Les fédéralistes européens préparent une stratégie pour contrer les méfaits de la logique intergouvernementale

, par Michel Morin

Un Bureau européen de l’U.E.F., élargi pour une part de ses débats aux responsables de ses organisations membres et à ceux de la JEF Europe, s’est réuni à Bruxelles les 22 et 23 septembre. Les discussions ont porté sur le Traité réformateur, adopté par le dernier Conseil européen des Chefs d’Etat et de gouvernements, sur la prochaine Conférence intergouvernementale qui devrait se réunir prochainement à Lisbonne pour clore le semestre de Présidence portugaise de l’Union européenne et sur les modalités des procédures nationales de ratification.

La cinquantaine de militants et de responsables présents ont également longuement abordé la question du devenir de l’action supranationale de pétition demandant un référendum européen de ratification de la Constitution européenne, en 2009, en même temps que les prochaines élections européennes. Lancée à leur Congrès de Vienne en 2006, suite aux échecs référendaires en France et aux Pays-bas, cette action doit être révisée du fait du changement total de contexte politique survenu au cours de ces deux derniers mois.

Les réunions de Bruxelles ont préparé la prochaine session du Comité fédéral de l’U.E.F. qui se tiendra à Prague à la mi-novembre et devra adopter de nouvelles orientations politiques susceptibles d’engager les fédéralistes jusqu’aux prochaines élections du Parlement européen en 2009, voire au-delà.

D’ici là, les fédéralistes de l’U.E.F. et de la JEF :
- s’exprimeront sur l’évolution des décisions concernant le Traité réformateur, qui reprend des points du TCE importants pour eux. Mais ils dénonceront sans relâche l’abandon de la méthode conventionnelle et, son corollaire, le retour à la gestion intergouvernementale des affaires européennes ;
- laisseront ouverte leur campagne de pétition pour un référendum européen consultatif en 2009,
- en attendant l’adoption de la nouvelle action supranationale, qui tienne compte des acquis et des résultats de la précédente et réclame la création d’un Gouvernement européen et la démocratisation de l’Union européenne.

Les réunions de Bruxelles ont enfin adopté un calendrier pour les prochains mois prévoyant deux réunion majeures, un Congrès européen de l’U.E.F.à Bruxelles au printemps prochain, peu après celui de la JEF, et à l’automne 2008, un Comité fédéral européen qui devrait se dérouler en France et durant la Présidence française de l’Union.

Michel MORIN