Fédéchoses numéro 110 - 2000

Éditorial
Les fédéralistes ont toujours dénoncé le caractère antidémocratique et inefficace des Conférences intergouvernementales et ne sont donc pas surpris de l’échec du Sommet de Nice. Une nouvelle fois la méthode diplomatique a accouché d’une souris mais cette fois c’est encore plus grave car le Traité de Nice est un texte de régression qui, s’il était ratifié en l’état, remettrait en cause l’acquis communautaire, rendrait l’élargissement hautement périlleux et les prises de décision encore plus aléatoires.
Seule une Assemblée constituante, ou à défaut une convention du type de celle ayant élaboré la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, peut-être en mesure de rédiger une Constitution européenne.
Dans l’immédiat la question posée est celle de la pertinence de la ratification du Traité. Nous y reviendrons dans nos prochains numéros.
De même nous reviendrons sur la mobilisation impressionnante de Nice :
– qu’il s’agisse des milliers de fédéralistes (de 5 à 10 000 selon la presse) et avec eux de nombreux élus,
– ou de la masse des syndicalistes et des opposants à la mondialisation libérale, même lorsque certains d’entre eux se trompent et confondent allègrement internationalisme et droit de veto… !
La Lutte pour la Constitution européenne, première étape vers le contrôle de la mondialisation et la démocratie internationale, va continuer et s’accentuer.
L’aspect le plus positif du Sommet de Nice restera la mobilisation, même brouillonne, de la société civile européenne dont les fédéralistes doivent prendre progressivement la tête.
Fédéchoses
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