les Sarrasins et qui dura 400 ans. Voici le court texte intitul&#233; &#171; Divino amore communiti &#187; qui accompagnait la bulle papale : &#171; Nous, renforc&#233;s par l'amour divin, pouss&#233;s par la charit&#233; chr&#233;tienne et contraints par les obligations de notre office pastoral, d&#233;sirons, comme il convient, encourager ce qui est pertinent pour l'int&#233;grit&#233; et le d&#233;veloppement de la foi pour laquelle le Christ, notre Dieu, a vers&#233; son sang, et soutenir, dans cette tr&#232;s sainte entreprise, les &#226;mes de ceux qui nous sont fid&#232;les ainsi qu'&#224; votre royale majest&#233;. Par cons&#233;quent, forts de l'autorit&#233; apostolique, par le contenu de cette lettre, nous vous conc&#233;dons la pleine et enti&#232;re facult&#233; de capturer et d'asservir des Sarrasins et des pa&#239;ens comme aussi d'autres incroyants et ennemis du Christ, quels qu'ils soient et partout o&#249; ils habitent ; de prendre tout type de biens, meubles ou immeubles qui se trouvent en leur possession (&#8230;) ; d'envahir et de conqu&#233;rir leurs domaines, leurs terres, leurs lieux, leurs villages, leurs champs et possessions, &#224; quelques rois ou princes qu'ils appartiennent et de r&#233;duire leurs habitants en esclavage ; de vous les approprier pour toujours, pour vous et vos successeurs, les rois du Portugal... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment faire pour partager notre saint No&#235;l blanc avec ces Sarrasins que nous avons spoli&#233; de toutes leurs possessions mobili&#232;res et immobili&#232;res pendant quasiment 6 si&#232;cles et qui nous appartiennent de droit en tant qu'esclaves, comme l'a autoris&#233; notre Saint P&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, Maire, c'est seulement maintenant que me vient un doute et, en fait, plus d'un, &#224; savoir :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1) comment faisons-nous si ces Sarrasins viennent &#224; &#234;tre pr&#234;tres dans notre sainte terre blanche de Padanie par manque de pr&#234;tres locaux ? Ne crois-tu pas qu'il faudrait obliger chaque famille padane &#224; donner un fils &#224; l'Eglise pour prot&#233;ger notre identit&#233; chr&#233;tienne et notre puret&#233; raciale ? On ne peut pas plaisanter sur des choses s&#233;rieuses telles que la c&#233;l&#233;bration de nos bapt&#234;mes, nos mariages et m&#234;me nos fun&#233;railles, par des Sarrasins ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 2) es-tu certain que nous appartenons &#224; cette fameuse race pure, aryenne ? Comment se fait-il que nous ayons particip&#233; avec les Allemands &#224; tuer six millions de Juifs pour affirmer cette supr&#233;matie blanche dont tu parles et qu'au bout du compte nos compagnons d'aventure nous d&#233;signent alternativement comme &#171; Arabes-pizza-p&#226;tes &#187;. J'ai vu ce spot de Media Markt en 2008 qui inonde impun&#233;ment les r&#233;seaux t&#233;l&#233;vis&#233;s allemands, d&#233;peignant les Italiens &#224; travers un protagoniste : &#171; Toni, machiste, escroc et s&#233;ducteur vulgaire &#187; ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 3) et nos cousins fran&#231;ais ? Ils nous ont m&#234;me donn&#233; le surnom d&#233;pr&#233;ciatif de &#171; Ritals &#187;, r&#233;duisant toute notre valeur comme nation et comme peuple &#224; ce &#171; R &#187; que, pour eux, nous n'arrivons pas &#224; prononcer. Et notre identit&#233; chr&#233;tienne commune avec eux ? Et le conflit avec les Habsbourg dans la Guerre de trente ans o&#249; ils trahirent l'unit&#233; chr&#233;tienne en s'alliant avec les Musulmans de l'Empire ottoman dans une lutte entre Chr&#233;tiens (Catholiques contre Protestants) ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 4) Le sociologue Max Weber (1864-1920) dit que le syst&#232;me capitaliste que nous connaissons et qui nous a aid&#233; &#224; produire beaucoup de richesses est issu d'un moule protestant qui invite &#224; m&#233;riter le paradis ici, sur terre, en produisant un maximum et non d'un moule catholique dans lequel le paradis est la r&#233;compense des paresseux (il suffit qu'ils soient pauvres), o&#249; &#234;tre riche est consid&#233;r&#233; comme un p&#233;ch&#233;. Et aujourd'hui on peut en fait constater que les pays europ&#233;ens les plus riches sont les pays nordiques, dans ce cas, les protestants, et les plus pauvres ceux du sud de l'Europe et, j'ai failli le dire, les catholiques. Dans le continent am&#233;ricain, la partie nord, protestante, est la plus riche et la partie sud dite latine, catholique, la plus pauvre. Alors, Maire, quand tu parles du No&#235;l blanc et de l'identit&#233; chr&#233;tienne, de quelle identit&#233; parles-tu ? La protestante ou la catholique ? Car, &#224; bien y regarder, il n'existe pas une identit&#233; chr&#233;tienne car l'identit&#233; de vue des Catholiques est bien diff&#233;rente de celle des Protestants. Si tu es, le dimanche, en retard &#224; la messe catholique habituelle, pourrais-tu t'arr&#234;ter au premier centre de culte des T&#233;moins de J&#233;hova ou des Vaudois pour aller &#224; la messe de ce dimanche, &#233;tant donn&#233; qu'on y parle toujours du m&#234;me J&#233;sus ? Accepterais-tu, comme le font les Protestants, d'aller &#224; une messe avec un pr&#234;tre f&#233;minin ? Ou un pr&#234;tre mari&#233; ? O&#249; est le point commun qui te permet de parler de l'identit&#233; chr&#233;tienne ? Et le No&#235;l blanc n'est-il pas d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; avec le papa No&#235;l protestant qui est en train, petit &#224; petit de se substituer, en Italie aussi, &#224; la cr&#232;che catholique ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 5) As-tu une explication pour le fait que m&#234;me nos compatriotes qui ont du succ&#232;s &#224; l'&#233;tranger sont les premiers &#224; cacher leur origine italienne en allant m&#234;me jusqu'&#224; changer leur nom et leur pr&#233;nom ? Les exemples ne manquent pas : le fameux chanteur fran&#231;ais Yves Montand est n&#233; le 13 octobre 1921 en Toscane sous le nom d'Ivo Livi. Le comique fran&#231;ais Coluche s'appelait, &#224; sa naissance le 28 octobre 1944, Colucci, comme son p&#232;re qui est n&#233; et a grandi &#224; Frosinone. L'entra&#238;neur de Strasbourg, Jean-Marc Furlan, pour d&#233;montrer au-del&#224; des Alpes qu'il n'y a dans son sang aucune trace d'Italie, dispose d'un refrain qu'il utilise d&#232;s qu'il a l'impression que celui qui passe est de notre pays, c'est : &#171; Italien de merde &#187;. Mais venons-en aussi &#224; Cinto Caomaggiore, dans la province de V&#233;n&#233;tie. Il est m&#234;me citoyen honoraire de la cit&#233; v&#233;n&#232;te, c'est &#224; dire un v&#233;ritable Padan. Mais c'est le m&#234;me qui, en commentant par exemple le match avec le &#171; Lion &#187; du 22 avril 2008 acccusa notre Fabio Grosso, arri&#232;re gauche de notre &#233;quipe nationale de foot et joueur du &#171; Lion &#187;, en l'appelant &#171; Italien de merde &#187; durant la partie et en ajoutant &#224; la fin : &#171; On ne peut pas dire que l'Italien a reni&#233; ses g&#234;nes ni sa race &#187;, la &#171; race des macaronis &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Si , avec ceux de notre sang italien, ce racisme casanier ou familier vient seulement de ce qu'ils ont abouti &#224; l'&#233;tranger, es-tu s&#251;r, Maire, que nous partageons le m&#234;me No&#235;l blanc avec les autres Blancs europ&#233;ens ou am&#233;ricains ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; a) En Suisse, dans le Tessin, on appelle les Italiens &#171; Minchiaweisch &#187; (de l'italien Minchia, mot qui d&#233;signe le sexe masculin en sicilien, et de l'allemand weisch 'mou', comprends-tu ?), ailleurs ils nous appellent Tschinggali, c'est &#224; dire Gitans ou vagabonds ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; b) en Angleterre ils nous appellent Shitalian de l'anglais shit, c'est &#224; dire excr&#233;ments ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; c) le 27 f&#233;vrier 1969, un mois apr&#232;s son installation &#224; la Maison blanche, lors de sa premi&#232;re visite en Italie en tant que Pr&#233;sident, Richard Nixon d&#233;clara : &#171; Les Italiens sont non seulement diff&#233;rents des autres Europ&#233;ens mais ils ont aussi une odeur diff&#233;rente (ils puent) &#187;. Lors des protestations, manifestations et affrontements avec la police qui s'ensuivirent, dans la ville universitaire, il y eut m&#234;me un mort, l'&#233;tudiant Domenico Congedo ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; d) m&#234;me dans le tiers monde, au Br&#233;sil tr&#232;s catholique, on nous appelle Carcamano c'est &#224; dire &#171; rus&#233; &#187;, &#171; escroc &#187; et cela vient du fait de certains de nos compatriotes vendeurs de fruits ou de poissons l&#224;-bas qui posaient la main sur le plateau de la balance en trichant sur le poids ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; e) aux Etats-Unis, ils nous appellent WOP, c'est &#224; dire clandestins. Cela vient de l'italien guappo et signifie &#171; sans papier &#187;, &#171; sans passeport &#187;. Mais le terme le plus utilis&#233; pour nous c'est : MozzarellaNigger, ce qui signifie &#171; N&#232;gre-mozzarella &#187; parce qu'en Am&#233;rique, les Italiens sont assimil&#233;s d'une mani&#232;re d&#233;pr&#233;ciative aux Africains et Afro-am&#233;ricains. Avec la mozzarella blanche cela veut dire des N&#232;gres un peu plus clairs... Quand notre Pr&#233;sident du Conseil, Berlusconi dit que le Pr&#233;sident Obama et son &#233;pouse sont &#171; bronz&#233;s &#187;, il ne fait rien d'autre que donner raison &#224; ce lieu commun raciste am&#233;ricain contre les Italiens qui veut que nous soyons des Blancs, pas vraiment blancs mais un peu bronz&#233;s. D'o&#249; la stupeur de Obama lui-m&#234;me qui a subi, en raison de sa peau, cette discrimination qui unit, certes &#224; des degr&#233;s divers, les Africains et les Italiens.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En vertu de tout ceci, Maire, valait-il vraiment la peine de nous lancer dans une nouvelle guerre sur la puret&#233; raciale avec les autres Chr&#233;tiens qui nous consid&#232;rent comme des gens de couleur ? Quelques exemples peuvent nous le faire comprendre mieux :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; en Australie, &#224; partir de 1891, ann&#233;e d'arriv&#233;e du premier immigrant italien dans le pays, jusqu'en 1980, tous les immigr&#233;s italiens &#233;taient fich&#233;s comme gens de couleur ou semi-blancs, c'est &#224; dire de couleur, ou &#224; moiti&#233; blancs parce qu'insuffisamment blancs ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; pour ton No&#235;l blanc, pourrais-tu lire ce petit texte &#224; tes invit&#233;s ? C'est en octobre 1912, il s'agit d'un rapport de l'inspectorat &#224; l'immigration du Congr&#232;s des Etats-Unis sur les immigr&#233;s italiens : &#171; Ils sont g&#233;n&#233;ralement de petite stature et de peau sombre. Beaucoup puent parce qu'ils gardent le m&#234;me v&#234;tement pendant des semaines. Ils se construisent des baraques dans les p&#233;riph&#233;ries. Quand ils r&#233;ussissent &#224; se rapprocher du centre, ils louent &#224; un prix &#233;lev&#233; des appartements d&#233;labr&#233;s. Ils se pr&#233;sentent &#224; deux et cherchent une chambre avec jouissance de la cuisine. Quelques jours plus tard ils sont quatre, six ou dix. Ils parlent des langues incompr&#233;hensibles, peut-&#234;tre des dialectes. De nombreux enfants sont utilis&#233;s pour demander l'aum&#244;ne ; jusque devant les &#233;glises, des femmes et des hommes &#226;g&#233;s demandent la charit&#233; sur un ton plaintif et impertinent. Ils font beaucoup d'enfants qu'ils peinent &#224; entretenir et sont tr&#232;s unis entre eux. On dit qu'ils s'adonnent au vol et s'ils sont contrari&#233;s, ils violent. Nos femmes les &#233;vitent &#224; la fois parce qu'elles les trouvent peu attirants et sauvages et en raison de bruits r&#233;pandus sur des viols perp&#233;tr&#233;s sur les femmes qui reviennent du travail. Les gouvernants ont trop ouvert les entr&#233;es aux fronti&#232;res et surtout, ils n'ont pas su s&#233;lectionner entre ceux qui entrent dans le pays pour travailler et ceux qui pensent vivre d'exp&#233;dients ou, carr&#233;ment, d'activit&#233;s criminelles &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je ne veux pas conclure cette lettre sur ton No&#235;l blanc sans un mot pour comm&#233;morer nos onze compatriotes injustement accus&#233;s d'homicide sur le chef de la police de New Orleans et lynch&#233;s &#224; mort en 1890, seulement parce qu'ils avaient une peau un peu plus sombre que les immigrants aryens les plus blancs venus du Nord de l'Europe. Une autre pens&#233;e va &#233;galement &#224; deux autres Italiens, l'ouvrier Nicola Sacco et le marchand de poissons Bartolomeo Vanzetti, ex&#233;cut&#233;s par erreur sur la chaise &#233;lectrique le 23 juin 1927 au p&#233;nitencier de Charlestown pr&#232;s de Boston aux Etats-Unis, pour la mort d'un comptable et d'un gardien de la fabrique de chaussures o&#249; travaillait Sacco, malgr&#233; le t&#233;moignage d'un Portoricain qui les disculpait tous les deux, uniquement parce qu'ils n'&#233;taient pas suffisamment blancs. Il a fallu cinquante ans pour que, en 1977, le gouverneur Michael Dukakis reconnaisse que cette condamnation reposait sur des bases purement racistes et les r&#233;habilite. Ton No&#235;l blanc n'est-il pas une insulte &#224; la m&#233;moire de nos deux compatriotes condamn&#233;s et tu&#233;s parce que trop bronz&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, Maire, je veux te demander une chose. Apr&#232;s tout ce que je t'ai &#233;nonc&#233;, crois-tu que ton No&#235;l blanc a v&#233;ritablement un sens ? Sais-tu ce qu'on peut &#233;prouver lors du contr&#244;le de police dans un a&#233;roport du monde, quel qu'il soit, d&#232;s que tu sors ton passeport italien ? Te rends-tu compte que tu es fouill&#233; et contr&#244;l&#233; trois fois plus que tous ceux qui t'ont pr&#233;c&#233;d&#233; ? Pourquoi alors ne pas construire une nouvelle identit&#233; italienne, en partant de tous ceux qui aiment l'Italie, pour faire front ensemble et avec orgueil &#224; toutes ces frustrations que certains de nos compatriotes vivent toujours plus mal quand ils vont ou r&#233;sident &#224; l'&#233;tranger ? Et, crois-moi, si quelqu'un qui a fui la mis&#232;re, la pers&#233;cution et la guerre aboutit en Italie, la plupart du temps, ce pays devient le seul endroit de paix v&#233;ritable qu'il connaisse. Cette personne a par cons&#233;quent un amour pour la nouvelle patrie qui ne peut pas se mesurer &#224; l'&#233;chelle de ceux qui parlent bien la langue de Dante. C'est un sentiment plus profond qui ne peut pas se d&#233;crire. Cependant, par ailleurs, se sentir appel&#233; par des termes d&#233;pr&#233;ciatifs tels que &#171; clandestins, extra-communautaires, Bingo-Bongo &#187;, cr&#233;e en eux une frustration telle que le rejet de la nouvelle patrie est encore plus fort que le d&#233;go&#251;t qui l'a, &#224; l'origine, pouss&#233; au &#171; voyage &#187;. Mais peut-&#234;tre ne peux-tu pas le comprendre si tu n'as pas r&#233;alis&#233;, jusqu'&#224; ce jour, que sur cette terre, nous sommes tous un peu des clandestins, fuyant quelque t&#233;n&#232;bre, simplement &#224; la recherche d'un endroit o&#249; attendre, dans le calme, notre derni&#232;re heure. Et il est singulier que certaines personnes telles que toi n'aient pas encore appris o&#249; nous avait amen&#233;, il y a plus de soixante-dix ans, la stigmatisation de la race et de l'ethnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela peut te rassurer, sache qu'en Afrique, avec la croissance &#233;conomique des cinq derni&#232;res ann&#233;es, pour la premi&#232;re fois, le flux de ceux qui quittent les diff&#233;rents pays africains s'est invers&#233;, les migrations se produisant maintenant &#224; 75 % &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me de l'Afrique. Et il est pr&#233;vu que d'ici cinq ans il n'y aura plus de canots pneumatiques qui iront de l'Afrique vers les c&#244;tes italiennes et espagnoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que tu en as encore le temps, pourquoi n'invites-tu pas un de tes nouveaux citoyens au repas de No&#235;l ? Et plut&#244;t qu'un No&#235;l blanc ou noir pourquoi ne l'appelles-tu pas No&#235;l bleu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon No&#235;l bleu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jean-Paul POUGALA&lt;br class='manualbr' /&gt;Citoyen italien d'origine camerounaise - Professeur de sociologie &#224; l'Universit&#233; de la diplomatie de Gen&#232;ve - Pr&#233;sident du Mouvement f&#233;d&#233;raliste africain - Comit&#233; f&#233;d&#233;ral de l'UEF Europe et Conseil mondial du WFM - Cannes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc PREVEL - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Boches et tricolores - Alsaciens-Lorrains dans la Grande guerre</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Boches-et-tricolores-Alsaciens</link>
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		<dc:date>2010-10-31T11:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernard Lesfargues</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sous la direction de Jean-No&#235;l Grandhomme, &#233;d. La Nu&#233;e bleue, Strasbourg, 2008, pp. 450, &#8364; 22 &lt;br class='autobr' /&gt; Ce livre, qui a pour sous-titre &#171; Les Alsaciens-lorrains dans la Grande guerre &#187;, est un recueil d'articles r&#233;unis par Jean-No&#235;l Grandhomme &#224; la suite d'un colloque qui s'est tenu en 2004 &#224; l'Universit&#233; Marc-Bloch de Strasbourg. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une bonne trentaine d'expos&#233;s n'&#233;puise sans doute pas la question, elle permet cependant de s'en faire une id&#233;e s&#233;rieuse, document&#233;e. On y &#233;tudie la vie dans les villes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L105xH150/arton233-b5f0d.jpg?1729558836' class='spip_logo spip_logo_right' width='105' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sous la direction de Jean-No&#235;l Grandhomme, &#233;d. La Nu&#233;e bleue, Strasbourg, 2008, pp. 450, &#8364; 22&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce livre, qui a pour sous-titre &#171; Les Alsaciens-lorrains dans la Grande guerre &#187;, est un recueil d'articles r&#233;unis par Jean-No&#235;l Grandhomme &#224; la suite d'un colloque qui s'est tenu en 2004 &#224; l'Universit&#233; Marc-Bloch de Strasbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne trentaine d'expos&#233;s n'&#233;puise sans doute pas la question, elle permet cependant de s'en faire une id&#233;e s&#233;rieuse, document&#233;e. On y &#233;tudie la vie dans les villes et les villages de &#171; nos ch&#232;res provinces &#187; pendant le conflit ; on y &#233;tudie l'attitude de l'Eglise, celle du patronat, des intellectuels, des artistes, etc. La plupart des contributions sont passionnantes, seules quelques-unes semblent trop longues et de ce fait peu digestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a eu l'excellente id&#233;e d'illustrer cet ouvrage en reproduisant en couleurs des pages de la chronique que tenait un paysan du Sundgau, Eug&#232;ne Birsinger. Cet homme, farouche contempteur des Boches, n'&#233;crivait pourtant qu'en allemand. Comment aurait-il pu faire autrement ? Il ne savait pas le fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ambig&#252;it&#233;-l&#224; caract&#233;rise l'histoire de l'Alsace-Lorraine. Pensons au probl&#232;me linguistique qui, d'ailleurs, n'est abord&#233; que marginalement. Les Fran&#231;ais sont persuad&#233;s que l'Allemagne n'a eu de cesse de pers&#233;cuter la langue fran&#231;aise et de l'&#233;liminer de l'Elsass-Lothringen. Or c'est pr&#233;cis&#233;ment le contraire qui s'est pass&#233; : la France a presque &#233;limin&#233; le dialecte alsacien et a longtemps refus&#233; &#224; l'allemand de lui laisser la place qui est l&#233;gitimement la sienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si les Alsaciens conservaient des attaches sentimentales avec la France, ils se sont ensuite en majorit&#233; accommod&#233;s d'un Reich plut&#244;t respectueux des autonomies locales &#187; (Vincent Bulli&#232;re, p. 407). La France n'aime pas entendre parler ni d'autonomie ni de f&#233;d&#233;ralisme ; ce sont des mots prohib&#233;s. Impossible donc d'aller vers une Alsace-Lorraine li&#233;e autant &#224; l'Allemagne qu'&#224; la France et en m&#234;me-temps non-d&#233;pendante de l'une et de l'autre. Vision de r&#234;ve ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Bernard LESFARGUES&lt;br class='manualbr' /&gt;Ecrivain, traducteur, fondateur des Editions F&#233;d&#233;rop, militant f&#233;d&#233;raliste - Eglise neuve d'Issac (24400)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eric Besson, Pour la Nation, &#8230; un plaidoyer nationaliste !</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Eric-Besson-Pour-la-Nation-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Eric-Besson-Pour-la-Nation-un</guid>
		<dc:date>2010-10-30T11:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabien Cazenave</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour la Nation, que notre Ministre a sorti &#224; l'occasion du d&#233;bat sur l'identit&#233; nationale qu'il a lui-m&#234;me lanc&#233;. Ce n'est pas du Ernest Renan, mais ce livre a le m&#233;rite de se lire rapidement (deux heures) et de permettre de mieux comprendre qu'&#201;ric Besson est un nationaliste engag&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;ric Besson, un vrai nationaliste &#224; la fran&#231;aise &lt;br class='autobr' /&gt; &#201;ric Besson est comme Philippe S&#233;guin. Un enfant n&#233; au Maghreb qui a perdu son p&#232;re aux combats sans le conna&#238;tre et est tr&#232;s marqu&#233; par le fait d'&#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la Nation, que notre Ministre a sorti &#224; l'occasion du d&#233;bat sur l'identit&#233; nationale qu'il a lui-m&#234;me lanc&#233;. Ce n'est pas du Ernest Renan, mais ce livre a le m&#233;rite de se lire rapidement (deux heures) et de permettre de mieux comprendre qu'&#201;ric Besson est un nationaliste engag&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;ric Besson, un vrai nationaliste &#224; la fran&#231;aise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;ric Besson est comme Philippe S&#233;guin. Un enfant n&#233; au Maghreb qui a perdu son p&#232;re aux combats sans le conna&#238;tre et est tr&#232;s marqu&#233; par le fait d'&#234;tre pupille de la nation. Cela le travaille et il en fait une &#233;thique de vie. Il se sent redevable &#224; l'&#201;tat qu'il confond avec la Nation. Les deux sont totalement indissociables pour lui. Leur corollaire centralisateur en d&#233;coule. De ce point de vue, il est bien le fruit de l'id&#233;e de nation telle que la r&#233;volution jacobine fran&#231;aise l'a cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il a une vision un peu binaire de la nation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle-ci s'est construite dans la victoire militaire (de Bouvines ou de Valmy) et celle de l'Etat sur les seigneurs. Que cela soit le Roi ou bien la R&#233;publique, l'unification est ce qui a permis de cr&#233;er une nation en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, on ne peut qu'&#234;tre sceptique de lire que les dynasties royales et la R&#233;publique seraient un m&#234;me combat. Cela manque d'une densit&#233; qui permette de lier logiquement les affirmations avanc&#233;es sur la centralisation, la la&#239;cit&#233; et la gestion de l'immigration. Certains passages sur son minist&#232;re de l'immigration sont vraiment hors de propos. Il se justifie et m&#233;lange tout. On sent bien que ce sont deux sujets maladroitement r&#233;unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gros, la France existe depuis Clovis et a un destin dans les affaires du monde. Bref, bien peu de vision d'avenir &#224; se mettre sous la dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme &#224; la fran&#231;aise est aujourd'hui bien tourn&#233; vers le pass&#233;. On se cherche des racines pour se voir briller plut&#244;t que de chercher comment on pourrait briller dans le monde d'aujourd'hui et celui de demain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un nationalisme binaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de lire qu'&#201;ric Besson a peur du nationalisme. Il a la justesse de constater que le nationalisme est n&#233; &#224; la suite de l'id&#233;e de nation et qu'il en est une d&#233;viance. D&#233;viance terrible qui a entrain&#233; la guerre sur notre continent notamment. Le Ministre se place ainsi en opposant aux nationalistes. Bizarrement, il n'emploie jamais le mot de &#171; patriote &#187; qui correspond pourtant &#224; sa conception d'un nationaliste qui n'aime pas le nationalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre d&#233;viance de la nation, ses opposants. Ces imb&#233;ciles qui ne sont pas &#224; fond dans une id&#233;e cr&#233;&#233;e de toute pi&#232;ce au XVIIIe si&#232;cle sont donc dans le &#171; post-nationalisme &#187;. Des gauchos altermondialos, alli&#233;s inconscients des ultra-lib&#233;raux qui veulent un monde sans fronti&#232;re. Il n'y a pas de juste milieu. Il est dans sa logique : qui conteste l'id&#233;e de nation, conteste l'id&#233;e d'existence m&#234;me d'Etat. Ce serait donc un monde sans r&#232;gle, sauf celle de la loi du plus fort qui nous serait alors offert. Apocalypse quand tu nous tiens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;ric Besson et l'Europe, le r&#234;ve d'une &#171; f&#233;d&#233;ration de Nations &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En bon nationaliste, M. Besson parle de la France dans le monde. Conscient que la France toute seule ne p&#232;se plus grand chose, il nous propose de participer activement &#224; la construction europ&#233;enne. Si, si&#8230; : La France ne pourra s'int&#233;grer dans la mondialisation qu'en participant &#224; l'int&#233;gration europ&#233;enne. Pour que notre nation retrouve son statut de puissance mondiale, l'Europe est le seul avenir possible. [...] La crise &#233;conomique a remis en lumi&#232;re le r&#244;le des &#201;tats-nations. Mais elle a aussi d&#233;montr&#233; combien l'int&#233;gration europ&#233;enne pouvait &#234;tre utile &#224; notre nation pour peser &#224; l'&#233;chelle mondiale. [...] L'une des questions pos&#233;es par cette nouvelle gouvernance mondiale sera in&#233;vitablement la repr&#233;sentation des nations europ&#233;ennes en son sein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour lui, l'Europe n'est qu'un tr&#233;pied pour la France. Il a ainsi une vision totalement divis&#233;e de l'Union europ&#233;enne. Il ne cite le Pacte europ&#233;en sur l'immigration adopt&#233; durant la Pr&#233;sidence fran&#231;aise non pas parce que cette question est aujourd'hui &#224; traiter de mani&#232;re europ&#233;enne mais comme un exemple de coop&#233;ration entre &#201;tats qui semblent &#224; le lire totalement s&#233;par&#233;s. Il est totalement dans une vision intergouvernementale de l'Europe o&#249; se rencontrent des &#201;tats. Inutile de pr&#233;ciser que le Parlement europ&#233;en ou la Commission n'existent pas dans cette vision de la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il n'est pas n&#233;cessaire &#224; ses yeux de penser que l'UE puisse se doter d'une constitution &#171; apanage de la nation &#187; . La nation fran&#231;aise est le summum. Il faut chercher apr&#232;s le Trait&#233; de Lisbonne, &#171; un nouveau projet commun. Car la recherche de cette union sans cesse plus &#233;troite entre peuples europ&#233;ens constitue le nouvel universalisme de notre Nation &#187;. Cette derni&#232;re phrase du livre me laisse perplexe et j'ai du mal &#224; la comprendre. Va-t-on imposer une union avec notre vision fran&#231;aise aux autres &#201;tats europ&#233;ens ? Cela ne peut donc pas &#234;tre autre chose qu'une Europe &#224; la fran&#231;aise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai rien trouv&#233; dans ce livre qui donne une vision d'avenir de la France et de sa place dans l'Europe. En revanche, j'ai trouv&#233; la confirmation que M. Besson est un vrai nationaliste qui ne peut imaginer son pays autrement qu'en tant que pupille de la nation. Peut-on demander &#224; quelqu'un qui est dans une relation France-Maghreb d'avoir une vision France-Europe ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Union europ&#233;enne et le multilinguisme</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/L-Union-europeenne-et-le</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/L-Union-europeenne-et-le</guid>
		<dc:date>2010-10-29T11:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Catherine Montfort</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le multilinguisme a &#233;t&#233; un des principes fondamentaux de la Communaut&#233;, garant de l'&#233;galit&#233; de chaque langue avec les autres et du respect de la diversit&#233; linguistique et culturelle. Il s'est &#171; traduit &#187; en action concr&#232;te d&#232;s les premiers instants, bien avant d'&#234;tre d&#233;fini formellement comme une politique &#224; part enti&#232;re : ainsi, aucun acte l&#233;gislatif ne peut entrer en vigueur au niveau europ&#233;en s'il n'est produit dans les 23 langues officielles. Tel est le sujet de la conf&#233;rence que la DG (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le multilinguisme a &#233;t&#233; un des principes fondamentaux de la Communaut&#233;, garant de l'&#233;galit&#233; de chaque langue avec les autres et du respect de la diversit&#233; linguistique et culturelle. Il s'est &#171; traduit &#187; en action concr&#232;te d&#232;s les premiers instants, bien avant d'&#234;tre d&#233;fini formellement comme une politique &#224; part enti&#232;re : ainsi, aucun acte l&#233;gislatif ne peut entrer en vigueur au niveau europ&#233;en s'il n'est produit dans les 23 langues officielles. Tel est le sujet de la conf&#233;rence que la DG Traduction de la Commission europ&#233;enne a organis&#233;, vendredi 12 mars 2010, &#224; Bruxelles sur le th&#232;me de &#171; La traduction &#224; la Commission europ&#233;enne : 1958-2010, une communaut&#233; multilingue @ travail &#187;. Elle a pr&#233;sent&#233; &#224; cette occasion une &#233;tude sur le fonctionnement multilingue de la Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne depuis l'Europe des Six jusqu'&#224; l'Union actuelle des vingt-sept &#201;tats membres et des vingt-trois langues officielles. Compil&#233;e &#224; partir des archives historiques de l'institution et de la contribution d'une soixantaine de fonctionnaires, il s'agit de la premi&#232;re tentative de retracer le fonctionnement concret du multilinguisme &#224; la Commission depuis la CECA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude montre le r&#244;le de la traduction pour rapprocher les citoyens de l'Europe car &#171; le sentiment de citoyennet&#233; europ&#233;enne na&#238;tra de la sensation d'&#234;tre compris, accept&#233; et respect&#233; dans sa culture &#187;. Le multilinguisme est aussi un d&#233;fi pour l'Europe et ses citoyens ainsi que pour les institutions europ&#233;ennes qui ont d&#251; s'adapter en permanence aux &#233;largissements successifs et aux exigences impos&#233;es par le r&#233;gime linguistique. Le recours aux traducteurs ainsi qu'aux interpr&#232;tes sera, &#224; l'avenir, toujours plus fr&#233;quent car il est &#233;vident que personne ne sera en mesure de ma&#238;triser toutes les langues de l'Union. La traduction repr&#233;sente donc &#171; ce pont entre les nations, cette cl&#233; de la compr&#233;hension de l'autre, cet &#233;l&#233;ment qui permet &#224; l'UE d'&#234;tre toujours plus humaine &#187;. Aujourd'hui, il ne devrait plus &#234;tre possible de concevoir une politique europ&#233;enne sans int&#233;grer le multilinguisme comme facteur premier, cl&#233; pour l'assise d&#233;mocratique de l'UE, pour sa capacit&#233; d'innovation et pour l'&#233;valuation de son impact et de sa pertinence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Catherine MONTFORT&lt;br class='manualbr' /&gt;UEF Bruxelles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La langue corse parmi les langues europ&#233;ennes menac&#233;es de disparition</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-langue-corse-parmi-les-langues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/La-langue-corse-parmi-les-langues</guid>
		<dc:date>2010-10-28T11:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois ALFONSI</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le groupe Alliance libre europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; de relancer le d&#233;bat sur la situation des langues minoritaires en Europe. Un colloque aura lieu le 4 mars &#224; Bruxelles, qui sera accompagn&#233; d'initiatives parlementaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de vingt ans apr&#232;s, il faut faire le bilan de la Charte europ&#233;enne des Langues minoritaires dont le groupe ALE avait &#224; l'&#233;poque eu l'initiative (r&#233;solution Kuijpers). Cette charte a chemin&#233;, elle est devenue un des textes de base de l'Union europ&#233;enne que chaque candidat &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le groupe Alliance libre europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; de relancer le d&#233;bat sur la situation des langues minoritaires en Europe. Un colloque aura lieu le 4 mars &#224; Bruxelles, qui sera accompagn&#233; d'initiatives parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de vingt ans apr&#232;s, il faut faire le bilan de la Charte europ&#233;enne des Langues minoritaires dont le groupe ALE avait &#224; l'&#233;poque eu l'initiative (r&#233;solution Kuijpers). Cette charte a chemin&#233;, elle est devenue un des textes de base de l'Union europ&#233;enne que chaque candidat &#224; l'adh&#233;sion se doit de ratifier avant d'&#234;tre int&#233;gr&#233;, mais pour autant le probl&#232;me de l'avenir de nombreuses langues et des minorit&#233;s qui les pratiquent dans le cadre des Etats de l'Union europ&#233;enne est loin d'&#234;tre r&#233;gl&#233;. Il est temps de relancer le d&#233;bat au niveau du Parlement europ&#233;en et, pour l'ALE, ce sera une des priorit&#233;s de la mandature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour aborder cette question, le groupe a d&#233;cid&#233; de distinguer trois types de situations bien distinctes, chaque situation justifiant des approches diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord les langues qui sont injustement discrimin&#233;es dans le cadre de l'Union. L'exemple embl&#233;matique en est le catalan qui, parl&#233; par plus de 7 millions d'Europ&#233;ens, refuse &#224; juste titre d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme une &#171; langue minoritaire &#187;. Langue officielle sur son territoire, il veut devenir langue officielle de l'Union. A l'objection des co&#251;ts que cela provoquerait, il r&#233;pond qu'il y pourvoira par une contribution directe &#224; travers l'Etat espagnol. Mais rien n'y fait, et le dossier stagne car les Etats s'y opposent. Avec le gallois, le galicien et le basque, ces langues r&#233;clament justice. Et elles savent que, malgr&#233; les progr&#232;s enregistr&#233;s ces derni&#232;res ann&#233;es, c'est leur survie sur le long terme qui se joue. Les experts estiment en effet qu'au del&#224; de l'enseignement, des mesures garantissant les droits des locuteurs, et de la place donn&#233;e &#224; la langue dans l'espace public et sur les m&#233;dias, il est un &#233;l&#233;ment vital : une langue doit avoir acc&#232;s &#224; un certain niveau de prestige. Sans cette reconnaissance, aucune reconqu&#234;te linguistique n'est garantie &#224; long terme. Le catalan, gr&#226;ce aux pouvoirs de l'autonomie catalane, n'est pas une langue directement menac&#233;e &#224; court terme. Mais elle doit obtenir sa place pleine et enti&#232;re parmi les grandes langues d'Europe pour assurer pleinement son avenir. Et l'Europe se doit de faire sa juste place &#224; la nation catalane, n'en d&#233;plaise &#224; l'Etat espagnol !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite les langues qui ne sont pas menac&#233;es en tant que telles, mais dont nombre de ceux qui les pratiquent subissent une r&#233;pression linguistique qui les prive progressivement de l'acc&#232;s &#224; leur langue maternelle. L'exemple type est le hongrois qui ne dispara&#238;tra pas de Hongrie, mais dont les populations qui le parlent en Slovaquie, en Roumanie et en Serbie, sont syst&#233;matiquement victimes des politiques de &#171; slovaquisation &#187;, de &#171; roumanisation &#187; ou de &#171; serbisation &#187; des Etats centraux. Ainsi, le recul de l'aire linguistique magyare se fait par la contrainte exerc&#233;e &#224; l'encontre de populations enti&#232;res, et cela est bien &#233;videmment contraire aux principes de base de l'Union europ&#233;enne. Mais que fait l'UE contre cela ? Rien, et, dans l'espace linguistique magyar, actuellement, des tensions tr&#232;s vives se font jour. Dans la m&#234;me situation, &#224; des degr&#233;s divers de crise politique, on trouve le fran&#231;ais au Val d'Aoste, l'allemand au Sud Tirol et en Belgique, le &#171; deutsch &#187; (flamand ou n&#233;erlandais) en Belgique, le su&#233;dois aux Iles &#196;land, le slov&#232;ne dans la province de Gorizia en Italie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite le troisi&#232;me groupe, celui des langues europ&#233;ennes menac&#233;es de disparition pure et simple, parmi lesquelles, indiscutablement, la langue corse. On y trouve aussi le breton, le franco-proven&#231;al ou l'occitan en France, tout comme le sarde et le frioulan en Italie, le frison en Hollande et en Allemagne, les langues celtiques en Grande-Bretagne et en Irlande, et d'autres moins connues (le ladin dans les Alpes, le sorabe en Allemagne, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe peut-elle admettre sans r&#233;agir qu'une langue mill&#233;naire disparaisse sur son territoire, alors qu'elle arbore sa devise &#171; l'Union dans la diversit&#233; &#187; ? Ou bien doit-elle tirer la sonnette d'alarme, mettre en place par elle-m&#234;me des politiques de soutien aux r&#233;gions concern&#233;es, par dessus les Etats dont l'attitude conduit &#224; cette perte inexorable de patrimoines entiers de la culture europ&#233;enne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette r&#233;action et cette prise de conscience que notre groupe veut provoquer &#224; partir du Parlement europ&#233;en, en interpellant directement les 750 d&#233;put&#233;s nouvellement &#233;lus : &#234;tes-vous conscients que d'ici la fin des cinq ann&#233;es de la mandature qui vient de commencer, certaines langues historiques de l'Europe pourraient avoir disparu, et l'acceptez-vous sans r&#233;agir, ou bien allez-vous mettre en place les mesures politiques n&#233;cessaires &#224; leur sauvegarde avant qu'il ne soit trop tard ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Fran&#231;ois ALFONSI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;put&#233; europ&#233;en, &#233;lu Europe Ecologie circonscription Sud-est. Porte parole de R&amp;PS - Texte paru en &#233;ditorial de l'hebdomadaire Arritti, n&#176; 2167 - 21 / 27-01-10&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un projet de d&#233;veloppement pour la Martinique, pour le peuple et par le peuple</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Un-projet-de-developpement-pour-la</link>
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		<dc:date>2010-10-26T11:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian LAPOUSSINIERE </dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans l'histoire de son &#233;volution institutionnelle et statutaire, la Martinique connut trois p&#233;riodes successives. De 1635 &#224; 1945 : la p&#233;riode de la colonisation. La deuxi&#232;me, de 1946 &#224; 1982, dite de la d&#233;partementalisation ou de l'assimilation. La troisi&#232;me enfin, de 1983 &#224; aujourd'hui : celle de la r&#233;gionalisation et de la d&#233;centralisation. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme son nom l'indique, &#224; l'&#233;poque de la colonisation, la Martinique est une colonie fran&#231;aise. De la condition d'esclave, le Martiniquais est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans l'histoire de son &#233;volution institutionnelle et statutaire, la Martinique connut trois p&#233;riodes successives. De 1635 &#224; 1945 : la p&#233;riode de la colonisation. La deuxi&#232;me, de 1946 &#224; 1982, dite de la d&#233;partementalisation ou de l'assimilation. La troisi&#232;me enfin, de 1983 &#224; aujourd'hui : celle de la r&#233;gionalisation et de la d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme son nom l'indique, &#224; l'&#233;poque de la colonisation, la Martinique est une colonie fran&#231;aise. De la condition d'esclave, le Martiniquais est devenu sujet. Et, comme le montra tr&#232;s justement Aim&#233; C&#233;saire, chaque &#233;tape de son &#233;volution institutionnelle et statutaire &#233;tant un moment des aspirations du peuple martiniquais, de ce qu'il a obtenu apr&#232;s l'avoir d&#233;sir&#233;, demand&#233; par la bouche de ses repr&#233;sentants, c'est aussi celle &#171; du mythe de l'&#233;mancipation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me p&#233;riode est celle &#171; du mythe de la citoyennet&#233; &#187; &#224; part enti&#232;re, de la justice ou de l'&#233;galit&#233;, o&#249; le Martiniquais cesse d'&#234;tre sujet pour devenir citoyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me, est celle &#171; du mythe du pouvoir martiniquais &#187;, v&#233;hicule de l'aspiration nationalitaire martiniquaise pour parler comme Aim&#233; C&#233;saire et qui probablement le conduira un jour ou l'autre, certainement encore lointain, &#224; ce qu'il convient d'appeler, &#171; le mythe de l'ind&#233;pendance &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne rentrerons pas dans les d&#233;tails en ce qui concerne la sp&#233;cificit&#233; culturelle et &#233;conomique de chacune de ces p&#233;riodes, nous voudrions simplement dire ceci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1635 &#224; 1945, alors colonie fran&#231;aise, la Martinique est dirig&#233;e par un Gouverneur et un Conseil colonial. Son &#233;conomie est celle de Plantations. L'agriculture est florissante, mais non diversifi&#233;e. La canne et l'ananas, cultures traditionnelles, donnent lieu &#224; la naissance d'une industrie de transformation, qu'il s'agisse du sucre, du rhum, de l'ananas en conserve ou sous forme de jus. La banane, culture d'exportation par excellence, reste une agriculture de cueillette. Les produits vivriers tr&#232;s sains, enti&#232;rement biologiques, abondent sur les diff&#233;rents march&#233;s de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie sucri&#232;re est certes tr&#232;s d&#233;velopp&#233;e. Le ch&#244;mage est pratiquement inexistant. A l'instar des Seigneurs f&#233;odaux d'avant la R&#233;volution fran&#231;aise de 1789, les grands propri&#233;taires terriens et les usiniers ont tous les privil&#232;ges. Ils ont tout &#224; la fois, l'avoir, le pouvoir, le savoir et sont en quelque sorte, les Ma&#238;tres de la Colonie. Les Plantations ou Habitations, toute proportion gard&#233;e, transpos&#233;es &#224; la Martinique, correspondent &#224; bien des &#233;gards, aux Domaines, premi&#232;res divisions administratives de la France. Dans ce syst&#232;me social, ou f&#233;odal pour ainsi dire, les masses populaires et laborieuses, correspondent aux Tiers-Etat. Certes, sa situation sociale est lamentable, son niveau de vie notoirement bas, le peuple dans sa grande majorit&#233; souffre et est dans une mis&#232;re effroyable. Certes, la Martinique est archa&#239;que, mais c'est une Martinique au travail, qui a beaucoup de potentialit&#233;s et qui s'appr&#233;cie en termes de production, non seulement dans le domaine de l'agriculture, mais encore dans celui de la culture o&#249; le ladgia, le b&#232;l&#232;, la fl&#251;te des mornes, le quadrille, la biguine, occupent une place de choix, m&#234;me si pendant longtemps &#224; l'&#233;cole, on nous fit assimiler, sans que nulle voix discordante ne s'&#233;leva, cette contre-v&#233;rit&#233; douloureuse et inacceptable : &#171; Nos anc&#234;tres les Gaulois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1946 &#224; 1982, en vertu de la loi de la d&#233;partementalisation dont Aim&#233; C&#233;saire fut soulignons-le au passage, l'inventeur du terme, et le Rapporteur &#224; l'Assembl&#233;e nationale, conform&#233;ment &#224; la volont&#233; du peuple qui aux &#233;lections l&#233;gislatives de 1945 lui avait donn&#233; un mandat imp&#233;ratif pour sortir l'&#238;le de la mis&#232;re et lui permettre d'acc&#233;der &#224; l'&#233;galit&#233; des droits, la Martinique du coup devint D&#233;partement d'Outre-mer (DOM), le Gouverneur se trouva remplac&#233; par le Pr&#233;fet, le Conseil colonial par le Conseil g&#233;n&#233;ral. Comme aimait &#224; le dire de mani&#232;re tr&#232;s imag&#233;e feu Camille Darsi&#232;res, &#224; cette &#233;poque, cette Assembl&#233;e est une &#171; Assembl&#233;e d&#233;calcomanie &#187;, les d&#233;cisions en ce qui concerne la gestion des affaires de notre pays et son d&#233;veloppement, sont prises &#224; 8000 kms. de nous, &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la d&#233;partementalisation, la culture authentique ou locale fut rel&#233;gu&#233;e &#224; l'arri&#232;re plan, l'industrie sucri&#232;re s'affaiblit, les usines &#224; sucre et les distilleries disparurent, les b&#233;k&#233;s ces Ma&#238;tres de l'&#238;le, par le syst&#232;me mis en place, favoris&#232;rent le d&#233;veloppement &#233;conomique en leur faveur et au d&#233;triment des travailleurs ; les terres destin&#233;es &#224; l'agriculture furent vendues &#224; des promoteurs pour construire des logements mal pens&#233;s, donc inadapt&#233;s ; des supermarch&#233;s furent implant&#233;s aux quatre coins de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La culture de la banane ou celle de l'ananas, nos productions, diminu&#232;rent de mani&#232;re significative, et du m&#234;me coup, nos exportations. Le tourisme et l'artisanat secteurs cl&#233;s de notre &#233;conomie au m&#234;me titre que l'agriculture furent &#233;touff&#233;s. Le ch&#244;mage naquit et vite s'accentua. Pour la jeunesse, la seule perspective d'avenir possible : le BUMIDOM. Or, cette seule issue, pi&#232;tre imagination du Gouvernement alors en place, fut d'exp&#233;dier en masse les jeunes en France m&#233;tropolitaine, dans des conditions d&#233;plorables. De d&#233;peupler l'&#238;le ou de la couper de ses forces vives, et en revanche, de les remplacer tout aussi en nombre croissant, par des gardes mobiles ou gendarmes, signes forts de la pr&#233;sence coloniale, gardiens des valeurs sacr&#233;es de la R&#233;publique et mainteneurs par excellence de l'ordre public. A l'instar des Africains, &#224; la p&#233;riode esclavagiste, il s'agissait d'arracher, de couper ou de d&#233;raciner ces jeunes de leur terroir, de leur culture et de les transplanter ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Martinique devint d&#232;s lors, une terre de consommation et d'assistanat. Son &#233;conomie demeura sous perfusion au point m&#234;me qu'elle eut pour ainsi dire, une vie v&#233;g&#233;tative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1983 &#224; aujourd'hui, la Martinique est &#224; l'heure et &#224; l'&#232;re de la r&#233;gionalisation et de la d&#233;centralisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;poque marque un tournant dans l'histoire de son &#233;volution institutionnelle. En effet, gr&#226;ce &#224; Fran&#231;ois Mitterrand, Pr&#233;sident de la R&#233;publique d'alors, et Gaston Defferre, son Ministre charg&#233; justement de la r&#233;gionalisation et de la d&#233;centralisation, pour la premi&#232;re fois de son histoire, avec Aim&#233; C&#233;saire, le premier Pr&#233;sident du Conseil r&#233;gional de la Martinique, puis, Camille Darsi&#232;res, le second, le peuple martiniquais acc&#233;dait &#224; des responsabilit&#233;s politiques, il pouvait ainsi, g&#233;rer les affaires de la Martinique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes la loi de la d&#233;centralisation lui avait conf&#233;r&#233; des pouvoirs relativement importants. Certes il y avait eu un transfert du pouvoir du centre vers la p&#233;riph&#233;rie, mais malheureusement, les moyens n'avaient pas suivi, autrement dit, avaient fait cruellement d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la volont&#233; farouche des &#233;lus locaux de l'Union de la gauche d'alors, de donner une nouvelle impulsion au pays, de le sortir de son &#233;tat de d&#233;confiture, du dispositif mis en place &#224; cet effet, des grandes orientations politiques qu'avait donn&#233; Aim&#233; C&#233;saire &#224; l'action r&#233;gionale, de la t&#226;che martiale, salvatrice et prometteuse qu'il avait entreprise et poursuivie par Camille Darsi&#232;res et son &#233;quipe, malheureusement, celui-ci n'eut pas le temps de mettre &#224; ex&#233;cution totalement son Plan de d&#233;veloppement r&#233;gional, et l'on peut regretter que jusque-l&#224;, le d&#233;collage &#233;conomique de la Martinique ne se soit point fait, qu'il eut le temps &#224; peine d'achever les Fondations, des Fondations nul doute, s&#251;res et solides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plac&#233;e d&#233;j&#224; pourtant sur les rails ou l'orbite du d&#233;veloppement, apr&#232;s 1992, la Martinique ne connut malheureusement pas, un vrai d&#233;collage &#233;conomique. La politique r&#233;gionale mise en &#339;uvre en particulier ces derni&#232;res ann&#233;es ne fut gu&#232;re efficace. Sil n'en &#233;tait pas ainsi, elle n'aurait sans doute pas g&#233;n&#233;r&#233; la situation aussi lamentable qu'elle conna&#238;t aujourd'hui. Le peuple ne se serait pas soulev&#233; et n'aurait pas d&#233;clench&#233; la gr&#232;ve du 5 f&#233;vrier 2009 dont on conna&#238;t l'ampleur, et ne se serait pas rebell&#233; contre toutes les formes d'in&#233;galit&#233;s et d'injustice, de discrimination, d'exploitation, somme toute, de &#171; Profitation &#187; selon le terme consacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire si, jusque-l&#224;, la Martinique ne conna&#238;t pas un vrai d&#233;collage &#233;conomique, ce n'est pas seulement par manque de transferts sociaux, de moyens financiers, mais aussi et surtout, parce que les &#233;lus n'ont pas su &#233;laborer jusqu'ici, un Projet de d&#233;veloppement pour notre pays. C'est parce que la politique mise en &#339;uvre aujourd'hui traite les probl&#232;mes de mani&#232;re ponctuelle ou au coup par coup, mais ne s'inspire pas d'un Plan d'action globale. C'est parce que certains &#233;lus n'ont pas encore compris que la bonne gestion des deniers publics, ce n'est pas se contenter d'&#233;pargner &#224; outrance, se garder r&#233;solument d'investir, de lutter contre la violence, l'ins&#233;curit&#233;, la drogue, la d&#233;linquance et singuli&#232;rement juv&#233;nile qui nous assaillent de toutes parts, le ch&#244;mage mal end&#233;mique, de relancer la commande publique, de dynamiser les collectivit&#233;s locales dont ils sont &#224;. la t&#234;te, d'impulser les secteurs cl&#233;s de notre &#233;conomie, les secteurs culturel et touristique, de se garder de favoriser l'insertion sociale, d'adapter au mieux les formations aux besoins de notre &#233;conomie. De surcro&#238;t, c'est parce que depuis 1983, la Martinique est une R&#233;gion monod&#233;partementale et de fait, deux assembl&#233;es : le D&#233;partement et la R&#233;gion sur un m&#234;me territoire de 1.000,80 km2., 80 km. de long sur 30 de large, qui plus qu'un moyen d'agir efficacement, est au contraire, pour elle un s&#233;rieux handicap, d'autant plus qu'elles se concurrencent, leurs comp&#233;tences s'enchev&#234;trent, se chevauchent, leurs personnels sont en doublons, le nombre de leurs &#233;lus respectifs est &#233;lev&#233; et de fait, ne permettent pas de rationaliser au mieux la gestion de ses affaires, de lui donner une v&#233;ritable impulsion, &#224; tous les points de vue, sur tous les plans, et dans tous les domaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'on le veuille ou non, l'&#233;conomie martiniquaise est dans le marasme : 25.000 ch&#244;meurs ; un manque chronique de logements ; une absence flagrante de politique culturelle ; un manque d'infrastructures et d'&#233;quipements structurants ; un parc h&#244;telier notoirement insuffisant ; une carence consid&#233;rable en mati&#232;re de transport int&#233;rieur et du fait du nombre de v&#233;hicules automobiles ; -investissements improductifs, de capitaux morts- ; un r&#233;seau routier dans un &#233;tat lamentable ; un d&#233;s&#233;quilibre notoire en mati&#232;re de d&#233;veloppement entre le Nord, le Centre et le Sud ; une jeunesse abandonn&#233;e, d&#233;soeuvr&#233;e, laiss&#233;e pour compte ; un &#233;chec scolaire galopant ; une absence totale de volont&#233; politique pour sortir la Martinique de l'orni&#232;re ; l'absence chronique d'une politique pr&#233;ventive en mati&#232;re de risques naturels majeurs ; une mont&#233;e accrue de la violence, de la d&#233;linquance et de l'ins&#233;curit&#233; sans pr&#233;c&#233;dent. Bref, loin d'&#234;tre d&#233;sencaill&#233;e, la Martinique est s&#233;rieusement enlis&#233;e, embourb&#233;e, emp&#234;tr&#233;e m&#234;me dans la boue, tel les Antilles, bateau m&#233;taphorique, &#171; &#233;chou&#233; dans la boue de cette baie &#187; pour paraphraser Aim&#233; C&#233;saire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette situation, que faire ? Comme il le dit aussi dans son Cahier d'un retour au pays natal, il faut se garder &#171; de rester les bras crois&#233;s en l'attitude du spectateur. &#187; Il faut r&#233;solument agir. Il faut se battre farouchement contre le mal-d&#233;veloppement, exploiter ou mettre en valeur toutes les potentialit&#233;s du pays, et surtout et par-dessus tout, faire de l'homme martiniquais, un homme ma&#238;tre de son destin ou de son devenir. Il faut fixer des objectifs majeurs et tenter de les atteindre tous sans r&#233;serves, &#224; savoir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) pr&#233;server notre culture, c'est-&#224;-dire ce que nous avons de plus succulent et de plus pr&#233;cieux, ce qui constitue la s&#232;ve nourrici&#232;re de notre peuple, sans quoi, nous sommes sans histoire, sans m&#233;moire, sans boussole, nous ne sommes pas en r&#233;alit&#233; un peuple. En faire une v&#233;ritable industrie au m&#234;me titre que l'agriculture, l'artisanat et le tourisme ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) faire de la Martinique un pays qui produise et satisfasse ses besoins int&#233;rieurs, car depuis la d&#233;partementalisation, qu'est-ce que la Martinique, sinon une fois de plus, une terre de consommation, non seulement de produits manufactur&#233;s, mais aussi de produits culturels venant de l'ext&#233;rieur et dont le but est de nous acculturer et d&#233;culturer, voire nous ali&#233;ner, qui lutte farouchement contre le ch&#244;mage, par la cr&#233;ation d'entreprises, de services ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) fortifier et encourager le d&#233;veloppement des secteurs cl&#233;s de notre &#233;conomie : l'agriculture et la p&#234;che, l'artisanat, le tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'agriculture en diversifiant les cultures, toutefois en accordant une place particuli&#232;re &#224; la banane produit d'exportation pour r&#233;sister &#224; la banane dollar, en encourageant le d&#233;veloppement des agro-industries, et &#224; la canne de laquelle on peut tirer non seulement du sucre et du rhum, mais aussi d'autres produits d&#233;riv&#233;s comme par exemple, de l'essence de canne ou une autre forme d'&#233;nergie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La p&#234;che, en aidant les marins p&#234;cheurs &#224; pratiquer une p&#234;che moins artisanale, plus industrielle, non seulement c&#244;ti&#232;re, mais aussi &#224; Miquelon, &#224; s'&#233;quiper de bateaux plus robustes, plus performants, leur permettant de rester quinze jours &#224; un mois en mer et de pouvoir ramener un plus grand tonnage de poissons, &#224; conserver mieux les produits de leur p&#234;che, &#224; pouvoir les transformer, en mettant en place tous les &#233;quipements n&#233;cessaires pour vendre leurs poissons dans les meilleures conditions d'hygi&#232;ne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'artisanat par la cr&#233;ation des conditions objectives d'emplois, c'est-&#224;-dire des zones d'activit&#233;s artisanales et &#233;conomiques de dimension r&#233;gionale, dans le Nord, le Centre et le Sud, pour &#233;tablir un &#233;quilibre du point de vue du d&#233;veloppement entre ces trois r&#233;gions g&#233;ographiques, destin&#233;es non seulement &#224; l'artisanat, mais aussi aux services.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le tourisme, en le limitant non seulement &#224; la mer au soleil, mais en cr&#233;ant et diversifiant aussi les produits touristiques, en cr&#233;ant en l'occurrence, le tourisme vert ou &#233;cologique, en formant les Martiniquais &#224; l'accueil du touriste, en menant une politique visant &#224; cr&#233;er des nouveaux h&#244;tels qui soient de qualit&#233;, en augmentant le parc d'h&#244;tels et de restaurants et que ce soit aussi de qualit&#233;, en mariant tourisme, artisanat et culture (c'est-&#224;-dire, am&#233;nager les h&#244;tels de mobiliers faits par les artisans locaux ; faire appel aux artistes locaux, musiciens et peintres pour animer les soir&#233;es dans les h&#244;tels et les restaurants y organiser des expositions ; amener nos agriculteurs et nos p&#234;cheurs &#224; approvisionner les restaurants en produits locaux, l'objectif &#233;tant de cr&#233;er des emplois directs et indirects).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;4) Rendre notre &#233;conomie comp&#233;titive en am&#233;liorant sans cesse la qualit&#233; de nos produits fabriqu&#233;s sur place de telle mani&#232;re qu'ils rivalisent avec ceux qui viennent de l'ext&#233;rieur ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) adapter les formations aux besoins de notre &#233;conomie et aider &#224; cet effet de mani&#232;re cons&#233;quente, particuli&#232;rement l'Universit&#233; des Antilles et de la Guyane, en fonctionnement comme en investissement, quoiqu'elle rel&#232;ve avant tout de l'Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) conjuguer ou mutualiser les efforts, les moyens, en travaillant en synergie avec les Communaut&#233;s d'agglom&#233;ration, en harmonisant les politiques publiques, les plans d'action ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7) r&#233;viser le Sch&#233;ma d'am&#233;nagement r&#233;gional et faire en sorte que l'am&#233;nagement du territoire soit un outil le plus rationnel et le plus efficace possible, en mettant en place les infrastructures et les &#233;quipements n&#233;cessaires et structurants, tout en pr&#233;servant l'&#233;quilibre entre le Nord, le Centre, le Sud, tout en respectant au mieux, la nature et l'environnement, la biodiversit&#233;, et ainsi, tout en favorisant en quelque sorte, un d&#233;veloppement harmonieux et durable ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8) faire de la s&#233;curit&#233; et des risques majeurs en particulier, des tremblements de terre, une priorit&#233;, et mettre en place &#224; cet effet, une politique r&#233;solument pr&#233;ventive et efficace ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9) mettre en place les conditions objectives visant &#224; lutter contre l'&#233;chec scolaire en adaptant au mieux l'&#233;ducation et la formation aux besoins de notre &#233;conomie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10) lutter r&#233;solument contre la d&#233;linquance, et la violence en travaillant de concert avec l'&#233;ducation nationale, en mettant en place une vraie politique d'insertion sociale visant &#224; am&#233;liorer la condition des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11) Enfin, oeuvrer pour favoriser la coop&#233;ration interr&#233;gionale, intra-cara&#239;be et internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inspir&#233; du Projet de d&#233;veloppement, en aucune mani&#232;re dans ce Plan on ne saurait oublier, une politique en faveur de la recherche, de la sant&#233;, de l'&#233;nergie, et en particulier des energies renouvelables, et du sport. Mais, quels que soient les objectifs fix&#233;s dont il est fait, il convient de mettre en place une strat&#233;gie ou une m&#233;thode efficace pour les atteindre. Une strat&#233;gie ou m&#233;thode qui au nom de la d&#233;mocratie donne la parole au peuple, qui encourage et favorise le d&#233;veloppement de la d&#233;mocratie participative ; qui situe l'action non seulement dans une perspective &#224; court terme, mais aussi &#224; moyen et long termes, car gouverner ou g&#233;rer, c'est pr&#233;voir. Une action qui place l'homme au c&#339;ur du d&#233;veloppement, non pas un d&#233;veloppement ponctuel, au coup par coup, mais durable ; non pas exog&#232;ne, mais endog&#232;ne. Bref, un d&#233;veloppement qui permette d'&#233;tablir de nouveaux rapports entre l'homme et l'homme, l'homme et la nature, l'homme et son environnement, l'homme et la soci&#233;t&#233;, c'est-&#224;-dire une nouvelle fois, harmonieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la mise en place de la d&#233;centralisation, l'Assembl&#233;e r&#233;gionale est &#233;lue &#224; la proportionnelle int&#233;grale. De ce mode de scrutin, que faut-il penser ? Pour le PPM, depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, celui-ci est certainement loin d'&#234;tre le meilleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'on se demandera sans doute, pourquoi ? Tout simplement, parce qu'avec un tel mode de scrutin, toutes les populations de tous les coins et recoins de la Martinique comme par exemple, le Macouba, Grand Rivi&#232;re, Pr&#234;cheur ou Morne Vert, ne sont pas repr&#233;sent&#233;es, sont en manque chronique d'interlocuteurs alors qu'elles ont vot&#233; pour une t&#234;te de liste, qui une fois parvenue &#224; la Pr&#233;sidence du Conseil r&#233;gional, se trouve manifestement &#233;loign&#233;e d'elles, qui leur est m&#234;me inaccessible, tant il est vrai qu'elles sont d&#233;laiss&#233;es ou abandonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par souci d'une meilleure repr&#233;sentativit&#233; de la population dans son int&#233;gralit&#233; et totalit&#233;, au PPM, nous avons choisi un mode d'&#233;lection mitig&#233; c'est-&#224;-dire &#224; la confluence de la proportionnelle int&#233;grale et de l'uninominale. Cela dit, l'on comprend d&#232;s lors, que nous nous insurgeons fermement contre tout mode d'&#233;lection r&#233;gionale visant &#224; faire de la seule t&#234;te de liste le seul ou la seule &#224; avoir des comptes &#224; rendre &#224; la population, le seul ou la seule &#224; avoir &#224; ses yeux de la consid&#233;ration ou de l'importance, tous les autres de la liste &#233;tant totalement &#233;clips&#233;s par lui ou par elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1983, quand la Martinique est pass&#233;e du statut de D&#233;partement &#224; celui de R&#233;gion, elle fut le banc d'essai de la r&#233;gionalisation et de la d&#233;centralisation au m&#234;me titre que les autres DOM. Le principe de l'Assembl&#233;e unique &#233;tant depuis peu de temps acquis, en cette mati&#232;re, le moment venu, avec la Guyane, il est certain qu'elle en sera une nouvelle fois le banc d'essai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans vouloir tirer &#224; soi le drap, entre autres formations politiques, les r&#233;sultats des deux derni&#232;res consultations du 10 et du 24 janvier dernier, montrent que l'&#233;lectorat a entendu clairement le PPM et surtout l'a suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, de droite, de gauche ou du centre, quel que soit l'apport r&#233;el de chaque formation politique &#224; la victoire de ceux qui ont appel&#233; &#224; voter NON contre l'article 74 et OUI pour l'Assembl&#233;e unique dans le cadre de celui de 73, dans les deux cas &#224; une &#233;crasante majorit&#233;, pour le PPM, contrairement &#224; ce que disent ou pensent certains, l'Article 73 n'est pas un point d'arriv&#233;e, mais de d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PPM n'a jamais mis son drapeau dans sa poche. Seulement, l'autonomie qu'il n'a jamais eu de cesse de revendiquer, n'est pas une autonomie &#224; la carte ou de gestion partag&#233;e, qui &#224; vrai dire n'en est pas une vraie, mais une autonomie de d&#233;cision &#224; l'instar de celle des R&#233;gions ultra p&#233;riph&#233;riques du Portugal et de l'Espagne : Mad&#232;re, les A&#231;ores, les Iles Canaries. Certes ces r&#233;gions comme d'autres, en Italie, en Allemagne, en Grande Bretagne, l'Ecosse et le Pays de Galles), ont un pouvoir normatif, mieux de vrais pouvoirs d&#233;volus ; peuvent mener une politique d'action globale ; peuvent hormis ceux r&#233;galiens strictement r&#233;serv&#233;s &#224; l'Etat tels que l'Arm&#233;e, la Police, la Justice, la Diplomatie, etc., intervenir dans tous les domaines de l'activit&#233; et du d&#233;veloppement &#233;conomiques, mais pour autant, elles ne perdent pas, l'&#233;galit&#233; des droits et le droit &#224; la diff&#233;rence ; continuent &#224; b&#233;n&#233;ficier de .la solidarit&#233; nationale et de la continuit&#233; territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, en ce qui concerne notre pays, comment acc&#233;der &#224; l'autonomie que nous appelons de nos v&#339;ux ? Disons d'embl&#233;e, que l'Assembl&#233;e unique est pour nous une &#233;tape transitoire vers cette collectivit&#233; autonome, dot&#233;e d'un r&#233;el pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, une fois cette &#233;tape transitoire franchie, que faire pour acc&#233;der au type d'autonomie qui nous int&#233;resse ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient, en tout &#233;tat de cause d&#232;s &#224; pr&#233;sent, de s'atteler r&#233;solument &#224; la t&#226;che, de prendre toutes les dispositions n&#233;cessaires qui s'imposent. Ainsi, il s'agit de sensibiliser le peuple de la n&#233;cessit&#233; d'&#233;laborer ce Projet de d&#233;veloppement, de travailler pour le peuple et avec le peuple, effectivement &#224; l'&#233;laboration de ce Projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2005, conform&#233;ment &#224; la pens&#233;e d'Aim&#233; C&#233;saire, le PPM a organis&#233; le XVII&#232;me Congr&#232;s du parti. A cette occasion, il en fut &#233;labor&#233; un pour la Martinique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par souci de le faire conna&#238;tre par le plus grand nombre de Martiniquais, militants ou non du parti, il convient certainement de le faire circuler par l'interm&#233;diaire d'internet, de faire &#224; son propos, par le m&#234;me moyen, un forum o&#249; chacun ou chacune dira ce qu'il en pense ; donnera son appr&#233;ciation ; apportera ou non des amendements, en tout cas, des &#233;l&#233;ments nouveaux pour l'enrichir, l'am&#233;liorer et le rendre plus efficace ; en fera des remarques ou observations ou tout simplement, pour dire si, il ou elle y adh&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de cette sensibilisation et de l'&#233;laboration de ce Projet, il convient aussi, une fois que l'Assembl&#233;e unique sera mise en place, fort de ce Projet, de n&#233;gocier avec le Gouvernement fran&#231;ais &#224; deux niveaux, d'une part pour lui dire quel est le type d'autonomie que nous voulons, et que de part et d'autre, une fois que nous nous serons mis d'accord, que l'Article 74 soit transform&#233; ou qu'un nouveau soit r&#233;dig&#233; &#224; cet effet, et surtout que, prise en compte, notre volont&#233; soit clairement exprim&#233;e, mieux inscrite, dans le marbre de la Constitution ; d'autre part, pour d&#233;terminer avec lui, en toute connaissance de cause, le contenu de la loi organique en vertu de laquelle, demain devenue autonome, les nouveaux rapports entre le pays Martinique et l'Etat soient d'avance pr&#233;vus sinon organis&#233;s, et qu'ainsi, qu'on ne parle plus de &#171; chate an sac &#187;, selon l'expression cr&#233;ole consacr&#233;e, lanc&#233;e par Camille Darsi&#232;res qui nul doute, &#233;tait dot&#233; d'une clairvoyance politique exceptionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie que nous voulons est une Autonomie qui doit venir de nous, faite par nous et pour nous et qui ne nous soit pas impos&#233;e comme c'est le cas avec l'Article 74 tel qu'il est aujourd'hui r&#233;dig&#233;. Une autonomie qui soit notre invention propre, car selon les mots de C&#233;saire, &#171; entre l'int&#233;gration et la d&#233;sint&#233;gration, il y a place pour l'invention. &#187; Une autonomie qui &#233;tablisse l'&#233;quilibre entre l'&#233;galit&#233; des droits et la responsabilisation ou le droit &#224; la diff&#233;rence, car comme aimait &#224; le dire C&#233;saire, &#171; ce qui est acquis restera acquis. Mais ce qui manque sera ajout&#233;. &#187; Bref, une autonomie qui nous permette de nous &#233;manciper tout en restant dans le cadre de la France et de l'Europe, sans pour autant nous d&#233;partir de notre identit&#233; culturelle de Carib&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au PPM, fid&#232;les &#224; nous-m&#234;mes, en tout cas, en attendant, que nous mettions en place l'Assembl&#233;e unique attendue ! Que nous acc&#233;dions, &#233;tape par &#233;tape, &#224; la collectivit&#233; autonome voulue ! Qu'il (notre Projet de d&#233;veloppement) s'inspire de la pens&#233;e du N&#232;gre Fondamental et du Leader Fondamental ! Qu'il soit pour nous une boussole, un guide ! Qu'il se fonde au premier chef sur notre culture, s&#232;ve nourrici&#232;re m&#234;me de notre peuple, notre mani&#232;re de sentir, de penser, d'agir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son fameux discours, &#171; Culture et colonisation &#187;, prononc&#233; au Premier Congr&#232;s des &#233;crivains et artistes noirs &#224; Paris en 1956, dans celui de &#171; L'homme de Culture et ses responsabilit&#233;s &#187;, prononc&#233; au Deuxi&#232;me congr&#232;s des &#233;crivains et artistes noirs, &#224; Rome, en 1959, C&#233;saire montrait l'indissociabilit&#233; entre Culture et Politique. Dans &#171; Discours sur l'Art africain &#187;, &#224; l'occasion du Premier festival mondial des Arts n&#232;gres, &#224; Dakar en 1966, &#224; l'adresse des artistes et politiques africains, c'est ce qu'il r&#233;affirmait quand il disait &#224; juste titre : &#171; Aussi bien est-ce en nos mains &#224; tous et non seulement entre les mains des hommes de culture, car la s&#233;paration est absolument artificielle, c'est entre nos mains &#224; tous que se trouve l'avenir de l'art africain. C'est pourquoi aux hommes d'Etats africains qui nous disent : &#8216;Messieurs les artistes, travaillez &#224; sauver l'art africain', nous r&#233;pondons : &#8216;Hommes d'Afrique et vous d'abord, politiques africains, parce que qui &#234;tes les plus responsables, faites-nous de la bonne politique africaine, faites-nous une bonne Afrique, faites-nous une Afrique o&#249; il y a encore des raisons d'esp&#233;rer, des moyens de s'accomplir, des raisons d'&#234;tre fiers, refaites &#224; l'Afrique une dignit&#233; et une sant&#233;, et l'art africain sera sauv&#233;'. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;videmment, ce qui vaut pour l'Afrique, vaut aussi pour la Martinique ou tout autre pays. Ainsi, dans ce Projet, que culture et politique, mais aussi &#233;conomie et d&#233;veloppement soient des &#233;l&#233;ments indissociables, inextricablement li&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
Aux prochaines &#233;lections r&#233;gionales, demain, dans l'hypoth&#232;se que le PPM et ses alli&#233;s acc&#232;dent aux responsabilit&#233;s au Conseil r&#233;gional, apr&#232;s demain &#224; l'Assembl&#233;e unique et plus tard, &#224; la t&#234;te de la Collectivit&#233; Martinique autonome, au nom du peuple, pour le peuple et avec le peuple, que ce soit pour lui et ses alli&#233;s, l'occasion de mettre &#224; ex&#233;cution de la fa&#231;on la plus rationnelle et la plus efficace, ce Projet, sinon le Plan qui en d&#233;coule !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Christian LAPOUSSINIERE&lt;br class='autobr' /&gt;
Ancien Conseiller r&#233;gional de Sainte-Marie et de la Martinique, &#233;lu en 1986, sur la liste &#171; Ensemble construisons la Martinique &#187;, conduite par Aim&#233; C&#233;saire - Ducros (Martinique)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Et si la Martinique devenait un Etat f&#233;d&#233;r&#233; dans une France et une Europe f&#233;d&#233;rale ?</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Et-si-la-Martinique-devenait-un</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Et-si-la-Martinique-devenait-un</guid>
		<dc:date>2010-10-25T11:48:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eric VALERE </dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

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&lt;p&gt;Contribution au d&#233;bat de l'Union des Martiniquais d&#233;mocrates (UMD) &lt;br class='autobr' /&gt; Une fois encore, le d&#233;bat institutionnel revient sur le tapis, avec pour seule obsession &#171; la chasse au gaspi &#187; du fait de la coexistence, pour l'hexagone, de divers &#233;chelons de collectivit&#233;s locales et, pour la Martinique, de deux assembl&#233;es majeures sur un m&#234;me territoire, le D&#233;partement et la R&#233;gion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un consensus semble se d&#233;gager autour du concept d'assembl&#233;e unique, et m&#234;me de celui de l'autonomie de la Martinique, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contribution au d&#233;bat de l'Union des Martiniquais d&#233;mocrates (UMD)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une fois encore, le d&#233;bat institutionnel revient sur le tapis, avec pour seule obsession &#171; la chasse au gaspi &#187; du fait de la coexistence, pour l'hexagone, de divers &#233;chelons de collectivit&#233;s locales et, pour la Martinique, de deux assembl&#233;es majeures sur un m&#234;me territoire, le D&#233;partement et la R&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un consensus semble se d&#233;gager autour du concept d'assembl&#233;e unique, et m&#234;me de celui de l'autonomie de la Martinique, pour sortir du syndrome d'impuissance qui affecte nos r&#233;gions. Ainsi donc, selon les &#233;lites politiques locales, le d&#233;veloppement de l'&#233;chelon r&#233;gional passerait in&#233;luctablement par la suppression du &#171; mille feuilles institutionnel fran&#231;ais &#187; ; constat qui n'est, au demeurant, pas tout &#224; fait en opposition avec celui que font les &#233;lites nationales qui, aujourd'hui, ont lanc&#233; la fronde contre le &#171; cher &#187; statut d&#233;partemental, lequel ne serait plus adapt&#233; aux exigences de la nouvelle gouvernance territoriale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UMD, mouvement cr&#233;&#233; en 1994, dans le but d'apporter sa contribution aux convulsions de la soci&#233;t&#233;, par des femmes et hommes de bonne volont&#233;, garde toute l'originalit&#233; de son regard &#224; propos des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre courant politique consid&#232;re que la France ne doit plus continuer &#224; se mentir &#224; elle-m&#234;me, et doit s'engager dans un processus de refondation globale de son organisation territoriale, pour tenir compte des aspirations de ses composantes &#224; g&#233;rer au plus pr&#232;s des citoyens, leurs propres affaires. Le chantier de la redynamisation de la maison &#171; France &#187; est donc ouvert, et c'est le moment de poser les probl&#232;mes de fond quant &#224; l'organisation institutionnelle et territoriale fran&#231;aise, dans l'int&#233;r&#234;t bien compris des r&#233;gions et de leurs peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute institution (Etat, collectivit&#233; locale, entreprise publique ou administration...) n'est qu'un instrument au service des citoyens pour les aider &#224; r&#233;soudre leurs probl&#232;mes. Si elle n'est plus &#224; m&#234;me de remplir sa fonction, elle doit &#234;tre modifi&#233;e ou remplac&#233;e. Ce ne sont pas les citoyens qui sont au service de l'Etat mais l'Etat qui est au service des citoyens. La crise que nous vivons aujourd'hui a principalement pour origine la d&#233;faillance de l'Etat-nation (unitaire et &#224; peine d&#233;centralis&#233;) &#224; remplir la mission pour laquelle il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;. La raison : la France est devenue trop petite pour r&#233;soudre les grands probl&#232;mes et trop grande pour solutionner les petits. Mais plus grave, c'est au moment o&#249; l'on n'a jamais autant attendu de lui (s&#233;curit&#233;, emploi, solidarit&#233;, sant&#233;, d&#233;fense du pouvoir d'achat....) que l'Etat se montre totalement d&#233;faillant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A cela : &#171; il n'y a qu'une solution : le f&#233;d&#233;ralisme ! &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme n'est pas un syst&#232;me tomb&#233; du ciel. Il poss&#232;de une l&#233;gitimit&#233; philosophique, &#233;conomique et politique de plusieurs si&#232;cles (Aristote, Althusius, Rousseau, Mirabeau, Montesquieu, Kant, Proudhon, de Tocqueville...) et d'&#233;minents penseurs contemporains comme Denis de Rougemont ou Alexandre Marc ont su en d&#233;montrer toute l'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La &#171; subsidiarit&#233; &#187;&lt;/strong&gt; est le principe de base du f&#233;d&#233;ralisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il stipule que le traitement d'un probl&#232;me ne passe &#224; un niveau sup&#233;rieur que si ce dernier est mieux plac&#233; pour r&#233;soudre ce probl&#232;me. Les d&#233;l&#233;gations de pouvoir et d'argent montent donc &#171; en cascade &#187; de la base vers le sommet selon le crit&#232;re du meilleur service pour le citoyen. D'apr&#232;s ce principe de subsidiarit&#233;, c'est donc &#224; l'Etat d'administrer &#224; chaque fois la preuve du bien-fond&#233; de son intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe f&#233;d&#233;raliste place &lt;strong&gt;la personne humaine au centre de toute la vie politique et sociale&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le f&#233;d&#233;ralisme n'est ni une id&#233;ologie ni une doctrine juridique ou institutionnelle mais &lt;strong&gt;une philosophie politique des rapports entre l'individuel et le collectif&lt;/strong&gt;, des relations entre les diff&#233;rents &#233;chelons de l'organisation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son essai &#171; A l'&#233;chelle humaine &#187;, publi&#233; en 1945, L&#233;on Blum &#233;crivait son inclinaison &#171; vers les syst&#232;mes qui se fondent sur la s&#233;paration et l &#233;quilibre des pouvoirs (&#8230;), o&#249; le pouvoir central s'assortit d'un &#233;nergique mouvement allant jusqu'&#224; une sorte de f&#233;d&#233;ralisme (&#8230;), qui conserve une part de souverainet&#233; d&#233;mocratique, entretient une vie locale, o&#249; l'homme de bonne volont&#233; peut y trouver sur place l'emploi d'une activit&#233; libre et utile ; c'est en ce sens qu'il est permis de rappeler les provinces de la vieille France. J'ai toujours &#233;t&#233; attir&#233;, d'autre part, par l'id&#233;e de Rathenau selon laquelle : la d&#233;concentration de l'Etat me para&#238;t aussi importante que sa d&#233;centralisation, ce qui signifie qu'une seule autorit&#233; ex&#233;cutive, qu'un seul pouvoir l&#233;gislatif ne peuvent plus vaquer &#224; toutes les fonctions n&#233;cessaires de l'Etat moderne et qu'il faudrait raisonnablement pr&#233;voir autour des organes centraux, charg&#233;s avant tout d'un r&#244;le d'orientation et de coordination, la gravitation de petits Etats satellites dou&#233;s chacun d'une certaine ind&#233;pendance de mouvement (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu de notre r&#233;gion insulaire, Aim&#233; C&#233;saire, dans son discours introductif lors de la fondation du Parti Progressiste Martiniquais, en 1958, exprimait cette m&#234;me inclinaison en faveur de l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale : &#171; Les chances du f&#233;d&#233;ralisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En voici quelques extraits&lt;/strong&gt;. Je cite. &#171; J'ai montr&#233; que, seul, le syst&#232;me f&#233;d&#233;ral apporte une solution raisonnable aux difficult&#233;s constitutionnelles qui nous assaillent. Mais alors, le Martiniquais ennemi de l'utopie se pose la question, &#8216;Est-ce que tout cela n'est pas de la chim&#232;re ? Est-ce que tout cela a chance de voir le jour ?' Je n'h&#233;site pas &#224; y r&#233;pondre : autant l'assimilation int&#233;grale m'appara&#238;t une chim&#232;re, autant l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale me para&#238; trait r&#233;alisable. De toutes parts, on y vient, de tous les horizons on y accourt. Il serait fastidieux de citer tous les hommes politiques fran&#231;ais, de M. Mitterrand &#224; M. Mend&#232;s-France et tous les hommes politiques africains, de Senghor &#224; Houphouet, qui s'y sont ralli&#233;s. Qu'il me suffise de citer &#224; titre d'exemple, les prises de position de M. Pl&#233;ven, qui, le 7 mai 1957, &#224; la Conf&#233;rence de Copen hague, proclamait : &#8216;Nous devons franchir le pas qui conduit &#224; la concep tion d'une R&#233;publique f&#233;d&#233;rale ou d'une F&#233;d&#233;ration de R&#233;publiques. C'est une option fondamentale et indispen sable... Je ne pense pas que nous arrivions d'embl&#233;e &#224; un syst&#232;me strictement f&#233;d&#233;ral... Mais il faut une Constitution assez souple pour aller par &#233;tapes jusqu'&#224; la F&#233;d&#233;ration int&#233;grale'... La d&#233;partementalisation a &#233;tabli une coupure entre nous et les hommes de progr&#232;s d'Afrique, l'adh&#233;sion &#224; l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale nous donnera plus de force en nous instal lant sur le m&#234;me terrain de revendication et de combat que nos fr&#232;res d'Afrique et que les hommes de progr&#232;s de France&#8230; Pourquoi ne soutiendrions-nous pas cette prodigieuse hauteur de vue visant &#224; entreprendre toutes d&#233; marches et prendre toutes initiatives sur la transformation de la R&#233;publique fran&#231;aise unitaire en R&#233;publique f&#233;d&#233; rale&#8230; Il faut, pour le moins, obtenir que soit introduit dans la Constitution un article de principe affirmant la volont&#233; de la R&#233;publique, de respecter la diversit&#233; de ses compo santes. Le Parti progressiste martiniquais -ces principes &#233;tant pos&#233;s et sans pr&#233;judice d'une &#233;volution ult&#233;rieure- pourrait proposer la transformation des d&#233;partements d'Outre-mer en r&#233;gions f&#233;d&#233;rales. Si nous faisons cela, nous aurons r&#233;ussi &#224; allier notre double souci de rester li&#233;s &#224; la France et d'&#234;tre de bons Martiniquais, et sans tomber dans le s&#233;paratisme qui nous serait mortel, nous aurons triomph&#233; d'une autre s&#233;paration qui elle aussi, &#224; la longue, peut s'av&#233;rer mortelle, la s&#233;pa ration de l'homme d'avec lui-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, si l'on veut r&#233;partir les comp&#233;tences chaque fois au niveau le mieux plac&#233; pour les exercer, cela veut dire concr&#232;tement qu'il n'y a pas d'autre choix que de remplacer ce que nous avons aujourd'hui : &#224; savoir &#171; une France isol&#233;e dans une Europe dispers&#233;e &#187; par : &#171; des R&#233;gions f&#233;d&#233;r&#233;es dans une France f&#233;d&#233;rale, et dans une Europe f&#233;d&#233;rale &#187;. L'alternative f&#233;d&#233;raliste apporte une solution aux probl&#232;mes quotidiens des citoyens tout en leur permettant de se r&#233;aliser pleinement dans leurs objectifs fondamentaux d'autonomie et de solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour m&#233;moire, synth&#232;se de ma contribution en commission au congr&#232;s progressiste (PPM) de 2005&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour cr&#233;er la dynamique r&#233;gionale : quelle autonomie pour la Nation martiniquaise ? Au moment o&#249; Aim&#233; C&#233;saire, notre leader fondamental, passe le relais, au moment o&#249; des voix s'&#233;l&#232;vent dans l'hexagone, en particulier au Parti socialiste, pour r&#233;clamer une nouvelle Constitution, la 6&#232;me R&#233;publique, afin de donner un nouveau souffle &#224; la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PPM r&#233;affirme, comme en 1958, les grandes lignes de son combat pour : &#171; la transformation de la Nation Martiniquaise en R&#233;gion autonome dans le cadre d'une France f&#233;d&#233;rale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s son congr&#232;s constitutif, le PPM s'est positionn&#233; en parti des travailleurs, socialiste, humaniste et progressiste. Pr&#232;s de 50 ans apr&#232;s, les th&#232;ses d&#233;fendues par le PPM gardent toute leur actualit&#233;. Regardons les indicateurs &#233;conomiques et sociaux de notre pays : surconsommation et surendettement des m&#233;nages, crise du logement, &#233;rosion du pouvoir d'achat, faillite de l'&#233;conomie, des entreprises et du syst&#232;me de financement de l'&#233;conomie (Soderag, Sodema&#8230;), ch&#244;mage end&#233;mique, avec les cons&#233;quences n&#233;fastes pour notre soci&#233;t&#233;. La crise est bel et bien structurelle, et le cadre institutionnel n'est plus adapt&#233; aux exigences de notre temps, parmi lesquels l'aspiration &#224; l'autonomie politique des r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de d&#233;centralisation engag&#233; en France depuis 1982 n'a pas suffi &#224; cr&#233;er la dynamique r&#233;gionale tant attendue par la population. Ce n'est donc ni notre id&#233;ologie, ni notre mot d'ordre qu'il faut changer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C'est la Martinique qu'il faut refonder ! Conclusion de C&#233;saire depuis 1981&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus que jamais&lt;/strong&gt;, le PPM doit affirmer ses principes, ses th&#232;ses et s'inscrire en leader de la gauche pour la r&#233;forme institutionnelle et la transformation d&#233;mocratique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La refondation de la Martinique est indissociable du renouvellement n&#233;cessaire du contrat social et d&#233;mocratique et la d&#233;finition de nos rapports avec les peuples de France. La 5&#232;me R&#233;publique, en tant qu'Etat unitaire d&#233;centralis&#233;, est &#224; bout de souffle et les r&#233;gions de France paient la facture. Dans ce contexte de r&#233;forme profonde de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, le PPM r&#233;affirme l'id&#233;e f&#233;d&#233;rale comme m&#233;thode de gouvernement pour :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; affirmer la personnalit&#233; martiniquaise, son identit&#233;, sa langue et sa culture dans la future R&#233;publique f&#233;d&#233;rale,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; reconna&#238;tre la Martinique en tant que Nation responsable, capable de g&#233;rer ses propres affaires,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; cr&#233;er la dynamique r&#233;gionale,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; sortir le pays du d&#233;clin&#8230;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;A chaque r&#233;gion, son Parlement et son Gouvernement pour :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une Martinique qui g&#232;re elle-m&#234;me ses propres affaires dans le respect d'un cadre f&#233;d&#233;ral,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lib&#233;rer les &#233;nergies cr&#233;atrices d'emplois, renforcer le tissu &#233;conomique r&#233;gional : les infrastructures de niveau r&#233;gional seront d&#233;cid&#233;es au niveau r&#233;gional, celles de dimension nationale, visant notamment &#224; assurer la continuit&#233; territoriale, par accord entre l'Etat et la r&#233;gion.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#233;manciper la R&#233;gion de la tutelle financi&#232;re de l'Etat et augmenter ses ressources financi&#232;res,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; favoriser les PME-PMI&lt;/li&gt;&lt;li&gt; instituer un Minimum social garanti et r&#233;organiser le dialogue social, faire de l'homme l'acteur de sa vie en r&#233;inventant le travail, d&#233;sacraliser le salariat&#8230;,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; placer l'homme martiniquais et son &#233;panouissement au c&#339;ur de la vie sociale, par l'&#233;ducation et la formation ; premi&#232;re r&#233;ponse &#224; apporter aux probl&#232;mes de l'emploi, de l'identit&#233; et de l'ins&#233;curit&#233;,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#183; restaurer la d&#233;mocratie de proximit&#233;, redonner la parole au peuple et aux associations,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#183; optimiser le principe de la subsidiarit&#233; inscrit dans le trait&#233; de Maastricht.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ma&#238;tre Eric VALERE&lt;br class='manualbr' /&gt;Pr&#233;sident de l'Union des Martiniquais d&#233;mocrates - Membre du Parti progressiste martiniquais - Le Lamentin (Martinique)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une Alsace unie, ouverte et plurielle</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Pour-une-Alsace-unie-ouverte-et</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Pour-une-Alsace-unie-ouverte-et</guid>
		<dc:date>2010-10-24T11:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yann WEHRLING</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En ces temps de d&#233;bats sur l'identit&#233;, il nous semble important de rappeler ses n&#233;cessaires dimensions ouvertes et plurielles. Ouvertes, car nous ne voulons pas d'une identit&#233; qui se d&#233;finirait contre celle des autres, et cela a fortiori dans une r&#233;gion frontali&#232;re. Nous entendons associer syst&#233;matiquement nos voisins allemands et suisses &#224; toutes nos grandes d&#233;cisions. Plurielles, car pour nous l'identit&#233; s'inscrit aussi dans la construction europ&#233;enne, dans la d&#233;fense des droits de l'Homme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ces temps de d&#233;bats sur l'identit&#233;, il nous semble important de rappeler ses n&#233;cessaires dimensions ouvertes et plurielles. Ouvertes, car nous ne voulons pas d'une identit&#233; qui se d&#233;finirait contre celle des autres, et cela a fortiori dans une r&#233;gion frontali&#232;re. Nous entendons associer syst&#233;matiquement nos voisins allemands et suisses &#224; toutes nos grandes d&#233;cisions. Plurielles, car pour nous l'identit&#233; s'inscrit aussi dans la construction europ&#233;enne, dans la d&#233;fense des droits de l'Homme et des libert&#233;s de la Personne, comme dans l'attachement &#224; sa r&#233;gion. Nous voulons rendre les Alsaciens &#224; nouveau fiers de leur r&#233;gion, en lui rendant son dynamisme &#233;conomique, en y promouvant la langue r&#233;gionale comme sa culture plurielle et en consacrant son r&#244;le par la cr&#233;ation d'un Parlement d'Alsace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie alsacienne est aujourd'hui durement touch&#233;e par la crise, en raison notamment de son caract&#232;re industriel. Nous croyons en une &#233;conomie tourn&#233;e vers le d&#233;veloppement durable, et nous souhaitons pour cela nous tourner vers l'industrie. La r&#233;gion devra aider l'industrie &#224; se moderniser, &#224; devenir plus propre, comme &#224; d&#233;velopper des fili&#232;res porteuses, celles des p&#244;les de comp&#233;titivit&#233; alsaciens existants bien s&#251;r, mais aussi l'&#233;co-construction ou la fabrication d'installations de production d'&#233;nergies renouvelables. Mais si le ch&#244;mage atteint aujourd'hui en Alsace un niveau record, c'est aussi parce que les comp&#233;tences linguistiques en allemand s'affaiblissent au fil des g&#233;n&#233;rations, de sorte que le travail transfrontalier se r&#233;duit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assumant la double culture de notre r&#233;gion, nous voulons que les g&#233;n&#233;rations futures parlent ses deux langues, ce qui suppose de rendre &#224; l'allemand sa l&#233;gitimit&#233; dans la communication publique et d'en g&#233;n&#233;raliser l'enseignement. A l'heure o&#249; le ch&#244;mage atteint en Alsace son niveau record, nous devons permettre &#224; nouveau aux jeunes de trouver un emploi chez nos voisins. Pour rendre possible et effective cette politique publique ambitieuse, nous avons demand&#233; au ministre de l'&#233;ducation nationale de pr&#233;voir en Alsace l'exp&#233;rimentation d'une &#171; &#233;ducation r&#233;gionale &#187;, pour que la r&#233;gion puisse d&#233;terminer les langues dans lesquelles les diff&#233;rentes mati&#232;res sont enseign&#233;es et organiser le recrutement de professeurs disposant des comp&#233;tences n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout, nous ne voulons plus que les d&#233;cisions concernant l'avenir de notre r&#233;gion soient prises au regard de consid&#233;rations purement nationales. Un Parlement d'Alsace, unifiant les actuels conseils r&#233;gional et g&#233;n&#233;raux, sera mieux en mesure de conduire des politiques publiques efficaces et des coop&#233;rations transfrontali&#232;res. Dot&#233; d'un pouvoir r&#233;glementaire, il &#233;vitera les surco&#251;ts et les cacophonies qui nous p&#233;nalisent aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Yann WEHRLING - Strasbourg&lt;br class='manualbr' /&gt;Liste Alsace D&#233;mocrate - Tribune publi&#233;e par Lib&#233;-Strasbourg&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les projets de r&#233;forme territoriale : La position du PARTI OCCITAN</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Les-projets-de-reforme</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Les-projets-de-reforme</guid>
		<dc:date>2010-10-23T11:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gustave ALIROL</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avec l'adoption en conseil des ministres le 21 octobre de quatre projets de lois et leur d&#233;p&#244;t aupr&#232;s du S&#233;nat, le gouvernement a lanc&#233; le processus l&#233;gislatif pour une nouvelle r&#233;forme de l'organisation territoriale de la R&#233;publique. On nous avait annonc&#233; une r&#233;forme majeure : l' &#171; acte III &#187; de la d&#233;centralisation. Pourtant, de ce point de vue, la montagne Sarkozy n'a m&#234;me pas accouch&#233; d'une souris. Une fois de plus, on est bien loin d'une refonte de l'organisation territoriale de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec l'adoption en conseil des ministres le 21 octobre de quatre projets de lois et leur d&#233;p&#244;t aupr&#232;s du S&#233;nat, le gouvernement a lanc&#233; le processus l&#233;gislatif pour une nouvelle r&#233;forme de l'organisation territoriale de la R&#233;publique. On nous avait annonc&#233; une r&#233;forme majeure : l' &#171; acte III &#187; de la d&#233;centralisation. Pourtant, de ce point de vue, la montagne Sarkozy n'a m&#234;me pas accouch&#233; d'une souris. Une fois de plus, on est bien loin d'une refonte de l'organisation territoriale de R&#233;publique qui soit &#224; la hauteur des d&#233;fis humains, &#233;cologiques et &#233;conomiques d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les projets actuels traitent principalement de l'organisation des diff&#233;rents niveaux de collectivit&#233;s, en laissant de c&#244;t&#233; deux autres questions majeures, celle de leurs comp&#233;tences et celle de leurs moyens financiers, comme s'il &#233;tait possible de se prononcer sur l'organisation sans avoir une vue pr&#233;cise des comp&#233;tences et des moyens qui seront d&#233;volues &#224; tel ou tel niveau de collectivit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour ce qui est de la r&#233;forme de la taxe professionnelle, il ne saurait &#234;tre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. C'est tout simplement que le pouvoir cherche &#224; faire passer sa r&#233;forme par bribes et par morceaux tant il craint la contestation, y compris dans les rangs de sa propre majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet la nouvelle organisation territoriale ne r&#233;duit en rien le fameux &#171; millefeuilles &#187; ; au contraire, elle en accro&#238;t encore la complexit&#233; en y ajoutant les m&#233;tropoles (et les p&#244;les m&#233;tropolitains), avatars poussi&#233;reux de la pens&#233;e &#233;conomique des ann&#233;es 50, qui ne sont en r&#233;alit&#233; que la transposition au niveau des territoires de la centralisation &#224; la fran&#231;aise et le retour, par leur mainmise sur les comp&#233;tences d'autres collectivit&#233;s, &#224; un type d'organisation hi&#233;rarchis&#233;e, donc f&#233;odale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du nombre d'&#233;lus territoriaux est une mesure populiste et purement d&#233;magogique. La r&#233;duction des co&#251;ts doit bien plut&#244;t se faire par la suppression des doublons que constituent, &#224; c&#244;t&#233; des services des collectivit&#233;s r&#233;gionales et locales, les services de l'administration de l'&#201;tat dans les territoires, m&#234;me pour les comp&#233;tences transf&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la cr&#233;ation des conseillers territoriaux, &#233;lus sur la base de nouveaux cantons (qui plus est au scrutin uninominal &#224;... un tour ! -r&#233;forme &#224; but politicien s'il en est, visant &#224; favoriser les partis install&#233;s et d'abord l'UMP) pour si&#233;ger &#224; la fois au d&#233;partement et &#224; la R&#233;gion, conjugu&#233;e &#224; l'inadmissible suppression de la clause de comp&#233;tence g&#233;n&#233;rale pour les R&#233;gions, elle conduira &#224; un v&#233;ritable retour en arri&#232;re, en ramenant celles-ci &#224; l'&#233;poque des &#171; &#233;tablissements publics r&#233;gionaux &#187; d'avant 1982 dont les membres &#233;taient principalement des &#233;lus d&#233;partementaux et dont la comp&#233;tence &#233;tait sp&#233;cialis&#233;e, refusant de la sorte &#224; la r&#233;gion nouvelle le statut de collectivit&#233; territoriale de plein exercice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, sous couleur de d&#233;centralisation, c'est &#224; une v&#233;ritable recentralisation que l'on va assister &#224; travers la reprise en mains par l'&#201;tat du pouvoir territorial s'op&#233;rant par la refonte de l'organisation, des comp&#233;tences et des moyens financiers des collectivit&#233;s. La question se trouve d&#232;s lors pos&#233;e, avec gravit&#233; : &#171; Que va devenir la d&#233;mocratie territoriale ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Partit Occitan entend donc s'engager -aux c&#244;t&#233;s d'autres forces politiques, en particulier au sein d'Europe &#201;cologie, rassemblement auquel il participe par la f&#233;d&#233;ration R&#233;gions &amp; Peuples Solidaires (R&amp;PS)- pour l'abandon des projets en cours ou annonc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rappelle ses positions en mati&#232;re d'organisation territoriale de la R&#233;publique et les soumet au d&#233;bat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. - Dans le d&#233;bat actuellement ouvert, le PARTIT OCCITAN tient &#224; r&#233;affirmer un certain nombre de principes pour lui fondamentaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1) Toute r&#233;organisation institutionnelle au sein de la R&#233;publique doit imp&#233;rativement &#234;tre con&#231;ue dans l'optique de l'Union europ&#233;enne (UE)&lt;/strong&gt;, laquelle repr&#233;sente aujourd'hui le seul cadre apte &#224; assurer notre avenir individuel et collectif dans un Monde de plus en plus globalis&#233;. Si l'on consid&#232;re, &#224; l'instar du Partit occitan, que la premi&#232;re question politique aujourd'hui est celle de l'approfondissement de l'UE, une nouvelle organisation territoriale ne doit pas avoir pour objectif le renforcement de l'&#201;tat central mais bien son &#233;volution pour une adaptation &#224; cet objectif impliquant non pas la disparition mais le d&#233;passement substantiel des &#201;tats-nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses &#171; R&#233;gions &#187; parmi les &#201;tats de l'UE b&#233;n&#233;ficient de comp&#233;tences qu'elles exercent [cas des R&#233;gions Flandre et Wallonie en Belgique] ou tendent &#224; exercer dans le cadre des Institutions europ&#233;ennes [L&#228;nder en Allemagne ; &#171; Communaut&#233;s autonomes &#187; d'Espagne, Ecosse et Pays de Galles en Grande-Bretagne]. Comparativement et ind&#233;pendamment de leur taille g&#233;ographique, les R&#233;gions de la R&#233;publique constituent des nains politiques et &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans remettre en cause les comp&#233;tences r&#233;galiennes de l'&#201;tat que celui-ci exerce d&#233;sormais de plus en plus au sein de l'UE, et sans aller chercher ailleurs un quelconque mod&#232;le institutionnel, la R&#233;publique fran&#231;aise doit &#233;voluer en se mettant au diapason des autres &#201;tats d'Europe. Toute timidit&#233; dans cette &#233;volution se soldera par la perp&#233;tuation des disparit&#233;s fonctionnelles et substantielles entre les R&#233;gions de France et celles des autres Etats europ&#233;ens, donc par le maintien des in&#233;galit&#233;s &#171; territoriales &#187; et des dysfonctionnements au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2) &#192; l'oppos&#233; d'une pseudo-modernisation, et a fortiori d'une complexification de l'organisation territoriale de la R&#233;publique centralis&#233;e, une refonte en profondeur des Institutions territoriales est aujourd'hui indispensable en France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vers &#171; moins d'&#201;tat &#187; et &#171; plus de R&#233;gion &#187; qu'il convient d'aller d&#233;sormais ; sans que cela conduise en quoi que ce soit &#224; la d&#233;fense et illustration de l'ultralib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; R&#233;gion &#187; appara&#238;t d&#232;s lors comme la collectivit&#233; &#171; centrale &#187; de l'indispensable nouvelle &#233;tape de la d&#233;centralisation. C'est &#224; son adresse que doit se faire l'essentiel des transferts de comp&#233;tences de la part de l'Etat, en application du principe de subsidiarit&#233;. Il est imp&#233;ratif que la reconnaissance constitutionnelle de la R&#233;gion s'accompagne d'une red&#233;finition / simplification des institutions territoriales de la R&#233;publique ; ceci suppose le remplacement progressif du d&#233;partement par des &#171; Pays &#187; correspondant aux structures intercommunales [Communaut&#233;s de communes et Communaut&#233;s d'agglom&#233;ration], la commune restant par ailleurs, par sa proximit&#233;, la cellule de base d'exercice de la citoyennet&#233; d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, les R&#233;gions doivent se voir octroyer, &#224; titre exp&#233;rimental si elles le souhaitent et en fonction de leurs besoins, de leurs sp&#233;cificit&#233;s et de leur identit&#233;, des comp&#233;tences &#233;largies, assorties du droit &#224; l'adaptation l&#233;gislative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert de comp&#233;tences doit s'accompagner du transfert des ressources budg&#233;taires n&#233;cessaires &#224; leur exercice, dans le respect de l'autonomie financi&#232;re des r&#233;gions, ainsi que de la mise en place d'un fonds interr&#233;gional de p&#233;r&#233;quation des ressources permettant de garantir une v&#233;ritable solidarit&#233; entre R&#233;gions riches et R&#233;gions d&#233;favoris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En int&#233;grant les conditions de base d'une v&#233;ritable &#171; R&#233;publique des proximit&#233;s &#187; (parmi lesquelles le non-cumul strict des mandats, l'instauration d'un scrutin &#233;lectoral &#224; la proportionnelle&#8230;), c'est un statut politique &#224; part enti&#232;re qui doit &#234;tre conf&#233;r&#233; aux R&#233;gions au sein de la R&#233;publique aujourd'hui, demain d'une UE plus d&#233;centralis&#233;e, afin qu'elles puissent conduire les politiques adapt&#233;es &#224; leurs territoires, &#224; leurs r&#233;alit&#233;s socio-&#233;conomiques et &#224; leur identit&#233; propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) La prise en consid&#233;ration des particularit&#233;s au sein de la R&#233;publique passe aujourd'hui par la reconnaissance juridique du fait occitan, dans sa globalit&#233; comme dans sa diversit&#233; ; &lt;/strong&gt; autrement dit la prise en compte de l'identit&#233; sp&#233;cifique des territoires et R&#233;gions d'Oc, condition fondamentale du renouveau d'un &#171; Sud &#187; ouvert mais fort de sa sp&#233;cificit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme s'imposera une red&#233;finition des limites territoriales des R&#233;gions occitanes afin que s'exprime pleinement la diversit&#233; de leurs territoires. Le Partit Occitan se prononce pour quatre r&#233;gions, dont les limites pr&#233;cises devront &#234;tre affin&#233;es : Auvergne-Limousin, Aquitaine, Occitanie centrale, Provence-Alpes du sud (Cf. infra II-4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la r&#233;alit&#233; occitane se con&#231;oit aussi aujourd'hui sur le terrain de l'interr&#233;gionalit&#233;, l'ensemble des R&#233;gions d'Oc &#233;tant appel&#233; &#224; devenir, au sein de l'UE, &#224; travers la mise en place d'une &#171; Communaut&#233; occitane &#187;, une v&#233;ritable Euro-R&#233;gion exer&#231;ant les comp&#233;tences n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement &#233;conomique, social, culturel et linguistique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II. - Sur la base de ces principes et dans le cadre du d&#233;bat ouvert, le Partit Occitan met en avant, pour le court terme, les propositions suivantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 / S'agissant de la d&#233;limitation territoriale des R&#233;gions occitanes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la reconfiguration de la R&#233;gion &#171; Rh&#244;ne-Alpes &#187;, en d&#233;bat avec la demande de cr&#233;ation d'une R&#233;gion Savoie (cf. les prises de position de conseillers r&#233;gionaux ou conseillers g&#233;n&#233;raux, &#233;lus de Savoie et Haute-Savoie), les d&#233;partements de l'Ard&#232;che et de la Dr&#244;me se verront proposer le choix entre la cr&#233;ation d'une nouvelle r&#233;gion, d&#233;tach&#233;e de Rh&#244;ne-Alpes, le &#171; Dauphin&#233; occitan / Vivarais &#187;, ou leur &#233;ventuel rattachement aux r&#233;gions actuelles de Languedoc ou de Provence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me la &#171; Charente occitane &#187; (partie occitane du d&#233;partement de la Charente) se verra proposer le rattachement &#224; la R&#233;gion Limousin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es orientales (Catalogne-nord) et la partie basque du d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques seront d&#233;tach&#233;s de leur r&#233;gion actuelle et se verront proposer d'&#234;tre &#233;rig&#233;s en collectivit&#233;s &#224; statut sp&#233;cial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 / Pour ce qui est du transfert de comp&#233;tences aux R&#233;gions&lt;/strong&gt;, le Partit Occitan formule les propositions suivantes, relativement &#224; la fois aux domaines (a) et &#224; la nature des comp&#233;tences (b) transf&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a.- Les transferts de comp&#233;tences concerneront dans l'imm&#233;diat les domaines suivants :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'am&#233;nagement du territoire et les voies de communication ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la mise en &#339;uvre de la politique de d&#233;veloppement agricole ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; l'adaptation r&#233;gionale des principes du droit de l'urbanisme ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la politique du tourisme ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la gestion directe des fonds structurels europ&#233;ens ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la politique de la langue et de la culture occitanes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; en mati&#232;re d'&#233;ducation : la participation &#224; la d&#233;finition des programmes (enseignement de l'occitan, histoire r&#233;gionale&#8230;), le recrutement et la gestion des personnels (leur statut actuel &#233;tant par ailleurs maintenu) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; en mati&#232;re audiovisuelle, la cr&#233;ation et la gestion de &#171; Cha&#238;nes R&#233;gionales/interr&#233;gionales &#187; charg&#233;es de la mise en &#339;uvre de la politique de d&#233;veloppement de la langue et de la culture occitanes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;b.- Dans ces diff&#233;rents domaines, les R&#233;gions b&#233;n&#233;ficieront, dans l'imm&#233;diat, de comp&#233;tences de niveau r&#233;glementaire au moins (allant jusqu'&#224; l'adoption de &#171; r&#232;glements autonomes &#187; au sens de l'article 37 de la Constitution).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3) Le transfert des ressources financi&#232;res aux R&#233;gions&lt;/strong&gt; se fera pour l'essentiel par la cr&#233;ation d'un imp&#244;t additionnel r&#233;gional (l'Etat diminuant en cons&#233;quence sa propre part) sur les contributions fiscales suivantes : T.V.A., I.R.P.P (imp&#244;t sur le revenu), T.I.P.P.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agissant de la &#171; contribution climat &#233;nergie &#187;, dont la &#171; taxe carbone &#187; actuelle n'est qu'une p&#226;le pr&#233;figuration, elle doit n&#233;cessairement prendre en compte de la justice sociale mais int&#233;grer aussi la justice territoriale, cette derni&#232;re devant conduire &#224; un reversement partiel de son produit aux r&#233;gions/territoires qui subiront un rench&#233;rissement in&#233;luctable de leurs approvisionnements indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, sera transf&#233;r&#233; &#224; la R&#233;gion la totalit&#233; du patrimoine foncier de l'&#201;tat relevant de son &#171; domaine priv&#233; &#187; (et notamment ses for&#234;ts &#171; domaniales &#187;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4) Pour l'exercice des comp&#233;tences li&#233;es &#224; la langue et &#224; la culture d'Oc&lt;/strong&gt;, il sera cr&#233;&#233; une collectivit&#233; &#224; statut sp&#233;cial : le Conseil Culturel Interr&#233;gional Occitan. Celui-ci int&#233;grera les R&#233;gions et territoires d'Oc : Aquitaine (moins la partie basque des Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques), Auvergne, Languedoc (moins la Catalogne-Nord), Limousin, Midi-Pyr&#233;n&#233;es, Provence ; d&#233;partements de l'Ard&#232;che et de la Dr&#244;me, partie occitane du d&#233;partement de la Charente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cr&#233;ation de cette nouvelle collectivit&#233; &#224; comp&#233;tence culturelle se con&#231;oit dans le prolongement des diff&#233;rentes mesures ci-dessus propos&#233;es mais peut &#234;tre envisag&#233;e ind&#233;pendamment de tout autre modification du statut et des limites territoriales des r&#233;gions actuelles. Elle peut parfaitement &#234;tre cr&#233;&#233;e en l'&#233;tat du droit actuel, soit par le biais d'un &#171; syndicat mixte &#187; entre les r&#233;gions et autres collectivit&#233;s locales (article L 5721-1 &amp; suivants du code g&#233;n&#233;ral des collectivit&#233;s territoriales) qui le souhaiteront, soit par le biais d'un &#171; &#233;tablissement culturel de coop&#233;ration culturelle &#187; (art. L 1431-1 &amp; suiv. CGCT.) int&#233;grant l'&#201;tat, &#224; c&#244;t&#233; des collectivit&#233;s territoriales, dans la d&#233;finition et le financement de la politique linguistique et culturelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour ce qui est de la r&#233;forme de la taxe professionnelle, il ne saurait &#234;tre accept&#233;e qu'elle se solde par une pure et simple diminution des ressources des collectivit&#233;s territoriales ni par un transfert de la charge fiscale sur les m&#233;nages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;forme des collectivit&#233;s locales : entre &#233;lectoralisme et recentralisation</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/La-reforme-des-collectivites</link>
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		<dc:date>2010-10-21T11:25:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bertrand RULLIER, Karine MARTIN</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ces textes sont extr&#234;mement importants pour la d&#233;mocratie en France. Cette r&#233;forme, si elle est adopt&#233;e, modifiera en profondeur les &#233;quilibres territoriaux, sans pour autant apporter d'instruments nouveaux pour renforcer l'efficacit&#233; de leur action, et ce, au moment m&#234;me o&#249; les collectivit&#233;s locales sont fortement sollicit&#233;es comme amortisseurs des effets de la crise pour am&#233;liorer la vie quotidienne des Fran&#231;ais et agir &#224; tous les niveaux pour le d&#233;veloppement des territoires. La cr&#233;ation (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-numero-147-2010-01-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 147 &#8212; 2010/01&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-France-+" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces textes sont extr&#234;mement importants pour la d&#233;mocratie en France. Cette r&#233;forme, si elle est adopt&#233;e, modifiera en profondeur les &#233;quilibres territoriaux, sans pour autant apporter d'instruments nouveaux pour renforcer l'efficacit&#233; de leur action, et ce, au moment m&#234;me o&#249; les collectivit&#233;s locales sont fortement sollicit&#233;es comme amortisseurs des effets de la crise pour am&#233;liorer la vie quotidienne des Fran&#231;ais et agir &#224; tous les niveaux pour le d&#233;veloppement des territoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cr&#233;ation des conseillers territoriaux est le principal objectif de la r&#233;forme. Au pr&#233;texte de r&#233;duire le nombre d'&#233;lus locaux, cette mesure ne parvient pas &#224; masquer le but r&#233;el de cette &#171; r&#233;forme &#187; : regagner du terrain sur la gauche lors des prochains scrutins locaux. Elle institutionnalise un cumul des mandats d&#233;raisonnable ; elle rend plus opaque la prise de d&#233;cision politique. Le dispositif propos&#233; par le Gouvernement, notamment en ce qui concerne le mode de scrutin mixte, nouveaut&#233; absolue en France, reste extr&#234;mement obscur. Du reste, la constitutionnalit&#233; de cette invention reste &#224; v&#233;rifier et le Gouvernement serait bien inspir&#233; de communiquer dans le d&#233;bat parlementaire, comme il est libre de le faire, l'avis que le Conseil d'Etat a rendu sur le projet : la libre administration du d&#233;partement d'une part, de la r&#233;gion d'autre part, est clairement en cause alors qu'il s'agit d'un principe constitutionnel encore renforc&#233; par la r&#233;vision constitutionnelle de 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par del&#224; ce premier volet, le projet de loi de r&#233;forme des collectivit&#233;s territoriales, en retrait par rapport aux discours tr&#232;s volontaristes du chef de l'Etat de l'automne dernier, reporte &#224; un texte ult&#233;rieur le r&#232;glement de la question de la clarification des comp&#233;tences, alors m&#234;me que le Gouvernement multiplie les effets d'annonce sur la suppression de la clause g&#233;n&#233;rale de comp&#233;tence, cens&#233;e conduire &#224; une simplification du paysage institutionnel. Ainsi, le Gouvernement laisse-t-il de c&#244;t&#233; les vrais sujets qui devront n&#233;cessairement &#234;tre trait&#233;s au profit d'une op&#233;ration politique qui doit &#234;tre combattue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux autres volets de la r&#233;forme territoriale soulignent, par ailleurs, l'inspiration tr&#232;s recentralisatrice de la r&#233;forme propos&#233;e par le gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le volet fiscal, et, notamment les mesures relatives &#224; la suppression de la taxe professionnelle, port&#233;es par le projet de loi de finances initiale pour 2010 marquent la volont&#233; du gouvernement d'affaiblir durablement les contre-pouvoirs locaux (de gauche comme de droite) en les asphyxiant financi&#232;rement et en recentralisant la prise de d&#233;cision financi&#232;re &#224; Bercy ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le projet de loi sur le Grand Paris enfin ach&#232;ve de marquer cette volont&#233; de l'Etat de reprendre la main sur l'am&#233;nagement et la gouvernance du territoire francilien. Il confie &#224; un nouvel &#233;tablissement public majoritairement contr&#244;l&#233; par l'Etat, la Soci&#233;t&#233; du Grand Paris, la r&#233;alisation d'un m&#233;tro automatique permettant, en principe, de mieux mailler le territoire francilien ou de relier entre eux certains p&#244;les, ainsi que l'am&#233;nagement des quartiers entourant les futures stations. Les &#233;lus franciliens, pourtant d&#233;sign&#233;s par le suffrage universel, perdent ici une comp&#233;tence importante pour la coh&#233;rence du d&#233;veloppement du territoire francilien.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;A rebours d'un mouvement continu qui, depuis 1982, vise &#224; accro&#238;tre la d&#233;centralisation pour une meilleure efficacit&#233; des services publics, exerc&#233;s &#224; un niveau plus proche des usagers, cette r&#233;forme marque une r&#233;elle volont&#233; de recentralisation du pouvoir : il s'agit, au final, d'une r&#233;forme d&#233;pourvue de toute ambition r&#233;formatrice r&#233;elle, qui vise uniquement &#224; affaiblir durablement non seulement la gauche, mais &#233;galement, plus largement, l'ensemble des pouvoirs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;par&#233;e dans l'opacit&#233; la plus compl&#232;te soit par Bercy (taxe professionnelle), soit par le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur sans jamais associer les &#233;lus locaux, leurs associations et le public, malgr&#233; les assurances sur la &#171; recherche du consensus &#187; et la &#171; n&#233;cessaire concertation &#187; (Mich&#232;le Alliot-Marie, alors Ministre de l'Int&#233;rieur, Le Monde, 26 mars 2009), cette r&#233;forme se r&#233;sumera &#224; une piteuse nouvelle man&#339;uvre &#233;lectorale, apr&#232;s un red&#233;coupage contestable des circonscriptions l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Bertrand RULLIER et Karine MARTIN&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.tnova.fr/note/la-r-forme-des-collectivit-s-locales-entre-lectoralisme-et-recentralisation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Responsables du dossier de TERRA NOVA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux premiers paragraphes, n'ayant plus d'actualit&#233; apr&#232;s les &#233;lections r&#233;gionales ont &#233;t&#233; retir&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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