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	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
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		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
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		<title>Un si&#232;cle court, pour l'Union europ&#233;enne aussi</title>
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		<dc:date>2016-04-16T14:32:37Z</dc:date>
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		<dc:creator>Guido Montani</dc:creator>



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&lt;p&gt;Par Guido Montani, vice-pr&#233;sident honoraire de l'UEF Europe &lt;br class='autobr' /&gt; Certaines co&#239;ncidences m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es pour leur valeur symbolique. En d&#233;cembre 1991, dans la for&#234;t de Belovezh, pr&#232;s de Minsk, les pr&#233;sidents des trois r&#233;publiques de Russie, d'Ukraine et de Bi&#233;lorussie, d&#233;cr&#233;taient la dissolution de l'URSS, alors qu'&#224; Maastricht commen&#231;ait le Conseil europ&#233;en qui allait approuver le Trait&#233; d'Union europ&#233;enne. Il s'agit en apparence de deux d&#233;cisions oppos&#233;es, l'une concernant la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-171-Mars-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 171 - Mars 2016&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Par Guido Montani, vice-pr&#233;sident honoraire de l'UEF Europe&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines co&#239;ncidences m&#233;ritent d'&#234;tre rappel&#233;es pour leur valeur symbolique. En d&#233;cembre 1991, dans la for&#234;t de Belovezh, pr&#232;s de Minsk, les pr&#233;sidents des trois r&#233;publiques de Russie, d'Ukraine et de Bi&#233;lorussie, d&#233;cr&#233;taient la dissolution de l'URSS, alors qu'&#224; Maastricht commen&#231;ait le Conseil europ&#233;en qui allait approuver le Trait&#233; d'Union europ&#233;enne. Il s'agit en apparence de deux d&#233;cisions oppos&#233;es, l'une concernant la division, l'autre l'unit&#233;. Elles ont toutefois &#233;t&#233; engendr&#233;es par un m&#234;me syst&#232;me tectonique. Les bouleversements de l'histoire sont lents &#224; se manifester &#224; la surface. Il pourrait se produire que les forces qui ont renvers&#233; l'Union sovitique, menacent aujourd'hui l'Union europ&#233;enne. En substance, je voudrais soutenir ici que la renaissance du nationalisme qui a accompagn&#233; la r&#233;volte contre le communisme, a eu un r&#244;le important dans le processus de d&#233;sagr&#233;gation de l'Union sovi&#233;tique et que l'Union europ&#233;enne risque de subir le m&#234;me sort si elle n'a pas la force de r&#233;agir. La d&#233;sagr&#233;gation des Etats et des unions d'Etats ne prend par surprise que ceux qui ne savent pas entrevoir les forces profondes qui en minent l'existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union europ&#233;enne est d&#233;j&#224; entr&#233;e dans une phase dangereuse qui pourrait d&#233;g&#233;n&#233;rer. La crise financi&#232;re internationale de 2008 a &#233;t&#233; affront&#233;e avec des mesures timides et inad&#233;quates qui ont provoqu&#233; des tensions continues entre les pays membres et &#224; la fin, une confrontation frontale entre les d&#233;biteurs et les cr&#233;diteurs. Juncker, le Pr&#233;sident de la Commission, a admis que, durant la crise grecque, &#034;l'Europe a &#233;t&#233; tr&#232;s proche de l'abime et c'est seulement quand nous nous sommes trouv&#233;s au bord du pr&#233;cipice que nous avons r&#233;ussi &#224; faire marche arri&#232;re&#034;. La Haute Repr&#233;sentante pour la politique ext&#233;rieure, Mogherini, a affirm&#233; que &#034;le risque de d&#233;sint&#233;gration existe. C'est un risque qui s'est manifest&#233; avec la Gr&#232;ce. Je suis convaincue que le Grexit aurait sign&#233; le d&#233;but de la fin du projet europ&#233;en&#034;. Ce danger mortel n'a toutefois pas convaincu les leaders europ&#233;ens de changer de cap. Les divergences actuelles sur la politique de l'immigration le d&#233;montrent, avec la fracture entre ceux qui souhaitent conserver et renforcer Schengen et ceux qui veulent retourner aux fronti&#232;res nationales. La menace d'un Brexit est une autre &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s sur la survie de l'Union. L'incapacit&#233; de l'Union d'affronter les d&#233;fis de politique ext&#233;rieure est en outre &#233;vidente : l'&#233;largissement &#224; l'Est de l'OTAN a provoqu&#233; la r&#233;action in&#233;vitable de la Russie et la crise de l'Ukraine ; la n&#233;gligence de l'Union envers la M&#233;diterran&#233;e et l'Afrique a cr&#233;&#233; un vide de pouvoir au Moyen-Orient qui a &#233;t&#233; habilement exploit&#233; par des groupes terroristes pseudo-islamiques pour la cr&#233;ation d'un Etat terroriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ins&#233;curit&#233; engendr&#233;e par le manque de politiques europ&#233;ennes efficaces se traduit par une m&#233;fiance croissante des citoyens envers les partis europ&#233;istes traditionnels qui perdent leurs voix par rapport aux forces populistes et nationalistes. Le langage utilis&#233; par le Ministre de la Justice polonais, Zbigniew Ziobro, envers la Commission europ&#233;enne qui avait os&#233; critiquer les r&#233;formes r&#233;centes de la Cour constitutionnelle polonaise, est r&#233;v&#233;lateur de la d&#233;g&#233;n&#233;rescence des rapports internes &#224; l'Union. &#034;Nous sommes un Etat souverain -a affirm&#233; Ziobro-, je ne pense pas qu'un corps &#233;tranger puisse nous imposer quelque chose parce que cela serait contraire &#224; notre sentiment d'orgueil national&#034;. Si la Commission europ&#233;enne est un corps &#233;tranger, pourquoi la Pologne continue-t-elle &#224; faire partie de l'UE ? On respire une atmosph&#232;re tout aussi nationaliste en Hongrie, en R&#233;publique tch&#232;que, en Hollande, en France, au Danemark, en Finlande et, m&#234;me si c'est en des termes diff&#233;rents, en Grande Bretagne, en Italie et en Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Naturellement, il y a d'autres forces politiques qui travaillent &#224; la relance du processus d'unification. Toutefois, quasiment toutes attendent l'ann&#233;e fatidique 2017, quand les &#233;lections fran&#231;aises et allemandes se tiendront. On esp&#232;re alors un net changement de cap : mais quel sera-t-il ? Le 18 d&#233;cembre, Juncker a d&#233;clar&#233; : &#034;Pour 2016, je ne me fais aucune illusion, elle ressemblera comme une goutte d'eau &#224; 2015, les crises qui existent resteront et on en verra d'autres.&#034; On ne peut donc pas sous-estimer que le Front National gagne les &#233;lections pr&#233;sidentielles en France. Pour l'instant, tous esp&#232;rent que les socialistes et les r&#233;publicains gagneront suffisamment de voix. Toutefois, si les gouvernements nationaux europ&#233;ens continuent, par leurs divisions, &#224; alimenter le m&#233;contentement populaire, il est possible que Marine Le Pen devienne la pr&#233;sidente fran&#231;aise et qu'elle maintienne ce qu'elle a promis : faire sortir la France de l'Union europ&#233;enne. L'art. 50 du Trait&#233; de Lisbonne (sur le droit de retrait) lui ouvre la voie. A ce propos, en Allemagne, les forces &#233;conomiques et financi&#232;res, soutenues par ceux qui sont favorables &#224; une gouvernance allemande de l'Union, pourraient prendre le dessus en imposant la cr&#233;ation du &#034;noyau dur&#034; (Kerneuropa) tant souhait&#233; par la Bundesbank et le Ministre des finances Sch&#228;uble : une Eurozone des pays vertueux, ceux qui durant la crise de la dette publique &#233;taient class&#233;s comme &#034;pays exc&#233;dentaires&#034;, en mesure d'adopter le mod&#232;le de d&#233;veloppement allemand. Les pays m&#233;diterran&#233;ens seraient laiss&#233;s &#224; leur sort. Au fond, ils ont &#233;t&#233; avis&#233;s plusieurs fois que leur d&#233;ficit budg&#233;taire et leurs dettes excessives ne sont pas compatibles avec une Union mon&#233;taire &#034;saine&#034;. Ainsi, sans d&#233;faire les institutions europ&#233;ennes, l'Union et le continent tout entier s'orienteraient vers un destin que les p&#232;res fondateurs n'avaient certainement pas imagin&#233;, ni voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux tendances de la politique mondiale conduisent l'Union vers le goufre. La perestro&#239;ka de Gorbatchev incluait un aspect international crucial : le d&#233;sarmement nucl&#233;aire et conventionnel entre les USA et l'URSS et la construction d'un ordre pacifique mondial &#224; travers une r&#233;forme radicale de l'ONU. Pour ce qui concerne ses aspects int&#233;rieurs, le processus de d&#233;mocratisation du communisme a grosso modo r&#233;ussi (sauf que la d&#233;mocratie en Russie et dans les autres ex-r&#233;publiques sovi&#233;tiques est chancelante) tandis que le projet de garder l'Union sovi&#233;tique unie &#224; travers sa transformation en f&#233;d&#233;ration, a &#233;chou&#233;. Reste le fait que l'&#233;croulement de l'URSS et de son empire europ&#233;en a cr&#233;&#233; une vague nationaliste dangereuse pour l'Europe et pour le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe, le nationalisme ethnique barbare, dans l'ex-Yougoslavie, a cr&#233;&#233; une infinit&#233; de luttes et de destructions. L'&#233;largissement de l'Union a seulement att&#233;nu&#233; le processus de nationalisation de la politique. Les pays de l'Est europ&#233;en ne sont certainement pas entr&#233;s dans l'Union pour construire la F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne : leurs int&#233;r&#234;ts primaires ont &#233;t&#233; la s&#233;curit&#233; militaire, garantie par l'OTAN, et la conversion au capitalisme de leurs &#233;conomies inefficaces. Une fois l'ivresse id&#233;ologique initiale dissip&#233;e, apr&#232;s la chute du Mur de Berlin -que certains ont salu&#233;e comme l'aube d'une nouvelle &#232;re de paix et de prosp&#233;rit&#233;, sous l'aile protectrice des Etats-Unis-, la r&#233;alit&#233; s'est av&#233;r&#233;e bien diff&#233;rente. Aujourd'hui, nous assistons au d&#233;clin de l'ex-superpuissance occidentale, &#224; la renaissance de la comp&#233;tition entre &#034;grandes puissances&#034; dans la politique mondiale et &#224; la d&#233;sorientation des leaders mondiaux face aux urgences globales les plus dramatiques, comme le d&#233;sastre &#233;cologique et environnemental imminent. On invoque &#224; pleine voix la coop&#233;ration internationale. Tous feignent de se conformer &#224; cet imp&#233;ratif moral pour tranquilliser les populations mais ensuite les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et corporatistes imposent des choix nationalistes &#224; courte vue. Ceux qui proposent de r&#233;former l'ONU, pour garantir des pouvoirs suffisants pour la d&#233;fense des droits humains fondamentaux, pour la paix et le d&#233;veloppement durable de l'humanit&#233; risquent de se faire moquer d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde tendance, qui se combine dangereusement avec la premi&#232;re, c'est la globalisation. Le processus de la mondialisation comporte des aspects positifs, si elle est bien g&#233;r&#233;e, puisqu'elle int&#232;gre les peuples nationaux dans une civilisation cosmopolite commune, mais aussi des aspects n&#233;gatifs si l'interd&#233;pendance entre les peuples cr&#233;e des tensions et des fermetures. Le nationalisme moderne, &#224; la diff&#233;rence de celui du XIX&#176; si&#232;cle, est particuli&#232;rement insidieux parce qu'il favorise majoritairement la d&#233;sagr&#233;gation plut&#244;t que l'int&#233;gration entre les peuples. Dans la phase d'industrialisation du XIX&#176;, le nationalisme a favoris&#233;, non seulement l'int&#233;gration entre les citoyens nationaux et la d&#233;mocratie, mais aussi les unifications des Etats, comme ce fut le cas pour l'Italie et l'Allemagne. Aujourd'hui, le nationalisme ethnique est facilement exploit&#233; par des groupes de pouvoir, pour diviser les Etats en fomentant la haine et le terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes puissances mondiales -les Etats Unis, la Russie, l'Inde, le Br&#233;sil- ont naturellement grand int&#233;r&#234;t &#224; soutenir le processus de la globalisation. Par exemple, Poutine, successeur direct du national-populiste Eltsine, tente de reconstruire, avec le projet d'union eurasiatique, ce que Eltsine a d&#233;truit. La Chine a ripost&#233; &#224; la TransPacific Partnership des USA, par le projet ambitieux d'investissements de la &#034;Route de la soie&#034;, pour unir l'Europe &#224; l'Asie. Cependant, m&#234;me les puissances mondiales n'ont plus les armes id&#233;ologiques suffisantes pour s'opposer aux forces protectionnistes internes, mises &#224; mal par l'ouverture au march&#233; mondial et &#224; celles qui combattent l'unit&#233; de l'Etat. C'est ainsi qu'aux Etats Unis, un candidat &#224; la pr&#233;sidence gagne des voix en proposant la fermeture des fronti&#232;res &#224; l'immigration de citoyens de religion islamique et la construction de murs protecteurs contre l'invasion par l'Am&#233;rique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Europe, la m&#234;me tendance se manifeste, non seulement dans les partis qui demandent la protection nationale, mais aussi entre les populations des r&#233;gions les plus riches -comme la Catalogne, les Flandres, l'Ecosse- favorables &#224; la s&#233;cession. Le dogme du principe de l'autod&#233;termination nationale est invoqu&#233; par des communaut&#233;s plus petites, comme les cit&#233;s-Etats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type d'&#233;go&#239;sme national-ethnique est difficile &#224; contrecarrer parce que la globalisation mal gouvern&#233;e engendre une distribution des ressources &#233;conomiques mondiales cahotique et m&#234;me inique. Cependant le rem&#232;de ne consiste pas &#224; &#233;lever des barri&#232;res de protection -comme le proposent malheureusement aussi certains prix Nobel comme Krugman et Stiglitz- mais &#224; promouvoir une s&#233;rieuse r&#233;forme des institutions internationales : une union mon&#233;taire et &#233;conomique mondiale qui ait comme objectifs prioritaires le d&#233;veloppement durable et la lutte contre la pauvret&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; L'Union europ&#233;enne peut-elle inverser la tendance &#224; sa d&#233;sagr&#233;gation ? La r&#233;ponse est oui si ceux qui ont le pouvoir de le faire n'attendent pas passivement 2017 : il pourrait &#234;tre trop tard. Les partis oppos&#233;s &#224; la r&#233;forme f&#233;d&#233;rale de l'Union pourraient se renforcer et imposer le primat de l'axe Conseil/Commission au d&#233;triment de l'axe Commission/Parlement europ&#233;en, point d'appui pour amorcer une authentique d&#233;mocratie europ&#233;enne. En derni&#232;re instance, une r&#233;forme d&#233;mocratique de l'Union requiert l'approbation d'une constitution f&#233;d&#233;rale pour s&#233;parer d&#233;finitivement le destin de l'Union des choix des gouvernements nationaux Il faut emp&#234;cher qu'un seul gouvernement national puisse provoquer la dissolution de l'Union. Le fait qu'aujourd'hui tous attendent de 2017 le miracle r&#233;formateur, est le sympt&#244;me de l'acceptation passive de la supr&#233;matie nationale sur le destin de l'Union. Les d&#233;tenteurs du pouvoir de r&#233;former l'Union -la Commission et le Parlement europ&#233;en en premier lieu- doivent trouver le courage de sortir &#224; d&#233;couvert pour convaincre les citoyens que le partage de la souverainet&#233; nationale au niveau europ&#233;en, pour certaines fonctions cruciales comme la fiscalit&#233; et la s&#233;curit&#233;, est le seul moyen de restituer aux citoyens leur pouvoir &#034;souverain&#034; de d&#233;cider de leur propre avenir, en Europe et dans le monde. La construction d'un gouvernement d&#233;mocratique europ&#233;en est impossible sans l'implication active des citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte pour la construction d'une Europe d&#233;mocratique a un aspect culturel important qui ne pourra se manifester pleinement que dans le long terme. Les leaders favorables &#224; la F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne devront convaincre les membres et les sympathisants de leurs partis que le projet europ&#233;en requiert le d&#233;passement de l'ancienne id&#233;ologie internationaliste qui emprisonne la pens&#233;e politique lib&#233;rale, socialiste et d&#233;mocratique dans les fronti&#232;res nationales &#233;touffantes. La guerre froide est heureusement finie ; mais la guerre froide a aussi &#233;t&#233; combattue, malgr&#233; les nombreuses hypocrisies des superpuissances, au nom des id&#233;aux politiques universels, pour d&#233;fendre et affirmer la d&#233;mocratie et le socialisme &#224; l'&#233;chelle mondiale. Aujourd'hui, pratiquement personne ne se fait promoteur d'une pens&#233;e politique et d'un projet capables, au-del&#224; des divisions nationales, de montrer du doigt les premi&#232;res formes embryonnaires d'un gouvernement des grandes urgences mondiales. L'ordre de la guerre froide s'est transform&#233; en d&#233;sordre et personne ne propose une alternative. L'Union europ&#233;enne r&#233;ussira &#224; se transformer en une f&#233;d&#233;ration supranationale, si ceux qui la soutiennent r&#233;ussissent &#224; montrer que les valeurs constitutives de la civilisation -d'une civilisation cosmopolite et non du seul Occident- peuvent unir tous les peuples du monde, aujourd'hui victimes d'un ordre mondial injuste et violent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduit de l'italien par Jean-Luc Prevel - Lyon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Un accord en trompe l'&#339;il</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Un-accord-en-trompe-l-oeil</link>
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		<dc:date>2016-04-11T13:33:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Gouzy</dc:creator>


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;fugi&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment s'efforcer, en quelques lignes, de clarifier ce qui appara&#238;t pour tout un chacun n&#233;buleux ? Desvagues de r&#233;fugi&#233;s depuis des mois, ont fui le grand Orient en guerre via la Turquie, traversant l'imp&#233;tueuse mer Eg&#233;e sur des barcasses de fortune, pour gagner les &#238;les grecques &#224; leurs risques et p&#233;rils, amplifiant ainsi un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; observ&#233; en M&#233;diterran&#233;e centrale &#224; l'approche des rives italiennes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Que penser, par ailleurs, de l'accord euro-turc conclu &#224; Bruxelles le 17 mars (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-171-Mars-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 171 - Mars 2016&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Refugies-+" rel="tag"&gt;R&#233;fugi&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment s'efforcer, en quelques lignes, de clarifier ce qui appara&#238;t pour tout un chacun n&#233;buleux ? Desvagues de r&#233;fugi&#233;s depuis des mois, ont fui le grand Orient en guerre via la Turquie, traversant l'imp&#233;tueuse mer Eg&#233;e sur des barcasses de fortune, pour gagner les &#238;les grecques &#224; leurs risques et p&#233;rils, amplifiant ainsi un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; observ&#233; en M&#233;diterran&#233;e centrale &#224; l'approche des rives italiennes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que penser, par ailleurs, de l'accord euro-turc conclu &#224; Bruxelles le 17 mars dernier pour tenter de tarir ce flux et si possible de provoquer des reflux d'amplitude ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Plus de 2 millions de r&#233;fugi&#233;s, dont pr&#232;s de la moiti&#233; de Syriens &#171; campaient &#187; en Turquie, toujours plus nombreux depuis des ann&#233;es. Erdogan, fra&#238;chement r&#233;&#233;lusouhaitait qu'ils &#171; d&#233;campent &#187;. Finalement, il s'est content&#233; de &#171; laisser filer &#187; vers l'Europe, tous ceux d'entre eux qui ne sachant o&#249; aller, d&#233;siraient y &#171; refaire leur vie &#187;. On les a donc vus serpenter longuement dans les montagnes balkaniques en qu&#234;te des riches &#171; terres promises &#187; : l'Autriche ; l'Allemagne surtout ; mais aussi la Su&#232;de qui les accueillirent d'abord de grand c&#339;ur. Angela Merkel leur a litt&#233;ralement ouvert les bras. Fille d'un pasteur protestant, &#171; Mutti &#187; qui avait v&#233;cuses jeunes ann&#233;es et les suivantes en Allemagne de l'Est mur&#233;e par les Sovi&#233;tiques, ne tenait pas &#224; voir son pays aujourd'hui &#233;panoui au c&#339;ur d'une Union europ&#233;enne (UE) en paix se transformer peu ou prou en une sorte de &#171; bunker &#187;. Au surplus, l'Allemagne n'a plus qu'un ch&#244;mage r&#233;siduel et veut continuer &#224; cr&#233;er des emplois, malgr&#233; une courbe d&#233;mographique d&#233;clinante. M&#234;me si la masse des nouveaux venus ne cessait d'augmenter, la chanceli&#232;re r&#233;p&#233;tait l'ann&#233;e derni&#232;re pour rassurer ses compatriotes : &#171; Nous y arriverons &#187;. Les pays danubiens et balkaniques, membres de l'UE, qui n'ont pas voulu la suivre sur un terrain devenu trop mouvant, faisaient donc bande &#224; part, fermant leurs fronti&#232;res et dans plusieurs cas, &#233;difiant, des cl&#244;tures au sein de l'espace de Schengen. A Bruxelles, Jean-Claude Juncker, gardien du temple europ&#233;en, ne cessait de mettre en cause les &#171; solos nationaux &#187; et tentait, en vain, de mettre en &#339;uvre son planeurop&#233;en de &#171; relocalisation &#187; par quotas des r&#233;fugi&#233;s, sans vraiment y parvenir autrement qu'au compte-goutte.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Devant ce fiasco, Angela d&#233;cida de &#171; tourner casaque &#187; en privil&#233;giant une n&#233;gociation avec les &#233;missaires d'Erdogan. Courant f&#233;vrier 2016, elle est parvenue &#224; arracher un &#171; Sommet &#187; euro-turc (les m&#233;chantes langues diront &#171; germano-turc &#187;) qui s'est tenu le 7 mars suivant, apr&#232;s une soir&#233;e bruxelloise o&#249; Ahmet Duvatoglu, homologue turc de la Chanceli&#232;re, a pu r&#233;gler en t&#234;te &#224; t&#234;te avec elle les questions qui f&#226;chaient encore. Il ne restait plus au Conseil europ&#233;en, r&#233;uni dix jours plus tard qu'&#224; ent&#233;riner, avec quelques modifications &#224; la marge, le troc diplomatique dont Berlin et Ankara avaient pris l'initiative. A savoir : un r&#233;fugi&#233; syrien sera, &#224; partir du 20 mars 2016, accueilli en Gr&#232;ce de mani&#232;re l&#233;gale en &#233;change d'un demandeur d'asile syrien en situation irr&#233;guli&#232;re qui sera renvoy&#233; en Turquie. Ceci dans la limite actuelle de 72000 personnes. Pour ce faire, la Gr&#232;ce s'est engag&#233;e, en l'occurrence, &#224; reconna&#238;tre la Turquie comme un &#171; pays s&#251;r &#187;, alors que dans les faits, ce n'est pas vraiment le cas sous le r&#232;gne plus qu'autoritaire d'Erdogan.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie, les &#171; 28 &#187; se sont engag&#233;s &#224; ouvrir &#224; la n&#233;gociation un chapitre du projet de trait&#233; d'adh&#233;sion turc &#224; l'UE en abordant la question des &#171; dispositions budg&#233;taires &#187; ;&#224; verser 3 nouveaux milliards d'euros au gouvernement d'Ankara (pour l'aide que la Turquie assume &#224; l'&#233;gard des r&#233;fugi&#233;s dont elle a la charge, et qui s'ajoute aux 3 milliards d'euros dont le versement a &#233;t&#233; promis &#224; Ankara pr&#233;c&#233;demment) ; enfin, &#224; anticiper au mois de juin prochain la lev&#233;e du r&#233;gime des visas pour les ressortissants turcs venant dans l'UE, sous r&#233;serve d'un chapelet de 72 conditions &#233;dict&#233;es par la Commission de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En admettant que le flux des r&#233;fugi&#233;s &#171; irr&#233;guliers &#187; finisse en vertu du m&#233;canisme con&#231;u par le tandem Merkel-Duvatoglu par s'imposer &#8211; ce qui, pour l'heure est loin d'&#234;tre acquis &#8211; plusieurs questions essentielles ouvertes par cette crise restent ouvertes,&#224; commencer par celles du statut et du sort des 1.200.000 r&#233;fugi&#233;s d&#233;j&#224; en Europe avant le 20 mars dernier ; celle d'un dispositif analogue pour les migrants venus du Maghreb et du Sahel, via la M&#233;diterran&#233;e centrale, pour atteindre Lampedusa ou la Sicile ; celle &#233;galement , d'un statut de Schengen renforc&#233; pour pr&#233;server la libre-circulation des Europ&#233;ens ; celle, non moins fondamentale, d'une politique f&#233;d&#233;rale europ&#233;enne du droit d'asile et des migrations dot&#233;e de moyens ad&#233;quats, tout en sachant d&#232;s maintenant que la fin des luttes arm&#233;es est la condition sine qua non pour mettre un v&#233;ritable terme aux flux migratoires aliment&#233;s par les guerres de Syrie et d'Irak, et que l'Europe invert&#233;br&#233;e dont nous sommes dot&#233;s, continuera &#224; zigzaguer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La crise des Etats nationaux europ&#233;ens nourrit la crise de la d&#233;mocratie et du processus d'int&#233;gration europ&#233;enne</title>
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		<dc:subject>edito</dc:subject>

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&lt;p&gt;Nous voulons pour commencer cet &#233;ditorial citer quelques lignes publi&#233;es dans notre revue en 1975 (cf. &#171; Il y a 30 ans nous avons publi&#233;&#8230; &#187;) qui s'appliquent avec encore plus d'acuit&#233; qu'alors &#224; plusieurs des th&#232;mes d&#233;velopp&#233;s dans ce num&#233;ro (terrorisme, libre circulation et politique migratoire&#8230;). &#171; La crise historique des Etats europ&#233;ens&#8230; devient de jour en jour plus &#233;vidente. Les Etats nationaux sont devenus inutiles&#8230; Si l'Etat ne peut plus remplir ses devoirs fondamentaux (avant tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-edito-+" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous voulons pour commencer cet &#233;ditorial citer quelques lignes publi&#233;es dans notre revue en 1975 (cf. &#171; Il y a 30 ans nous avons publi&#233;&#8230; &#187;) qui s'appliquent avec encore plus d'acuit&#233; qu'alors &#224; plusieurs des th&#232;mes d&#233;velopp&#233;s dans ce num&#233;ro (terrorisme, libre circulation et politique migratoire&#8230;). &#171; La crise historique des Etats europ&#233;ens&#8230; devient de jour en jour plus &#233;vidente. Les Etats nationaux sont devenus inutiles&#8230; Si l'Etat ne peut plus remplir ses devoirs fondamentaux (avant tout celui d'assurer l'ind&#233;pendance des citoyens et de d&#233;fendre leurs conqu&#234;tes sociales) il n'y a plus aucune raison de le servir &#187;. Quarante ans plus tard, cette situation perdure. Les Etats nationaux europ&#233;ens, et les classes politiques nationales, largement discr&#233;dit&#233;s par leur impuissance continuent &#224; s'accrocher au souvenir de leurs grandeurs pass&#233;es et se refusent &#224; accomplir le pas d&#233;cisif vers la F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne par des abandons de souverainet&#233; et la mise en place d'une nouvelle souverainet&#233; commune partag&#233;e et d&#233;mocratiquement contr&#244;l&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Devant un tel constat d'&#233;chec, dont les &#171; profiteurs de la souverainet&#233; nationale &#187; villipend&#233;s par Altiero Spinelli sont les principaux responsables, comment ne pas comprendre le d&#233;sespoir et le sentiment d'abandon de larges couches des populations vivant en Europe, qu'elles soient autochtones ou immigr&#233;es, qui les pousse dans les bras des populistes et/ou des islamistes ? R&#233;p&#233;tons le, le meilleur terreau du fascisme, qu'il soit religeux ou la&#239;c, c'est la crise de l'Etat national et le meilleur antidote serait la construction, enfin, du rempart f&#233;d&#233;ral de la d&#233;mocratie europ&#233;enne !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pour une politique migratoire humaine et ambitieuse de l'Union europ&#233;enne (UE)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour aux fronti&#232;res europ&#233;ennes et en M&#233;diterran&#233;e des innocents meurent en tentant d'atteindre l'UE pour fuir les guerres, la barbarie, la pauvret&#233;&#8230; et, ils l'esp&#232;rent, pour trouver un avenir meilleur. Devant cette situation les f&#233;d&#233;ralistes doivent se faire les avocats d'une Europe g&#233;n&#233;reuse et aux portes ouvertes, d'une Europe capable de garantir aux migrants un acc&#232;s s&#251;r et l&#233;gal sans les contraindre &#224; risquer leurs vies en engraissant de nouveaux n&#233;griers. Il est clair que l'Europe intergouvernementale n'apporte que des r&#233;ponses inad&#233;quates et qu'elle est incapable de mettre en place une politique europ&#233;enne commune et ambitieuse de l'immigration, celle dont, continent viellissant, l'Europe a du reste besoin. L&#224; encore, la r&#233;ponse c'est plus et mieux d'Europe. Bref, l&#224; encore, la r&#233;ponse c'est la F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat les f&#233;d&#233;ralistes ne peuvent se contenter de soutenir les propositions de la Commission europ&#233;enne en vue d'un corps de garde-c&#244;tes europ&#233;ens ou d'une r&#233;forme du droit d'asile. Ils doivent au contraire d&#233;noncer &#171; l'accord entre l'UE et la Turquie &#187; et demander sa suspension imm&#233;diate tant que les doutes exprim&#233;s sur sa l&#233;galit&#233; par le Haut Repr&#233;sentant des Nations unies pour les r&#233;fugi&#233;s n'auront pas &#233;t&#233; lev&#233;s et que de nombreux doutes existeront sur la possibilit&#233; d'accorder (sans rire !) &#224; la Turquie des statuts comme ceux &#171; pays de premier asile &#187; ou de &#171; pays tiers s&#251;r &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;d&#233;choses&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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