Camus et Job

Alessandro Bresolin

Camus et Job est un essai historico-littéraire, mais se lit comme un véritable roman noir : il s’agit de déterminer l’identité de l’étudiant qui, durant l’hiver-printemps 1935, a publié cinq recensions dans la revue Alger-étudiant sous le pseudonyme JOB.

Le criminel à débusquer, c’est l’auteur de ces textes ; le suspect numéro un, c’est Albert Camus, puisque tous les indices mènent à lui : ce jeune étudiant en philosophie a déjà collaboré à la revue et joue encore, à cette période, un rôle actif dans la vie de sa rédaction ; au même moment, il est foudroyé par la découverte de Léon Chestov et de l’existentialisme, la philosophie de l’absurde ayant justement dans la figure de Job sa pierre angulaire.

Retracer la présence de Job dans la pensée et l’œuvre de Camus, à partir de l’utilisation de ce pseudonyme, met en évidence l’importance primordiale de cette figure pour l’auteur de L’Étranger.

Alessandro Bresolin, auteur, traducteur et documentariste, a publié différents essais et édité deux anthologies de textes d’Albert Camus et d’Ignazio Silone, plusieurs romans et effectué divers documentaires radiophoniques. Il a déjà publié deux volumes chez Presse fédéraliste, dont, Albert Camus : L’Union des différences réédité en 2023.

Du même auteur chez Presse fédéraliste :

  • Albert Camus, L’Union des différences, réed. 2023
  • Souffrant et fumeur, Camus derrière le pseudonyme Job, 2022

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À propos de l'auteur

Alessandro Bresolin (Castelfranco – Veneto, 1970) Titulaire d’une maitrise en Histoire contemporaine à l’Université de Bologne sur « la naissance des mouvements nationaux en Algérie 1924-1954 ». Traducteur d’écrivains de langue française (Marc Bloch, Albert Cossery, Armand Guerra, Panait Istrati, Romain Rolland, Pierre Rosanvallon, Hamid Skif, Edmond et Jules de Goncourt, Paul Valéry…) ; chercheur indépendant, il participe aux Journées internationales organisées par les Rencontres Méditerranéennes Albert Camus à Lourmarin.

Il a également publié deux anthologies (Albert Camus, La rivolta libertaria, Eleuthera, 1998 ; Ignazio Silone, Le cose per cui mi batto, Spartaco, 2004), la conférence tenue par Camus en 1955 à Athènes sur L’avenir de la civilisation européenne ; enfin, un recueil de poèmes et trois romans.

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