<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
	<link>https://www.pressefederaliste.eu/</link>
	<description>Presse f&#233;d&#233;raliste diffuse des publications relatives au f&#233;d&#233;ralisme europ&#233;en et mondial.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressefederaliste.eu/spip.php?id_rubrique=60&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse f&#233;d&#233;raliste</title>
		<url>https://www.pressefederaliste.eu/local/cache-vignettes/L144xH24/logo-site-121f6.png?1729034532</url>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/</link>
		<height>24</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>F&#233;d&#233;raliser les partis politiques d'Europe Vers un seul parti pour chaque famille politique </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Federaliser-les-partis-politiques-d-Europe-Vers-un-seul-parti-pour-chaque</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Federaliser-les-partis-politiques-d-Europe-Vers-un-seul-parti-pour-chaque</guid>
		<dc:date>2016-07-07T08:35:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pierre Jouvenat</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lection europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les partis politiques ont un r&#244;le central &#224; jouer dans l'animation d'un espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration et de participation politiques. La construction europ&#233;enne n&#233;cessite donc des partis politiques transnationaux capables de mobiliser l'opinion publique sur les enjeux europ&#233;ens, favorisant ainsi la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Dans la perspective d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'instauration progressive d'un syst&#232;me partisan transnational, compos&#233; de partis eux-m&#234;mes organis&#233;s selon (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Election-europeenne-+" rel="tag"&gt;&#201;lection europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les partis politiques ont un r&#244;le central &#224; jouer dans l'animation d'un espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration et de participation politiques. La construction europ&#233;enne n&#233;cessite donc des partis politiques transnationaux capables de mobiliser l'opinion publique sur les enjeux europ&#233;ens, favorisant ainsi la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Dans la perspective d'une Europe f&#233;d&#233;rale, l'instauration progressive d'un syst&#232;me partisan transnational, compos&#233; de partis eux-m&#234;mes organis&#233;s selon une structure f&#233;d&#233;rale, et au sein duquel existe une comp&#233;tition pour participer &#224; des &#233;lections et influer sur les orientations politiques de l'Union, est le pendant indispensable &#224; la r&#233;forme des institutions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tat des lieux &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, seuls le milieu associatif et quelques think tanks occupent l'espace citoyen de d&#233;lib&#233;ration politique au niveau europ&#233;en. Les partis politiques y sont absents, alors que ce sont eux qui d&#233;tiennent la cl&#233; des &#233;lections europ&#233;ennes. Les partis nationaux traitent des questions europ&#233;ennes &#224; travers le prisme des politiques nationales. Ils ne sont pas incit&#233;s &#224; donner une dimension europ&#233;enne &#224; leur action car les d&#233;cisions politiques sur les questions de port&#233;e europ&#233;enne ne sont pas effectivement prises au niveau europ&#233;en. Les actuels &#171; partis politiques au niveau europ&#233;en &#187; (selon la terminologie officielle, ci-apr&#232;s d&#233;nomm&#233;s &#171; partis europ&#233;ens &#187;) demeurent des conglom&#233;rats des partis nationaux. Leur structure est par nature conf&#233;d&#233;rale. Ils s'int&#232;grent dans la logique intergouvernementale de l'UE : organisation de r&#233;unions des d&#233;cideurs de leur famille politique en amont des sommets europ&#233;ens et des r&#233;unions du Conseil de l'UE ; coordination et planification de l'action de leurs membres au sein des institutions et des organisations p&#233;riph&#233;riques de l'UE ; &#233;change d'informations ; organisation de congr&#232;s au cours desquels sont adopt&#233;s, par consensus donc selon le plus petit d&#233;nominateur commun, manifestes et programmes &#233;lectoraux. Les partis europ&#233;ens sont donc dans une logique plus institutionnelle que militante. L&#224; aussi, il y a actuellement peu d'incitation au changement. L'UE n'est pas vraiment politis&#233;e selon le clivage gauche/droite. Les diff&#233;rentes formations du Conseil ne r&#233;sultent pas d'un processus &#233;lectoral. Il n'y a pas de pouvoir &#224; conqu&#233;rir. S'agissant de l'attribution des postes cl&#233;s au sein des institutions europ&#233;ennes, ce sont plut&#244;t les partis nationaux qui exercent une r&#233;elle influence. Ce n'est que r&#233;cemment, avec le processus des Spitzenkandidaten, que les partis europ&#233;ens sont devenus des acteurs de l'&#233;lection au Parlement europ&#233;en et que la Commission pourrait devenir l'expression d'une majorit&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partis politiques sont actuellement li&#233;s &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne par un syst&#232;me assez complexe et peu visible d'affiliations. Une forte dilution id&#233;ologique a r&#233;sult&#233; des vagues successives d'&#233;largissement de l'UE. Il existe maintenant de grandes divergences de th&#232;ses, y compris parmi les membres d'un m&#234;me parti europ&#233;en : quoi de commun entre Les R&#233;publicains en France, Forza Italia, la CDU allemande, voire le parti de Viktor Orb&#225;n, pourtant tous affili&#233;s au Parti populaire europ&#233;en (PPE). Il existe dans la plupart des pays un grand nombre de partis, deux ou m&#234;me trois d'entre eux, concurrents au plan national, pouvant cependant &#234;tre affili&#233;s au m&#234;me parti europ&#233;en. Il est difficile dans ces conditions d'avoir un d&#233;bat structur&#233; sur les enjeux europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment cela doit-il &#233;voluer ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est un lieu commun de dire qu'il faut &#224; la fois &#171; europ&#233;aniser &#187; les partis nationaux et renforcer les &#171; partis europ&#233;ens &#187;, ces derniers devant devenir des organisations militantes. Ce faisant, cependant, il existe une f&#226;cheuse tendance &#224; faire une distinction claire entre les deux cat&#233;gories de partis, voire m&#234;me &#224; les opposer, alors que l'int&#233;gration europ&#233;enne et les enjeux transnationaux qui en d&#233;coulent supposent des partis transnationaux o&#249; la distinction entre partis nationaux et europ&#233;ens s'estompe au fil du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En particulier, lorsqu'on se r&#233;f&#232;re aux &#171; partis europ&#233;ens &#187;, tels qu'ils existent actuellement, on insinue &#224; tort qu'ils devraient exister par eux-m&#234;mes. Ainsi en est-il, par exemple, lorsqu'on sugg&#232;re que ces partis doivent s'&#233;manciper de la tutelle de leurs membres institutionnels &#8211; les partis nationaux - pour devenir des partis &#224; part enti&#232;re, notamment en &#233;largissant leur base. Attention au sens des mots : &#171; A part enti&#232;re &#187; ne doit pas signifier distinct, ind&#233;pendant &#8230; Cela peut &#233;ventuellement sugg&#233;rer qu'ils doivent devenir des partis de plein exercice, soit de v&#233;ritables laboratoire d'id&#233;es avec une force militante. Mais il serait plus appropri&#233; de dire qu'ils doivent devenir l'organe supranational d'un parti pour traiter des d&#233;fis supranationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, il faut &#234;tre prudent lorsqu'on &#233;voque leur &#171; r&#244;le sp&#233;cifique &#187;. L'article 10, para. 4 du Trait&#233; stipule : &#171; Les partis politiques au niveau europ&#233;en contribuent &#224; la formation de la conscience europ&#233;enne et &#224; l'expression de la volont&#233; des citoyens de l'Union &#187;. Par extension, on admet g&#233;n&#233;ralement que les &#171; partis europ&#233;ens &#187; doivent assurer un lien direct entre les citoyens europ&#233;ens et les diverses formes d'expression de la d&#233;mocratie au niveau europ&#233;en ; stimuler la mobilisation citoyenne sur les questions europ&#233;ennes ; et plus g&#233;n&#233;ralement cr&#233;er une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne. Or, force est de constater que cette mission n'incombe pas exclusivement, voire m&#234;me pas principalement, au niveau europ&#233;en des partis. De fait, dans la configuration actuelle de l'organisation des partis, les partis nationaux sont les mieux plac&#233;s pour donner une assise de repr&#233;sentativit&#233; locale et citoyenne &#224; l'Europe. Dans un processus &#233;lectoral, la proximit&#233; id&#233;ologique avec l'&#233;lectorat local est d&#233;terminante pour les succ&#232;s &#233;lectoraux des diff&#233;rents partis. Quel que soit le degr&#233; d'int&#233;gration de l'UE, les l&#233;gitimes identit&#233;s territoriales et sociales subsisteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci soul&#232;ve in&#233;vitablement la question &#233;pineuse du statut de membre individuel des &#171; partis europ&#233;ens &#187;. L&#224; aussi, il n'est pas vraiment appropri&#233; de pr&#244;ner un tel statut au seul pr&#233;texte que ces partis doivent &#233;largir leur base d&#233;mocratique, au-del&#224; de leurs membres institutionnels, les partis nationaux. C'est un risque suppl&#233;mentaire d'opposer deux cat&#233;gories de partis. Ce statut n'est justifiable que temporairement, dans la situation actuelle o&#249; les partis nationaux font l'impasse des questions europ&#233;ennes dans le d&#233;bat politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse &#224; ces ambigu&#239;t&#233;s, dans le long terme, doit &#234;tre trouv&#233;e dans la cr&#233;ation de f&#233;d&#233;rations partisanes transnationales, selon le mod&#232;le des principaux partis politiques dans des Etats f&#233;d&#233;raux tels que L'Allemagne (CDU. SPD &#8230;), la Suisse (PLR, UDC, PS &#8230;) ou les &#201;tatsUnis (partis r&#233;publicain et d&#233;mocrate), qui sont pr&#233;sents et identifi&#233;s tels quels &#224; tous les niveaux territoriaux de la f&#233;d&#233;ration. Bien s&#251;r, cela est rendu difficile par le caract&#232;re sui generis de la construction europ&#233;enne. Une clarification des id&#233;ologies en pr&#233;sence est n&#233;cessaire. Les partis politiques, aujourd'hui tr&#232;s divers et disparates, doivent affiner leurs propositions id&#233;ologiques, et en particulier se positionner sur l'avenir de l'Europe. On peut supposer que ceci se produira in&#233;vitablement si l'UE &#233;volue vers &#171; une Union toujours plus &#233;troite &#187;. Dans la perspective ultime d'une Europe f&#233;d&#233;rale, des partis transnationaux fonctionneront eux aussi selon les principes du f&#233;d&#233;ralisme, tout simplement parce que niveau d&#233;cisionnel et niveau d'action des partis vont de pair. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette logique, le renforcement des partis europ&#233;ens actuels est un point de d&#233;part important et n&#233;cessaire. Ce n'est pas, cependant, une fin en soi. Il s'agit avant tout, s'agissant tant des incitations l&#233;gislatives que des initiatives des partis eux-m&#234;mes, de mettre l'accent sur le d&#233;veloppement de synergies entre les divers partis de chaque famille politique. Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en en sont le meilleur exemple (voir ci-apr&#232;s). Mais il y a de nombreuses autres occasions d'interactions entre partis nationaux et europ&#233;ens, et entre partis nationaux fr&#232;res, susceptibles de favoriser les convergences &#224; l'&#233;chelle transnationale et, par suite, la cr&#233;ation de partis transnationaux : groupes de travail th&#233;matiques pour d&#233;finir des politiques communes ; soutien mutuel lors de scrutins nationaux ; campagnes communes sur des questions paneurop&#233;ennes, etc. Il convient ainsi de d&#233;velopper des synergies tant verticalement qu'horizontalement. Dans une saine vision du f&#233;d&#233;ralisme, les p&#233;rim&#232;tres sont &#224; la fois juxtapos&#233;s et superpos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour parachever le processus, les partis transnationaux devront s'int&#233;grer dans un syst&#232;me partisan transnational, au sein duquel ils interagiront de mani&#232;re comp&#233;titive pour exercer leur influence sur les d&#233;cisions de port&#233;e europ&#233;enne, et pour le contr&#244;le des instances ex&#233;cutives en particulier. Le sujet a fait l'objet de nombreuses &#233;tudes (Mair, Bardi, Hix, Bartolini &#8230;) et d'une grande controverse quant &#224; la nature et aux conditions de fonctionnement d'un tel syst&#232;me. Pour r&#233;sumer, on renvoie ici &#224; un rapport de l'Observatoire des partis politiques de l'Institut universitaire europ&#233;en (How to create a transnational party system - 2010), qui conclut qu'un v&#233;ritable syst&#232;me partisan transnational requiert davantage que la simple existence de partis transnationaux. Il doit exister &#233;galement, au niveau europ&#233;en, un cadre g&#233;n&#233;ral et des structures au sein desquels peut s'exercer une comp&#233;tition politique. Ce cadre n'existe aujourd'hui qu'&#224; l'&#233;tat embryonnaire. Ainsi, le probl&#232;me est de nature institutionnelle plut&#244;t que politique, et un v&#233;ritable syst&#232;me partisan transnational ne peut &#234;tre raisonnablement envisag&#233; que dans le contexte d'une Europe f&#233;d&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'organisation f&#233;d&#233;rale d'un parti : de quoi s'agit -il ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une configuration f&#233;d&#233;rale, chacune des principales formations politiques est repr&#233;sent&#233;e &#224; chacun des niveaux territoriaux &#8211; f&#233;d&#233;ral, r&#233;gional, cantonal, municipal (avec des exceptions possibles aux niveaux inf&#233;rieurs) &#8211; par un &#233;ventail complet d'organes repr&#233;sentatifs, bureaux, budgets et &#233;quipes dirigeantes. Les d&#233;cisions concernant la f&#233;d&#233;ration &#224; son plus haut niveau sont prises par les instances f&#233;d&#233;rales (assembl&#233;e des d&#233;l&#233;gu&#233;s, comit&#233; ex&#233;cutif, conf&#233;rence des pr&#233;sidents &#8230;), dont les membres sont &#233;lus d&#233;mocratiquement par la base du parti. Le vote majoritaire est de r&#232;gle. Ces d&#233;cisions s'imposent aux instances des niveaux inf&#233;rieurs, qui sont charg&#233;es de leur mise en &#339;uvre. Les instances inf&#233;rieures sont par ailleurs totalement comp&#233;tentes pour traiter des questions relevant exclusivement de la sph&#232;re r&#233;gionale ou locale au sein de l'&#201;tat f&#233;d&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections aux institutions f&#233;d&#233;rales sont une occasion, parmi d'autres, d'agir collectivement. Les instances f&#233;d&#233;rales du parti adoptent un programme commun et une strat&#233;gie de campagne. Puis les campagnes &#233;lectorales sont men&#233;es au sein des diverses circonscriptions par les instances locales concern&#233;es. Ces campagnes peuvent diff&#233;rer d'une r&#233;gion &#224; l'autre, en termes de visibilit&#233; et d'ordre de priorit&#233; des th&#232;mes, selon les sensibilit&#233;s locales, mais elles ne sont en principe pas en contradiction avec la ligne g&#233;n&#233;rale d&#233;finie au niveau f&#233;d&#233;ral. Les candidats sont investis au niveau des circonscriptions, &#233;ventuellement en consultation (le plus souvent de mani&#232;re informelle) avec les instances f&#233;d&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le militantisme s'exerce normalement au niveau local, ce qui n'exclut pas le d&#233;bat sur les enjeux plus larges. Les &lt;br class='autobr' /&gt;
questions de port&#233;e f&#233;d&#233;rale peuvent faire l'objet de forums de discussion, consultations ad hoc de la base du parti, &#233;lections internes, etc., dans un esprit d'interaction permanente entre militants et organes ex&#233;cutifs aux diff&#233;rents niveaux de la f&#233;d&#233;ration partisane. L'adh&#233;sion &#224; une section locale du parti conf&#232;re au militant, ipso facto, le statut de membre du parti sans &#233;gard &#224; sa couverture g&#233;ographique. La distinction entre membres institutionnels et membres individuels n'est plus de mise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une chance &#224; saisir : les &#233;lections europ&#233;ennes &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections au Parlement europ&#233;en n'ont pas r&#233;ussi jusqu'&#224; pr&#233;sent &#224; &#233;tablir un &#171; lien &#233;lectoral &#187; entre citoyens europ&#233;ens et les politiques au niveau europ&#233;en. Les campagnes &#233;lectorales demeurent tr&#232;s centr&#233;es sur des consid&#233;rations nationales. Dans ce contexte, les milieux pro-europ&#233;ens consid&#232;rent g&#233;n&#233;ralement que seules des listes transnationales peuvent europ&#233;aniser ces &#233;lections. Cependant, la proposition &#8211; qui pr&#233;voit que l'&#233;lecteur dispose d'une seconde voix pour une liste pan-europ&#233;enne en plus de son vote pour la liste r&#233;gionale ou nationale &#8211; fait perdurer la distinction entre partis nationaux et europ&#233;ens, voire m&#234;me les oppose. Qui plus est, elle comporte un risque de mauvaise interpr&#233;tation du scrutin par l'&#233;lecteur, qui pourrait penser voter &#171; europ&#233;en &#187; avec la liste transnationale seulement, et &#171; national &#187; pour la tr&#232;s grande majorit&#233; des si&#232;ges attribu&#233;s &#224; partir des listes nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on consid&#232;re par ailleurs que cette proposition n'a gu&#232;re de chance d'&#234;tre accept&#233;e par les Etats membres, soucieux de conserver leurs pr&#233;rogatives dans le processus &#233;lectoral ainsi que leurs quotas au Parlement europ&#233;en, il est n&#233;cessaire de r&#233;fl&#233;chir &#224; d'autres moyens de rendre ces &#233;lections plus europ&#233;ennes. Ici aussi, il s'agit de privil&#233;gier les mesures visant plut&#244;t &#224; unir les partis de la m&#234;me famille politique pour qu'ils v&#233;hiculent ensemble, aupr&#232;s de l'&#233;lectorat, un message et un projet europ&#233;ens : propagande &#233;lectorale centr&#233;e sur les questions europ&#233;ennes et le manifeste europ&#233;en ; forte visibilit&#233; des partis europ&#233;ens - notamment des Spitzenkandidaten &#8211; dans les supports de propagande, les m&#233;dias et, autant que possible, lors des d&#233;bats publics ; et au final noms et logos, c&#244;te &#224; c&#244;te, des partis nationaux europ&#233;ens sur les bulletins de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cela s'av&#232;re insuffisant pour que l'&#233;lecteur comprenne enfin que l'enjeu des &#233;lections europ&#233;ennes n'est pas le maintien ou le renvoi du gouvernement national en place, une bonne alternative aux listes transnationales pourrait consister &#8211; bien que temporairement tant que partis nationaux et europ&#233;ens sont per&#231;us comme des entit&#233;s distinctes &#8211; &#224; attribuer directement la totalit&#233; des votes aux partis europ&#233;ens, les listes &#233;lectorales demeurant cependant &#233;tablies au niveau des circonscriptions locales. Le citoyen allemand, par exemple, votant dans sa circonscription PPE et non CDU. Effet psychologique garanti. Dans ce contexte, des campagnes pan-europ&#233;ennes sont con&#231;ues et coordonn&#233;es par les partis europ&#233;ens, mais conduites de mani&#232;re d&#233;centralis&#233;e conjointement avec leurs contreparties nationales. C'est une excellente fa&#231;on de promouvoir de v&#233;ritables campagnes transnationales et des programmes de niveau europ&#233;en &#8211; le principal objectif des listes transnationales &#8211; avec l'avantage que ceci s'applique &#224; tous les si&#232;ges du Parlement, tout en pr&#233;servant les circonscriptions locales et donc les quotas nationaux. De surcro&#238;t, d'autres objectifs sont atteints, tels qu'une l&#233;gitimit&#233; accrue du Parlement europ&#233;en, le maintien de son homog&#233;n&#233;it&#233;, et la prise en compte des consid&#233;rations d'accountability des d&#233;put&#233;s. Les aspects pratiques et formels de cette proc&#233;dure ont &#233;t&#233; analys&#233;s dans la proposition dite de &#171; double proportionnalit&#233; &#187; pour l'attribution des si&#232;ges (pays et partis) formul&#233;e par les professeurs Oelbermann et Pukelsheim.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Maintenir le cap sur le long terme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre des propositions habituellement avanc&#233;es pour stimuler le d&#233;bat public europ&#233;en sont en fait des mesures transitoires devant servir d'aiguillon aux acteurs politiques, en particulier les partis nationaux. L'europ&#233;anisation de ces partis est la toute premi&#232;re des priorit&#233;s. Similairement, les efforts parall&#232;les envers des &#171; partis europ&#233;ens &#187; de plein exercice sont louables. Le statut de membre individuel des partis europ&#233;ens actuels reste enti&#232;rement justifi&#233; tant que ces partis n'ont pas d'assise dans l'&#233;lectorat des &#201;tats membres. Il est cependant essentiel de ne pas compromettre l'objectif &#224; plus long &lt;br class='autobr' /&gt;
terme, celui de la cr&#233;ation d'un espace politique pour les questions europ&#233;ennes et d'une d&#233;mocratie europ&#233;enne active par l'action des partis politiques &#224; tous les niveaux, ce qui requiert des partis transnationaux. Toutes les initiatives doivent tendre vers cet objectif, et surtout ne pas le desservir en prenant le risque de diviser davantage les &#233;chelons existants des partis, par exemple avec le syst&#232;me &#224; deux voix qui r&#233;sulterait d'une circonscription unique additionnelle pour les &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision de l'&#233;volution des partis est-elle r&#233;aliste ? Certains &#233;voqueront la crise de l&#233;gitimit&#233; des partis politiques et l'inopportunit&#233; de transposer au niveau europ&#233;en ce qui ne fonctionne pas au niveau national. D'o&#249; la cr&#233;ation de nouveaux partis politiques et le foisonnement de divers mouvements citoyens, tous ayant pour but de parler davantage d'Europe, ou de le faire diff&#233;remment. Dans le long terme cependant, on ne pourra pas cr&#233;er une soci&#233;t&#233; civile europ&#233;enne, qui ne soit pas que marginale, sans une transformation des grands partis politiques traditionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pierre Jouvenat Membre du Comit&#233; directeur de l'UEF Rh&#244;ne-Alpes - 74&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;forme de la loi &#233;lectorale de l'Union europ&#233;enne Vers un March&#233; politique unique </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Reforme-de-la-loi-electorale-de-l-Union-europeenne-Vers-un-Marche-politique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Reforme-de-la-loi-electorale-de-l-Union-europeenne-Vers-un-Marche-politique</guid>
		<dc:date>2016-07-07T08:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo Leinen</dc:creator>


		<dc:subject>Parlement europ&#233;en</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans deux articles pr&#233;c&#233;dents, intitul&#233;s &#171; Europe's Road to Democracy &#187; (The Federalist Debate 3/2014) et &#171; The European Electoral System &#8211; The Weak Link of Supranational Democracy &#187; (The Federalist Debate 1/2015), j'affirmais que le nouveau modus operandi pour l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, avec des candidats chefs de file d&#233;sign&#233;s par les partis politiques europ&#233;ens, a repr&#233;sent&#233; un pas important vers la d&#233;mocratie supranationale en Europe, qui doit &#234;tre renforc&#233; par (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Parlement-europeen-+" rel="tag"&gt;Parlement europ&#233;en&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans deux articles pr&#233;c&#233;dents, intitul&#233;s &lt;i&gt;&#171; Europe's Road to Democracy &#187;&lt;/i&gt; (The Federalist Debate 3/2014) et &lt;i&gt;&#171; The European Electoral System &#8211; The Weak Link of Supranational Democracy &#187;&lt;/i&gt; (The Federalist Debate 1/2015), j'affirmais que le nouveau modus operandi pour l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, avec des candidats chefs de file d&#233;sign&#233;s par les partis politiques europ&#233;ens, a repr&#233;sent&#233; un pas important vers la d&#233;mocratie supranationale en Europe, qui doit &#234;tre renforc&#233; par une r&#233;forme du syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en. C'est pourquoi j'ai appel&#233; le Parlement europ&#233;en &#224; user de son droit d&#233;coulant de l'art. 223 du Treaty on the Functionning of the European Union (TFEU) pour initier une r&#233;vision de l'Acte &#233;lectoral europ&#233;en de 1976. La Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) a &#233;t&#233; saisie de cette proposition et a d&#233;sign&#233; sa pr&#233;sidente, Danuta H&#252;bner, et moi-m&#234;me, comme co-rapporteurs pour l'&#233;laboration d'une proposition de r&#233;forme de la loi &#233;lectorale europ&#233;enne. Apr&#232;s des mois de travail et de d&#233;bats intenses, nous avons soumis &#224; la fin juin 2015 un projet de rapport, actuellement en cours d'examen en commission, et qui devrait &#234;tre approuv&#233; en s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re &#224; la fin d'octobre d&#233;j&#224;, afin d'engager rapidement les n&#233;gociations avec le Conseil (R&#233;daction : un point de situation figure &#224; la suite de l'article). Dans le pr&#233;sent article, je voudrais pr&#233;senter les principales innovations propos&#233;es dans notre rapport.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une approche en deux temps &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je suis profond&#233;ment convaincu que nous avons besoin d'un syst&#232;me int&#233;gr&#233; de partis politiques au niveau europ&#233;en pour favoriser v&#233;ritablement un d&#233;bat sur les politiques europ&#233;ennes, qui ne soit pas ax&#233; sur les politiques et les personnalit&#233;s nationales. Ainsi, l'instauration de listes transnationales &#233;tablies par les partis politiques europ&#233;ens demeure l'objectif ultime. Cependant, il convenait de tenir compte des r&#233;alit&#233;s politiques et du caract&#232;re d&#233;licat de la proc&#233;dure de r&#233;forme de la loi &#233;lectorale, davantage apparent&#233;e &#224; une r&#233;vision des Trait&#233;s qu'&#224; la proc&#233;dure l&#233;gislative ordinaire. Le Conseil doit approuver &#224; l'unanimit&#233; les propositions du Parlement europ&#233;en, et tous les &#201;tats membres doivent ratifier la d&#233;cision conform&#233;ment &#224; leurs r&#232;gles constitutionnelles respectives. Nous avons donc opt&#233; pour une approche en deux temps, commen&#231;ant par faire des propositions qui sont aussi ambitieuses que possible, mais aussi pragmatiques que n&#233;cessaire pour obtenir des premi&#232;res am&#233;liorations en vue des &#233;lections europ&#233;ennes de 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est malheureusement vrai que les liens entre les partis nationaux et les partis politiques europ&#233;ens auxquels ils sont affili&#233;s ont &#233;t&#233; par le pass&#233; insuffisamment expliqu&#233;s aux &#233;lecteurs, et qu'ils demeurent peu apparents. Le but de l'actuelle proposition de r&#233;forme est de rem&#233;dier &#224; cette lacune en donnant aux partis politiques europ&#233;ens davantage de visibilit&#233; dans les campagnes &#233;lectorales. Ceci devrait constituer une &#233;tape interm&#233;diaire vers l'instauration de listes transnationales, ces derni&#232;res devant permettre aux partis politiques europ&#233;ens d'entrer directement en comp&#233;tition pour des si&#232;ges au Parlement europ&#233;ens. Dans un rapport s&#233;par&#233; en cours de pr&#233;paration &#224; la Commission des affaires constitutionnelles, d&#233;finissant la position du Parlement europ&#233;en sur le futur d&#233;veloppement institutionnel de l'UE et une r&#233;forme des Trait&#233;s, nous ferons des propositions plus substantielles pour un &#171; syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en &#187; qui devrait enfin mettre la proc&#233;dure des &#233;lections europ&#233;ennes en conformit&#233; avec le caract&#232;re supranational du Parlement europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire conna&#238;tre les partis politiques europ&#233;ens &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre proposition vise aussi &#224; franchir un pas suppl&#233;mentaire suite &#224; l'initiative fructueuse des partis politiques europ&#233;ens de d&#233;signer, lors des &#233;lections de 2014, des candidats chefs de file, &#233;tablissant ainsi un lien entre les &#233;lections europ&#233;ennes et l'&#233;lection du pr&#233;sident de la Commission, et permettant aux citoyens d'exercer directement une influence sur la s&#233;lection du dirigeant de l'ex&#233;cutif de l'UE. &lt;br class='autobr' /&gt;
En premier lieu, nous voulons pr&#233;server cette pratique pour 2019 et exclure la possibilit&#233; pour le Conseil europ&#233;en de revenir aux temps ant&#233;rieurs &#224; Lisbonne, o&#249; le choix du pr&#233;sident de la Commission r&#233;sultait d'arrangements conclus en coulisse par les chefs d'&#201;tat et de gouvernement. La d&#233;signation de candidats chefs de file par les partis politiques europ&#233;ens sera une disposition contraignante dans l'Acte &#233;lectoral europ&#233;en, avec pour ce faire un d&#233;lai de douze semaines avant les &#233;lections. Ceci devrait non seulement consolider la proc&#233;dure, mais aussi, pour la toute premi&#232;re fois, accorder aux partis politiques europ&#233;ens, de par la loi europ&#233;enne, un r&#244;le formel lors des &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous proposons des mesures pour faire conna&#238;tre aux &#233;lecteurs l'affiliation des partis nationaux aux partis europ&#233;ens, ainsi que les candidats chefs de file de ces derniers. Lors des &#233;lections europ&#233;ennes de 2014, beaucoup de citoyens ne savaient pas comment soutenir un candidat particulier &#224; la pr&#233;sidence de la Commission. Alors que Martin Schulz &#233;tait candidat pour le Parti socialiste europ&#233;en (PSE) et Jean-Claude Juncker pour le Parti populaire europ&#233;en (PPE), les noms et logos de ces partis n'&#233;taient visibles ni dans le mat&#233;riel de campagne ni sur les bulletins de vote. La raison invoqu&#233;e &#224; l'encontre d'une telle visibilit&#233; a toujours &#233;t&#233; que cela pourrait d&#233;router les &#233;lecteurs, qui se trouveraient tout &#224; coup face aux noms et logos des partis politiques europ&#233;ens sans pouvoir voter pour eux. De mon point de vue, ceci est non seulement une &#233;trange fa&#231;on de voir et une sous-estimation m&#233;prisante de l'intelligence des &#233;lecteurs, mais aussi un faux raisonnement. Si on ne veut pas mettre les votants en pr&#233;sence des partis politiques europ&#233;ens sous pr&#233;texte qu'ils ne les connaissent pas, comment donc pourraient-ils les conna&#238;tre ? Si nous voulons s&#233;rieusement encourager une d&#233;mocratie transnationale en Europe, il faut bien commencer quelque part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rapport propose que &#171; les bulletins de vote utilis&#233;s lors des &#233;lections au Parlement europ&#233;en accordent la m&#234;me visibilit&#233; aux noms et logos des partis nationaux qu'&#224; ceux des partis politiques europ&#233;ens auxquels ils sont affili&#233;s, si une telle affiliation existe &#187;. Avec cette formulation, les &#201;tats membres pourront toujours concevoir les bulletins selon leurs traditions nationales. En Finlande et en Su&#232;de, par exemple, les noms des partis ne sont pas, traditionnellement, mentionn&#233;s sur les bulletins de vote, et il n'y a aucune raison de changer cette pratique. En revanche, dans les &#201;tats membres qui mentionnent les partis nationaux, le nom du parti politique europ&#233;en devra appara&#238;tre &#233;galement &#8211; et si le logo figure sur le bulletin, ceci doit s'appliquer &#233;galement &#224; celui du parti politique europ&#233;en. De cette mani&#232;re, les &#233;lecteurs auront pleine conscience de voter &#224; la fois pour un parti national et pour le parti politique europ&#233;en, ainsi que pour le candidat chef de file qu'ils soutiennent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que la visibilit&#233; des partis politiques europ&#233;ens sur les bulletins de vote devrait &#234;tre obligatoire, nous recommandons par ailleurs que les partis nationaux euxm&#234;mes commencent enfin &#224; faire r&#233;f&#233;rence &#224; leur affiliation &#224; un parti politique europ&#233;en dans leurs outils de campagne, en particulier les affiches, brochures et spots de t&#233;l&#233;vision et de radio. Les &#201;tat membres sont de surcro&#238;t encourag&#233;s &#224; faciliter la participation des partis politiques europ&#233;ens dans les campagnes &#233;lectorales. Des dispositions l&#233;gales r&#233;gissant les temps d'antenne des partis en comp&#233;tition n'existent pas dans tous les &#201;tats membres, mais si elles existent pour les partis nationaux, elles devraient s'appliquer &#233;galement aux partis europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Davantage de transparence et de d&#233;mocratie &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le renforcement des partis politiques europ&#233;ens est l'id&#233;eforce de notre rapport. Mais nous proposons aussi un certain nombre d'innovations additionnelles destin&#233;es &#224; rendre les &#233;lections europ&#233;ennes plus d&#233;mocratiques et plus transparentes. Une date limite commune pour la finalisation des listes des candidats mettra fin &#224; la pratique de certains &#201;tats membres consistant &#224; d&#233;voiler les candidatures le plus tard possible avant les &#233;lections. Tous les &#233;lecteurs disposeront ainsi du temps n&#233;cessaire pour faire un choix &#233;clair&#233;, et il y aura aussi un point de d&#233;part commun en Europe pour faire campagne. De m&#234;me, les bureaux de vote dans les &#201;tats membres devraient fermer en m&#234;me temps le dimanche soir, cr&#233;ant ainsi un moment paneurop&#233;en pour la publication des premi&#232;res estimations. Par ailleurs, nous proposons que l'&#233;galit&#233; des genres, en tant que valeur fondatrice de l'UE, soit une pr&#233;occupation constante tout au long du processus &#233;lectoral ; que les partis nationaux respectent les proc&#233;dures d&#233;mocratiques et la transparence dans la s&#233;lection de leurs candidats ; et que les citoyens de l'Union aient le droit de voter bien que r&#233;sidant dans un pays tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de cr&#233;er des conditions similaires dans tous les &#201;tats membres, les r&#232;gles relatives aux seuils &#233;lectoraux devraient &#234;tre &#233;galement r&#233;vis&#233;es. Consid&#233;rant qu'actuellement 186 partis nationaux sont repr&#233;sent&#233;s au Parlement europ&#233;en, et que l'immense majorit&#233; des &#201;tats membres ont soit un seuil l&#233;gal entre 3 et 5%, soit un seuil de fait sup&#233;rieur &#224; 3%, nous proposons de formaliser cette pratique pour l'uniformiser &#224; l'&#233;chelle de l'Union. Dans les circonscriptions comptant plus de 26 si&#232;ges, un seuil l&#233;gal de 3 &#224; 5% devrait &#234;tre institu&#233;. Le Trait&#233; de Lisbonne attribuant au Parlement europ&#233;en un r&#244;le accru, son bon fonctionnement et sa capacit&#233; &#224; constituer des majorit&#233;s stables doivent &#234;tre pr&#233;serv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compte tenu de l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233; au cours des pr&#233;c&#233;dentes d&#233;cennies, les &#201;tats membres sont encourag&#233;s &#224; fixer &#224; 16 ans l'&#226;ge minimum des &#233;lecteurs. Les &#233;lections europ&#233;ennes doivent &#234;tre aussi ouvertes que possible, et consid&#233;rant que chacun peut travailler, payer ses imp&#244;ts et accomplir son service militaire d&#232;s l'&#226;ge de 16 ans dans la plupart des &#201;tats membres, nous pensons qu'il est temps de donner la parole &#224; la jeune g&#233;n&#233;ration. De plus, afin de faciliter la participation aux &#233;lections, nous conseillons aux &#201;tats membres de recourir aux nouvelles technologies, et proposons d'introduire le vote &#233;lectronique, assorti de mesures garantissant la fiabilit&#233; des r&#233;sultats, la confidentialit&#233; du vote et la protection des donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Acc&#233;l&#233;rer le programme de r&#233;forme &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, le Conseil a toujours refus&#233; la moindre des propositions de r&#233;forme &#233;lectorale pr&#233;sent&#233;es par le Parlement europ&#233;en, jugeant celles-ci irr&#233;alistes, trop f&#233;d&#233;ralistes ou incompatibles avec les traditions nationales. Notre rapport propose des mesures qui jettent les bases d'une r&#233;forme plus globale du syst&#232;me &#233;lectoral europ&#233;en dans l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, tout ne peut pas &#234;tre r&#233;gi par la loi. Beaucoup de choses d&#233;pendent des partis nationaux, en particulier de leur bonne volont&#233; &#224; associer plus &#233;troitement les partis politiques europ&#233;ens aux campagnes &#233;lectorales, &#224; accepter le r&#244;le de coordination de ces derniers, et &#224; promouvoir ensemble la candidature du chef de file europ&#233;en. La transnationalisation des politiques europ&#233;ennes et l'&#233;mergence d'un syst&#232;me partisan europ&#233;en int&#233;gr&#233; exigent une dynamique nouvelle et davantage d'implication. Si elle est correctement mise en &#339;uvre, cette r&#233;forme pourrait faciliter le processus et constituer les pr&#233;misses d'&#233;lections v&#233;ritablement europ&#233;ennes, qui pourraient alors &#234;tre institu&#233;es lors de la r&#233;forme suivante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jo Leinen D&#233;put&#233; europ&#233;en, membre de la Commission des affaires constitutionnelles (AFCO) et co-rapporteur pour la r&#233;forme de la loi &#233;lectorale de l'UE, Pr&#233;sident du Mouvement Europ&#233;eninternational (MEI) Article publi&#233; en commun avec The Federalist Debate - Turin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit de l'anglais et &#233;dit&#233; par Pierre Jouvenat &#8211; 74&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre utopies et complot</title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Entre-utopies-et-complot</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Entre-utopies-et-complot</guid>
		<dc:date>2016-07-06T07:37:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Theys</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a, chez le penseur belge Philippe Van Parijs, du Janus. Il y a chez lui &#224; la fois l'accoucheur de mondes meilleurs et l'apprenti sorcier dogmatique qui suscite le noir d&#233;sespoir. Voici 500 ans, Thomas More publiait &#224; Louvain son petit livre L'utopie. Pour c&#233;l&#233;brer cet anniversaire, l'Universit&#233; catholique de Louvain (-la-Neuve) a demand&#233; &#224; Philippe Van Parijs de faire de 2016 une &#171; Ann&#233;e d'utopies pour le temps pr&#233;sent &#187;, &#224; savoir d'organiser des &#233;v&#233;nements qui invitent la communaut&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a, chez le penseur belge Philippe Van Parijs, du Janus. Il y a chez lui &#224; la fois l'accoucheur de mondes meilleurs et l'apprenti sorcier dogmatique qui suscite le noir d&#233;sespoir. Voici 500 ans, Thomas More publiait &#224; Louvain son petit livre L'utopie. Pour c&#233;l&#233;brer cet anniversaire, l'Universit&#233; catholique de Louvain (-la-Neuve) a demand&#233; &#224; Philippe Van Parijs de faire de 2016 une &#171; Ann&#233;e d'utopies pour le temps pr&#233;sent &#187;, &#224; savoir d'organiser des &#233;v&#233;nements qui invitent la communaut&#233; universitaire &#224; sortir des sentiers battus. Il lui faut, a-t-il expliqu&#233; dans un entretien accord&#233; &#224; Guy Duplat du quotidien &lt;i&gt;La Libre Belgique&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Libre Belgique du samedi 3 et dimanche 4 octobre 2015, pp. 58/59.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;&#171; oser imaginer un monde meilleur, contribuer &#224; le faire advenir et &#233;quiper nos &#233;tudiants pour qu'ils puissent eux aussi y &#339;uvrer &#187;&lt;/i&gt;. Cette initiative est &#224; saluer, tout comme doit l'&#234;tre la d&#233;signation comme &#171; Monsieur Loyal &#187; de l'&#233;conomiste et philosophe Philippe Van Parijs qui, ainsi que le rappelle le journal, a &#233;t&#233; &#224; l'origine de nombreux combats utopiques ces derni&#232;res ann&#233;es. Nous en retiendrons deux ici, afin de bien faire percevoir les deux faces du Janus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il y a son combat pers&#233;v&#233;rant en faveur de l'allocation universelle, que d'aucuns appellent le revenu de citoyennet&#233;. &lt;i&gt;&#171; Cette id&#233;e m'est venue en 1982 &#187;&lt;/i&gt;, a-t-il d&#233;clar&#233; au journal. Vraiment ? Van Parijs serait-il donc l'inventeur de cette belle utopie, comme &lt;i&gt;La Libre&lt;/i&gt; le laisse &#224; entendre ? Pas du tout ! N'y voyez toutefois pas une intention maligne du professeur de tromper son monde, mais seulement un exemple tr&#232;s parlant de la d&#233;cadence d'une presse &#233;crite (et pas qu'elle, d'ailleurs&#8230;) condamn&#233;e &#224; la superficialit&#233; au nom d'une rentabilit&#233; de plus en plus illusoire. La phrase qui suit imm&#233;diatement en atteste jusqu'&#224; un point qui frise le grotesque puisque Van Parijs discerne la premi&#232;re r&#233;f&#233;rence &#224; l'allocation universelle en Belgique dans un &lt;i&gt;&#171; document non sign&#233;, r&#233;dig&#233; en flamand et confisqu&#233; par la police dans les Marolles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quartier populaire de Bruxelles.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en 1948, quelques jours apr&#232;s l'expulsion de Marx hors de Bruxelles &#187;&lt;/i&gt;. Marx expuls&#233; en 1948, le pauvre : avoir &#224; subir une deuxi&#232;me expulsion cent ans apr&#232;s la premi&#232;re, voil&#224; qui fait beaucoup pour un seul homme&#8230; Non, Philippe Van Parijs est un lettr&#233; qui sait fort bien d'o&#249; vient l'id&#233;e d'allocation universelle, cette utopie n&#233;e lors de la R&#233;volution fran&#231;aise. M&#234;me s'il occulte totalement l'apport d'Alexandre Marc et des personnalistes/f&#233;d&#233;ralistes int&#233;graux de France au cours de l'entre-deux guerres, la conf&#233;rence qu'il a donn&#233;e &#224; Montpellier au d&#233;but de l'ann&#233;e &#8211; et qui est visible int&#233;gralement sur YouTube&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Agora des Savoirs - Philippe Van Parijs - L'allocation universelle, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; du c&#244;t&#233; &#171; Agora des savoirs &#187; &#8211; montre bien l'immense actualit&#233; de cette id&#233;e &#224; l'heure o&#249; le syst&#232;me de la solidarit&#233; fond&#233;e sur le travail arrive &#224; ses limites et o&#249; les r&#233;flexes &#233;go&#239;stes redeviennent une r&#232;gle mortif&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me avec Philippe Van Parijs, c'est qu'il est travaill&#233; par une autre utopie, nettement contestable celle-ci. Dans son entretien avec le journaliste Guy Duplat, il rompt une nouvelle lance, en effet, en faveur de l'&#233;tablissement de l'anglais comme &lt;i&gt;lingua franca&lt;/i&gt;, comme langue commune au sein de l'Union europ&#233;enne (UE). C'est, ass&#232;ne-t-il, une &lt;i&gt;&#171; condition indispensable pour cr&#233;er un d&#233;mos europ&#233;en &#187;&lt;/i&gt;. Comment un homme aussi intelligent peut-il soutenir une th&#232;se pareille ? Il convient d'abord de lui signaler que son id&#233;e pourrait presque appara&#238;tre pittoresque aujourd'hui, alors que les possibilit&#233;s de voir les Britanniques quitter le navire europ&#233;en n'ont jamais &#233;t&#233; aussi grandes. Il resterait bien s&#251;r les Irlandais &#8211; et peut-&#234;tre, un jour ou l'autre, les &#201;cossais &#8211; mais rien, vraiment rien, au strict plan europ&#233;en, ne justifierait que leur idiome soit davantage privil&#233;gi&#233; que le croate, le basque ou le&#8230; n&#233;erlandais ! Il faut ensuite lui rappeler un fait d'histoire. &#201;t&#233; 1952 : la Haute Autorit&#233; &#8211; la Commission d'aujourd'hui &#8211; de la premi&#232;re Communaut&#233; europ&#233;enne, celle du charbon et de l'acier, s'installe &#224; Luxembourg. Son Vice-pr&#233;sident belge, Albert Copp&#233;, un flamand de Bruges &#8211; mais c'&#233;tait un temps o&#249; l'&#233;lite de la partie nord de ce pays parlait parfois beaucoup mieux le fran&#231;ais que certains francophones d'aujourd'hui&#8230; &#8211; adresse sa premi&#232;re note au pr&#233;sident Monnet en n&#233;erlandais. Il revendique ainsi d'embl&#233;e que le n&#233;erlandais devienne, tout comme l'italien, une langue officielle de la Communaut&#233;. Son combat n'a pas &#233;t&#233; vain : sans doute lui doit-on peu ou prou, aujourd'hui, le fait que toutes les langues nationales des Vingt-huit soient reconnues comme langues officielles de l'Union. Ce n'est pas anodin car c'est ce qui diff&#233;rencie radicalement l'UE des organisations internationales. Dans l'Union, un citoyen slov&#232;ne peut s'adresser &#224; une institution europ&#233;enne dans sa langue, et il lui sera obligatoirement r&#233;pondu dans sa langue ! Ce n'est pas le cas dans les organisations internationales classiques, par exemple aux Nations unies o&#249; seules six langues officielles pr&#233;valent. Donc, la citoyennet&#233; europ&#233;enne est sexu&#233;e linguistiquement ; suivre Van Parijs reviendrait &#224; l'&#233;masculer ! Dans l'Union des Vingt-huit, l'anglais est la &lt;i&gt;lingua franca&lt;/i&gt; des &#233;lites politico-administratives. C'est par ce biais linguistique que cette &#233;lite a &#171; appris &#187; &#224; se parler &#8211; se comprendre, c'est autre chose. Dont acte. Mais les citoyens ne sont pas fatalement les &#233;lites et n'ont pas tous vocation &#224; le devenir. L'objectif de Jean Monnet, Van Parijs devrait s'en souvenir, n'&#233;tait pas de coaliser des Etats, mais bien d'unir des peuples. Or, on n'attrape pas plus des mouches avec du vinaigre, la sagesse populaire le dit, qu'on n'attrapera les citoyens avec le seul anglais qui, que Van Parijs le veuille ou non, reste un corps &#233;tranger dans la culture de beaucoup de citoyens europ&#233;ens. &#192; vouloir aveugl&#233;ment l'imposer, les institutions, Commission en t&#234;te, ne commettent pas seulement une erreur coupable par rapport aux vis&#233;es humanistes du projet europ&#233;en, elles commettent une faute ! Van Parijs aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais s'agit-il vraiment d'une erreur coupable et/ou d'une faute ? Ne s'agit-il pas plut&#244;t du fruit d'un complot, en tout cas d'une strat&#233;gie m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie dans le monde anglo-saxon ? Ainsi, certains veulent que Pr&#233;sident am&#233;ricain Eisenhower aurait, dans les ann&#233;es 1950, voulu que la supr&#233;matie politico-&#233;conomique des &#201;tats-Unis dans le monde soit consolid&#233;e par une offensive culturelle et, partant, linguistique afin de devenir durable. Strat&#233;gie incontestablement payante : la culture hollywoodienne triomphe sur tous nos &#233;crans et jusque dans certaines assiettes, gr&#226;ce &#224; la McDonaldisation. De la sorte, la culture am&#233;ricaine a fait le lit du triomphe de l'anglais dans le monde de l'&#233;conomie, de la finance, des multinationales et, m&#234;me, des sciences. Aujourd'hui, un universitaire qui ne publie pas en anglais est vou&#233; &#224; l'anonymat, hormis rares exceptions. Revenons &#224; l'histoire. Universit&#233; de Harvard, le 6 septembre 1943. Ce jour-l&#224;, Winston Churchill re&#231;oit un dipl&#244;me d'honneur et prononce un discours. Que dit-il ? Que l'anglais, cette langue commune qui a &#233;t&#233; donn&#233;e aux Britanniques et aux Am&#233;ricains, est &lt;i&gt;&#171; un h&#233;ritage commun sans prix &#187;&lt;/i&gt; et qu'il se pourrait bien que cette langue &lt;i&gt;&#171; devienne un jour la base d'une cit&#233; commune &#187;&lt;/i&gt;. Simple propos de circonstance ? Non, v&#233;ritable projet politique : &lt;i&gt;&#171; Je ne vois pas, ajoute Churchill, pourquoi nous ne tenterions pas d'&#233;tendre notre langue plus loin encore &#224; travers le monde, ni pourquoi, sans chercher des avantages &#233;go&#239;stes sur autrui, nous ne profiterions pas de cette pr&#233;cieuse amiti&#233; et de cet h&#233;ritage &#187;&lt;/i&gt;. On est l&#224; dans le registre d'une &#171; qualit&#233; &#187; reconnue bien volontiers aux Anglais, la perfidie, puisque Churchill ajoute aussit&#244;t qu'Am&#233;ricains et Britanniques devraient &#233;tendre l'usage de l'anglais afin qu'ils &lt;br class='autobr' /&gt;
puissent, lors de leurs voyages dans le monde, &lt;i&gt;&#171; trouver partout un moyen, aussi primitif soit-il, d'expression et d'entente &#187;&lt;/i&gt;, ce qui, pour le Premier ministre britannique de l'&#233;poque, permettrait aussi de &lt;i&gt;&#171; profiter &#224; bien d'autres races et favoriser le d&#233;veloppement d'une structure nouvelle pour le maintien de la paix &#187;&lt;/i&gt;. Et Winston Churchill de conclure que &lt;i&gt;&#171; de tels projets assurent des conqu&#234;tes plus heureuses que celles que moissonnent les voleurs de territoires ou de pays &#233;trangers, les oppresseurs et les exploiteurs &#187;&lt;/i&gt;, le tout &#233;tant ponctu&#233; par un vibrant : &lt;i&gt;&#171; Les empires de l'avenir sont des empires de l'esprit &#187;&lt;/i&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, la question s'impose : l'Europe n'est-elle pas devenue, victime consentante ou, &#224; tout le moins, coupablement ignorante, une partie de cet &#171; empire de l'esprit &#187; ? Et Philippe Van Parijs, qui dirige la Chaire Hoover &#224; l'Universit&#233; catholique de Louvain, n'est-il pas un&#8230; agent contemporain z&#233;l&#233; de ce conditionnement de l'Europe et du monde ? Est-il, &#224; ce titre, l'un de ceux charg&#233;s de concr&#233;tiser la &#171; proph&#233;tie &#187; d'un proche conseiller de Tony Blair, Charles Grant, qui avait annonc&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 2.000 dans un opuscule intitul&#233; L'avenir de l'UE : une vision optimiste, le triomphe absolu de la langue anglaise au sein du monde des institutions europ&#233;ennes et assur&#233; que celle-ci serait tr&#232;s vite reconnue langue unique de travail et de communication de l'Union ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-il y avoir de fum&#233;e sans feu ? Peut-&#234;tre. Que Van Parijs se souvienne toutefois qu'aux Assises, des pr&#233;venus se voient parfois condamn&#233;s sur la base d'un faisceau de pr&#233;somptions&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Michel Theys est journaliste ind&#233;pendant. &#8211; Responsable de la &#171; Biblioth&#232;que europ&#233;enne &#187;, suppl&#233;ment hebdomadaire de l'Agence Europe &#8211; Bruxelles&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Libre Belgique&lt;/i&gt; du samedi 3 et dimanche 4 octobre 2015, pp. 58/59.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Quartier populaire de Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=1g4k-8pgNqo&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Agora des Savoirs - Philippe Van Parijs - L'allocation universelle, bricolage ou r&#233;volution ?&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BREXIT : le grand chambardement </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/BREXIT-le-grand-chambardement</guid>
		<dc:date>2016-07-04T06:12:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Le billet de Jean-Pierre Gouzy</dc:subject>
		<dc:subject>Royaume-Uni</dc:subject>
		<dc:subject>Brexit</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Le-billet-de-Jean-Pierre-Gouzy,44-+" rel="tag"&gt;Le billet de Jean-Pierre Gouzy&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Royaume-Uni-+" rel="tag"&gt;Royaume-Uni&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-Brexit-+" rel="tag"&gt;Brexit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nul doute que &#8211; s'il &#233;tait encore de ce monde &#8211; le G&#233;n&#233;ral Cambronne aurait prononc&#233;, &#224; l'annonce des r&#233;sultats du r&#233;f&#233;rendum britannique du 23 Juin dernier, le c&#233;l&#232;bre mot de cinq lettres qu'il a immortalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En confirmant sa volont&#233;, apr&#232;s une m&#251;re r&#233;flexion de plus de quarante ann&#233;es dans les cercles tories, David Cameron a cru devoir poser, en substance, et par la voie r&#233;f&#233;rendaire, la question &#171; Brexit or not Brexit ? &#187; Ceci, apr&#232;s avoir n&#233;goci&#233;, au nom des peuples de Grande-Bretagne, des am&#233;nagements aux trait&#233;s existants qui les autorisaient &#224; rester &#233;ventuellement membres de l'Union europ&#233;enne (UE), en &#233;change de nouveaux accommodements destin&#233;s &#224; permettre aux insulaires de se soustraire aux r&#232;gles communes impos&#233;es aux autres pays partenaires, avec la b&#233;n&#233;diction de &#171; Bruxelles &#187;. Ni ces &#171; bricolages &#187;, comme les a qualifi&#233;s le leader travailliste Jeremy Corbyn, ni l'assassinat de l'anti-brexit d&#233;put&#233;e Jo Cox, le 16 juin dernier, dans le Yorkshire ; ni les avertissements du Pr&#233;sident des Etats-Unis, du Ministre allemand des finances, Wolfgang Scha&#252;ble, ou des repr&#233;sentants des grandes institutions internationales, n'ont contrari&#233; la d&#233;cision britannique d'opter pour le &#171; Brexit &#187; &#224; pr&#232;s de 52 % des suffrages exprim&#233;s, convaincus comme ils l'&#233;taient que d&#233;sormais leur pays n'avait plus d'int&#233;r&#234;t &#224; demeurer au sein d'une UE frapp&#233;e de plein fouet par la crise depuis 2008, encombr&#233;e de pays peu fiables (&#224; leurs yeux) comme la Gr&#232;ce : incapable au surplus de ma&#238;triser les probl&#232;mes migratoires, etc. D&#232;s lors, les europhobes avaient le vent en poupe pour prendre le grand large. Sans m&#234;me percevoir le fait qu'en contrepartie, le Royaume r&#233;unissant l'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Ulster appara&#238;trait singuli&#232;rement d&#233;suni d&#232;s la proclamation des r&#233;sultats : 62 % des Ecossais, et 55,8 % des Irlandais du Nord, s'&#233;tant ouvertement oppos&#233;s au &#171; splendide isolement &#187; sauce Brexit. La menace latente d'une &#233;ventuelle s&#233;cession &#233;cossaise a d'ailleurs d&#233;j&#224; par la m&#234;me occasion refait surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, sur le continent europ&#233;en, la vague populiste, eurosceptique et nationaliste qui n'a cess&#233; de grossir ces temps derniers dans la plupart des pays d'Europe occidentale, centrale et m&#234;me m&#233;ridionale, a re&#231;u un s&#233;rieux coup de pouce. Marine Le Pen n'a pas &#233;t&#233; la seule &#224; &#171; exulter &#187;. La question d'un r&#233;f&#233;rendum susceptible d'avoir les m&#234;mes effets stato-nationaux qu'en Angleterre se pose d&#233;sormais, m&#234;me dans les pays fondateurs. Aux Pays-Bas, le &#171; Nexit &#187; est d&#233;sormais &#224; la mode. Les partis parlementaires traditionnels sont un peu partout sur la d&#233;fensive. Les Pays-Bas, la France, l'Allemagne seront confront&#233;s &#224; des &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales majeures en 2017 et le risque d&#8216;un effet domino dont le Brexit est porteur, s'en trouve naturellement accru.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une telle conjoncture, les forces centrifuges s'en donnent &#224; c&#339;ur joie. &#171; L'art de d&#233;tricoter l'Europe &#187; ou plut&#244;t &#171; le peu d'Europe &#187; qui subsiste vraiment sera bient&#244;t entre toutes les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, la situation demeure potentiellement explosive alors &lt;br class='autobr' /&gt;
que les pr&#233;mices de la campagne pour les &#233;lections pr&#233;sidentielles vont se manifester d&#232;s la prochaine &#171; rentr&#233;e &#187;. Le &#171; Brexit &#187; ayant fini par s'imposer, le couple M&#233;lenchon &#8211; Le Pen m&#232;ne la sarabande souverainiste. Ils se veulent, par excellence, les candidats de la &#171; sortie des trait&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le camp de la gauche gouvernementale, on attend toujours un projet europ&#233;en coh&#233;rent et porteur d'avenir. En dehors d'Emmanuel Macron, porteur, &#224; ses risques et p&#233;rils, de perspectives qui font sens, jusqu'ici rien de bien nouveau n'est sorti des arcanes de la rue Solferino o&#249; &#171; l'Europe &#187;, l&#224; encore, est consid&#233;r&#233;e comme un facteur exog&#232;ne de divisions internes. Issue de la mouvance libertaire des manifs de mai 1968, un homme seul, mais qui garde une forte audience populaire, se d&#233;bat comme un beau diable, en exposant dans les m&#233;dias, les raisons de son choix sans ambigu&#239;t&#233; en faveur d'une Europe f&#233;d&#233;rale : Daniel Cohn-Bendit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la droite dite &#171; r&#233;publicaine &#187;, on voit s'accumuler depuis le coup de Trafalgar du &#171; Brexit &#187;, des appels en faveur d'une &#171; refondation &#187; et d'une &#171; r&#233;novation &#187;, de l'UE, sans annoncer le moindre projet, du moins, jusqu'ici. Ces d&#233;clarations dans le vide masquent un certain d&#233;sarroi, d&#232;s que la question des transferts de souverainet&#233; dans les domaines r&#233;galiens de la d&#233;fense, de la politique &#233;trang&#232;re et de la fiscalit&#233; sont abord&#233;s. Quand Fran&#231;ois Fillon, par exemple, s'en prend au &#171; f&#233;d&#233;ralisme administratif &#187; auquel les Etats membres se sont toujours efforc&#233; de r&#233;duire le r&#244;le de la Commission, il ne nous dit pas au profit de quoi, sinon d'une &#171; Europe politique &#187; ind&#233;finie. M. Fillon se garde bien d'&#233;voquer l'id&#233;e d'un &#171; f&#233;d&#233;ralisme politique &#187; par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au jeu de farces et attrapes auquel nous sommes &#224; nouveau confront&#233;s, les partisans d'une F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne doivent sortir de leur torpeur, &#224; moins qu'ils ne se soient volatilis&#233;s. Il faut de plus qu'ils reprennent la main au sein du Mouvement Europ&#233;en, dans la perspective cruciale des &#233;lections pr&#233;sidentielles fran&#231;aises. Les &#171; faux culs de l'Europe &#187; doivent &#234;tre d&#233;nonc&#233;s pour ce qu'ils sont. Ces gens-l&#224; n'ont qu'un objectif dont la derni&#232;re d&#233;convenue britannique nous rappelle la r&#233;alit&#233; pr&#233;gnante : emp&#234;cher &#224; tout prix que n'&#233;merge du chaos ambiant, une Europe enfin capable d'assumer son destin. Curieusement, une Europe enfin souveraine leur para&#238;t plus &#224; redouter que de devoir s'en remettre pour la gestion des affaires mondiales aux ma&#238;tres des superpuissances dont les jeux d&#233;terminent les rapports de forces dans le monde d'aujourd'hui : les Etats-Unis (le candidat r&#233;publicain &#224; la pr&#233;sidence vient de se gausser publiquement de la d&#233;composition de l'Union europ&#233;enne) : la Russie de Wladimir Poutine et de Gazprom ; la Chine de Xijing Ping et d'Ali baba ; m&#234;me si les uns et les autres se d&#233;testent cordialement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Brexit c'est maintenant ! </title>
		<link>https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-c-est-maintenant</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressefederaliste.eu/Le-Brexit-c-est-maintenant</guid>
		<dc:date>2016-07-04T06:08:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>edito</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le r&#233;f&#233;rendum britannique en faveur du Brexit a ouvert une p&#233;riode de grande incertitude pour l'Union europ&#233;enne (UE) et le Royaume Uni (RU) ; mais aussi pour de nombreux Europ&#233;ens : citoyens d'autres pays de l'UE vivant dans les &#238;les britanniques, Anglais, Ecossais, Gallois et habitants d'Irlande du nord ou de Gibraltar vivant sur le continent europ&#233;en. L'Ecosse et l'Ulster, Gibraltar souhaitent majoritairement demeurer dans l'UE quitte &#224; remettre en cause leur appartenance au RU. Rien de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/-Numero-172-Juin-2016-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 172 - Juin 2016 &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressefederaliste.eu/+-edito-+" rel="tag"&gt;edito&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le r&#233;f&#233;rendum britannique en faveur du Brexit a ouvert une p&#233;riode de grande incertitude pour l'Union europ&#233;enne (UE) et le Royaume Uni (RU) ; mais aussi pour de nombreux Europ&#233;ens : citoyens d'autres pays de l'UE vivant dans les &#238;les britanniques, Anglais, Ecossais, Gallois et habitants d'Irlande du nord ou de Gibraltar vivant sur le continent europ&#233;en. L'Ecosse et l'Ulster, Gibraltar souhaitent majoritairement demeurer dans l'UE quitte &#224; remettre en cause leur appartenance au RU. Rien de cela n'avait &#233;t&#233; pr&#233;vu (pour ne pas parler des r&#233;actions des acteurs &#233;conomiques et financiers) par les menteurs, les apprentis sorciers et les pieds-nickel&#233;s qui ont provoqu&#233; le Brexit , au premier rang desquels David Cameron ! Mais l'empathie pour les Ecossais, les tenants de la r&#233;unification irlandaise, les Britanniques et autres citoyens europ&#233;ens orphelins du R e m a i n &#8230; qu'ils vivent au &#171; Royaume-encore-uni &#187;, dans l'UE ou sur Mars&#8230; (pour paraphraser Jean-Claude Junker au Parlement europ&#233;en) ne doit pas influencer la volont&#233; des chefs d'Etat et de gouvernements europ&#233;ens que les n&#233;gociations pour un Brexit effectif soient men&#233;es tambour battant, sans volont&#233; punitive ou vengeresse mais avec une seule exigence : aller vite tout en prot&#233;geant l'int&#233;grit&#233; et les acquits respectifs de l'UE et de la zone euro&#8230; et ce d&#232;s que l'Angleterre&#8230; aura actionn&#233; l'Article 50 du Trait&#233; de Lisbonne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; l'Europe f&#233;d&#233;rale c'est demain ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Deux points, au moins, semblent positifs avec le succ&#232;s du vote Leave : &#8226; les mensonges et comptes de f&#233;es sur lesquels a &#233;t&#233; b&#226;tie la campagne du&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Brexit et la crise politique et &#233;conomique dans laquelle s'enfonce le RU font appara&#238;tre en pleine lumi&#232;re comme l'a d&#233;clar&#233; Cohn-Bendit &#224; La Republica &#171; les contradictions du populisme &#187; et que &#171; sortir de l'UE n'est pas une promenade de sant&#233; &#187; ; &#8226; le d&#233;part du RU va mettre les chefs d'Etat et de gouvernements de l'UE, les membres de la Commission et les Parlementaires europ&#233;ens, devant leurs responsabilit&#233;s en les privant de l'alibi qui durant quarante ans leur a permis de se d&#233;fausser ou de faire a minima et trop tard ; aujourd'hui, leur responsabilit&#233; est claire : solder le Brexit , sans conc&#233;der de statut de complaisance au RU et b&#226;tir &#224; marche forc&#233;e la F&#233;d&#233;ration europ&#233;enne avec ceux qui le voudront !&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; et les f&#233;d&#233;ralistes ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en d&#233;cembre 1946, qu'a &#233;t&#233; fond&#233;e l'UEF, qui vient de tenir son 25&#232;me Congr&#232;s &#224; Strasbourg, en pr&#233;sence d'une importante d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise dont beaucoup de jeunes. F&#233;d&#233;choses n'est l'organe d'aucune organisation et n'a pas l'intention de s'&#233;terniser sur cette r&#233;union (nos lectrices et lecteurs pourront trouver une masse d'informations sur les sites de l'UEF France ou Europe). Mais nous comprenons mal que les responsables de l'UEF (en fait ceux de ses plus importantes sections) fassent de la qualit&#233; de parlementaire europ&#233;en une condition sine qua non pour la Pr&#233;sidence du mouvement. L'UEF a eu de tr&#232;s bons Pr&#233;sidents issus du Parlement europ&#233;en (Jo Leinen et Andrew Duff) mais aussi de &#171; moins bons &#187;&#8230; ! La principale organisation f&#233;d&#233;raliste europ&#233;enne aurait beaucoup &#224; gagner nous semblet-il et une plus grande libert&#233; de ton et d'action &#224; choisir ses Pr&#233;sidents dans la soci&#233;t&#233; civile : il y en a aussi eu d'excellents pour ne citer que Mario Albertini, John Pinder ou encore Francesco Rossolillo. En ce qui concerne&#8230; F&#233;d&#233;choses&#8230; nous sommes heureux et fiers de publier ci-apr&#232;s le premier &#171; Regard europ&#233;en &#187; trimestriel de notre ami Michel Theys, journaliste bruxellois et responsable de la &#171; Biblioth&#232;que europ&#233;enne &#187; suppl&#233;ment mensuel des bulletins de l'Agence Europe dont Michel est par ailleurs devenu depuis peu l'&#233;ditorialiste. &lt;br class='autobr' /&gt; F&#233;d&#233;choses&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
