Qui nous dira le malheur des kurdes ?

, par Paul Arrighi

Qui nous dira le malheur des Kurdes, Partagés entre quatre États rivaux, À qui après avoir, lors du traité de Sèvres, accordé un État et à qui l’on refuse toujours leur droit à l’autodétermination ? Des centaines d’entre-deux furent gazés par Saddam Hussein et « Ali le chimique », en mars 1988, à Halabja. D’autres eurent le courage de résister et de repousser le Daesh, à Kobané, en janvier 2015 et nous rendirent bien plus qu’un service en contractant avec nous une dette de sang scellé par l’honneur et le sacrifice de tant de leurs combattant(te)s. Cependant, dès le début 2018, ce sont déjà les troupes et les mercenaires intégristes d’Erdogan, qui franchirent, à sa demande, la frontière Syrienne. Pour s’emparer d’Afrin et de sa région et en chasser une majorité de Kurdes. Un an et demi après, immédiatement après le lâchage de Donald Trump l’aviation, les chars et les canons d’Erdogan, finirent là leur triste besogne et le Rojaïa et les espoirs que son autonomie avait soulevés furent militairement brisés.

Qui nous dira le malheur de ce Peuple de fiers montagnards ? De nouveau écrasé sous les tirs d’artillerie. Mais plus encore, ensevelis sous le silence et par la duplicité et les fausses promesses de ceux qui s’étaient servis, hier, De la vigueur et du courage de ses braves « Peshmergas ». Et qui voient aujourd’hui les avions tels des aigles fondant des airs pour jeter leurs bombes. Et de nouveau, tant de civils, des femmes et des enfants foudroyés dans de nouveaux « Guernica » où devoir fuir leurs terres et leurs villes. Et, partout sur la terre, là où subsiste, un peu de conscience et une once d’intérêt pour l’Humain et la vérité. Toutes et tous, sauront que les Kurdes seront encore condamnés à verser des larmes et des larmes. Et tourner leurs yeux noyés de pleurs vers le ciel pour y entrevoir un sourire et une aide qui héla ne vient pas.

Qui nous dira le malheur Kurde ? De tant de moissons ravagées ? De tant de veuves éplorées, De tant d’enfants orphelins vivant entre peur et menaces de nouvelles guerres. Avec leurs vêtements si colorés qu’assombrissent bien trop souvent les deuils. Et surtout tant de promesses d’appui et de soutien qui leur furent prodigués et s’égarèrent dans le vent et le silence glacé des chancelleries. Ces fausses promesses si légèrement données par tant de diplomates et de chefs d’État soupesant l’intérêt stratégique et les peuples Kurdes. Comme autant de pièces d’or sur leur balance-trébuchet, d’orfèvre et jouant la vie de nos ami(e)s comme au jeu de poker menteur, D’où ils soupèsent leur semblant d’appui sans jamais songer à en donner une ombre, un jour.

Qui nous dira le cœur pur de ces Kurdes. Leur loyauté dont tant de fois abusée et la beauté intemporelle des montagnes de leur pays ? Où seuls, les chants d’oiseaux et la musique que les Kurdes aiment tant les consolent un peu de tant de tant de mensonges et de viles trahisons qui les ont ensevelis.

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