Un mouvement fédéraliste renaît en Amérique latine

, par Mercedes Carluccio

Les 3 et 4 décembre s’est tenu à Buenos Aires le premier Symposium sur Altiero Spinelli avec l’objectif de mettre en évidence l’actualité de la pensée du fondateur du Mouvement pour l’unité européenne dans d’autres continents et dans le monde entier. La réunion a été promue par Democracia Global (DG), le Mouvement pour l’unité latino-américaine et le Parlement mondial, section argentine du WFM, avec le soutien de la Société argentine d’analyse politique et de l’Institut italien de culture.

Le processus d’intégration en Amérique du sud est reparti en 1991, après la chute des régimes fascistes avec la création du Mercosur qui, à partir de quatre pays du cône sud -Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay- a montré une tendance à s’étendre au reste de l’Amérique latine. Au-delà de la promotion de l’intégration économique, le Mercosur partage avec l’Union européenne l’objectif de consolider la démocratie au sein des Etats membres et de l’étendre au plan régional par l’élection au suffrage universel direct de son Assemblée parlementaire, prévue prochainement. C’est dans ce contexte que s’explique la naissance d’un mouvement fédéraliste en Argentine et le choix de la personne d’Altiero Spinelli comme point de référence pour une initiative politique fédéraliste pour l’unification du continent sud-américain dans la perspective fédéralistemondiale.

L’ouverture de la journée consacrée à Spinelli s’est déroulée dans l’auditorium du Sénat de la République avec l’introduction de Fernando Iglesias, député national et fondateur de DG, qui a illustré la signification et les objectifs de l’initiative. Ont suivi les interventions du représentant de l’Ambassade italienne, qui a lu un message du Président italien Giorgio Napolitano, des ambassadeurs d’Espagne et de l’Union européenne en Argentine, des Présidents du MFE italien, Lucio Levi, et de DG, Fernando Pedrosa. Les travaux de la seconde journée se sont, eux, déroulés dans les locaux du Conseil argentin pour les relations internationales et ont été ouverts par une conférence de Lucio Levi sur la personne d’Altiero Spinalli suivie de deux tables rondes. A la première sur, « Bilan, défis et opportunités de l’Union européenne », ont participé le chef de la Délégation de l’UE en Argentine, l’ambassadeur Gustavo Martin Prada, le professeur Alberto Cimadamore, Secrétaire du Conseil latino-américain des sciences sociales, Lucio Levi et Fernando Iglesias. A la seconde, sur « L’intégration de l’Amérique du sud : problèmes et opportunité », ont participé le sénateur chilien Ricardo Nuñez, la sénatrice argentine Eugenia Estenssoro, la professeure Mariana Luna Pont, coodinatrice du Master sur l’intégration latino-américaine de l’Université Tres Febbraio de Buenos Aires er Fernando Pedrosa.

Les deux journées se sont conclues par une rencontre avec les mouvements de la société civile, qui a montré comment a été très appréciée l’initiative des fédéralistes visant à créer une coalition de mouvements avec l’objectif d’affimer et d’étendre la démocratie internationale tant au plan continental qu’au niveau mondial.

P.-S.

Mercedes CARLUCCIO Porte parole de Democracia Global - Buenos Aires

Traduit de l’espagnol par Jean-Francis BILLION - Lyon

Mots-clés